Terre Rouge - Ft Charlie Turner

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Jeu 28 Déc - 16:53
Terre Rouge
Ft Charlie Turner



Le goût âcre semble vouloir s'infiltrer dans les moindres recoins de ma bouche à mesure que la terre s'enfonce dans mes narines et dans ma gorge. Saleté de Rouge.
"T'es sourd? Je t'ai demandé de prendre le deuxième sac! Relève toi avant que je ne te fasse mordre encore la poussière, Main Sale!"
Attends que je me débarrasse de ce sac et tu vas la manger toi même, gros tas de Tripode gluant. Ça sonne si bien dans ma tête, et pourtant ton père a bien précisé, si un moins de Treize s'amuse à se rebeller, il est fouetté devant tous les autres le nombre de fois qui correspond à son âge multiplié par deux. Autrement dit, recevoir vingt coup de fouets le cul à l'air devant Cony non merci.
"Oui monsieur" Je parviens à articuler tout en crachant de la poussière.  Je prends le deuxième sac rempli de minerais brut, ce qui me chanceler et je sens mes genoux qui flagellent. "Z'avez rien dans le ventre", je l'entends grogner. Et toi tu porterais mieux avec rien dans le ventre, ta bedaine va bientôt toucher le sol, tu pourras la racler tout seul la terre.

Je marche avec mes sacs jusqu'à la navette de déchargement. J'aperçois au loin les grands en train de frapper la roche. Il doit faire environ 41 degrés. La plupart sont des vétérans de la Rouge, ils ont un foulard devant le nez et on réussi à se confectionner un chapeau. Certains sont même parvenus à en acheter un. J'avance, je trébuche sur un caillou qui me meurtrit le gros doigt de pied. Je l'insulte et pour faire bonne mesure, je lui flanque un bon de coup de pied, ce qui double ma peine. "Nath' toujours 0, la Pierre = 2"
Cony était un costaud, il portait ses trois sacs et semblait presque pouvoir courir. J'étais persuadé que le soleil lui avait déjà cramé la cervelle. J'avais entendu papa dire ça un jour, Il a la cervelle complètement cramé celui-là! Je m'étais imaginé le type en question avec de la fumée qui sortait de ses oreilles, une expression niaise sur le visage.

"Tu sais, je crois avoir entendu la pierre crier, c'est pas me rendre justice, je mérites au moins un point!" Je détestais perdre, même dans un jeu aussi débile qui impliquait d'avoir mal. Je jettais un coup d'oeil en arrière et vit le gros tripode qui nous pointait du doigt. Je fit signe à Cony de continuer, pas besoin d'étaler nos lunes à deux devant tout le monde. Une fois les sacs posés, je m'étirais pour chasser la tension dans le dos. Quel enfer, il restait quatre heures de jour, et j'avais déjà mal partout. J'enviais mon camarade, il semblait pouvoir porter la charrue, les boeufs, et tout ce qu'ils contenaient.

Je levais les yeux au ciel, m'abritant de ma main pour évaluer la course du soleil, "on mange dans deux heures", mon estomac gargouilla à la pensée des fèves cuites dans l'eau. D'abord, c'est une honte d'avoir faim pour ça, c'est dégueulasse et ça fait mal au ventre. Je gargouillais de plus belle et capitula, ok, des fèves, ça ira.


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Sam 6 Jan - 19:37
Terre Rouge
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“C'est fini”. Le même constat. L'homme a l'air apaisé, on pourrait presque croire qu'il dort, si ce n'étaient les coulées de sangs qui dégoulinaient de son nez et de son menton, semblant vouloir envahir jusqu'aux moindres recoins de son t-shirt. C'était le dernier stade de la Rouge, en générale, quand la crise commençait, on évacuait vite le condamné pour que les autres ne le voient pas et éviter les mouvements de panique, cette fois, la crise avait été trop rapide, il s'était vidé de son sang dans une quinte de toux atroce, là, juste sous mes yeux.
Je sens quelqu'un qui me tire sur le bras, c'est Eldoran. Je me ressaisis et essaye d'avoir l'air assuré quand je me tourne vers la jeune fille. J'ai un an de plus qu'elle alors ça ferait tâche si elle voyait des larmes sur mes joues. Pas des larmes de tristesses, pour une fois, je ne connaissais pas l'homme qui venait de mourir au beau milieu des pierres, mais des larmes de trouille. La trouille en bonne et due forme. Papa disait qu'une fois le pire passé, on se réveillait sur une étoile lumineuse et qu'on était heureux avec tous ceux qui y étaient déjà passés. Vu comme l'autre vient de vomir son sang, je suis persuadé que Papa ment. Je préfère encore cette étoile pourrie.

Eldoran essaye de m'entrainer plus loin, je la suis et passe mon bras autour de ses épaules.
“Tu le connaissais?” Je lui demande. Elle fait non de la tête, encore perturbée, les yeux écarquillés. Je ne sais trop quoi lui dire aussi on marche sans discuter, la tête baissée. La bonne nouvelle, c'est que le temps qu'ils évacuent le mort et nettoient, on a une quinzaine de minutes de pause avant de reprendre le travail. Je décide de changer de sujet, histoire qu'on oublie un peu l'homme et son sang. “C'est bien le triage?” Je me l'étais toujours demandé, ce que ça faisait d'être une fille sur Terre Rouge. J'avais treize ans désormais, l'année prochaine, je serais affecté à l'extraction. Ca devait être bien de trier les minerais, assis. “Bof, c'est toujours pareil, mais au moins on est à l'ombre et on a le droit de porter des masques. Les femmes la bas disent que c'est si jamais l'une d'entre nous est choisie, il faut pas qu'elle tousse. Je ne vois pas trop pourquoi”. Je le savais, moi, pourquoi. J'avais entendu papa en parler un soir ou il avait invité Estiene à boire un verre à la maison. Choisie, ça voulait dire que la fille était vendue à un homme pour qu'elle soit son esclave. Après ils avaient  dit des trucs encore plus dégueux et intéressants à propos du sujet mais maman m'avait surprit en train d'écouter et je m'étais fait taper.
J'hausse les épaules pour lui signifier que j'en sais rien non plus. Elle avait été formelle maman, il fallait pas en parler aux autres filles. “Il va bien Charlie?” A chaque fois que l'on se voyait, elle me posait cette question. Le père d'Eldoran était mort dans un éboulement y a quatre ans. C'est mon père, un de ses amis, qui s'occupait d'elle quand sa mère était occupée. “Oui, ça va. Il a dit qu'il passerait te voir dans la semaine”. Elle sourit. J'aimais mieux ça. J'aimais mieux beaucoup de choses chez Eldoran depuis quelques mois. Elle avait changé et je n'arrivais pas expliquer pourquoi. Je jette un oeil aux alentours. Les hommes semblent s'être remis au travail.
“Viens, si on se fait repérer à rien faire, ça va barder pour nous”.
Elle acquiesce, et me prend la main pour courir en direction du chantier. Elle sourit encore, elle semble avoir oublié l'homme. Il faut dire que c'est loin d'être le premier. Mais moi je ne l'ai pas oublié. Il rejoindra les autres dans mes cauchemars, et comme à chaque fois ou je me réveillerais en pleurant, je dirais à mes parents que c'est parce que j'ai entendu du bruit dehors, et comme à chaque fois, ça marchera...

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Jeu 18 Jan - 11:58
Terre Rouge
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"Tiens, goûte" Cony me tend l'herbe. Il à l'air sûr de lui et très fier quand il est venu frapper à la porte ce matin. Il n'y a que ce créneau pour s'amuser, la première demi-heure où le soleil se pointe avant d'attaquer le travail. Cette fois, je ne suis pas convaincu de vouloir suivre. Déjà dans les jeux de bagarre, il fait maintenant deux fois ma taille et je perd tout le temps, mais depuis qu'il m'a montré ses poils au menton, il trouve toujours des trucs de grands. Je sais que si je ne le suis pas il va s'impatienter, et me traiter de chiffe-molle. Quand il y a Eldoran il ne s'en prive pas et j'aime pas la façon qu'il a de se mettre toujours en avant avec elle.
Je prend l'herbe avec une conviction nouvelle, qu'on se le dise, je suis assez grand pour faire les même trucs que Cony. "Je mâche, c'est ça?". Il acquiesce. Il a déjà un air bizarre mais plus moyen de faire marche arrière maintenant.
C'est pas bon, je tousse mais essaye de paraître à l'aise. Quand j'avale, la salive mélangée à la feuille me brûle la gorge, on dirait que ce truc est pas du tout fait pour être mangé et je le soupçonne de m'avoir fait une blague, tanpis, si je crache, il va se moquer. « Vite, les grands arrivent ! » Il se met alors à se baisser, ramasser des caillou et les jeter comme si on avait commencé une partie de Pierre-Attrape. Je fais comme lui, l’air de rien, je me baisse pour ramasser un projectile et manque de tomber. Le sol venait de me sauter au visage ! « Woh, c’est la première fois que t’en prends toi ! » me dit Cony avec un grand rire, trop exagéré. D’ailleurs, il regarde ses pieds et rie de plus en plus fort. « Regarde, on dirait les chaussures de ma tante ! » Je tente déjà de conserver mon équilibre. Pas vomir, pas vomir… Je regarde mes pieds, mes chaussures à moi, on dirait juste qu’elles ont envie de mourir là, d’ailleurs, c’est ce qu’elles se mettent à me dire, je fronce les sourcils et m’apprête à m’excuser de les user à ce point quand un des adultes se plante devant moi et me demande si tout va bien. « Oui, c’est mes chaussures… elles en ont marre de manger mes pieds je crois, je comprends pas, je parle pas bien le chaussure... » L’homme ouvre de grand yeux et hume l’air.
Cony ne rit plus, il est devenu tout blanc. « C’est qui ton père, petit ? » Je m’apprête à lui répondre que mon père n’est pas petit, mais quand je vois la tête de Cony, je me dis qu’il vaut mieux être honnête. « Charlie Ackermann, on est dans la cabane 501, à côté de la 502, celle avec le petit trou dans le toit, mais papa dit que c’est pas grave comme il pleut jamais ». Je comprends pas pourquoi j’ai envie de lui raconter ma vie, je sais même pas qui c’est. « Allez au boulot, j’irais voir vos parents ce soir ». Çà ne présage rien de bon, mais mes chaussures me parlent plus, je crois qu’elle sont mortes. J’ai du mal à retrouver le chemin jusqu’à la carrière, on dirait que quelqu’un à tout déplacé. Je m’arrête en route pour vider le contenu de mon estomac, quand je relève les yeux, un maton est là, je n’ai pas le temps de comprendre que je reçois le coup en plein visage. Il me hurle de dessus mais c’est une race que je ne connais pas, je comprends pas ce qu’il me dit, ça ressemble plus à une suite de prouts, je rigole et il m’envoie une deuxième mandale qui me fait cette fois tomber. Pas le fouet, pas le fouet. Comme je ne me relève pas, il semble penser que j’ai eut mon compte et s’en va.
Le reste de la journée, j’ai vu trois soleils, parlé à mes ancêtres, et me suis quand même prit le fouet. Cony s’est mit tout nu et a reçu le fouet aussi. Le soir, mon père ne m’a pas adressé la parole, et je n’ai plus jamais touché à aucune herbe.

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Mer 21 Mar - 19:29
Terre Rouge
Charlie et Eldoran






Il n'y a pas d'air. C'est comme cela ici. Soit la chaleur assiège le sol pendant seize heures, soit le vent se lève et entraine une vague de poussière rouge qui immobilise les camps. Pourtant aujourd'hui, c'est cortège. Un important convoi de minerais s'organise. Ça arrive six fois par ans, et papa dit que ça cache d'autres trucs, même si je ne sais pas de quoi il parle. Cortège, c'est surtout journée blanche pour tous les moins de seize ans. Personne ne nous veut dans les pattes pendant le convoi et les matons surveillent de près que personne n'échappe à la règle.
Il y a de quoi se poser des questions et surtout de quoi vouloir voir ce qui se passe le jour du cortège. C'est toujours le même trajet. La procession part de la carrière B et enchaîne avec les trois suivantes. Ensuite, il passe par la manufacture, et c'est là qu'il fait la plus longue pause. Pourtant ce n'est pas ici que sont stockés les matières premières les plus denses. Il rejoint les cortèges des autres camps situées à plusieurs centaines de kilomètres et ensuite, je sais pas. C'est tout ce que papa sait, c'est donc tout ce que je sais.

J'ai réussi à convaincre Eldoran d'entrer en douce dans la manufacture. C'est forcément le point le plus intéressant du convoi et une fois qu'on aura vu ce qui se passe là-bas, tous les jeunes nous verrons comme des légendes ! Je n'étais pas peu fier de mon idée. Je n'en avais pas parlé à Cony, il était trop grand et bruyant, il passerait jamais les gardes. Elie m'attends déjà à l'arrière de la cabane. Elle est en train de parler à mon père qui lui caresse les cheveux. Il ne participe pas à la sécurité du cortège lui non plus, depuis qu'une roche lui est tombé sur le bras. Il a droit à la pension pendant trois jours, ensuite, il devra retourner à la carrière.
Elle est belle avec les petites tresses dissimulées dans sa chevelure qu'est en train de lui confectionner papa avec minutie. Lorsqu'il me voit, papa me souris et m'invite à prendre place sur le petit tabouret de fortune. A cette heure-ci, la cabane offre de l'ombre et on se croirait en vacances, avec le verre d'eau posé sur une planche de bois maintenue par deux anciens tréteaux que mon père a réussi à récupérer avant qu'ils ne partent au broyeur.
"Eldoran était en train de me dire que vous alliez jouer avec les jeunes derrière les casernes?". J'acquiesce avec conviction. Elle avait toujours été douée pour dissimuler des choses aux adultes. Moi je ne savais pas mentir et mes bobards finissaient toujours par être moins crédibles et plus graves que la vérité. "Faites attention tout de même, il n'y aura personne pour vous surveiller la-bas à cause du Cortège". "On sera plus en sécurité sans les matons" Mon père hoche la tête, me concédant un point. Elie à les yeux fermés et profite de la sensation des doigts de mon père dans ses cheveux avec un petit sourire en coin. Je bois une gorgée et fait passer le verre. C'est une tradition ici, l'eau se partage. Que ce soit avec la famille ou n'importe quel autre travailleur d'ailleurs, l'eau n'est jamais à une seule personne. Pas d'exclusion ... ou d'exclusivité, enfin un mot qui commence comme ça.

Elie se lève applique un bisou sur la joue de mon père et vient me prendre la main pour m'entrainer dans notre aventure du jour. Papa nous couve du regard et on le salue de la main arrivés à la limite de son chant de vision. Dès que nous ne sommes hors de vue, nous partons en courant avec le rire de la bêtise mûrement préparée.
Entrer dans la manufacture ne s'avère pas compliqué. Les toilettes ne sont pas surveillées et Eldoran me montre une ouverture créée par les femmes pour fumer en douce en faisant semblant de partir faire pipi ... ou autre. Elle s'arcboute pour déplacer la tôle et on entre, silencieux. On passe par le couloir pour rejoindre les passerelles à l'étage, là ou seuls les ingénieurs ont le droit d'aller pour la réparation des bras mécaniques. En bas, c'est bourré de matons et de quelques travailleurs supérieurs. Ceux là, on ne les voit jamais dehors, et personne ne sait comment ils font mais ils sont toujours dans les bonnes grâces des Rahiriens.

Ça commence à sentir le roussi cette histoire. Si on se fait attraper, cette fois, c'est sûr, on prend le fouet comme jamais un moins de seize ne l'a prit. Ou pire. Ils seraient capable de mentir sur notre age pour nous en mettre plus. La main toujours dans celle d'Eldoran, on s'allonge près de l'un des bras d'une machine pour qu'il nous dissimule des hommes de l'entrepôt trois mètres plus bas. Soudain, le bruit des camions se fait entendre et les portes s'ouvrent. On se serre encore plus lorsque la lumière du jour inonde l'immense pièce. Le premier camion reste stationné alors que des militaires armés du fusils entrent. C'est la première fois que je vois des soldats d'aussi près. Ils sont classes, avec leur casque à visière, on dirait des combattant d'élite. Demain à la première heure, j'essaie de me faire un casque comme le leur avec la récup.

Les supérieurs désignent des caisses aux soldats et ces derniers les font ouvrir. A l'intérieur, il n'y a pas de minerais mais des billets de papiers. C'est de l'argent je crois, j'en ai jamais vu mais les grands ne parlent que de ça. Seulement, à Terre Rouge, il n'y a pas d'argent. Comment tous ces papiers ont atterrit ici? Papa saurai surement, mais ça impliquerait de lui dire qu'on était là... Eldoran se rapproche encore plus de moi pour essayer de mieux voir et je sens sa chaleur contre mon flanc. Mon coeur bat un petit peu plus vite et j'ai l'impression que les soldats en bas vont l'entendre. "il faut qu'on parte" je chuchote mais là encore, j'ai l'impression de faire plus de bruit que le camion à son arrivée. Tout ceci l'air trop sérieux, même pour nous. J'essaye de me lever doucement quand un bruit assourdissant retentit. Je regarde paniqué en bas alors qu'un des supérieurs est couché par terre et qu'une flaque de sang se propage sous son dos.
Eldoran se plaque la main sur la bouche et elle a l'air effrayée. Je pense que j'ai la même tête, en garçon. Je la tire doucement vers le haut, il faut que l'on retourne au plus vite aux toilettes. Ça aurait pu marcher, en fait, mais mes foutues sandales claquent et le bruit a du alerter le soldat stylé en bas qui s'est mit à crier "des gosses en haut!" . Je pousse Elie à l'avant qui prend déjà de la distance sur moi. Un escalier, un couloir à gauche, heuu non, un couloir à droite, une porte bizarre après et les toilettes. Non, un soldat immense, avec sa visière qui nous regarde. Mon amie ne réfléchis pas et lui lance un grand coup de pied en plein dans les noix, j'arrive vite et je me jette sur lui en boule. C'est la seule technique qui marche avec Cony, même si ça fait mal. Il tombe en lâchant un juron et on court, la boule au ventre, les poumons brulants. Elie prend une direction différente et je la suis. Elle a disparu. La dans ce coin sous l'escalier, il y a une sorte de trou à même la sol et j'entend sa voix qui cri "saute" Ça pue, pourtant, il y a pas le choix. Arrivé en bas ce qui était un immense trou s'avère juste assez grand pour nous deux. "C'est quoi cet endroit?" Je chuchote. Elle met son doigt sur ma bouche alors que des bruits de course résonnent au dessus de nous. Les pas s'éloignent. "Les femmes disent que c'était un ancien site de ressource. Tout a été rebouché mais y reste des trous comme ça"
Et ben, c'était le grand standing la manufacture. Et heureusement d'ailleurs. Elie se serra contre moi et j'entendis ses sanglots. Oui, la liste des morts s'allongeait. Au moins, cette fois, c'était un pourri de supérieur. Mais quand même. Elle avait eu peur de mourir, et moi aussi. Je la prit dans mes bras et ferma les yeux, attendant que le jour du Cortège se termine enfin.

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