[An 586] Mission : Récupération de ressources

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Ven 12 Jan - 17:29
[An 586] Mission : Récupération de ressources

Après avoir visité plusieurs systèmes qui s'avéraient peu intéressants, l'expédition arrive enfin en vu d'une planète proposant potentiellement des ressources utiles aux réparations du Prométhée. Le soucis, c'est que la plupart des scans s'avèrent inefficaces à cause d'une couche nuageuse extrêmement dense sur la quasi intégralité de la surface. Seuls quelques montagnes suffisamment hautes semblent épargnées. Deuxième soucis, aucun de ces monts n'est propice à un atterrissage. La seule alternative est d'envoyer quelques équipes à l'aveugle voir ce qui se trouve sous cette couche de nuages. Les experts ont néanmoins utilisé le peu de données en leur possession pour déterminer trois zones intéressantes, et c'est donc trois groupes d'exploration qui sont envoyés à chacun de ces points, un par vaisseau.

Les escouades d'explorations Jeager et Felhing sont donc envoyées depuis l'Alizé vers le deuxième site, accompagné par deux escouades de soldats et par l'escadron Cobalt. Leur rôle est simple, sécuriser une zone d’atterrissage praticable, et explorer les lieux à la recherche de matière première, en l’occurrence des sources de carburant et de métaux facilement usinables et résistant. De tels ressources permettraient d'effectuer les réparations d'urgences et de refaire le plein du Prométhée jusqu'aux docks de l'Alliance le plus proche pour une restauration complète. Les explorateurs sont donc équipés d'un lourd matériel capable d'effectuer les analyses.

Seulement rien ne se passe comme prévu. Alors que la navette s'engage dans l'épaisse couche de nuage, les pilotes se rendent compte qu'il ne s'agit pas d'une simple couche nuageuse. Pour un raison inconnu, les scanners n'ont pas détecté l'immense tempête faisant rage sous l'apparence tranquille vu de dessus. Les vents se montrent très violents et les éclairs fusent de partout, attirés en plus par la couche de métal de la navette. Garviel, leader de l'escadron Cobalt et aux commandes du transport, se démène pour y voir quelque chose sous la pluie torrentielle. La navette fait de nombreuses embardées à cause du vent et plusieurs éclairs font mouche, jusqu'à toucher un endroit critique. La navette part alors en flammes droit vers le sol. « Cobalt Leader au reste de l'escadron, retournez sur l'Alizé, je répète, retournez sur l'Alizé. Vous ne pourrez pas rester en vol dans ces conditions, on va se débrouiller. » Il se tourne alors vers sa copilote, Valéria, dans une mine peu enthousiaste avant d'annoncer la situation au reste de l'équipage. Il ne peut que garder la navette redressée, mais il a perdu le contrôle de quasiment tout le transport. Un nouvel éclair touche de plein fouet le flanc de l'appareil, qui explose, emportant avec lui plusieurs soldats de l'escouade Dally. Les voilà presque en altitude zéro, l'impact devient imminent, mais le pilote ne voit rien, mis à part la pluie et un brouillard aussi épais que du coton. Il lui est impossible de prédire quand aura lieu le crash, car n'importe quel obstacle peu venir terminer leur course plus tôt que prévu. Garviel fait alors signe à Valéria, qui se dirige vers le compartiment. Elle s'adresse alors aux différents chefs d'escouades. La marche à suivre est alors simple, tout le monde doit sauter hors de l'appareil. Les ordres fusent et tout le monde s'équipe d'un parachute d'urgence, et ils sautent. L'escouade Dally passe devant, suivit par Jahel Jeager et ses explorateurs. Eboard Tallart Fait ensuite sauter ses hommes avant d'y aller à son tour, et Matthew Felhing lui emboîte le pas avec son groupe d'exploration. Garviel quitte alors en catastrophe le cockpit sous les invectives de Valéria, qui l'aide à enfiler son parachute. Une embardée de l'appareil, désormais sans pilote, les éjecte tout les deux. Tout le monde se retrouve ainsi isolé dans le brouillard, en chute libre.


Objectifs de mission : L'objectif principal de la mission reste le même, trouver des ressources. Seulement au vu de la situation, vous avez beaucoup de priorités supplémentaires. Vous regrouper, en petits groupes du moins. Trouver un moyen d'émettre pour contacter l'Alizé, ainsi qu'un site d'atterrissage exploitable sans trop de risques.

Déroulement de la mission : Chacun est libre de poster une fois à la suite de ce message dans n'importe quel ordre. Ceci définira l'ordre de passage pour le reste de la mission. Afin de garantir un rythme régulier, merci de répondre sous 3 jours, sous peine de voir son tour sauter -seulement par décision d'un administrateur, qui préviendra la personne ainsi que le suivant. De la même manière, pensez à prévenir la personne après vous afin qu'elle soit bien au courant que c'est son tour.

Détails : Personne ne sait où se trouvent les autres membres de l’équipe. Notez aussi que malgré l’ordre de saut, rien n’indique que tout le monde se retrouve dans cet ordre. Le vent à baladé tout le monde un peu où il le souhaite, et rien ne dit que la navette ait été en ligne droite. Tout dépendra de l’évolution en rp que vous donnerez. Prêtez donc attention à ce que disent les autres. Pour finir, la navette était encore à une altitude élevée lors de l’accident, vous allez devoir lutter un moment contre la pluie, le brouillard et surtout le vent avant de toucher le sol. Encore une fois, prêtez attention à ce que disent les autres sur l’environnement afin de ne pas créer d’incohérences.

Participants : Escadron Cobalt - Escouade Jeager - Escouade Felhing - Escouade Tallart - Escouade Delly (PNJs)

Intervention PNJ : Notez bien que le compte PNJ interviendra plusieurs fois dans la mission pour donner des indications et mettre encore plus de piment !
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Ven 12 Jan - 17:32
récupérations de ressources
ft. many others
Je suis éjecté hors de la navette suite à une embardée et une bourrasque de vent. Seulement je n’ai pas encore eu le temps d’enfiler correctement le sac du parachute, il me reste un bras à passer. Je sens des mains me tenir fermement malgré que nous soyons en chute libre sans aucun contrôle. Valéria ne compte pas me lâcher. Elle se plaque contre moi et m’aide à passer mon bras. Une nouvelle bourrasque de vent nous secoue, et nous partons dans tous les sens. La force du vent combiné au manque de stabilité font lâcher prise Valéria, et j’arrive tout juste à lui attraper la manche, avant de lâcher à mon tour. « Val !!! » Un moment de panique me prend, je suis trempé et je n’ai aucune visibilité sur ce qui se trouve à peine quelques mètres devant moi. J’arrive tout de même à consulter l’altimètre accroché sur le parachute, constatant que je suis encore très haut. Cela me laisse au moins le temps d’essayer de me rattraper, de trouver une position stable. Je me fais violence, et lutte contre la tempête. Il me faut bien une vingtaine de secondes pour réussir à adopter la position recommandée en chute libre. J’arrive aussi de cette manière à réduire un peu ma vitesse, mais le vent est un adversaire de taille, et je sens rapidement tous les muscles de mon corps commencer à me bruler alors qu’ils luttent pour maintenir ma position. Un éclair lumineux, semblable à une explosion, m’alerte sur ma droite. La navette s’est finalement écrasée, très loin, mais la puissance de la déflagration me permet de l’apercevoir dans le brouillard. Je peux aussi estimer de cette manière où se situe le sol, ou du moins le premier obstacle sur ma route. Je vais devoir ouvrir le parachute très bientôt. J’essaie de réfléchir un moment. Le vent est suffisamment violent pour risquer d’arracher le parachute, où en tout cas de me tirer violemment en arrière à l’ouverture. Au moins ma vitesse de chute sera largement ralentie. « Bon, quand faut y aller. » Je tire un coup sec sur la lanière, et le tissu renforcé se déplie hors du sac. Un instant après, je me sens violemment tiré en arrière, tel que le choc expulse tout l’air de mes poumons. Mais rien ne craque, le parachute a tenu.

Je m’agrippe aux deux lanières permettant de me diriger, en temps normal du moins. Je lutte encore contre le vent, qui manque de me faire remonter parfois. Je perds plusieurs fois le contrôle et manque de faire des loopings. Puis, des formes sombres commencent à apparaitre en dessous de moi. Impossible de dire de quoi il s’agit, si ce n’est que le sol est désormais proche. Encore un peu de résistance de ma part et je serai en meilleure position qu’actuellement. La fatigue commence déjà à se faire sentir comme je suis loin d’être familier de ce genre de situations. Les formes sombres prennent alors toute la place, et je constate, un peu tard, qu’il s’agit d’arbre. Je tombe en pleine forêt. Utilisant ce qu’il me reste de forces, je place mes jambes devant mon corps pour absorber le plus gros d’un probable impact. Certes, sacrifier ses jambes en territoire inconnu n’est pas la meilleure solution, mais c’est mieux que la tête où des côtes enfoncées. Le vent se calmant un peu si proche du sol, j’arrive à viser à peu près entre deux arbres. Je ferme les yeux alors que les branches denses viennent me fouetter tout le corps et que d’autres plus solides me causent quelques douleurs. Mais j’arrive à éviter les troncs d’arbres avant d’être stoppé net. Mes jambes pendent dans le vide, à peine deux mètres au-dessus de ce qui semble bel et bien être le sol. Un regard au-dessus de moi me permet de constater que le parachute s’est empêtré dans les branchages avant d’être complètement bloqué. Une chance au final, ça m’évite un atterrissage tout qui aurait été tout de même un peu brutal. Je cherche mon couteau, que fort heureusement même nous autre pilotes avons toujours sur nous en plus d’un pistolet. La lame entaille petit à petit les lanières me retenant au parachute, et je me retrouve enfin les pieds sur un sol ferme. Pas trop tôt.

Je me débarrasse du sac inutile et essaie de contacter les autres par radio. Mais la tempête empêche les communications. Mes pensées dérivent vers Valéria, mais si j’ai pu m’en tirer, elle doit forcément y être parvenue elle aussi. Il m’est en revanche impossible de savoir où elle a bien pu atterrir. Elle pourrait très bien être plus proche de la navette que moi, où l’inverse. Sans compter qu’avec ce vent, tout le monde a pu se retrouver complètement dispersé sans aucune logique au gré des bourrasques. Je suis peut être le seul à avoir aperçu l’explosion de la navette, c’est même fort probable, la plupart ayant sauté bien avant, ils devaient se trouver trop loin pour l’avoir remarqué. Valéria l’a peut être vu, les membres de l’escouade Felhing aussi. Mais je doute pour les autres. Donc inutile de penser à un regroupement à la navette, trop aléatoire. Seule alternative, partir à l’opposé de celle-ci, et espérer trouver des gens sur le chemin, où des indices de leur passage. Le brouillard n’aide pas du tout en revanche, ni la pluie, qui certes commence à se calmer, mais efface les traces de pas. Je possède quelques fusées éclairantes, mais je dois m’assurer qu’elles seront visibles du plus grand nombre avant d’en utiliser. J’en profite pour observer un peu les arbres, large tronc, branches épaisses mais avec peu de feuilles. Vu le vent pas étonnant. Profitant d’un peu de lumière, je remarque aussi qu’ils sont tous noirs, comme s’ils avaient étés brûlés. Ça explique donc pourquoi on y voit aussi peu ici. Entre la tempête, les nuages, et une forêt noire, je suis vraiment mal parti pour retrouver quelqu’un tant que ce brouillard persistera.
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Ven 12 Jan - 19:34
récupération de ressources
plein de gens

Ton instinct. Oui, ce doit être lui qui te pousse à attraper Garviel de toutes tes forces au moment même où tes pieds quittent le métal de la navette qui tombe en piqué. Tes doigts serrent le tissu de sa combinaison et tu viens puiser dans tes forces pour te plaquer tout contre lui, dans son dos. D’une main, tandis que l’autre tient fermement le Leader, tu tentes tant bien que mal de l’aider à mettre correctement son parachute. Une fois fais, tu tentes de t’accrocher à lui, du moins le temps de la chute libre pour ne pas le perdre … Malheureusement, c’est sans compter sur les vents violents qui vous ballotte absolument dans tous les sens. La bourrasque qui vient vous balayer est d’une puissance inouïe, si bien que malgré toute la force que tu y mets, ou même toute ta volonté, le tissu épais de la combinaison glisse entre tes ongles, jusqu’à totalement t’échapper. Garviel parvient tout de même à attraper ta manche, par réflexe sans doute, mais sa prise ne dure que quelque secondes avant que le vent ne finisse par t’emporter au loin. Tu crois entendre un cri … mais tu ne distingues pas un mot. En quelques secondes à peine, ton protégé disparait totalement de ton champ de vision, provoquant en toi comme une vague de panique que tu peines à contrôler. Tu ne fais attention à rien, te concentrant sur le fait de tenter de repérer Garviel du regard … Mais rien. Un nouveau coup de vent te propulse encore une fois, et tu réagis enfin. Tu tombes. Tu es en totale chute libre. Bien entendu, tu as ton parachute, mais tu n’as encore rien contrôler, rien vérifier. Tu tentes donc maintenant de l’ajuster, de mettre la bretelle droite sur ton épaule … Enfin, tu songes à contrôler ton altitude ; tout va bien, il n’est pas trop tard. Bien au contraire, en réalité, contre toute attente, tu es encore relativement haut dans le ciel. D’ailleurs, un coup d’oeil en bas te le confirme. Tu ne vois rien. Ni le sol, ni un arbre. Tu ne quittes pas ton altitude du regard. Inutile de continuer à chercher au milieu de ce bordel. Tu dois toucher le sol en vie, avant de songer à te mettre à chercher ton Leader.

Lorsque tu es à bonne hauteur, tu tires enfin de toutes tes forces sur la corde du parachute, celui ci se déploie très rapidement, et le vent violent, combiné au frein que représente la toile dans ta chute fait que tu te sens tiré violemment faire l’arrière. Une vive douleur s’empare de ton épaule gauche, tu grimace, mais tentes de rester concentrée pour contrôler ta descente, cette dernière n’est d’ailleurs pas de tout repos, les bourrasques s’enchaîne et tu crains plusieurs fois que la toile ne viennent à se déchirer, ou que l’un des cordages ne viennent à lâcher … Heureusement pour toi, ce que tu redoutais ne se produit qu’une fois le sol en vue. Tu as encore pas mal de mètres avant de l’atteindre, lorsque tu sens la première des cordes lâcher sous la force du vent. Tu jettes un coup d’oeil vers le haut, mais évidemment, tu ne vois absolument rien. Quelques secondes plus tard, une seconde lâche, rendant le contrôle de ton parachute encore plus compliqué. Le sol approche dangereusement, mais lorsque tu baisses la tête, les arbres que tu avais vus sont décalés de plusieurs dizaines de mètres sur ta gauche … Sous tes pieds, c’est une vaste étendue d’eau qui t’attends.

Lorsque la troisième corde lâche … tout s’enchaîne. La toile semble se replier sur elle même, accélérant ta chute. Voyant la surface de ce qui semble être un lac aux eaux sombres approcher, tu finis par retirer tes bras du parachute et à te laisser tomber, tout simplement dans l’eau. L'atterrissage est difficile. L’eau fouette ton corps, et la température relativement basse des eaux vient directement te saisir, tu coules à pique, mais au moins, les cordages du parachute ne sont plus là pour te gêner, et tu n’as aucun mal à te contrôler, à te calmer, pour remonter rapidement à la surface.

Tu avales une immense bouffée d’air, avant de tenter de discerner quelque chose. Le rivage le plus proche est à quelques mètres, seulement, et tu puises dans tes dernières forces pour nager, jusqu’à t’extirper de l’eau glacée, pour finalement te laisser tomber dans la terre humide et reprendre ton souffle. Ta radio est fichue. Elle est trempée. Tu as juste eu le temps de voir approximativement la direction dans laquelle la navette s’est écrasée … le truc, c’est que sans radio, et sans indication, tu ne sais pas trop maintenant dans quelle direction tu devrais aller. Surtout que le ciel est loin d’être dégagée. Bref. Tu es totalement perdue. Et épuisée. Sans compter ton épaule, toujours douloureuse. Et la colère qui étreint ton coeur, cette colère que tu diriges contre toi pour avoir oser lâcher ton protégé...
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target is a target

It's not a question of can or can't. There's some things in life you just do.
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Lun 15 Jan - 18:48
Mission, récupération de ressources
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Le vide. Il ne m'effraie pas, ce n'est pas le premier saut que l'on effectue. Mais merde, comment on à pu ignorer à quel point les turbulences étaient fortes? On passe de la mission de routine au scénario catastrophe avant même d'avoir eut le temps de finir une compote. Plusieurs décès, et la majorité de l'équipe perdue, comme moi dans cet enfer de froid, de vent qui empêche d'entendre quoi que ce soit à part ces immenses bourrasques. Je suis obligé de plisser les yeux, comme si cela allait aider à quelque chose. Heureusement, la visière de mon casque atténue les rafales sur le visage.
Il faut descendre encore, il y a trop de vent aussi haut. Alors je me met en boule et entame une piquée rapide, cela évite d'être trop facilement la proie des courants et je n'aurais qu'à m'étendre pour retrouver ma stabilité plus bas. Je garde les yeux ouverts alors que dans ma visière défilent les chiffres à une allure vertigineuse trop tôt et je pourrais tout recommencer, trop tard, et on pourrait ouvrir un livre des records à l'homme le plus éparpillé du monde. Maintenant. Je m'étire pour ralentir ma chute et prendre la pose qui permet à l'air d'avoir le plus d'emprise sur moi afin de me ralentir avant d'ouvrir mon parachute. Au moment du déploiement, je suis tiré en arrière et je gaine mon corps afin de contrer les effets de balanciers. Il ya encore beaucoup de vent et la toile à du mal à se plier à mes ordres mais je parviens tant bien que mal à me rapprocher de ce qui ressemble à une foret. Une forêt morte. En même temps dans ce brouillard épais, difficile de croire que quelque chose ai réussit à pousser et survivre un jour...

Ici c'est l'inconnu, le bruit de la tempête plus haut à probablement masqué les explosions mais pas la lumière qu'à du produire la vaisseau en s'écrasant. Si nous ne sommes pas seuls, nos hôtes sont déjà au courant du petit barbecue qu'on leur à préparé. Je descend silencieusement sur un petit espace qui ressemble à une clairière... une clairière sans herbe, de la terre, nue grisatre. Avant même de me défaire de la toile, je sors mon arme et bascule ma tête, switchant les visions de mon casque. Rien, en tout cas rien de vivant dans mon champ de vision. On y verrait mieux à travers une pelle. J'ai toutes mes fusées, mon arme, ma tenue n'a subi aucun choc, les choses auraint pu être pire. Elles le sont peut-être pour les autres. Je me détache du parachute que je cache au creux d'un arbre. Bien, si j'ai une chance d'être repéré en premier, ce sera par Sam. Autant éviter les coups de feux et les  cris pour le moment tant que je ne sais pas qui ils vont attirer en premier.
Impossible de s'orienter, inutile de rester là, il faut chercher, je choisis une direction au pof et j'avancerais en cercles, toujours plus larges, je tomberais forcément sur des coéquipiers à un moment ou à un autre. L'arme toujours levée, je m'engage sous les arbres, attentif au moindre bruit, la visière désactivée. Ici, la moindre erreur serait fatale et il était temps de faire confiance à ses bons vieux sens.

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Lun 15 Jan - 20:36

Récupération de ressources feat tout plein de crevards
Bah putain, ça fait plaisir d'être venue dis donc ! Une vraie partie de plaisir! Ne y a pas une mission, MAIS PAS UNE bordel de merde qui a la décence de se passer comme prévu. SANS UN PUTAIN DE PROBLEME. Ce n'est quand même pas compliqué. Il y a des directives à suivre, des choix à ne pas faire. Mais non. Faut que ça parte en couille.

Toujours.

Toi énervé ? Bah figurez-vous que non. Ou si peu qu'il est difficile de le déceler sur ta tronche. T'as la gueule renfrognée. Celle qui est bien blasée. T'as tes sourcils qui se disent presque merde à l'un à l'autres et surtout la tête qui est ballottée par les secousses. En réalité, ton escouade est tellement habituée aux emmerdes que ça ne te choque même pas. Se crasher contre la montagne, ça serait du pareil au même pour toi... Une chose est sûre l'escadron et les autres Omega vont vraiment finir par croire que JJ et ses petits connards portent la poisse. Meh. Ils n'auront pas tout à faire tort. Toujours est-il que tu ne paniques pas. Les secousses sont pourtant fortes. Très fortes. Tu fais claquer ta langue, détache ta ceinture de sécurité et choppe ton parachute d'une main agile, précise. Ni une ni deux ne t'enfile le merdier sur ton dos. Parachute de secours, check. Petit bitoniau servant à activer le machin. Check. Mais ça rebalance, ça regigote. Des hauts et des bas, des secousses de plus en plus terrifiantes t'arrachent une grimace et une injure. ▬ Bord- ! Pas le temps d'en dire plus, ta tempe droite vient s'écraser contre la carlingue froide du vaisseau. T'es sonné, l'espace de quelques secondes, tu saignes (déjà) mais il t'en faut plus. Un clignement d'yeux rapide, un petit massage sur la mâchoire et ça repart comme sur des roulettes. Cependant, dans tout ce brouhaha, tu entends"Faut mettre son casque Lycaon" ainsi prendras-tu la peine de répondre en un grognement violent ▬ TA GUEULE ! JE SAIS ! avant d'effectivement attraper ce foutu casque à la con. Une fois que tout te semble prêt, que tu n'as oublié ni arme ni parachute, tu cherches Jahel du regard. Ça te casse les couilles d'être dans cette poubelle volante. Sévère. Tu t'approches donc de ton Omega et lui choppes l'épaule. C'est à elle de montrer le chemin, de vous "tenir la main". De plus, avec ce vent, il y a fort à parier que vous serez tous séparer. Alors tsais quoi, autant y aller tout de suite. Autant sauter. Là. Maintenant. Sans ordre, sans rien. Après un énième éclair, tu clames ; ▬ J'en ai ras le cul, je saute maintenant ! On se retrouve en bas ! Légère pression sur son épaule, familière, et tu passes la porte du vaisseau qui s’émiette pour sauter dans le vide.

On ne va pas se mentir, il fait dégueulasse sur cette planète. Tu vois que dalle et la tempête empêchent toute communication. T'essaye même pas de contacter les autres, te fiant seulement au seul truc dont tu te sers sûrement le mieux ; ton instinct. Tu attends finalement la toute dernière seconde pour ouvrir ton parachute. Il s'ouvre, manque de se retourner, toi avec, alors qu'une forte bourrasque te ballade tu ne sais trop où. T'essaye d'imaginer où tu vas atterrir. T'essaye de comprendre le terrain, de l'analyser à ta manière pianotant sur les boutons de ton casque en mode random. T’arrive finalement à apercevoir quelques décors, ici et là. Tantôt des montagnes, tantôt des arbres, tu crois dans la pénombre, sous la lumière d'un éclair apercevoir le parachute d'un collègue. Mais ce ridicule moment d’inattention t'en sera fatal. Une fraction de seconde te suffit pour te faire monter la panique alors que les cordes et la toile de ton parachute s’emmêlent dans les branches d'un arbre qui se trouvait là. Sur la tête de ta mère il n'était pas là ya un second ce foutu tronc ! Tête dans le vide, pendu par les pieds, ces derniers malicieusement saucissonnaient à une branche bien épaisse, tu te laisses balancer, ballotter par les grès du vent et de sa douce brise mortelle. En contrebas, pas vraiment de sol. En haut, pas vraiment de ciel. Juste une traîné de feu qu'on peut apercevoir entre la brume. ▬ Fais chier.. ! Tu gesticules dans tous les sens, essayant sans grand succès à délier les cordages qui te maintiennent prisonnier. Après une bonne demi-minute à râler et à t'agiter dans tous les sens, tu as la brillante idée d'attraper ton flingue. Pourquoi ne pas prendre l'un de tes couteaux me demanderez-vous. Les deux en ta possession sont rangés dans une poche interne de tes godasses, Aka dans tout ce merdier de fils. Va plutôt falloir que tu  vises et bien en plus de ça. Façon, si tu te fail, te suffiras de balancer une petite grenade. Ça passera crème.

▬ Allez. Fais pas le con Lyca'... Tu vises, langue tirée et œil fermé, tu te concentres pour ne surtout pas rater ta cible. T'as pas cinquante mille balles et t'as pas non plus envie de faire débarquer tu ne sais quelle bestiole vivant dans les alentours. Faut faire ça vite fait, bien fait. Tu tires. BANG. un seul coup suffit, la branche cède sous ton poids dès que la balle la transperce et tu fais une chute vertigineuse. D'autres branches craques dans ta chute et tu t'écrases plus bas, à plat ventre. Ta combinaison a bien fait son taff. À savoir prendre cher à la place. Tu te dégages finalement des cordes de ton parachute en découpant tout au couteau pour constater que tu as bel et bien atterri dans une forêt... ou du moins ce qui en reste. ▬ Sympas la déco'. Désormais ta mission ( si tu l'accepte) consiste a retrouver tes camarades de fun. A vous de jouer soldat.

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❛❛ Escouade Jeager ❜❜
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Mar 16 Jan - 14:46


on va tous mourir

tout le monde les gens.



Tu le sens que c’est la merde. Tu le sens dès les premières secousses du coucou volant. Parce que, finalement, c’est pas juste des secousses, nan. Ca secoue dans tous les sens. Et toi, toi ne trouves jamais l’utilité de t’attacher, tu en viens vite à le regretter lorsque tu décolles de ton siège, pour être propulsée vers la paroi d’en face. Tu te vois déjà avec le nez en moins, et du sang partout. Heureusement pour toi, en face de toi, il y a Nash et comme pris d’un gros réflexe, ton frangin vient se placer entre toi, et le métal pour amortir le choc. Lorsque tu relèves la tête, il te gratifie d’un léger sourire, mais tu sens bien son inquiétude, surtout que maintenant, il refuse littéralement de te lâcher. Ses bras autour de toi, il te sers contre lui pour éviter toute mésaventure à venir et finalement, c’est pas plus mal. Rapidement cependant, il devient évident que les choses n’allaient pas se contenter d’être aussi simple. Surtout quand Presque alias Valéria sort de la cabine de pilotage pour ordonner à tout le monde de chopper les parachutes. Merde. Ton regard coule de nouveau vers ton frangin qui avale difficilement sa salive. Lui et toi, vous êtes des gens de le terre. Vous êtes fait pour fouler le plancher des Sagyars, pas pour voler. Toi, t’avais eu du mal les premières fois, mais finalement, t’avais réussi à surmonter ton aversion pour les airs. Nash, c’était autre chose. C’était nouveau, pour lui. Il avait déjà du mal à supporter les vols en navette mais là … Tu soupires. T’es sa soeur, mais t’es surtout son Oméga. Celle d’Aglaé, aussi. Celle de Riven, et celle de Lycaon. Tu te tournes vers lui d’ailleurs, qui chopes un casque. Bordel, il pisse le sang déjà. Lycaon, il a déjà des années de service dans les pattes, comme toi. Alors dans ces moments là, tu t’attends presque à pouvoir compter sur lui pour les autres… sauf que Lycaon, c’est Lycaon. Il a déjà les nerfs, ça se voit. Et avant même que t’ai le temps de dire un moment, vla déjà qu’il vient t’annoncer qu’il saute. Au calme. “▬ J’en ai ras le cul, je saute maintenant ! On se retrouve en bas !” Et ni une, ni deux, il se jette dans le vide. Bon. Tant pis. Tu te dégages, pour enfiler un parachute, en balançant un sur Nash, tandis que Riven attrape le sien. Pour elle ça devrait aller. D’ailleurs, à peine enfiler, elle te fais signe et saute derrière Lycaon. Tu aides alors ton frère à enfiler le sien, puis tu lui donnes quelques indications avant de lui dire d’y aller. Sauf qu’évidemment, il y va. Du coup … alors que tu places face à Aglaé, pour resserrer son parachute, tu balances un coup de pied à Nash pour le pousser dans le vide. Tant pis. “Ça va aller ?” Tu hurles pour te faire entendre. Puis tu fais signe à la jeune femme d’y aller. Enfin, tu sautes à ton tour. Non sans un ; “Garviel magnes toi. Presque aussi.”

Rapidement, tu te retrouves prise dans la tourmente du vent. Une horreur. Tu es déstabilisée dans un premier temps, baladée au grés des bourrasques puissantes, tu perds ton souffle, et tu te fatigues rapidement à force de batailler contre les éléments. Finalement, tu te reprends, jetant un oeil aux infos que peux te fournir ton casque, et fouillant ta mémoire pour ta rappeler la hauteur idéale pour ouvrir ce foutu machin. Les chiffres défilent d’un côté, et tu essais d’y voir quelque chose à travers toute cette merde … Sans grand succés. Tu vois rien. Et surtout, tu vois personne putain. Ni Lycaon, ni Nash, ni Riven, ni même Aglaé. Il ne te reste qu’a espérer qu’ils sont tous en un seul morceau, et arrivés en bas sans encombres. En bas d’ailleurs … tu jettes un nouveau coup d’oeil à l’altitude. T’y es. Du coup, tu essais de te mettre en bonne position, avant de finalement tirer sur cette ficelle pour ouvrir la toile qui te tire vers le haut violemment. Tu souffles sous la douleur dans tes épaules, mais tu attrapes rapidement les poignets pour te diriger. Tu n’arrives à rien. Tu batailles, mais le vent est bien trop puissant et alors que le sol approche, tes cordages déjà son emmêlés, ta toile repliée sur elle-même, ce qui accélère dangereusement ta chute. En fait, tu dois ton salut à cet arbre - ou ce qu’il en reste - très haut, qui en réalité n’a plus aucune branche. Un tronc, c’est tout, un tronc que tu percutes de plein fouet et auquel tu t’accroches. Cependant, le vent continue de tirer sur ce qui reste de ta toile, menaçant de te faire tomber, ou voler plus loin, du coup, tu coupes les cordes avant de te laisser glisser contre le bois. Ta combinaison prend tout. Et elle est dans un sale état, lorsque tu finis par lâcher et que tu retombes lourdement au sol, sur le dos. T’es vivante, c’est un putain de miracle. Tu soupires, et puis tu vires ton casque, en te redressant. Tu le gardes sous le bras, évidemment, juste au cas où. Et puis tu vérifies ton équipement. Un flingue. Un couteau. T’as perdu une bonne quantité de tes flèches, mais l’arc lui est toujours là … D’ailleurs, tu le décroches de ton dos, histoire de vérifier son état. T’es tombée dessus … mais ça à l’air d’aller. Heureusement que t’as troquer ton vieil arc en bois, contre ce petit bijou fourni par l’Alliance, tiens. C’est du solide, ce truc. Tu le remets en place. Radio … foutue. En fait, elle est en miettes. Bon, de toute façon, tu doutes que c’est une grosse perte vu le bordel qui règne sur cette fichue planète de fous. Tu sais même pas où les autres ont attéris, ni même dans quelle direction. Tu lèves les yeux au ciel, mais t’y vois rien. “Bon …” Y’a plus qu’une chose à faire, dans ces cas là. “Plouf, plouf. Une Tikmosh, un Sagyar assis sur un tabouret jouaient aux cartes la Tikmosh perdait. La Tik' en colère attrapa le Sagyar le flanqua par terre lui mordit le cou cou cou. Madame la Tikmosh qu'avez-vous fait là ? J'ai commis un crime, un assassinat. Ok c’est par là.” En route.

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Mar 16 Jan - 21:28
Mission De Groupe
"Il aurait préféré souffrir. Au moins, quand on souffre, on a l'impression de vivre. Tandis que ce goût de charogne qui lui restait dans la bouche, ce goût fade et écœurant de pomme pourrie... La mort, ce n'était donc que ça? Oui, ce n'était que ça et c'était bien assez terrible."
Stephen King
Mission : Récupération De Ressources
C’est dans un moment pareil que j’en venais presque à regretter ma petite vie aux service des urgences de Valéris. Jamais là-bas je ne me serais retrouver ballotter contre ces armoires à glaces alors que notre appareil était pris dans la tourmente. J’avais déjà effectué plusieurs missions, mais je pouvais dire que celle-ci était la pire de toute. Je tentais de tenir en place, s'accrochant à ma saccoche comme un talisman nous protégeant contre je ne sais quel coup du sort. Bon, on va dire que ce n’était pas très probant en tout cas car après qu’un énième éclair nous ait frappé, me faisant une nouvelle fois bondir, Valeria sortis en trombe du cockpit pour nous ordonné de nous préparer, d’enfiler nos parachutes. Je me sentis devenir toute blanche, j’avais suivis la formation pour le saut en parachute, mais je ne me sentais pas des plus prête à me lancer ainsi dans la tempête. C’est donc les mains tremblantes que j’enfilais le sac, les soldats autour de moi sautaient sans attendre alors que je bataillais encore avec la sangle, mon coeur au bord des lèvres, j’avais l’impression que j’allais vomir. C’est à cet instant que JJ apparu devant moi, m’aidant rapidement à faire les derniers réglages et la voir m’aida à me reprendre. Ainsi quand elle me demanda si ça allait aller, je ne me jetais pas à ces pieds pour la supplier de sauter avec moi et de m’aider à arriver entière sur le sol. Au lieu de ça, je réussis à lui sourire, d’une manière que j’espérais sur de moi et non une grimace terrifié avant de comme elle crier pour me faire entendre. Je vais y arriver. Elle me fait alors signe d’y aller et je ne prend pas le temps de réfléchir, je m’approche de l’ouverture et ont ne peut pas dire que je saute, non une bourrasque de vent m’emporte et me jette dans le vide.

La descente ne semble jamais vouloir se finir, je tente pendant un moment de lutter pour rester dans un bon angle, comme on m’a appris à l’académie, mais je n’ai pas assez de force et je finis par être entraînée au bon gré du vent. Quand j’arrive à la bonne altitude, j’ouvre le parachute, il se déplie et me fait brusquement remonter, les sangles me rentre dans la peau et je grogne à cause de l’inconfort de la situation. J’ai bien tenter de trouver un endroit où je pourrais atterrir en sécurité, mais je ne vois rien, comme je ne vois absolument pas où on pu attérir les autres. Le contact avec le sol est violent j’ai mis mes jambes comme aux exercices, mais je ressens une douleur remonter dans ma cheville. Je n’ai pourtant pas le temps de réellement m’en inquiéter, car si j’ai eut de la chance de ne pas me retrouver dans la forêt, mais plutôt dans une sorte de plaine pas très loin d’un lac, une bourrasque de vent fait gonfler mon parachute il m’entraine alors plusieurs dizaine de mètre plus loin, me traînant ainsi sur le sol boueux de la petite planète. Je me fais ainsi traîner trois fois avant de réussir à saisir mon couteau et à couper les sangles. Allongés sur le dos, je ne bouge pas tout de suite, tentant de reprendre ma respiration.

C’est un gémissement sur ma droite qui me fait réagir, je me redresse brutalement, si je m’en suis sortis avec seulement une douleur cuisante dans la cheville, tout le monde n’a peut être pas eut cette chance et je dois absolument aider les blessés que je pourrais trouver. J’ai un pincement au cœur quand je pense à l’énorme sac à dos que j’avais préparer et qui se trouvait dans la navette quand j’ai sauté, heureusement, j’ai toujours ma besace avec moi. Je prend quelques secondes pour l’ouvrir, pour en faire l’inventaire et remarquer soulagé, que tout est intact, malheureusement, j’ai peu de matériel et il faudra que je l’use avec parcimonie. Un nouveau gémissement me fait me relever, le brouillard est dense et même si je sais que la personne est proche de moi, je ne la voit pas pour le moment. Où êtes vous ? Je reste immobile, aux aguets, alors que seule ma respiration se fait entendre, il s’écoule quelques secondes avant que de nouveau un gémissement retentisse, à peine audible avec le vent, mais suffisamment pour que je trouve la bonne direction. Je suis habituée à l’horreur, au sang et aux entrailles, pourtant, là je sens de nouveau la nausée me prendre quand j’arrive près du soldat. Je ne comprend même pas qu’il puisse encore être en vie alors que son corps semble broyé, éclaté, éparpillé. Je m’accroupis à ses côtés, je ne sors même pas mon matériel, je sais que ce serait gâcher des produits alors que là, je ne peux que lui tenir la main en attendant qu’il meurt.
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Sam 20 Jan - 20:04
Récupération de ressources
Tout ceux qui sont venus


« Etant la dernière arrivée et comprenant que la mission était importante pour l'équipe, je me repetais la procédure en boucle, attachée à mon siège les yeux fermés. Lorsqu'une première secousse me les fis ouvrir. Une vague de secousses plus violentes suivirent de près. L'équipe était agitée, je le voyais bien , ils commençaient à être tous nerveux, ça ne sentait pas très bon tout ça. Pour ma première mission de grande ampleur, ça allait swinguer. C'est là que Tallart nous ordonna de nous préparer en vitesse à sauter. A sauter ? Dans ces conditions vraiment ? C'était ça ou une mort certaine je suppose. Je me détachais et allais chercher mon équipement avant de me préparer à l'envol. Les premiers membres de l'escouade sautèrent, déterminés. Le temps pour moi de mettre de la musique dans mon casque, quitte à avoir une chance de crever, autant le faire avec une musique épique. 

Je sautais alors sans me poser de question. La violence des bourrasques me surpris, mais ne m'effrayait pas, mon parachute déployé m'aiderai, mais il fallait encore tenir. S'accrocher fortement et prier pour que tout se déroule sans trop de problème. Je me concentrais donc à chanter mentalement : « 'Cause we're gonna be legends. Gonna get their attention. What we're doing here ain't just scary, It's about to be legendary ». Mais il était impossible de nier les bourrasques qui me faisait valdinguer dans tout les sens, et la pluie qui me fouettait le corps malgré la combinaison que je portais. Pire encore, en ouvrant les yeux je m'aperçue qu'en descendant d'altitude, on ne voyait toujours rien dans ce foutu brouillard, encore moins le sol. Dans le doute j'ouvrir mon parachute, qui eu à ma grande frayeur beaucoup de mal à se déplier, mais une fois fait le vent s'engouffra et m’entraîna loin en arrière. La tempête était toujours violente mais ma descente l'était un peu moins. Jusqu'à ce qu'avec un ultime coup de vent, mon corps vint s'écraser contre une paroi rocheuse. J'encaissais le choc non sans mal, et priait pour que cela ne recommence pas. Mais ma bonne étoile n'était malheureusement pas avec moi. La voile de mon parachute se coinça sur ce que je supposais être un pic rocheux pointu et se déchira. Me faisant dévaler ce que j'estimais être 5 bon mètres, contre la paroi. 

C'est ce qu'on pouvait appeler un atterrissage fracassant, mais au moins j'étais en vie. Pour le moment. Grâce à mon casque, encore couchée sur le sol, je vérifiais mes constantes : rien de cassé, rythme cardiaque élevé. Non tu crois ? J'essayais de me lever lorsqu'une douleur me déchira l'épaule. Et merde, épaule gauche déboîtée. Je ne pouvais pas la remettre seule. Je demanderais à un coéquipier lorsque j'en trouverais un. Si j'en trouve un. Bon que me restait il ? Mon fusil plasma, hmm j'aurais préféré le léger mais ça ira, et évidemment mon sac contenant 6 bombes, deux de chaque sortes. Les savoir avec moi me soulageait. Si quelqu'un m'attaquait il me serait plus facile de les utiliser dans mon état. La radio ? Aucune idée d'où elle a pu atterrir. Il fallait surement pas compter dessus. 

Hmm il fallait surement ne pas rester là, près d'une montagne, je risquerais de me prendre une chute de rocher sur la tronche. Je me dirigeais donc droit devant moi, avec l'aide d'une des fonctions de mon casque pour y voir un peu mieux devant moi. Un peu. Mais c'était mieux que rien. Je marchais donc sur un sol rocailleux, droit devant moi, ne sachant pas où ça me conduirais mais en espérant trouver quelqu'un, ou à défaut un refuge. La progression était difficile dans ces conditions, mais bon, il fallait se dire que ça pimentait la mission, et que ceux qui en ressortiraient, n'en aurait qu'un gloire plus grande. »
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Sam 20 Jan - 23:55
récupérations de ressources
ft. many others
Le brouillard est toujours aussi dense après plusieurs minutes de marche, mais je profite des nombreux éclairs pour me faire une idée de ce qui se trouve devant moi. Car entre le brouillard et la forêt d'arbres noirs et d'une densité frustrante, il est difficile d'avancer de manière aisée. J'ai même dû faire plusieurs détours pour esquiver des zones infranchissables, je ne suis donc même pas certain d'avoir gardé mon cap initial. La faible lueur de l'incendie de la navette étant désormais hors de vue. Bien que je tente de rester calme, je ne suis clairement pas dans mon élément, et l'absence de visibilité, et de bruit en dehors des coups de tonnerre commencent à peser dans mon esprit. J'ai beau tenter de calmer ma respiration, je la sens clairement accélérer à mesure que le stress monte. Tout empire lorsque je trouve un parachute au sol avec une forme en dessous. Je me précipite, mes pensées allant tout d'abord vers Valéria, qui devrait être la plus proche de moi. La panique manque de me submerger lorsque je retire le tissu du parachute. Un long soupir de soulagement ainsi qu'un sentiment de tristesse viennent ponctuer la découverte du corps d'un membre de l'escouade Fehling. Au vu du résultat, son parachute s'est certainement déchiré à cause du vent, et la chute à donc été mortelle. Un rapide coup d’œil sur le dit parachute confirme mon analyse. Je m’accroupis de nouveau auprès de lui, et rassemble mon courage pour fouiller ses affaires, espérant trouver quelqu'un chose d'utile. Son casque, bien que cabossé, semble encore fonctionner, je récupère aussi son pistolet et quelques chargeurs semblant intact. Le reste est complètement inutilisable. J'essaie de trouver des points de repère pour pouvoir récupérer son corps plus tard, en espérant que ce sera possible. Je prend ensuite un moment pour tenter de comprendre où je me situe. Valéria et moi avons sautés peu après l'escouade Fehling, et mes dix minutes de marche m'ont suffit pour en retrouver un. Donc les autres ne devraient pas être loin. Et si je continue je devrais tomber sur Tallart et ses hommes. Si tant est qu'ils aient réussi a se regrouper.

Je me relève et reprend ma route. Bien que la végétation, où du moins ce qu'il en reste, semble se faire un peu moins dense, ma progression reste laborieuse. Je suis en revanche bien aidé par le casque de l'explorateur, me permettant d’utiliser d'autres types de visions. Le brouillard est toujours une gêne mais je vois tout de même plus de détails qu'avec une vue normale. Je pass encore une bonne dizaine de minutes à avancer au hasard, lorsqu'une détonation se fait entendre. Elle n'est pas très forte, mais me semble tout de même puissante. J'élimine donc Valéria comme étant responsable, elle ne dispose pas du matériel nécessaire pour un tel boucan. Donc un autre explorateur, où un soldat. Je penche plus pour cette dernière solution vu leur arsenal, car on dirait une explosion de grenade. Après, ils ne sont pas les seuls a en avoir. Je force mon pas, passant en vision thermique pour capter le plus longtemps possible les résidus de chaleur de l'explosion. Je manque au passage de me prendre plusieurs arbres mais je dois faire vite avant de perdre la trace. Il me faut bien trois minutes pour arriver à proximité, mais plus assez de traces pour que la vision fonctionne. Je me met donc à tourner en rond et à chercher des indices sur l'explosion. Jusqu'à finalement trouver ce que je cherche. Des arbres ont étés soufflés et il y a des branches un peu partout autour d'une zone formant un petit cratère. Les quelques morceaux de chair éparpillée me font alors comprendre que la personne s'est tuée avec sa grenade. La chute a sûrement endommagé le système de mise à feu, et un certain mouvement à pu tout déclencher. A moins que ce ne soit la chute, mais ça me paraît bizarre que d'autres ne soient pas encore au sol alors que j'ai sauté en dernier. Je lâche un juron à voix haute avant d'entendre un bruit sur ma gauche. « Qui va là? » Si ça se trouve, je parle dans le vide, où à une bestiole, un sagyar tiens ce serait bien ma veine. Mais j'espère bien que l'explosion à pu alerter une autre personne proche. Quoiqu'il en soit, je sors mon arme, au cas où.
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Dim 21 Jan - 16:41
récupération de ressources
plein de gens

Il te faut plusieurs minutes pour te reprendre. De longues, très longues minute qui au milieu de cet enfer, de ce chaos te paraissent être une véritable éternité. Ton épaule te fais atrocement souffrir, tu ne sais même pas ce qu’elle a. Elle est démise, sans doute. Il faudrait simplement la remettre en place pour atténuer la douleur, pour tu ne peux pas faire ça seule, ici, alors tu prends ton mal en patience en espérant rejoindre au moins l’un des passagers de la navette. L’idéal évidemment serait que tu remettes la main sur Garviel, mais avec ce temps, sans radio, dans ton état et sur une planète totalement inconnue, les chances sont plus que minces et ça tu le sais. Tu ne saurais même pas par où commencer, en réalité. Tu as tellement été secouée, ballotée par le vent que tu ne sais même pas dans quelle direction tu es, par rapport à lui … ni même d’ailleurs s’il est encore en vie. Tu sers les poings à cette simple pensée, et tu grimaces de nouveau à cause de la douleur qui vient de nouveau se propager dans ton épaule. Tu ne peux pas rester là. Il faut que tu bouges, il faut que tu le retrouves. D’ailleurs, tu ne partiras pas d’ici sans lui. Mort ou vif.

Il fait si froid. Le vent semble transpercer ton corps de part en part, et chaque bourrasque fait se tendre ton corps. Tu es complètement trempée. Ca n’aide pas. Bouger s’avère difficile, marcher encore plus. La solution de facilité serait presque de te mettre en boule dans un coin et d’attendre, mais tu sais bien que tu ne peux pas faire ça. Tu sais qu’il faut que tu bouges, que tu cherches et tu sais aussi que rester sans bouger pourrait te mener à une mort lente. Tu finis par te redresser, par faire un pas, puis encore un autre. Tu ne sais pas où tu vas, tu te contentes d’aller tout droit, peu importe où ça te mènes au final.

Luttant contre les tremblements, tu fouilles pour savoir ce qu’il reste sur toi. Rien, en réalité. Ou si peu. Un couteau, c’est certain. Un pistolet, aussi, mais tu doutes qu’il puisse te servir au vu du bain qu’il vient de prendre. Cela dit, tu le gardes, juste au cas où. Ta progression est lente, tu peines à mettre un pied devant l’autre. La descente, la lutte contre le vent, la nage, ton épaule blessée, tout ça t’as littéralement épuisée. Si tu continues, c’est seulement parce que tu n’as pas le droit d’abandonner, et parce que tu ne le veux pas non plus.

Tu évites la forêt, pour le moment, même si tu te dis que certains n’ont pas pu l’éviter, et qu’ils s’y sont sans doute perdu, tu estimes ne pas être en état d’affronter un tel terrain. Tu redoutes de t’y perdre, de tourner en rond, ou encore de faire de mauvaises rencontres. Tu es pilote. Pas exploratrice. Ce terrain là est loin d’être aussi familier que pourrait l’être l’immensité vide et froide de l’espace. Tu te contentes de rester à découvert, de parcourir cette espèce de plateau, un peu en hauteur par rapport à cette immense forêt, qui maintenant que tu la regardes, semble s’étendre sur bien des kilomètres dans toutes les directions. Tu souffles. Tu continues de marcher … Jusqu’à ce que ton regard soit attiré par une forme étrange, à quelques mètres devant, masquée par le brouillard. Tu plisses les yeux, fais quelques pas en avant pour finalement comprendre que cette forme est humaine. Le mince espoir que ce soit ton protégé s’efface rapidement, lorsque tu devines que c’est une femme. “Hé.” Tu la reconnais. Elle est de l’escouade de cette sauvage. Elle est nouvelle, si tes souvenirs sont bons. Quelques pas de plus, et tes yeux se posent sur le cadavre … ou le presque cadavre. Un homme, dont le corps ne ressemble pour ainsi dire plus à rien. Son parachute n’est même pas ouvert pratiquement. Il a du s’y prendre trop tard, ou ne pas y arriver à temps. Sa bouche produit un gargouillis étrange, lorsque tu arrives tout près. Son dernier souffle, visiblement. “Il est mort.” Bien observé, Val. Tu grimaces, détournant le regard de cette vision désagréable, avant de te laisser tomber sur le sol, assise. “Je vais avoir besoin que vous m’aidiez, mon épaule est démise et je dois absolument remettre la main sur l’autre pilote.”
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target is a target

It's not a question of can or can't. There's some things in life you just do.
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Lun 22 Jan - 17:00
Mission, récupération de ressources
Ft All




Cette forêt, c'est vraiment le caca. Tout se ressemble. Niveau orientation je ne suis peut-être pas aussi doué que Sam mais je me défend, et les terres désolées où rien ne pousse, j'y ai grandi. Pourtant, moi qui essaye de tourner en rond, version centre concentrique, j'ai carrément l'impression d'avancer en ligne droite. Un pas après l'autre, les sens toujours aux aguets, je n'ai pour l'instant pas l'ombre d'une avancée. Le brouillard ne se dissipe pas, il n'y a pas l'ombre d'un courant d'air et l'humidité s'installe partout malgré la combinaison. Je ne suis pas inquiet, en dernier recours, dès que deux ou trois personnes se seront retrouvées, ce sera suffisant pour elles de se protéger le temps de lancer quelques fusées et tout le monde se retrouvera. Non, pas inquiet, ni stressé, juste impatient de découvrir quelque chose.
Une détonation, à ma droite. Elle est proche, probablement à huit minutes de marche pas plus. Je commence à courir, l'arme toujours levée, prenant garde de ne pas me prendre les pieds dans les racines. J'entends une voix, j'accélère, il y a peut-être un conflit, mais pas d'échange de coup de feux. C'est l'odeur de brulé et de poudre qui me guide sur la fin du trajet, les arbres, déjà noircis, ont été soufflés. Un homme me tourne le dos au dessus de ce qu'il reste d'un autre, un explorateur vu les deux-trois bouts de vêtements qu'il reste. Je pointe mon arme en direction de l'inconnu.

"Levez-les bras, pas de geste brusque"
Je suis encore trop loin pour distinguer autre chose que le fait qu'il est plutôt grand, et visiblement n'obtempère pas. "Dernière sommation, déclinez votre identité et levez les mains en l'air". . Je m'approche pas à pas, avec précaution, le canon de mon fusil toujours pointé sur lui. A cette distance, quand bien même ma cible se transformerait en ninja, il se ferait trouer, aussi sûr que le brouillard ne se lève jamais ici. Plus j'approche, plus j'ai l'impression de le reconnaître. Je baisse finalement mon arme quand je reconnais le pilote, Garviel. Mon dieu, si la petite furie qui lui sert de garde du corps apprends que j'ai failli shooter son protégé, je suis dans de beaux draps. "Désolé." je me contente de lui dire en approchant. "Tu sais qui c'était?" je demande en pointant de mon canon la sharpie au sol.
Enfin un point positif, c'était lui qui avait survolé la zone, et donc probablement le seul a avoir une idée de la trajectoire dans laquelle chacun avait sauté. Ce n'était pas un membre de mon escouade avec qui j'aurais eut des automatismes sur le terrain mais je savait le leader de la Cobalt professionnel et débrouillard. Et au moins, je n'étais pas tombé sur ce petit con qui semblait en vouloir à la terre entière de l'escouade Jeager. Le pilote était un allié solide et je l'aimais bien, il vivait sa vie, pissant sur son héritage qui lui aurait valu argent, renommée. Je n'étais pas du genre à avoir des amis proches, mais c'est le genre de type que j'aurais choisis pour l'être.
Techniquement, au sol ainsi en mission je devenais son supérieur hiérarchique, mais je voulais d'abord son point de vue avant de continuer ma stratégie de progression en cercle. Qui plus est, la grenade avait probablement attirer d'autres personnes, locaux ou étrangers. Il ne restait plus qu'à prier pour la seconde option.

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Ven 26 Jan - 13:21


on va tous mourir

tout le monde les gens.



Bon, bon, bon. C’est pas tout ça, mais … ça fait combien de temps que tu marches, là Jahel ? T’en sais trop rien. T’as jamais vraiment eu la notion du temps, de toute façon. Pour toi, normalement, ça se résume à “jour” et “nuit”, sauf que dans la situation actuelle, c’est plus que difficile à dire. Il fait sombre. Mais le ciel est sacrément couvert. Gris. Noir, même. Couvert de nuages menaçants. La tempête bat son plein, là haut et tu ne peux voir ni le soleil, ni les étoiles ou encore la, ou les lunes, t’en sais trop rien. Merde. C’est bien beau d’avoir pris une direction au pof totalement (oui, au pof j’ai dis.) mais ça t’avances pas des masses. Et si t’étais partie à l’opposé total des autres, hein ? Normalement, ton sens de l’orientation ne te trompes jamais, mais là, avec ce temps et ce manque total de repère, faut bien avouer que tu patauges un max.

Les minutes passent, s’écoule, et tu continues de progresser habilement, et plutôt rapidement. L’habitude, sans doute, le terrain difficile que représente cette forêt ne te dérange pas le moins du monde, tu as passer ton enfance dans une forêt, à chasser le Sagyar avec Nash. Mince. Nash. Fallait espérer qu’il avait pu s’en sortir. Il était solide, ton frère. Il devait avoir atterri quelque part, et être en train de te chercher pour t’engueuler parce que tu l’avais poussé. Pareil pour Lycaon, il devait être dans un coin de cette forêt, en train d’insulter la maman de chacun des arbres qu’il croisait. Riven irait bien aussi. Non, en fait, celle qui t’inquiétait le plus c’était clairement Aglaé. Elle était toute neuve. Pas habituée. Et tu avais deviné à sa tête que ce saut chaotique, devait être son premier en situation réelle. Pas de la tarte … C’était sans doute celle que tu devais retrouver en premier. Tu soupires … Pile au moment ou un bruit sourd vient résonner dans tes oreilles, se propageant dans toute la forêt. Une explosion. Tu stoppes nette, relevant légèrement la tête pour humer l’air, dans plusieurs directions jusqu’à sentir cette forte odeur de chair brûlée et de sang, additionnée de celle de végétation carbonisée. C’était loin d’être bon signe, cela dit, c’était un signe de vie. Du coup, ni une, ni deux, tu fonces, esquivant chaque buisson épineux, et chaque racine avec agilité. Les branches viennent fouetter tes joues, tu finis même par entailler celle de droite, mais tu ne t’arrêtes pas pour autant. Pourtant, à un moment, tu es obligée de stopper ta progression … Lorsqu’une chose relativement lourde te tombe sur l’épaule. Par réflexe, ta main vient immédiatement chasser la bestiole qui tombe au sol, mais qui se précipite de nouveau vers toi alors que, déséquilibrée, tu tombes sur les fesses. Tu vois bien ce que c’est. Tu reconnais cette créature de mort très rapidement, en fait, et tu sors alors ton couteau pour le balancer droit devant toi. La lame se plante dans la bestiole, pile dans les parties molle et elle s’arrête nette. Morte. “Saloperie d’Tikmosh.” Ce que tu pouvais haïr ces conneries. T’avais presque oublié qu’on pouvait trouver ces trucs partout, dans toutes les forêts tiens. Visiblement, y’en a dans le coin. Tu lèves alors les yeux vers le haut des arbres … Rien. Pour le moment. Tu te relèves donc, reprenant ton couteau avant de continuer ton chemin, moins vite, en faisant plus attention cette fois.

Ce sont des voix qui attirent ton attention, subitement. Tu t’arrêtes de nouveau, dos à un arbre et tes mains viennent saisir ton arc, bandé et flèche prête. Tu souffles, calmant ta respiration pour plus de précision. Et puis tu tends l’oreille. Deux voix. Deux voix masculines. Deux voix qui ne te sont pas inconnues et que finalement tu reconnais bien vite. Tu souffles, décollant ton dos de l’arbre pour sortir de ta cachette. Au passage, la flèche armée part pour aller se nicher dans une Tikmosh de plus au vol. “Vous faites trop de bruit !” Que tu lances en t’approchant, ton arc toujours dans les mains. “T’as failli te faire sucer par une Tik’ Garviel, c’est Presque qu’aurait été contente, tiens.” Tu soupires, t’avançant un peu plus, avisant le cadavre en morceaux avant de shooter dans la bestiole morte. “Salut Charlie….Bah dis donc ! Bwah. Quel temps ! C’est bizarre … vous trouvez pas ?”

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Dim 28 Jan - 22:21
Mission De Groupe
"Il aurait préféré souffrir. Au moins, quand on souffre, on a l'impression de vivre. Tandis que ce goût de charogne qui lui restait dans la bouche, ce goût fade et écœurant de pomme pourrie... La mort, ce n'était donc que ça? Oui, ce n'était que ça et c'était bien assez terrible."
Stephen King
Mission : Récupération De Ressources
Je serais bien incapable de dire avec certitude combien de temps je reste là, immobile dans la brume à lui tenir la main et à lui parler de tout et de rien afin qu’il parte en paix. Je sais qu’il ne faudrait pas que je sois si focalisée sur lui, que je devrais avoir un oeil sur ce qui se passe autour de moi, mais je ne peux pas, je suis avec lui et j’oublie tout ce qui se trouve autour. Ainsi quand une voix m'apostrophe soudain, je me retrouve à sursauter violemment en poussant un petit cri. Je lève les yeux, même incapable de bouger alors que je sais que j’ai une arme à ma ceinture. Seulement, même si je fais partie de l’exploration, même si j’ai suivis une formation pour apprendre à m’en servir, j’ai horreur des armes et je ne sais même pas si j’arriverais à tirer sur quelqu’un même si ma vie en dépendait. Heureusement pour moi, ce n’est pas un monstre ou un autochtone, mais une connaissance, Val, l’une des pilotes, elle est trempée, elle semble blessée, mais elle fixe l’homme qui se trouve à mes côtés, enfin plus ce qu’il en reste et d’ailleur, c’est pendant que je fixais la nouvelle venue, il a rendu son dernier soupir. Je reporte mon attention sur lui et lui ferme les yeux avant de me redresser en me frottant les mains pour enlever les morceaux d’herbe qui s’y était accroché. Effectivement, elle est bien blessée, son épaule est bien plus basse que l’autre et je me demande une instant comment elle arrive encore à se déplacer avec la douleur. Je vais m’occuper de toi, installe toi, je vais y regarder. Je lui montrais du menton un rocher qui se trouvait un peu plus loin.

Alors qu’elle s’éloignait je m’agenouillais une dernière fois à côté du cadavre, jamais je n’aurais pensé être capable de faire ce genre de chose, pourtant, après une dizaine de minute, j’avais récupérer sa veste, son sac à dos et ces deux armes. Je me redressais alors et me dirigeais vers Val qui m’attendait et qui je l’espérais ne perdrait pas patience. Je vais t’aider à enlever ta veste et ton t-shirt, je dois voir comment est ton épaule Je l’aidais alors à se déshabiller et palpais légèrement son épaule. La douleur disparaitra au moment où je vais remettre l’épaule, mais il ne faudra pas utiliser ton bras pour éviter qu’elle ne se déboite de nouveau. Je saisis alors sa main, la regardant dans les yeux, lui faisant un petit signe pour la prévenir que j’allais commencé, puis je plaçais son bras dans le bon angle et commençais à tirer, je ne tirais pas fort, mais je gardais une force constante. Je savais qu’elle devait souffrir, mais je ne faillit pas jusqu’à ce que j’entende le crac sonore et j’eus un petit sourire avant de chercher le pouls à son poignet. Ne bouge pas. Bon elle n’allait peut être pas apprécier que j’immobilise son bras, mais il valait mieux un bras un moment inutilisable, plutôt que de devoir faire une opération ici pour le lui sauver. Je sortis un bandage, le passant autour de son bras et de son torse, ainsi, elle ne pouvait plus du tout le bouger. Une fois rentrée, je m’assurerais qu’il n’y a pas d’autres problème, mais là, tu vas pouvoir chercher ton collègue. Je l’aidais alors à enfiler la veste sèche du soldat qui était mort, ce n’était pas génial, mais au moins, elle n’attraperais pas une pneumonie. Tu as une idée d’où ils ont pus tomber. Je parlais en sortant une seringue de mon sac, une dose d’antalgique, je lui montrais. Pour la douleur, tu en as besoin ? En temps normal, je ne lui aurais pas poser la question avant de lui injecter, seulement, là je n’en avait pas beaucoup, j’allais peut être croisé des blessures plus sérieuse et je ne pouvais pas me retrouver en manque de médicament, alors si elle pouvait supporter la douleur, je pourrais le ranger dans mon sac.
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Lun 29 Jan - 13:04
Mission Réccupération de Ressources
avec tout le monde


Cette plaine rocailleuse semblait ne pas avoir de fin. A chaque pas, ce n'était que poussière et cailloux à l'infini. Je me demandais où est ce que les autres avaient atteri et priaient pour qu'il y ait des survivants. Seule ici, je ne survivrais pas éternellement. C'est alors qu'un bruit attira mon attention. Une sorte de grognement sourd, qui ne semblait pas venir des conditions climatiques désastreuses. Lorsque que quelque chose bondit sur moi. J'esquivais en me plaquant au sol de justesse. Mais qu'est ce que c'était que ça putain ? J'essayais d'atteindre les grenades présentes dans mon sac avant que la bête ne charge à nouveau, mais elles étaient innaccessibles pour le moment. Merde. Je me relevais doucement les sens en alerte.

La bête chargea à nouveau, je lui décochais un coup de pied dans les côtes, mais le sang qui commençait à couler dans mon dos m'indiqua qu'il ne m'avait pas manqué non plus. J'avais tout de même pu l'identifier. Un sagyar. Il ne fallait pas que le combat s'éternise, o j'allais perdre à coup sûr.  Je reussi à ouvrir la poche où se trouvait les grenades. Lorsque j'entendis à nouveau les pas de la bête, je lançais une grenade flash dans sa direction, en prenant soin de me détourner pour ne pas m'aveugler moi même. Cela éclaira néanmoins brievement les alentours. Me révélant la présence de gros rochers et d'une forêt un peu plus loin. Je lançais aussitôt une grenade explosive dans la direction du Sagyar priant pour que ça ait suffit à le tuer ou à le faire fuir. Puis je me mis à courir, en direction de la forêt, il fallait absolument que je la rejoigne avant d'oublier dans quelle direction elle se trouvait.

Alors que je m'en approchais grandement, je stoppais net. J'étais devant un escarpement de quelques mètre, la forêt en contrebas. Dans des conditions normales j'aurais pu descendre facilement, avec ou sans cordes. Mais avec ce temps de merde, et avec un bras invalide, c'était mission impossible. Il était hors de question de faire demi tour. Il allait falloir sauter. Ça paraît stupide comme idée, mais là de suite, j'en ai pas d'autres. Je pris mon sac et le laissa tomber en contrebas. Son temps de chute avant le bruit d'atterrisage m'indiqua qu'il n'y avait pas plus de 3m. Je pouvais le faire. Je m'approchais du bord et m'élança en priant pour que mes réflexes ne me fasse pas défaut à la reception.

Le choc fut assez violent. J'avais percuté de plein fouet le sol, mais sans dégats notables pour une chute de cette hauteur. Tandis que je m'asseyais dos à la paroi pour me remettre des mes émotions, je constatais avec étonnement que mon saut et l'impact qui avait suivi,  avait permi à mon épaule de se remettre en place. Je la bougeais lentement. Cela me causait toujours des douleurs,mais en cas d'urgence, je pourrais toujours m'en servir. Et puis, heureusement qu'ils avaient intégrés une assistance aux mouvements dans la combinaison, des génis ceux qui avaient inventé ça, ils avaient toute ma gratitude. Je reccuperais le seul encas que j'avais dans mon sac, et le mangea, profitant de ce moment de repis avant de repartir vers je ne sais quoi.  Après ce temps de pose bien mérité, je ramassais mes affaires et m'avançaient non sans crainte dans la forêt, guettant le moindre bruit afin de ne plus être surprise par un ennemi, ou pour ne pas louper un cooéquipier qui serait dans les parages.

Mais rien, personne. Comme si la forêt silencieuse n'abritait pas le moindre être vivant autre que végétal .
J'avançais, pendant ce qui me semblait être des heures et des heures, fusil plasma à la main. C'était déprimant, et l'atmosphère devenait de plus en plus pesante avec cette météo qui ne se décidait pas à tourner au beau temps. Mission de réccupération de ressources hein ? Ça ressemblait surtout à une mission suicide. Mais j'allais m'en sortir, je m'en sors toujours. Je me mis à siffloter pour ne pas me décourager et pour espérer attirer des survivants, si cela s'avérait être des bestioles tueuses, j'étais prête à tirer. C'est alors qu'il me sembla entendre une voix humaine, ou peut être etait ce une hallucination ?
 
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Lun 29 Jan - 17:56
[An 586] Mission : Récupération de ressources

La pluie et le vent se font moins forts, et les éclairs de plus en plus rares. La tempête commence à passer, bien que le ciel reste très nuageux et sombre. Le brouillard lui aussi commence à se lever, et tout le monde commence à y voir plusieurs mètres devant soi en plus de nombreuses ombres. Vous entendez aussi la faune locale commencer à se réveiller. Des piaillements d’oiseux se font entendre en plus de légers grattements de mammifères. Certains d’entre vous ont réussis à se regrouper. Mais vous êtes toujours dispersés. Le terrain se présente comme suit : vous vous trouvez tous dans une vallée, par chance, la navette s’est retrouvée entre les chaines de montagnes plutôt qu’en plein dedans. La majeure partie des flancs des chaines de montagne sont recouvertes d’une immense forêt à l’apparence morte. En plein dans la vallée, légèrement à l’écart des arbres, se trouve un lac et une grande plaine rocailleuse. L’étendue d’eau est plutôt grande, impossible de voir l’autre berge avec le brouillard. La forêt la borde d’un bon tiers, le reste étant entouré par la plaine. Avec les jeux d’ombres, les plus proches des montagnes pourront rapidement distinguer des sortes de grottes.

Le fracas d’un vol d’oiseaux attire rapidement l’attention des personnes situées dans la forêt. En particulier les piaillements qui vont avec. Les cris paraissent très graves, et les bruits d’ailes puissants. Il est facile d’en déduire qu’il s’agit de rapaces, particulièrement gros. Mais vous n’avez pas grand-chose à craindre d’eux à l’abri des arbres. En revanche, le long hurlement qui suit, rapidement reprit par d’autres, ont tout à fait de quoi vous inquiéter. C’est un cri très aigu en plusieurs tons, mais aussi très fort en décibels, et les personnes possédant des casques amplificateurs de son sont rapidement obligés de les enlever. Quoiqu’il en soit, vous comprenez rapidement que les prédateurs locaux sont de sortie, le moment étant propice pour la chasse. A ceci près que vous êtes devenu les proies. Le boucan de l’explosion et le flagrant manque de discrétion de la plupart d’entre vous n’ont pas mis longtemps pour les mettre sur votre piste. Vous n’avez entendus que six cris pour le moment, mais rien n’indique qu’il n’y en ait pas d’autres alors que vous sentez des présences rôder autour de vous.

Dérangés par les cris de ces prédateurs, les rapaces ont quittés leurs nids pour partir eux aussi en quête de nourriture. Pour de tels animaux, aucun terrain de chasse n’est plus propice qu’une plaine, et qu’un lac s’ils désirent aussi du poisson. Habitués à la météo locale, ces rapaces ont une vue capable de percer le brouillard, et ils repèrent rapidement toutes les proies qui s’y trouvent. Un vol en rase motte d’un des spécimens vous permet d’apercevoir rapidement la bête. Mais le point qui vous choquera certainement le plus, c’est sa taille. Presque deux mètres d’envergure, inutile de se demander le genre de bec et de griffes qu’un tel rapace peut posséder. Vous êtes en mauvaise posture en terrain découvert, mais les cris aigus provenant de la forêt ne semblent guère plus encourageants mais le flanc de montagne et ses grottes nécessitent une course effrénée à travers la plaine.

Près des montagnes et des grottes, la radio commence à crépiter alors qu’elle capte des communications codées. Les personnes entendant ces échanges comprennent rapidement qu’il ne s’agit pas de liaisons de l’Alliance. Toutefois, elles ne semblent pas totalement inconnues pour autant. La réponse sur leur identité vient rapidement lorsqu’une voix, plus connue cette fois-ci, se fait entendre en même temps que de nombreuses rafales de tirs. « Ici Cassie, escouade Tallart. Nous faisons face à des troupes du Syndicat, demande de soutien ! Quelqu’un nous reçoit ? Je suis avec le Lieutenant Tallart ! Répondez ! » Le message recommence une nouvelle fois avant d’être coupé en plein milieu lorsque les communications se brouillent. Toujours est-il que seuls ceux assez proche du lieu d’émission ont pu capter cet appel. Un rapide coup d’œil vers les grottes vous permet de constater qu’il s’agit d’un énorme réseau, où n’importe qui aurait pu se cacher et y établir une base. Plus intéressant en revanche, il y a sûrement des exploitations minières là-dedans, sans compter une zone d’atterrissage.<
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Nazgor

Les Nazgor sont des prédateurs quasi aveugles, utilisant le son pour s’orienter. Pour ce faire, ils sont capables de pousser des cris très aigus et perçants, portant loin. Ils sont ensuite capable de se faire une idée de leur environnement, comme avec un sonar. De la même manière, ils sont capables de suivre les mouvements de leurs cibles au bruit qu’elle fait. Il s’agit d’un animal vivant en meute d’une dizaine d’individus, même s’il arrive parfois qu’un Nazgor puisse se montrer assez fort pour attirer à lui des groupes bien plus importants. Ce genre de cas est assez rare, en particulier à cause de la quantité de viande nécessaire pour nourrir la meute, ils finissent souvent par s’entre dévorer. Leur peau est recouverte d'écailles particulièrement épaisses, et leur dos est hérissé de piques leur servant à se défendre. Le plus dangereux reste leur gueule garnie de crocs épais et longs, et des coups de pattes, puissants qu'ils peuvent donner.


Hellrow

Connus pour leur agressivité et leur témérité, les Hellrow sont une espèce de rapaces vivant exclusivement en milieu montagneux. Leur apparence fait immédiatement penser à un rapace, à ceci près que leur taille s’avère bien plus imposante. L’envergure moyenne de cette espèce est d’un peu moins de deux mètres, et certains spécimens en font bien trois. Leurs serres sont capables de percer la plupart des protections, ou du moins de se faufiler dans les points faibles et ils sont capables d’exercer une pression immense, paralysant généralement la proie dans une étreinte mortelle. Ils sont aussi dotés d'un bec très long afin d'aller débusquer des proies cachées dans des zones peu accessibles. Le plumage d’un Hellrow se montre souvent clair, parfois même très blanc aux reflets bleus, le fondant dans le décor des monts enneigés pour le rendant difficile à voir haut dans le ciel. Cette espèce est particulièrement crainte à cause de sa tendance à s’en prendre à tout ce qu’elle juge comestible, quel que soit sa taille.
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Lun 29 Jan - 18:04
récupérations de ressources
ft. many others
Je me détends en voyant apparaître Charlie, un des soldats de l’unité de Tallart. "Désolé. Tu sais qui c'était ?" Mon arme reviens au fourreau alors que mon regard se pose de nouveau sur le corps méconnaissable. « Non, mais sûrement un soldat, où un explorateur avec des explosifs. J’ai déjà trouvé le corps d’un gars de Fehling. » Vu le casque que je porte sous le bras, il y a peu de chances qu’il ne devine pas d’où il provient. Nous avons à peine le temps de nous rapprocher l’un de l’autre lorsqu’une flèche siffle au-dessus de moi. Je me baisse instinctivement bien que je devine en même temps que la seule qui puisse utiliser encore de ce genre d’arme n’est autre que Jahel. Pour une fois que son côté rétro est utile … Je relève les yeux alors qu’elle s’avance vers nous. “Vous faites trop de bruit !” Je grimace, ce n’est pas moi qui ait fait péter la grenade d’abord. “T’as failli te faire sucer par une Tik’ Garviel, c’est Presque qu’aurait été contente, tiens.” Je remarque alors la bestiole en question plantée contre un arbre, et frissonne en pensant à ce qu’elle m’aurait infligé si elle m’avait attrapé. Charlie n’aurait pas pu faire grand-chose pour m’aider. « Heu … ben merci JJ. » Je ne relève pas le surnom qu’elle utilise pour parler de Valéria. Cela d’ailleurs bien longtemps que je me tiens en dehors de leurs chamailleries à toutes les deux. En dehors mais pas hors d’écoute malheureusement. “Salut Charlie….Bah dis donc ! Bwah. Quel temps ! C’est bizarre … vous trouvez pas ?” Ah ça, c’est clairement pas un temps normal. Y a qu’à poser la question à ma navette. « Non, et je sais foutrement pas comment on va se tirer de là. Y a qu’à voir le peu de temps qu’à tenu la navette. » Je hausse les épaules dans leur direction. De toute façon, maintenant que nous sommes au sol, c’est eux les spécialistes. Je pourrais user de mon statut de Damoclès pour prendre le commandement, mais je sais que je ne suis pas assez compétent pour ça, pas sans mon chasseur.

C’est à ce moment-là qu’un hurlement strident se fait entendre. Le crépitement sortant de mon casque m’indiquent que j’ai bien fait de ne pas l’avoir porté à ce moment-là. « Vous avez entendu ? » Bien sûr qu’ils ont entendus, il aurait fallu être sourd sinon. Je jette un coup d’œil à Charlie, qui semble s’être tendu d’un seul coup. Jahel n’est guère mieux. L’appréhension que j’ai éprouvée se confirme alors. Ce cri n’augure rien de très bon pour nous. Je me recule, de manière à me rapprocher d’eux. « C’était quoi ? Vous reconnaissez ? C’est bon ou pas bon ? On fait quoi ? » Je déteste être au sol, en terrain inconnu. Je ne suis pas dans mon élément et je encore moins habitué à évoluer dans cet élément. Il ne me reste qu’à me reposer sur mes camarades, tout en tentant de ne pas succomber à une certaine panique. Je me rassure aussi en me disant qu’au moins je ne suis pas seul. Une forme semble se dessiner sur notre gauche avant de disparaître. Puis sur notre droite. Un craquement derrière nous me fait faire volte-face et sortir mon arme. « Ça a pas l’air amical … » Je calme ma respiration, me tenant prêt à tirer si les choses dans le brouillard se décident à attaquer.
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Jeu 1 Fév - 14:53
récupération de ressources
plein de gens

“Je vais m’occuper de toi, installe toi je vais y regarder.” C’est tout ce que tu as besoin d’entendre, en réalité. La douleur se fait comme de plus en plus intense, au fur et à mesure que tu avances, que tu bouges, et que tu forces. C’est presque une aubaine d’être tombée sur elle, et pas un autre. Elle est médecin. Elle tombe à pique, autant pour toi que pour tous les autres sans doute, quand vous les aurez retrouvés mais évidemment … C’est toujours Garviel que tu penses à chercher en premier. Impossible de te faire changer d’avis sur ce point, ou de te faire oublier cette idée fixe (idéfix mdr)

Du menton, elle te désigne un rocher, et la laissant terminer de s’occuper du mort, tu t’éloignes en silence pour finalement laisser tes jambes lâcher. Te te laisses tomber tout contre le rocher, tenant toujours ton bras pour soulager au mieux possible ton épaule. Aglaé ne tarde pas à te rejoindre, à ta grande surprise, elle a retirer la veste du cadavre, et emporter avec elle tout ce qui pouvait être utile. Radio. Armes. Même son sac à dos plein d’équipement. “Je vais t’aider à retirer ta veste et ton t-shirt, je dois voir comment est ton épaule.” Tu hésites un instant. Non parce que tu es trop pudique, c’est une femme en plus, mais plus à cause du froid qui te fais trembler. Cependant, étant donné que tes vêtements sont trempés, tu songes que ça ne devrait pas changer grand chose. Alors tu finis par lâcher ton bras, et te redresser un peu pour ouvrir ta combinaison et faire glisser le haut dans ton dos. Elle t’aide ensuite à ôter le t-shirt que tu portais en dessous et tu frissonnes lorsque le vent vient agresser ta peau nue et humide. “La douleur disparaîtra au moment où je vais remettre l’épaule mais il ne faudra pas utiliser ton bras pour éviter qu’elle ne se déboite de nouveau.” Tu hoches la tête. Tu l’entends. Tu l’écoutes, tu acceptes, mais évidemment, tu n’es pas certaine à ce moment de pouvoir tenir cet engagement. Si tu viens à avoir besoin de ton bras, tu sais que tu t’en serviras. Parce que tu es têtue.

Elle vient enfin saisir ta main, et tu comprends à son regard que ça va faire mal. Tu le sais. Ce n’est pas la première fois que tu te retrouves dans cet état en réalité. Elle vient alors tirer sur ton bras, quelques secondes à peine qui forcément à cause de la douleur prenante semblent être des minutes interminables. Tu sers les dents, gardant le silence, jusqu’à ce que ton bras finisse par craquer. Comme prévu, la douleur s’évapore immédiatement et tu souffles de soulagement en te sentant subitement débarrassée d’elle. “Ne bouge pas.” Tu obéis, occupée maintenant à observer les alentours pour savoir quoi faire lorsqu’elle aura enfin terminer. Il y a la forêt, pas très loin. Le lac d’où tu viens, aussi, mais tu élimines déjà cette direction. Loin, bien plus loin, il y a ces montagnes, aussi. Probable que certains y soient en ce moment … Ce serait peut-être la solution, étant donné que cette forêt est loin de t’inspirer confiance. “Une fois rentrée, je m’assurerais qu’il n’y a pas d’autres problèmes, mais là, tu vas pouvoir chercher ton collègue.” Elle t’offre alors la veste sèche du soldat, qu’elle t’aide à enfiler. Tu noues tant bien que mal le haut de ta combinaison à ta taille pour éviter que ça ne te gène. “Tu as une idée d’où ils ont pu tomber.” Tu soupires. Si seulement tu le savais avec précision … “Pas vraiment. Avec cette tempête qui nous a secoués, je dirais … N’importe où.” Heureusement, cette dernière semblait se calmer. Le ciel commençait à se faire plus clair.

Lorsque tu reposes les yeux sur Aglaé, elle tient une seringue entre ses doigts. “Pour la douleur, tu en as besoin ?” Tu agites la tête négativement. Hors de question. Ce n’était pas grave, tu pouvais t’en sortir sans ça. “Garde ça. Au cas où.” Tu te relèves, finalement. Cherchant toujours quelle direction prendre jusqu’à ce qu’un cri … ou plutôt ce qui ressemble à un glatissement se fait entendre. Au début, le cri te parait normal puis finalement, bien trop puissant pour appartenir à un oiseau normal. Le soucis, c’est que lorsque tu lèves les yeux au ciel pour voir ce que c’est, tu t’aperçoit du brouillard qui s’est installé progressivement. On y voit plus rien. “Du brouillard …” Tout ce que tu peux voir, finalement, ce sont des ombres énormes qui ne ressemblent à rien. “Range tes affaires, vite.” Tu attrapes une arme du soldat, tu la lui donnes, et tu prends l’autre. Tu prends aussi le sac de ce dernier que tu jettes sur ton épaule valide et tu attrapes alors le bras du médecin. Plus le temps de réfléchir, tu sens le danger. Tant pis pour les montagnes, c’est trop loin. Du coup, tu te mets à courir en direction des arbres de la forêt, en hurlant à Aglaé d’en faire de même et surtout, tu ne la lâches pas, de peur de la perdre dans ce brouillard. Tu redoubles d’effort, jusqu’à finalement atteindre la forêt dans laquelle tu t’enfonces un peu, Aglaé toujours derrière toi. Et puis, au bout d’un moment, tu stoppes, afin de reprendre ton souffle … Le soucis, c’est que maintenant, les cris de ce qui semblaient être des oiseaux font place à des espèces de grognements étranges qui semblent venir de toutes les directions ...
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Ven 2 Fév - 15:44
Mission, récupération de ressources
Ft All




La jeune oméga fait une entrée fracassante, la bestiole empalée fait beaucoup mieux, en décoration la haut, que comme poux de compétition sur la tête du pilote. Je souris à l'exploratrice, content de la voir là, les choses s'améliorent, son talent de pistage, lié à mon expérience militaire et à la carte mentale que Garviel à dans la tête, on va probablement pouvoir se servir bientôt de mes fusées éclairantes pour rameuter plus de monde. A partir de là, l'élément clé sera de retrouver Cassie pour tenter d'élaborer une communication avec le vaisseau. "Content de te voir en un seul morceau Jahel" .
Elle a l'air d'en avoir bavé durant la chute libre mais elle n'en montre rien, exubérante et en terrain conquis, comme à son habitude. Je sens que son arrivée, encore plus que la mienne, a apaisé le pilote. Il faut dire qu'elle lui à déjà sauvé la mise dans ce genre de situation. Je ne suis pas mécontent non plus de son adresse à l'arc en pareille occasion et son inimitable talent pour trouver les trucs qui se mangent.

"Tu as croisé des cadavres comme celui-ci sur ta route?" J'essayais de chiffrer les pertes pour ne pas avoir à attendre inutilement lorsque tout le monde se serait retrouvé. Je sors une de mes barres de ration et la tend à la chasseuse, c'était devenu un petit rituel pour moi, je savais qu'elle aimait bien ces trucs, même les plats lyophilisés que personne pouvait supporter, elle y avalait comme si c'était du dessert. Les escouades de soldats étaient bourrées de ces trucs en cas de position à tenir sur la durée.
C'est bizarre, je trouvais la forêt plutôt morte, mais là, le silence c'est installé pesamment. Je me met en position de tir quand retentissent à plusieurs endroits des cris stridents, aigus, heureusement que je n'avais pas activé la perception auditive accrue de mon casque, mes tympans auraient éclaté. Des nazgors. Déjà qu'un seul c'est compliqué à gérer, alors à plusieurs... Je hoche la tête en direction de Garviel. "Les nazgors, on dirait qu'ils nous traquent en meute. On est trois, on risque d'être du gros gibiers pour eux, mais s'ils tombent sur des personnes isolées, ça va être une boucherie, on a plus beaucoup de temps avant que ça commence, on va devoir bouger." En utilisant la proximité et la fréquence de leurs ultra-sons, on allait pouvoir analyse leur traque et avec un peu de chance tomber sur leurs proies avant eux. A moins que les proies, ça ne soit nous. Je fit un signe de tête à Jahel pour lui indiquer une direction à midi. "Tu prends la tête?" Je me placerais en couverture du pilote à l'arrière, et l'exploratrice organiserait notre propre traque.
Je check une dernière fois le mort pour qui la chasse était terminée, si on avait le temps de terminer notre mission et poser un camp, on reviendrait le rapatrier, mais dans cet état, il servira plus probablement de buffet aux charognards. J'ai une pensée pour Lind, me disant que tout semble trop calme sans ses explosions... Concentration, les hurlements se rapprochent et je comptais bien offrir aux bêtes une partie d'anthologie.

Team V1 contre Nazgor, les paris étaient lancés.

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Ven 2 Fév - 19:14

Récupération de ressources feat tout plein de crevards
Mains sur nuque, tu te balades tranquille, shootant dans des cailloux tout en restant un minimum sur tes gardes. T'esquive les gros rochers, les arbres morts et autres tas de cendres suspicieux. Tu avances à l'instinct, n'ayant pas la moindre idée où tes prochains par te mèneront. Pas trop loin, des chênes de montagnes à perte de vue. Encerclé, c'le mot. On dirait que t'es perdu dans une petite cuvette de la nature. Cuvette de la mort oué. T'as beau tendre l'oreille t'entend pas le moindre bruit. On dirait qu'il n'y a que toi ici. Ta sale gueule, tes bruits de pas et tes sifflements d’ennuis. Puis un craque. Quelque chose de proche qui soudainement semble très loin. Tu n'as pas paniqué, tu t'es juste figé sur place. T'as délicatement baissé tes mains jusqu'à ton flingue, juste histoire de pas finir connement manger par une bestiole.

Plus aucun bruit. Tu sourcils, tu grimaces. Tu te retournes, par curiosité. Rien devant. Rien derrière. Tu continues donc à avancer. Au-dessus de ta tête, la tempête se calme. Plus d'éclair, plus d'explosions, plus de petites ombres qui flottent dans le ciel. Tout le monde a dû poser pieds à terre – vivant ou mort. Tu soupires doucement, décidant finalement d’accélérer le pas. Tu trottines, arme en main et décides de prendre un peu de hauteur en choisissant le rocher le plus fat à vingt mètres. Mais on a beau dire qu'après la pluie vient le bon temps, l'après tempête ne t’apporte aucun rayon de soleil, seulement un lourd et épais brouillard qui coupe net toute tentative de reconnaissance des lieux. ▬ Fais chier. Tu redescends d'une glissade et recommences ton footing. Après une bonne dizaine de minutes à galoper dans cette cuvette de trois kilomètres de long, tu dis fuck à la sécurité, aux principes et aux bienséances de survis en milieu hostile et commences à crier. ▬ HOY YA QUELQU'UN ?! Tu rajoutes un « j'me fais chier tout seul » rien que pour toi qui te fais glousser. Haha t'es trop drôle ptin.

Sur les deux cents prochains mètres, tu sépares tes grondements de des sifflements bruyants à intervalles réguliers. Tu te dis que si y a une créature qui se pointe, tu lui balanceras presto une demi-douzaine de grenades pour être pépère et que t’inquiète frérot ça va bien se passer.

Finalement, après vingt bonnes minutes avec l'impression de tourner en rond, tu vois quelqu'un. De loin, impossible de savoir si tu le connais, mais qu'importe. Tu galopes jusqu'à lui, ou plutôt elle aux vues de sa silhouette qui se découpe dans le brouillard. Tu lèves le bras et alors que tu t’apprêtes à l'interpellé de la plus roturière des façons, un truc, fat comme une navette t'englobe de son ombre. Ton bras levé, le machin s'en saisit et te fait décoller du sol. Dans la panique tu lâches ton arme mais fort heureusement pour toi la dragonne rattaché à ta combinaison te permet de pas la perdre. Tu redresses les yeux pour faire la rencontre de ton nouveau poto le gros piaf. Sur le coup, n'as pas capté que ce truc t'a faits un trou dans le bras, non, t'es bien trop concentré sur la demoiselle en contrebas. Tu lui fais signe avant de rattraper ton arme et de shooter dans la patte du poulet. Chute libre de cinq bons mètres, rien que ça. Dans un impact douloureux tu tentes de te relever avec ton bras troué. Mauvaise idée. Tu te rétames et comprends que ça craint pour toi. tu fais pipi du sang par le bras gros. C'est moche, on voit ton os. Ah non. On en voit deux. T'espère juste que celle que t'as croisé tantôt va pas juste se dire que t'es foutu et t'abandonner à ton propre sort. Parce que là c'la merde.
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Lun 5 Fév - 1:32


on va tous mourir

tout le monde les gens.



“Content de te voir en un seul morceau, Jahel.” Ouais, ouais, ouais. Comme si t’allais te laisser tuer aussi facilement, d’abord. Alors ouais. T’as bien galérer, c’est pas faux. D’ailleurs, ça se voit sans nul doute à ton état. La chute n’a pas été des plus simples, mais au final tu estimes être en plutôt bon état … ce qui n’est pas le cas de tout le monde si tu en juges par ce simple à l’état de compote sur le sol terreux. Tu n’arrives même pas à le reconnaître, et en vérité, ton regard ne s’attarde pas vraiment sur le cadavre. Ce n’est vraiment pas beau à voir. “Tu as croiser des cadavres comme celui-ci en route ?” Tu agites la tête de gauche à droite. Heureusement, c’était le premier que tu voyais ce qui signifiait que personne n’avait atterri entre ici, et l’endroit où toi tu t’étais miraculeuse écrasée en vie. Tu fais quelques pas en avant, trop heureuse sans doute de ne pas être restée totalement seule dans ce bordel trop longtemps. La solitude était une bien trop grande torture pour toi. Tu aimais la compagnie des autres en toutes circonstances. Charlie te tends l’une de ses barres, ces trucs que personne n’aime et que tu es la seule à avaler avec envie et appétit. Tu n’étais pas difficile. Loin de là. Tu mangeais déjà un peu n’importe quoi alors ça … C’était facilement appréciable pour toi. Tu l’attrapes rapidement. Ca tombait bien, tu n’avais rien du tout sur toi. Et ca te rassurais d’avoir un truc à manger, au cas où. Pour autant, tu ne l’avales pas maintenant, en fait tu te contentes de la fourrer dans la poche de ta veste. Pour plus tard. Peut-être parce que cette forêt te parais bizarre. Elle est morte. Les arbres sont dépourvus de verdure, comme en hiver. Les buissons sont secs. Ternes. Rien ne semble pousser ici … Alors tu abandonnes bien vite l’idée de trouver des baies comestibles ou encore moins des fruits. Un soupire s’échappe de ta bouche, tandis que tu lèves la tête en silence. Tu parviens à voir un peu le ciel qui semble moins agité, en revanche, autour, ça commence à se gâter quand un brouillard d’abord léger se lève pour venir tous vous envelopper. C’est là que les cris retentissent. Aigus. Strident. Insupportable. Toi qui à l’ouïe particulièrement fine, tu te bouches les oreilles quelques secondes, secouant la tête. “Des Nazgors, on dirait bien qu’ils nous traquent en meute.” Nazgors … C’était nouveau ça. Tu n’en avais que rarement rencontrer. Ce n’était pas des créatures très communes. En revanche, c’était des créatures particulièrement dangereuses, surtout dans un cas comme celui-ci. Tu écoutes Charlie d’une oreille, tandis que ton odorat s’affaire déjà à flairer les environs. Tu les sens. Leur odeur caractéristique de sang et de viande avariée vient chatouiller tes narines et te faire grimacer. “On va devoir bouger.” Tu agites la tête aussitôt. De toute façon, il n’y avait pas trop le choix … Quoi qu’au final, tu te demandais maintenant si bouger allait pouvoir changer quoi que ce soit. Le brouillard était maintenant bien plus épais et contrairement à vous trois, ces créatures n’avait aucunement besoin d’y voir clair pour attaquer. “Tu prends la tête ?” Encore une fois, tu hoches la tête pour accepter et ton arc repasse dans tes mains, tu te baisses un peu, attends que les deux autres soient prêts puis tu te mets à avancer. Ton boulot c’était d’ouvrir la voie. Même si par habitude tu jetais toujours un oeil derrière toi, avec ce brouillard c’était loin d’être évident. “Restez proches de moi. A portée de vue.” C’est à dire à un mètre, en fait. Environ. Si Charlie avait une bonne connaissance du terrain, tu savais bien que ce n’était pas le cas de Garviel. Il était débrouillard, mais là, les conditions étaient un peu extrêmes. Il fallait être prudent, faire attention où vous posiez les pieds. Une chute au sol était un signe de faiblesse et inciterait ces prédateurs à attaquer. Surtout qu’ils étaient forcément plus nombreux.

Après quelques mètres parcourus, tu stoppes, levant le bras pour indiquer aux deux autres d’en faire de même. Tu indiques ensuite une direction, à deux heures pas loin devant toi. Une odeur, plus forte, plus proche, et surtout, un craquement de branche … Il y a quelque chose. Juste là.

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savage
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Mar 6 Fév - 18:23
Mission Réccupération de Ressources
avec tout le monde


La forêt encore la forêt, irrégulière, immense. J'avais beau avoir marché ce qui me semblait être des heures durant, je n'avais  toujours pas croisé d'homme de l'équipage, mort ou vif. Peut être parce que je n'avais pas voulu m'enfoncer dans cet enfer végétal en préférant rester dans un rayon de 2km du bord ?

Lorsqu'un son me glaça le sang, encore très lointain et pourtant reconnaissable sans aucun doute : des Nazgors. Si des alliés étaient dans la forêt, ils avaient du soucis à se faire, ces bêtes là, elles sont du genre coriaces. Priant pour eux et soulagée de ne pas m'être enfoncée plus loin que ça, je rebroussais chemin cherchant à sortir au plus vite de la forêt. C'est alors qu'en levant les yeux au ciel j'aperçois un Hellrow, le brouillard bien qu'il se soit quelque peu dissipé m'empêche d'en être certaine, mais je parierais qu'il tient un homme entre ses pattes. C'est alors que je le vis tomber en chute libre. Mais ça doit bien faire 5m de haut au moins. MERDE ! Je m'élance alors dans sa direction, priant pour qu'il ait pu survivre à l'impact. Lorsqu'il était ainsi dans le ciel il ne me semblait pas si loin que ça, pourtant j'avais l'impression d'être au ralenti. Il fallait que je me dépêche, si l'Hellrow revenait sur lui, cela signerait son arrêt de mort. C'est alors que je le vis, allongé sur le sol se vidant de son sang.
Je m'approche examinant la situation.

« Hey ? Tu m'entends ? » Il répondit dans un grognement de mots que je ne compris pas. Peu importe il était en vie. Mais pas pour longtemps si je ne stoppais pas l'écoulement de son sang. J'étais pas médecin moi putain! Vite avant qu'il perde conscience. Je sortis mon couteau, déchirais un morceau de tissu et lui fit un garrot au bras. Si on ne trouvait pas un médecin rapidement il pouvait dire adieu à son bras et peut être à sa vie. Je ne pouvais pas le soigner, même avec le kit de premiers soins, je n'avais pas le temps, il fallait qu'on aille se cacher.
« Viens, je vais t'aider à te lever, il faut qu'on sorte de cette cuvette, on est à découvert». Il y avait des montagnes un peu plus à l'Est, il doit y avoir des grottes pour se cacher, il faut que je réussisse à l'y emmener coûte que coute.
Je l'aidais à se relever tandis qu'il grimaçait. Vu son état, la douleur devait être insoutenable.

Après 10min de marche intensive, nous arrivions sur une grande plaine avec au bout les montagnes. C'était maintenant qu'il allait falloir tout donner.
Je l'aidais à s'adosser contre un arbre. Lui tandis un en cas et un peu d'eau.
J'ouvris ma petite trousse de secours :
« Je suppose que tu n'es plus à ça près, mais je vais devoir te recoudre, et ça ne va pas être très agréable  »
Encore un grognement. Compréhensif pour le coup.
Tandis que je désinfectais la plaie béante et commençait le travail, je vis son visage se tendre. Reste concentrée. Qu'est ce que je détestais devoir faire ça. Tout exploser semblait tellement plus facile. Une fois le travail fini. Il semblait en un peu meilleur état. Je le laissais récupérer quelques instant, m'asseyant à ses côtés.  Le pauvre semblait déjà épuisé, tout le sang qu'il avait perdu semblait l'avoir laissé dans un état semi-végétatif. Trouver un refuge était plus que nécessaire.

J'observais alors la plaine. Les Hellbrows ne manqueraient pas de nous tomber dessus, et avec le blessé, nos chances étaient faibles. Mais je n'allais pas l'abandonner, ma conscience ne me le permettait pas.
Bien « Tu ne vas sûrement pas aimer, mais on va devoir courir ». La grimace qu'il fit alors me laissa échapper un ricanement, ce mec là était vraiment au bout de sa vie. Je l'aidais à nouveau à se lever.

Et nous commencions à courir droit devant à travers la plaine. L'aidant toujours du mieux que je pouvais, nous avancions à une allure correcte, lorsqu'un Hellbrow fonça droit sur nous. « Court ! » Je le vis accélérer, je me retournais et tira sur l'énorme rapace à l'aide de mon fusil plasma. Loupé. Mais ça nous avait fait gagner du temps. IL revint à la charge mais en piqué sur mon compagnon d'infortune. Hors de question. Cette fois ci je me concentrais et l'animal fut touché. Je ne pris pas le temps de voir ce qu'il en advient et me mis à rattraper mon allié. « On y est presque tient bon ! »
En effet, les montagnes n'étaient plus très loin, un bon 300m je dirais. C'est alors qu'un autre Hellbrow chargea, j'esquivais au dernier moment en roulant par terre. J'eus à peine le temps de lancer une grenade flash pour le déstabiliser un moment, avant sa nouvelle attaque. On apercevait déjà une cavité dans la roche. « Là bas ! Droit devant ! ».

Tandis que nous étions quasiment devant la grotte, l'Hellbrow attaqua à nouveau. L'homme s'était effondré, surement d'épuisement. Je décochais un dernier tir plasma qui transperça l'aile de l'animal. Je priais pour ne pas avoir à l'utiliser de nouveau, sous peine de risquer que l'arme m'explose entre les mains.
Je me ruais alors vers l'homme au sol, et l’entraîna au fond de la grotte autant que je le pus. Je l'allongeais, vérifiais qu'il respirait encore. Il était en vie. Mais congelé. J'allais devoir chercher de quoi faire un feu, pour le réchauffer et pour éloigner ces rapaces de l'enfer. Je ramassais ce que je pu avec les ressources proches de la grotte, ça ne permettrait de tenir qu'une heure ou deux, mais c'était déjà ça pour le moment. Lorsque les flammes commencèrent à crépiter, je m'approchais alors de l'homme endormis. Je m'asseyais à côté de lui et  murmurais « Et ben, tu as failli y rester, on peut dire que t'as du bol toi et du courage »
« hmphf »
Il se reveillait, je lui apportais de l'eau. Il semblait aller déjà un peu mieux, mais il essaya de se relever instantanément
« Non ! »
Il se rallongea, forcé par son état.
« Tu ferais mieux de ne pas trop t'agiter. Euh, c'est quoi ton nom au fait ?
-Lycaon, explorateur, sur une planète de merde au temps pourri, et aux animaux bouffeurs d'hommes 
-Lindsay, soldat de l'escouade Tallart, ravie de te savoir en vie »
Il me lança un sourire. Il n'était pas au meilleur de sa forme, nous allions devoir rester un petit moment ici, mais au moins nous n'étions plus seul, et à l'abri pour un temps. J'espère que les autres survivants s'en sortiront aussi..

 
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Jeu 8 Fév - 18:30
récupérations de ressources
ft. many others
Je me tais, laissant mes deux camarades prendre les choses en main. Ce sont eux les spécialistes, et je suis bien trop stressé pour avoir les idées vraiment claires. Je me rends aussi rapidement compte que l’absence de Valéria me touche plus que je ne l’aurai pensé. Dans un milieu inconnu et inhospitalier, traqué par des bestioles dont je ne connais même pas le nom, sa présence m’aurait clairement permis de rester plus sûr de moi. Je me tourne sans cesse, pour jeter des coups d’œil, mon regard se porte en permanence sur les côtés. J’en oublie presque de regarder devant moi et manque de me prendre les pieds dans des racines à plusieurs reprises. Charlie et Jahel mettent d’ailleurs au point une stratégie, je ne suis pas consulté, mes remarques paniquées sont même ignorées. De toute façon ce n’est pas comme si j’allais vraiment leur être utile. En terrain urbain ça j’aurais pu aider, mais là. Je me fais violence pour retrouver un peu mon calme et écoute ce qu’ils disent. Je tique toutefois par rapport à la direction prise et le fait vite remarquer. « Heu, c’est de là que je viens, on va vers la navette là, j’ai sauté en dernier, y a pas grand monde à trouver par la bas. » J’entends Jahel soupirer et prendre une nouvelle direction, apparemment mon indication lui suffit pour choisir une nouvelle direction, mais est-ce la bonne ?

Nous avançons à un rythme soutenu, du moins autant qu’il est possible sans nous perdre de vue et avec notre visibilité réduite. Il ne faudra pas longtemps avant que nous sentions des déplacements non loin de nous. Je tourne la tête derrière moi, vers Charlie. « Faut croire qu’on est bien les proies. » Bon sang, et Val ? J’espère qu’elle n’est pas seule dans la forêt. Je sais qu’elle est à même de se débrouiller, encore que ce ne soit pas non plus son terrain favori. Je doute que ce genre de situation faisait partie de son entrainement. Jahel semble augmenter le pas encore, elle nous fis signe, apparemment on arrive en lisière de forêt, en terrain découvert. Autrement dit, un bon point pour nous si on y arrive. On aura plus de liberté de mouvement, et on verra plus de choses.

Mais bien entendu, les nazgors, comme les appelle Charlie, le savent aussi. Ils profitent que Jahel m’ait distancé de quelques mètres supplémentaires pour pousser leur horrible cri. Je grimace et regarde en direction du cri, sur notre gauche. Grossière erreur, mais je ne pensais pas qu’ils étaient aussi intelligent. Une de ces bêtes sort alors sur mon flanc droit, toutes dents dehors. J’entends à peine l’avertissement de Charlie. Mais mes réflexes de pilotes semblent quand même pouvoir m’aider ici. Je saute le plus haut possible en direction de l’animal. Je passe ainsi au-dessus de sa tête et des crocs. Le choc en revanche me propulse en arrière, et ma combinaison est entaille par les épines dorsales du nazgor, heureusement sans la percer. Autre coup de chance, je suis stoppé dans ma chute par un arbre, m’évitant d’être coupé de Charlie, déjà sur le pied de guerre. La combinaison encaisse le gros du choc, je ne semble pas blessé au-delà de la douleur du choc en lui-même. Je prends mon arme et tire sur un autre nazgor essayant de contourner Jahel, qui s’est retournée avec le fracas que je viens de faire. « Mais quel merdier ! »
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Ven 9 Fév - 16:51
récupération de ressources
plein de gens

Tu n’es pas à l’aise. Tellement pas à l’aise. Aglaé semble pourtant s’appuyer sur toi, et tu la comprends. Elle est peut-être membre d’une équipe d’exploration, mais malgré le manque d’attention flagrant que tu as pour les autres, tu sais au moins qu’elle est nouvelle et que ce genre de situation de crise est nouveau pour elle. Pour autant, tu n’es pas dans ton élément habituel. Tu as été formée en milieu urbain, et entraînée pour la protection d’un homme qui n’aurait jamais dû se retrouver en milieu aussi sauvage et hostile. Tu sais te servir d’une arme. Tu sais aussi viser juste, tirer. Tu sais te défendre, et tu en forme. Oui. En revanche, ce type de terrain n’est pas le tien. Loin de là. Et puis pour couronner le tout, cette course vient d’éveiller la douleur de ton bras. Toi qui n’avais pas accepter les anti-douleurs, tu commençais déjà à le regretter. Cela dit, hors de question de faire déballer quoi que ce soit à la jeune femme. Tu allais tenir le coup. Tu étais résistante, après tout.

Ton dos s’appui contre un tronc d’arbre sombre. Hors de question de t’enfoncer davantage dans la forêt. Tu souffles, espérant ainsi réguler ta respiration, mais tu es en proie à un vieil ennemi, un ennemi auquel tu avais rarement à faire, mais qui pour toi était plus dangereux que tous les autres : le froid. La veste que tu portes ne suffit pas. Ta peau est humide, le t-shirt que tu as sous la veste aussi. Le bas de ta combinaison est encore totalement trempé et pour couronner le tout, ce brouillard est glacial, humide, désagréable. Peu le savent, mais tu ne supportes pas les basses températures. Sur ta planète d’origine, il fait chaud, très chaud. C’est une planète désertique et cet environnement à provoquer des mutations chez la plupart des habitants, toi y compris. Tu supportes donc très facilement la chaleur, même si elle est forte. Toucher des choses bouillantes ne te poses aucun soucis. Mais le froid … C’est une véritable horreur à supporter.

Tu réprimes quelques tremblements. Il faut que tu te concentres. Tu avances d’un pas, tu lèves les yeux vers la cime des arbres. Tu entends encore les battements d’ailes des oiseaux qui produisent un son abominable. Cependant, tu estimes être à l’abri. Du moins, en ce qui concerne ces volatiles. Autour, tu sais qu’il y a autre chose. Tu ne sais pas si c’est proche, tu ne sais pas non plus ce que sont ces créatures, mais leurs grognements étranges ne font aucun doute sur ce qu’ils veulent. Tu te laisses glisser le long de l’arbre, te recroquevillant sur toi-même pour espérer te réchauffer un peu. Tes lèvres tremblent. Tu trembles entièrement, en réalité. “Aglaé …” Tu fais signe à la jeune femme de se baisser à son tour. Elle ne doit même pas comprendre ce qui t’arrive, elle ne te connais pas. Pour n’importe qui d’autre, la température doit être supportable mais pour toi, c’est trop froid. D’autant plus que tes vêtements sont humides. “Prends ton arme en main.” Tu en fais de même, attrapant l’arme prise au soldat mort, laissant ton couteau et ton arme de poing de côté pour le moment. Tu regardes autour de toi. Et tu ne vois rien. “On ne peut pas rester ici.” Pas sans bouger. Il faut avancer, retrouver les autres. Retrouver Garviel. Et puis immobile, vous étiez encore plus en danger. Du coup, tu prends rapidement la décision de longer l’orée de la forêt. A l’abri des arbres, les oiseaux étranges ne pouvaient pas vous attraper. Le revers de la médaille, c’était ces créatures que n’avait pas identifier. Mais tu n’avais pas le choix. Tu finis donc par te redresser, lentement. Ce qui ressemble à des tirs, pas si loin te fais sursauter, mais te fais dire aussi que d’autres ont survécu et déterminent finalement la direction que tu vas emprunter, avec Aglaé. “Ecoute moi, tu vas me tenir, agrippe toi à un bout de ma veste ou peu importe mais ne me lâche surtout pas.” Avec ce brouillard, il était bien trop simple de se perdre de vue. “On va avancer. Si tu vois quelque chose bouger venant de cette forêt … Tu tires.” C’était risqué. Surtout qu’elle n’avait pas l’habitude. Mais tu t’attendais à chaque seconde à voir une bestiole vous sauter dessus. “On va essayer de rejoindre les autres, maintenant.”
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Lun 12 Fév - 13:24
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Ils avaient été plus rapides que nous. Le brouillard, ils s'en fichaient, et ils étaient suffisamment nombreux pour prendre le risque de nous attaquer malgré l'armement. Les nazgors étaient égoïstes, ils ne pensaient qu'a eux, si huit mourraient, tant qu'un arrivait au bout, la perte des autres il s'en fichait. Ça faisait plus de nourriture pour le survivant.
En avançant je ne vois déjà plus Jahel. Mais tant que je garde un oeil sur le pilote qui lui voit l'exploratrice... on est bons. Les hurlements et sifflements se sont rapprochés, je repasse en vision thermique. Là, à droite devant. A deux pas de Garviel. "Plonge!" Je ne sais pas si mon avertissement à fonctionné, en tout cas, l'homme plonge et percute un arbre, évitant de justesse les crocs destinés à le broyer. J'ouvre le feu avant même la fin de sa chute et arrose la bestiole qui ne met pas longtemps à succomber sous les balles. Une deuxième attaque directement dans mon dos, je m'allonge au sol mais les pattes de la créature parviennent à endommager mon armure et l'ouvrir le long de la colonne. Les saletés, ce ne sont pas des charognards pour rien. Je tire à nouveau avant qu'elle ne parvienne à faire demi-tour et se relever. Tirer dans le dos c'est pas mon genre, mais quand nécessité fait loi...

"Jahel, il faut sortir de là!" Je ne sais pas si elle m'a entendu, je ne sais même pas si elle est en train de lutter, de revenir vers nous ou si elle a été écartée du groupe dans la confusion. L'accalmie est courte mais suffisante pour que je vois le pilote faire feu devant lui. Je cours le rattraper mais une autre créature lui fonce dessus. Pas le temps, l'impact des balles ne le stoppera pas et vu son poids, une mauvaise chute compromettrais la suite de l'aventure pour Garviel. Je m'élance pour percuter la créature en plein vol. J'entend un crac au niveau des côtes. Les siennes? Mon armure? La gueule béante est déjà devant ma visière. Je l'attrape au niveau du cou, mais le museau est tellement allongé que sa truffe touche presque mon casque. Il est fort, mes bras me brûlent déjà sous l'effort et la panique commence à monter. "Un peu d'aide!" J'espère que les coups de feu auront attirer l'attention d'autres survivants vers nous.

Je relâche la gorge de l'animal d'un bras, lâchant un cri sous l'effort pour attraper le poignard fixé à ma ceinture. La gueule, le couteau, le pilote, Jahel, la forêt, le brouillard... Mourir ici serait un funeste pied de nez. La dague n'arrive pas à sortir du fourreau,les débris de l'armure dorsale entravant son mécanisme. Merde. Je serre sa carotide, abandonne le couteau pour prendre l'os à deux mains. Le charognard commence lui aussi à sentir le vent tourner et s'acharne avec les griffes contre le pectoral de l'équipement. Les plaques renforcées cèdent et une brûlure me met la peau à vif. "C'est maintenant, s'il vous plait!". S'il vous plait? Je devais vraiment être dans la merde...

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Sam 17 Fév - 13:04


on va tous mourir

tout le monde les gens.



C’aurait été sous estimer ces créatures que de penser qu’elles n’allaient pas oser attaquer un petit groupe de trois. Tu n’avais pas croiser énormément de ces créatures, mais tu avais appris depuis longtemps à être méfiante quand ça concernait des animaux aussi sauvages et féroces. Tu sais qu’ils sont là, proches, et qu’ils attendent le moindre tout petit signe de faiblesse, la moindre toute petite ouverture pour sauter à la gorge de l’un d’entre vous. Tu t’es arrêtée. Nette. Tu fixes les alentours, essayant par tous les moyens d’au moins entrapercevoir un mouvement, qui pourrait t’indiquer une direction. Mais rien. Et c’est sans nul doute ce qui te pousse à faire quelques pas de plus en avant, au point de faire perdre la visibilité des deux autres sur ton dos. Toi, tu sais où ils sont. Simplement parce que tu es capable de t’orienter à l’odeur. Cela dit, eux ne te voient sans doute déjà plus du tout et aussitôt, les Nazgors semblent flairer la faiblesse. Leur cri insupportable résonne tout autour … et quelques secondes plus tard, à peine, c’est terminé, l’attaque est lancée. Tu entends tout d’abord un cri, provenant de derrière toi. C’est la voix de Charlie. Tu fais donc volte face, pour aller donner un coup de main, mais il est hors de question pour ces bestioles de laisse l’un d’entre vous s’en sortir, et alors que derrière toi, tu peux attendre la lutte, l’une de ces choses te saute dessus. Si tu ne le vois pas arriver, tu l’entends, et surtout tu le sens, ce qui te permet de bouger à temps pour éviter la gueule et les dents acérées qui s’y trouvent. La créature retombe sur ses pattes, toute proche de toi. Elle se met à te tourner autour, et tu la suis dans son mouvement, sans la quitter des yeux une seconde. Derrière, tu peux entendre encore des cris. Tu dois y aller. Mais tu ne peux pas lâcher ce Nazgor du regard, ce serait signe de faiblesse, et il attaquerait directement. Du coup, tu continues. Tu bouges quand il bouge. Tu fixes ses yeux, ton arc en main, une flèche prête à être tirée … et puis, au bout de quelques secondes de plus, il semble s’impatienter. Ses griffes grattent le sol. La salive se met à déborder entre ses crocs jaunis. Finalement, il lâche avant toi, et se précipite sur toi. Tu tends aussi ton arc, et la flèche s’envole aussitôt dans sa direction. Elle vient se planter sur le côté droit de l’animal qui aussitôt recule. Si tu as bien viser le cœur est touché, ou alors les poumons, dans les deux cas, c’est la mort assurée. Tu oses approcher un peu, il recule. Tu jettes un œil aux tâches de sang au sol, rouge clair et parsemée de bulles d’air. La flèche est dans un poumon. Tu te permets donc de t’éloigner de l’animal mourant qui déjà s'essouffle et se laisse tomber à terre. Tu fais quelques pas en arrière et puis tu te mets à courir pour rejoindre les autres.

“Jahel, il faut sortir de là !” Sans rire. Il en a de bonnes le soldat, tiens. La lisière n’est plus très loin, mais tout de même. Ces créatures n’allaient pas vous laisser vous balader si facilement. Heureusement, tu ne t’étais pas éloignée énormément, du coup, tu retombes rapidement sur les deux hommes. A peine arrivée, un tir te passe à quelques centimètre du nez, pour aller toucher un Nazgor que tu n’avais même pas senti venir. Tu soupires, avant de t’approcher de Garviel, avachi contre un arbre. “T’es pas blessé, hein ?” Ton doigt se place sous son menton pour lui relever la tête. Derrière, tu entends de Charlie. Visiblement, il est encore en train de lutter contre le dernier Nazgor du petit groupe qui vient de vous attaquer. Cela dit, tu ne te presses pas plus que ça. S’il a encore la force de hurler, c’est qu’il va bien. “J’ai pas envie de subir les foudres de Valéria encore une fois.” C’est qu’elle était sacrément flippante, tiens quand elle s’y mettait. Surtout quand ça concernait Garviel. M’enfin. Visiblement, il n’avait rien. Il était peut-être un peu sonné, mais ça allait. Du coup. Tu te relèves. “C’est maintenant, s’il vous plait !” Ouais, ouais, ouais. Tu le vois. T’es là. D’ailleurs tout ce que tu as à faire c’est sortir ton long couteau, te positionner derrière la bestiole trop occupée à essayer de croquer du Chacha, et glisser la lame sous sa gorge pour trancher. Le sang se répand rapidement, arrosant le soldat en dessous, cela dit, la créature s’affaisse rapidement, et s’étale de tout son poids sur l’homme tandis que tu essuies ta lame sur ta jambe de pantalon.

Vu le calme qui retombe, c’était bel et bien le dernier. Cela dit, tu doutes que ce soit la fin des attaques. Il devait y avoir encore plusieurs groupes de ces bêtes aux alentours. “Je peux pas vous laisser cinq minutes … Elle était nulle ta stratégie de soldat. Maintenant, c’est moi qui garde le pilote.” T’avanceras peut-être moins vite, mais au moins, tu l’auras à l’oeil. Tu finis donc par ranger ton couteau à sa place, avant de faire demi-tour, et de choper un bout de combinaison de Garviel pour l’entraîner avec toi à l’avant. “Tu traîne, Charlie ! Faut rejoindre la lisière, aller, bouges toi !”

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