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[An 586] Visite à l'improviste. - FT Valéria

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Lun 5 Mar - 19:30
visite à l'improviste
ft. Valéria
Après une bonne semaine de voyage tranquille, la flotte fait enfin escale sur un port d'attache de l'Alliance, pour y faire les réparations du Prométhée. Bien que Salya Iecter prévoit d'assigner des missions à tout le personnel apte, elle a accepté d'offrir à ses troupes plusieurs jours de repos. Beaucoup ont des amis ou collègues à pleurer, et des nouveaux à accueillir. Car la FEA prévoit toujours tout, une escale se doit d'être utile. Ainsi, en plus du ravitaillement en matériel, vivres et nouveautés diverses, c'est aussi le moment idéal pour faire parvenir les nouvelles recrues dans leurs affectations. Garviel n'est pas dans ce cas de figure en revanche, pour son plus grand plaisir, son escadron n'a pas accusé de pertes depuis un moment. Mais aujourd'hui, il a un rendez-vous, très spécial. Lui même n'y a pas cru au début quand la nouvelle lui est arrivée. Il avait relu le message plusieurs fois afin d'être sûr, mais pas de doutes possible, ses parents profitent de l'occasion pour venir le voir. Une part de lui apprécie de les revoir depuis tout ce temps, mais il ne peut s'empêcher d'être sceptique sur leurs intentions. Il est peu probable qu'ils ne tentent pas de lui faire la leçon pour le ramener sur Yschor.

Bien entendu, le message est arrivé la veille pour le lendemain. Il ne l'avait découvert que le soir en revenant dans sa cabine. Si bien que Valéria n'est même pas encore au courant, alors que la rencontre à lieux dans à peine une heure. C'est bien ses parents ça, organiser un rendez-vous de bon matin. Garviel sort donc de sa cabine, tombant nez à nez avec sa garde du corps. Il lui adresse un sourire franc mais nerveux alors qu'elle semble surprise de le voir debout si tôt un jour de repos. « Bonjour Val, pas de tirage de couette ce matin. J'ai reçu un message de mes parents. Ils nous attendent sur le Nexus dans moins d'une heure ... » Quelque chose semble se passer dans la tête de Valéria, mais il n'arrive pas à dire quoi, alors il se contente de poser une mais sur son bras et de lui adresser un clin d’œil qui se veut rassurant. Bien qu'il ne le soit pas du tout, rassuré. « Et oui, j'ai bien dit nous ! Pas juste moi. Ils veulent nous voir tout les deux. » C'était bien là le plus intriguant, que lui veulent-ils ?

Malgré sa réticence première à avoir quelqu'un dans ses pattes toute la journée, Garviel s'était fait à la présence de sa garde du corps. Pour rien au monde il ne souhaite la voir partir désormais. Mais il est peu probable qu'ils soient la pour la relever de ses fonctions. Peut être vont-ils lui assigner quelqu'un d'autre ? Non, il n'espère pas. Une personne est suffisante, après il deviendrait dingue. Un soupir lui échappe alors qu'ils prennent la direction du hangars pour prendre la prochaine navette en partance vers le Nexus. Le pilote s'installe aussi bien qu'il le peut avant de se retourner vers Valéria. « Tu as une idée de ce qu'ils te veulent ? En tout cas, hors de question qu'ils te forcent à partir d'ici, je m'y opposerai rassures toi. » De toute façon, elle reste une pilote de l'escadron Cobalt, ça ils ne peuvent rien y faire tant qu'elle ne résilie pas le contrat avec la FEA d'elle même. Il ne fait aucun doute pour Garviel qu'elle semble tout de même préoccupée par cette question. « Tu vois comme ils peuvent être chiant à débouler d'un coup sans rien dire ? Après ils s'étonnent de m'énerver. »

Le trajet dure quelques minutes, le Nexus étant l'un des rares vaisseaux de la flotte ne s'étant pas appareillé à la station. Garviel en profite donc pour échanger quelques paroles avec Val pour tenter de les détendre tout les deux, mais la nature réservée de cette dernière n'aide pas beaucoup, bien qu'elle ait fait quelques progrès en huit ans. Une fois sur le Nexus, il prend la direction du salon des officiers. Au vu de leur influence, il n'est pas surprenant que Iecter leur ait accordé un coin tranquille dans cette salle, mais Garviel aurait préféré un lieux plus extérieur, comme le parc dans la zone de détente. Mais les Vectors aiment trop le côté officiel les entourant pour y couper. Val et lui sont introduit dans la pièce, et l'héritier posent son regard sur les deux personnes assises à une table, flanqués par une demi douzaine de gardes en retrait. Garviel note tout de suite que ses parents ont bien vieillit depuis la dernière fois qu'il les a vu. Son père se tient droit, avec son expression hautaine et neutre habituelle. Sa barbe taillée courte est devenue grisonnante tout comme ses cheveux courts. Sa mère en revanche arbore un large sourire, qui peut vouloir dire tout et rien. Le temps semble l'avoir elle aussi rattrapée alors que quelques rides soient apparues au coin de ses lèvres et sur son front. Le fils note tout de même qu'elle dégage toujours sa beauté habituelle, sans compter son aura d'autorité. C'est d'ailleurs elle qui prend la parole en première. « Garviel, je suis contente de te revoir mon fils. Venez vous asseoir. Vous aussi Valéria oui ! Et commencez par nous faire un petit rapport de ces huit années passées veiller sur mon fils. »
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Garviel Vector
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Lun 5 Mar - 22:34
visite à l'improviste
garviel & valéria

Tu étais remise totalement. Ca allait mieux, oui. En fait, tu étais déjà en forme en remettant le pied sur l’Alizé, après ce mission affreuse, sur cette planète affreuse, avec ces bestioles affreuses. Tu avais eu droit à un peu de repos, mais évidemment, tu n’avais pas pour autant mis ta mission de protection de côté. Les soucis de la flotte était peu à peu rentrés dans l’ordre, du moins, en partie. Les réparations sur le vaisseau endommagé avait pu être effectuées, du coup, la flotte avait finalement pris la direction d’un port d’attache afin de s’y arrimer. Ce genre de … pause, pour ainsi dire, était relativement apprécié généralement, et ce par l’ensemble de l’équipage de chaque vaisseau. De plus, l'accès au Nexus était désormais redevenu possible ce qui n’avait pas manqué d’en enchanter certains, y compris Orya qui avait tout fait pour t’y traîner ce que tu avais évidemment refuser … pour rester auprés de Garviel, encore et toujours. Ca n’avait pas eu l’air de lui plaire, elle t’avais fait les remarques habituelles, ajoutant cette fois qu’il allait vraiment falloir que tu songes à vivre un peu plus pour toi, en laissant ton protégé vivre lui aussi … C’est d’ailleurs une remarque qui aurait pu te toucher, à une époque, lorsque ton leader te faisais encore bien sentir que ta présence était loin de lui plaire. Mais le temps avait passé. Aujourd’hui, tu n’avais plus spécialement l’impression d’être une gêne pour lui. Vous aviez vos habitudes, et ça avait l’air de plutôt bien fonctionner, mine de rien.

Le petit rituel du matin, par exemple. Au départ, la manie - loin d’être conventionnelle d’ailleurs - que tu avais prise de retirer sa couette pour le réveiller, avant de l’attendre à la porte de sa cabine avait semblé le surprendre mais maintenant, Garviel semblait l’avoir acceptée, sans forcément toutefois l’approuver. C’est d’ailleurs pour ça que tu étais déjà levée, même heure tous les matins, bien avant le reste de l’escadron. Tu traversais les couloirs, tranquillement, en silence pour te rendre jusqu’à la cabine de ton protégé, mais ce matin là alors que tu te plantais devant la porte, prête à entrer, comme tous les jours, la porte s’ouvrit sur un Garviel déjà prêt et bel et bien réveillé. Tu le dévisages alors un instant, tandis qu’il te souris. “▬ B...Bonjour.” Normalement, il n’était jamais debout lorsque tu arrivais jusqu’ici. Etais-tu en retard ? Tu en doutais. “Bonjour Val, pas de tirage de couette ce matin. J’ai reçu un message de mes parents. Ils nous attendent sur le Nexus dans moins d’une heure …” Tu ouvres la bouche, pour finalement la refermer, restant interdite un petit moment. Tu ne réagis que lorsque la main de Garviel se pose sur ton bras, il t’adresse un clin d’oeil qui sans doute se veut rassurant. Ton trouble se lirait donc déjà sur ton visage … Les Vector, ici, c’était une chose. Le fait qu’ils veulent voir leur fils, une autre. Cependant, c’est ce “nous” qui te perturbe. “Et oui, j’ai bien dis nous ! Pas juste moi. Ils veulent nous voir tous les deux.” Toi qui généralement, à peur de bien peu de choses, tu avoues que la panique te gagnes peu à peu. Tu imagines tout, et n’importe quoi, surtout quand il s’agit du couple Vector … Tu ne savais jamais sur quel pied danser avec cette famille, de toute façon.

Tu finis par te déplacer, enfin, laissant Garviel quitter sa cabine pour s’engager dans les couloirs, et bien entendu, tu lui emboîtes le pas, comme toujours. Tu restes silencieuse, durant tout le trajet vers le hangar pour prendre la navette afin d’aller jusqu’au Nexus. Avaient-ils quelque chose à te reprocher ? Même s’ils n’étaient pas là, ces gens là avaient des yeux partout … Il n’était pas impossible qu’ils ait eu connaissance de quelque chose leur ayant déplu. Peut-être était-ce à cause de cette mission, tu n’étais pas auprès de leur fils après tout … Il avait dû choisir de te remplacer. Tu n’avais pas été à la hauteur, c’était ça. Oh non. Toi qui te sentais finalement si bien ici, maintenant, si à l’aise auprès de Garviel aussi. Voilà qu’ils débarquaient pour tout détruire … “Tu as une idée de ce qu’ils te veulent ?” Tu sursautes pratiquement, lorsque la voix de Garviel te revient aux oreilles. “En tout cas, hors de question qu’ils te forcent à partir d’ici, je m’y opposerais rassures toi.” Tu le fixes un instant. C’est comme s’il avait lu dans tes pensées … Toutefois, tu te contentes de hausser les épaules, pour ne rien montrer du torrent de mauvaises émotions qui te submerges de l’intérieur. Même si les Vector ne pouvaient plus te forcer à quitter la FEA, ils pouvaient te relever de tes fonctions de garde du corps, et placer quelqu’un d’autre à ta place. C’était bête … mais être remplacée te rendrais tout aussi triste qu’être forcée de partir. Tu n’avais pas envie de laisser ta place auprès de ton protégé … pas envie de le laisser à quelqu’un d’autre, non plus. “▬ Je n’aurais pas le choix … s’ils décidaient de me remplacer … je serais obligée de leur obéir, Garviel.” C’était à eux de décider qui ils plaçaient à la protection de leur fils, et ils n’avaient jamais été du genre à tenir compte de ses volontés, bien pour ça qu’il en était là. Pilote pour l’Alliance. “Tu vois comme ils peuvent être chiants à débouler d’un coup sans rien dire ? Après ils s’étonnent de m’énerver.” Tu connaissais les sentiments de Garviel pour ses parents. Pour toi, il ne faisait aucun doute qu’il les aimaient, pourtant, mais leur attitude déplaisante ne cessait de le mettre en colère. De ton côté, tu n’avais pas approuver leurs méthodes, et ce depuis quelques années maintenant, tu n’en étais pas encore au stade d’avoir l’audace de cracher sur le dos de tes employeurs véritables … Ils t’inspiraient toujours une certaine crainte, et les revoir en face à face n’arrangeait rien à rien.

Quelques minutes s’écoulent, le temps du voyage vers le Nexus. Une fois sur le vaisseau mère, tu suis Garviel jusqu’au salon des officiers, toujours en silence, tu le laisses entrer en premier. Un coup d’oeil par dessus l’épaule du pilote te permets de voir que les Vector sont déjà là, installés à une table tous les deux. Nerveusement, tu te mets à te triturer les doigts, approchant finalement du couple, suivant Garviel de près, te cachant littéralement derrière lui. La voix de madame Vector t’arrive vite aux oreilles. Elle salue son fils, avant de l’inviter, puis de t’inviter à vous installer à table, en face d’eux. Tu t’assieds sans un mot, une expression qui se veut neutre imprimée sur le visage tandis que le couple vous dévisage, tour à tour. “Commencez par nous faire un petit rapport de ces huit années passées à veiller sur mon fils !” Tu avales difficilement ta salive. Toi qui espérait garder le silence le plus possible … c’était raté. D’ailleurs, tu ne savais pas vraiment par où commencer. Huit ans c’était long, très long, et c’était surtout difficile à résumer en quelques phrases. D’autant qu’il y avait des choses que tu souhaitais vraiment garder sous silence … cette mission, par exemple. “▬ Oh, et bien … Les choses se passent … pour le mieux.” Clairement, ça commençait mal. Si bien que tu te mets subitement à t’agiter sur ta chaise. “▬ Nous avons participé à énormément de missions, en huit années, très peu représentaient un risque réel pour votre fils. Quand aux autres, et bien j’ai éliminer les menaces, comme le veut le protocole, Madame.” Tu ne savais pas vraiment ce qu’elle attendait que tu dises dans ce … rapport. Pour cela, ta phrase terminée, tu laisses retomber le silence, attendant potentiellement qu’elle te demande plus de précision, et lançant un regard furtif à Garviel, comme pour chercher du soutien dans ses yeux.
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Valéria Skirata
❛❛ Cobalt Cinq ❜❜
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Mar 6 Mar - 19:42
visite à l'improviste
ft. Valéria
Leur petite discussion dans la navette est toujours présente dans l'esprit de Garviel. Il avait bien noté que malgré le masque que Valéria s'efforce de garder, elle n'en mène vraiment pas large. Elle ne souhaite pas être remplacée, pas être relevée de ses fonctions. Cela touche le pilote qui ne pensait pas qu'elle réagirait ainsi. Même si il a toujours du mal à comprendre comment quelqu'un peut ainsi vouer toutes ses journées à être l'ombre d'une autre personne, à veiller dessus sans cesse. Il deviendrait fou ! Après il n'a pas été élevé dans cette optique, ce qui joue beaucoup dans son mode de pensée. Après s'être installé et salué ses parents, sa mère le surprend en commençant directement par poser une question sa Valéria. Légèrement piqué par le fait d'être ainsi snobé par sa mère, Garviel se cale au fond de son fauteuil, bras croisé, le regard posé entre ses parents, écoutant la réponse de sa garde du corps. “▬ Oh, et bien … Les choses se passent … pour le mieux.” Elle n'est clairement pas à l'aise, autant d'hésitation dans ses paroles de lui ressemble pas du tout. Mais il sait que Val n'avait jamais vraiment été à son aise avec les Vectors seniors. Ce qui de toute manière était tout à fait normal. Peu de gens n'étaient pas gênés par leur simple présence. Même lui, leur fils, avait parfois du mal. “▬ Nous avons participé à énormément de missions, en huit années, très peu représentaient un risque réel pour votre fils. Quand aux autres, et bien j’ai éliminer les menaces, comme le veut le protocole, Madame.” Cette fois-ci, il tourne la tête vers elle, un sourire en coin, heureusement non visible par ses géniteurs. Valeria a toutefois bien répondu estime t-il. Suffisamment concis pour ne pas avoir à rentrer dans les détails. Aucune mention du groupe d'élite Damoclès par exemple, alors qu'il s'agit sûrement de la plus grosse menace pesant sur lui, indirectement du moins. Leurs regards se croisent, et Garviel en profite pour lui adresser un nouveau clin d’œil furtif.

Ynera Vector reste impassible quelques longues secondes tandis que son père porte ses mains sous son menton, comme s'il réfléchissait. Garviel ne peut s’empêcher de laisser échapper un léger soupir devant leurs méthodes habituelles servant à déstabiliser leur interlocuteur, en particulier l'utilisation du silence. Immédiatement, sa mère lui adresse un regard réprobateur, auquel il répond par un haussement d'épaule, lui avalant un froncement de sourcil auquel il répond en inclinant légèrement la tête sur le côté. L'héritier note rapidement l'agacement se dessiner sur les visages de ses parents, sans qu'il n'y fasse rien pour l'apaiser. Après cet échange silencieux de quelques minutes bien pesantes, Ynera reprend. « J'imagine que si Garviel est encore vivant c'est que vous faites bien votre travail. Bien, nous reviendrons vers vous à la fin de cette entrevue, Valéria. » Les choses sérieuses commencent donc, il le comprend instinctivement en voyant le regard que ses parents se lancent. Il comprend aussi qu'il ne va pas aimer, mais alors absolument pas, quand il aperçoit la réticence de son père, comme s'il connaissait déjà la réponse à leur demande. Il décide cependant de lancer les hostilités lui même. Il était temps pour qu'il leur révèle sa petite attaque personnelle, mise au point depuis maintenant un petit moment et finalisée il y a peu. « Valéria fait parfaitement bien son travail. C'est bien pour cela que j'ai racheter son contrat. » Le fils savoure grandement les yeux de ses parents s'arrondir de surprise, presque choqués. Son père s'est d'ailleurs complètement avancé sur son siège, comme près à bondir. Son attitude alerte d'ailleurs les gardes, qui sont à deux doigts de sortir leurs armes avant que sa mère ne les arrête d'un signe de la main. « Après tout, c'est ma garde du corps, pas la votre. Il n'était pas normal que ce contrat ne soit qu'à vos noms. Désormais, les signataires du contrat, et les seuls à pouvoir y mettre un terme, sont Valéria et moi même. »

« De quoi ? Tu as osé nous tirer dans le dos ? » Son père fulmine, mais Garviel regarde surtout Ynera, sa mère. Celle-ci est étonnement silencieuse, et en comprend la raison en affrontant son regard. Il est surpris d'y lire alors, au delà de la surprise et du choc de sa manœuvre, de la fierté. Elle finit par sourire à son fils et par prendre la parole. « Du calme Jorel, après tout, il semblerait que nos leçons aient portées leurs fruits, d'une certaine manière. Bien joué, Garviel, tu as du y mettre une fortune, sans compter les pots de vin pour que ça ne remonte pas jusqu'à nous. » Seulement le pilote ne sait plus quoi dire, il est très loin d'avoir prévu cette réaction. Il avait cru qu'il allait devoir faire face à une dispute, sûrement la pire depuis sa fugue, pas à des félicitations. Même son père, une fois passé la surprise, semble dégager quelque chose proche de la fierté. « Heu .. Oui, tout ce que j'avais mis de côté depuis ma fugue en gros. Je n'en avais pas vraiment l'utilité ici de toute façon. » Bon, il allait quand même devoir faire une croix sur l'achat de nouveaux romans pendant plusieurs mois au moins, si ce n'est une année. Mais il tenait beaucoup à ce geste, il n'était pas normal pour lui que le destin de Valéria dépende uniquement du bon vouloir de ses parents.

Au final, la tension qui s'était installée dans la pièce disparaît au moment où Ynera éclate littéralement de rire, arrachant un grand sourire à son mari. Quand au fils, il reste un moment interdit, bouche bée et yeux écarquillés, sans vraiment comprendre ce qu'il se passe devant lui. Il décide finalement de laisser faire et d'en profiter pour glisser un mot à Val. « Je t'avais dis que je m'opposerai à ce qu'ils puissent te renvoyer. Maintenant, tu as ta vie entre tes mains, plus besoin d'avoir peur de leurs réactions. » Lorsque le calme revient, c'est son père qui reprend la parole, avec son air sérieux tout juste repris. « Tu vois quand tu le veux, tu es doué en affaire. » Garviel ne relève pas, où du moins ne répond pas, il sait qu'il ne doit pas s'aventurer sur cette pente, il n'a pas, où du moins plus, envie de se disputer. Entendre ses parents rire et voir de la fierté dans leurs yeux lui avait vraiment fait plaisir, il ne souhaite donc pas repartir en ayant tout gâché. Cependant, sa mère pose ensuite une question qui manque de lui faire manquer un battement de cœur tellement il ne l'avait pas vu venir. « Toutefois, ce geste est assez … disons inhabituel. Valéria … il semblerait que vous ayez un lien un peu plus, évolué, qu'une simple garde du corps n'est-ce pas ? »
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Garviel Vector
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Mar 6 Mar - 21:34
visite à l'improviste
garviel & valéria

Le silence qui s’installe peu après ton rapide rapport devient rapidement pesant. Il te fait douter de toi-même à un point jamais atteint encore, sans  doute parce que tu sais parfaitement que tu n’as pas été irréprochable ces derniers temps, bien au contraire. C’est dans ce genre de moment, que tu te rends compte que tu t’es peut-être un peu trop relâcher. Tu écoutes beaucoup trop Garviel … Lui qui ne cesse de te répéter d’en faire toujours moins, et de lâcher du leste, tu avais fini par le faire, peu à peu. Et voilà que tu allais sans doute en payer le prix fort. Garviel se tourne vers toi, tu captes son léger sourire en coin, sans doute se veut-il encourageant, tout autant que lorsqu’il t’adresse ce clin d’oeil invisible heureusement pour le couple Vector, face à vous deux. Ces derniers d’ailleurs ne disent pour le moment plus un mot. Chacun semble réfléchir un instant, avant que Garviel ne se mette à soupirer, agaçant visiblement Madame Vector qui lui adresse un regard pour le lui faire comprendre. Evidemment, le pilote ne se laisse pas abattre, bien au contraire. Rebelle dans l’âme face à ses parents, il continue de se montrer nonchalant, à la limite en réalité de la provocation ce qui semble déplaire tout particulièrement à sa génitrice, tout autant qu’à son père. “J’imagine que si Garviel est toujours vivant c’est que vous faites bien votre travail. Bien, nous reviendrons vers vous à la fin de cette entrevue, Valéria.” Tu hésites entre soulagement, agacement, et stresse. Ses premiers mots pourraient être encourageant, si tu n’étais pas persuadée qu’ils cachaient tout autre chose. Elle te laisse cela dit tranquille pour le moment, ce qui ne manque pas de te soulager un peu … du moins, pendant quelques secondes à peine.

Les parents de Garviel se lancent alors un étrange regard entendu … quoi que, tu jurerais que l’un des deux est moins à l’aise que l’autre avec ce qui va suivre. Pour toi, c’est clair, la suite est pour leur fils, et tu imagines en fait déjà ce que va être leur demande suivante. Pourtant, cette fois, ton protégé semble ne pas vouloir se laisser faire, voyant le manège de ses parents, c’est lui qui prend la parole, coupant ainsi l’herbe sous le pied de ses parents. “Valéria fait parfaitement bien son travail.” Tu sers les poings sur la table, il était franchement inutile qu’il prenne ainsi ta défense … “C’est bien pour cela que j’ai racheter son contrat.” Il avait fait quoi ?! Tu ouvres grands les yeux, fixant Garviel tandis qu’il observe la réaction de ses parents, qui est à peu de choses près la même que la tienne. Eux sont en colère. Toi surprise, uniquement. Monsieur Vector semble être sur le point d’imploser, à tel point que leurs gardes en viennent même à s’agacer ce qui te mets à ton tour immédiatement en alerte. Heureusement, Madame Vector calme immédiatement ses hommes. “Après tout, c’est ma garde du corps, pas la vôtre. Il n’était pas normal que ce contrat ne soit qu’à vos noms. Désormais, les signataires du contrat, et les seuls à pouvoir y mettre un terme, sont Valéria et moi même.” … Il avait mis ton nom sur ton propre contrat. Avec ça, tu n’avais plus à craindre d’être virée, ou remplacée contre ton gré, non. Il pouvait décider lui-même de te renvoyer, ou tu pouvais décider toi de t’en aller, ce que tu ne ferais évidemment pas. En clair, il venait de t’offrir la liberté. Tu n’arrives plus à détacher ton regard de lui, maintenant. Tu es gênée. Tu es … heureuse, oui. Mais tellement gênée. Evidemment, tu n’étais au courant de rien, tu l’apprends en même temps que les Vector, et tu as un peu de mal à faire face à la nouvelle, face à tes maintenant ex employeurs. Même si tu n’as rien fais, tu as l’impression d’avoir trahi quelqu’un …

“De quoi ? Tu as oser nous tirer dans le dos ?” Il est en colère. Le vieux Vector transpire la rage, il se fait subitement plus menaçant, haussant le ton pour bien faire sentir qu’il n’est clairement pas d’accord avec la manœuvre. Toutefois, lorsque la mère du pilote reprend la parole, le ton est tout autre. “Du calme Jorel, après tout, il semblerait que nos leçons aient portées leurs fruits, d’une certaine manière.” Faire des affaires, faire de l’argent comme ça, c’était pour ça que ces deux là avaient élevé leur fils. Pas étonnant donc qu’une femme d’affaire comme Madame Vector apprécie finalement la manoeuvre. “Bien joué, Garviel, tu as dû y mettre une fortune, sans compter les pots de vin pour que ça ne remonte pas  jusqu’à nous.” Bon sang … Voilà qu’elle soulevait quelque chose d’important, en effet. Racheter un contrat comme le tien avait dû coûter énormément d’argent. Les Vector n’étaient pas n’importe qui, ils avait investi beaucoup dans ton entraînement. Le contrat d’un garde dans ton genre valait cher. Très cher. “Heu .. Oui, tout ce que j’avais mis de côté depuis ma fugue en gros. Je n’en avais pas vraiment l’utilité ici de toute façon.” Tout … Tout ce qu’il avait pu mettre de côté, depuis qu’il avait quitté Yschor. Ca représentait énormément. Et surtout … Tout ça pour toi. Tu passes une main sur ton visage, te retenant pour le moment d’intervenir. En réalité, tu es partagée entre l’envie de le remercier, et celle de lui hurler dessus pour ça. Il aurait du t’en parler, et bien sûr, tu aurais cherché à le dissuader de faire ça. Par tous les moyens.

Subitement, Madame Vector se met à rire, tandis que son mari lui sourit … et pendant ce temps, Garviel d’abord surpris se tourne vers toi. “Je t’avais dis que je m’opposerais à ce qu’ils puissent te renvoyer.” Il l’avait dit … Oui. Mais tu ne t’attendais pas vraiment à ce genre d’opposition en vérité. “Maintenant, tu as ta vie entre tes mains, plus besoin d’avoir peur de leur réaction.” Tu soupires. “▬ Pourquoi est-ce que tu as fais ça ?” C’était de la folie. Tout simplement, il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier ce geste. Tu continues de le fixer avec insistance, tandis que Monsieur Vector reprends la parole. A vrai dire, tu n’y prêtes même pas attention. Sa remarque te passes complètement par dessus la tête, simplement parce que tu en es encore en train d’essayer de comprendre ton protégé. Personne ne faisait ça pour son garde du corps. Absolument personne. Personne sauf lui visiblement … “Toutefois, ce geste est assez … disons inhabituel Valéria …” Voilà qu’elle s’adresse à toi. Pourquoi est-ce qu’elle revenait vers toi ? “Il semblerait que vous ayez un lien un peu plus évolué qu’une simple garde du corps, n’est-ce pas ?” Tu ne sais pas trop ce qui se passe dans ta tête, lorsque tu comprends la question. Ta main, crispée depuis le début de cette conversation bouge immédiatement et vient agripper celle de Garviel sous la table. Tu la sers très fort un court instant, en fixant Madame Vector, les yeux grands ouverts. Sans doute n’avais-tu pas totalement conscience de là où elle voulait en venir … mais un peu quand même. Le sous entendu est clair et ton cœur immédiatement se met à redoubler de vitesse dans ta poitrine. “▬ Je … Et bien …” Te mettre mal à l’aise, c’était sans nul doute son but premier, en te posant cette question à toi et le moins qu’on pouvait dire à ce moment, c’est qu’elle avait réussi son coup. “▬ Je pense que … Nous sommes peut-être devenus … Des amis, après ces années, effectivement.” Tu n’aurais déjà jamais pu avouer une relation amicale, quand tu savais le contrat aux Vector. Le fait que tu sois un peu plus libre t’aides, tu le sais. Tu n’as plus cette peur au ventre d’être éloignée de Garviel au moindre faux pas et cette dernière constatation te fais finalement te rendre compte que cette amitié est plus forte que tu ne l’aurais cru … Si ça s’appelait toujours de l’amitié, d’ailleurs.
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Valéria Skirata
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Mer 7 Mar - 19:10
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ft. Valéria
“▬ Pourquoi est-ce que tu as fais ça ?” Sur le moment, Garviel n'a pas pensé à regarder la réaction de sa garde du corps. Pourtant, il se doute que beaucoup d'émotions ont du passer sur son visage. Bien qu'il en devine plusieurs, impossible de dire dans quel ordre elles se sont manifestées. Loin d'être sadique, il ne guette les émotions de Val que pour une seule raison, la voir s'ouvrir peu à peu et laisser enfin son éternel masque. Le moins que l'on puisse dire sur le sujet, est qu'il y est plutôt bien parvenu depuis ces huit années de, on peut appeler ça comme ça, vie commune. Le pilote se dit qu'au final, il aurait mieux fait de regarder Valéria plutôt que ses parents. Pour toute réponse à la question de sa camarade, il hausse légèrement les épaules avant de sourire. « Et pourquoi pas ? Il est normal que tu ais ta vie entre tes mains. » Une part de lui souhaite ajouter quelque chose, mais se retient à cause de la présence de ses parents, bien qu'il soit peu probable que cela échappe à sa protectrice. De toute manière, elle le connaît tellement bien qu'il a du mal à lui cacher la moindre chose. Évidement, la situation est réciproque, et beaucoup au sein de l'Alizé lui demandent souvent comment il peu bien se débrouiller pour réussir à déchiffrer les différentes expressions neutres sur le visage de Valéria. Un jeu d'enfant pour lui désormais.

“Toutefois, ce geste est assez … disons inhabituel Valéria …” Il fronce les sourcils aux paroles de sa mère. Il sent la question piège et bien placée arriver à des kilomètres. Sauf que autant lui est habitué à ce type d'échange, et à garder contenance, où du moins à ne pas réagir de trop, ce n'est clairement pas le cas de l'autre pilote. “Il semblerait que vous ayez un lien un peu plus évolué qu’une simple garde du corps, n’est-ce pas ?” Et voilà, il aurait du parier, il aurait gagné. La question est particulièrement vicieuse. S'il vient en aide à Val, ce serait un aveu. Un aveu de quoi d'ailleurs ? Lui même ne le sait pas, mais il sait qu'aider la jeune femme dans sa réponse ne ferait qu’enfoncer le clou déjà bien planté par sa mère. Au final, grand bien lui a pris, car lorsque la main de Valéria vient prendre la sienne sous la table, il en est tellement surpris qu'il manque de faire un bond. Heureusement, par réflexe, il réussit à garder le contrôle et malgré la surprise initiale, répond rapidement au geste de sa collègue. Garviel tourne toutefois légèrement la tête vers Valéria, dont il sent la main complètement crispée, serrant fort la sienne. Lui même en est bouche bée, à croire que tout le monde y passait aujourd'hui, il ne s'agit pas là d'un geste habituel. Valéria est bien trop peu démonstrative pour un tel geste.

“▬ Je … Et bien …” Elle est complètement perturbée, la question a fait mouche. Une spécialité des Vector ça. Ce n'est pas forcément la réponse orale qu'ils guettent mais la réponse physique. En l’occurrence celle de Valéria semble vouloir dire beaucoup de choses pour Ynera. Garviel de son côté,  n'écoute presque pas la réponse donnée par sa garde du corps. Des tas de questions l'assaillent dans sa tête. Pourquoi réagit-elle aussi fortement ? Il s'attendait bien à ce qu'elle soit mal à l'aise, mais pas à cette démonstration, heureusement cachée à la vue de ses parents. Y a t-il autre chose qu'elle n'a jamais voulu dire ? Est-elle simplement du genre à trop réagir quand ce contexte est évoqué ? “▬ Je pense que … Nous sommes peut-être devenus … Des amis, après ces années, effectivement.” Autant la réponse semble suffire à Ynera et Jorel Vector, autant Garviel perçoit tout de suite la réponse incomplète, ou mal réfléchie. Il perçoit quelque chose d'autre derrière, mais il est le seul capable de le déceler grâce à huit années à se côtoyer presque tout les jours. « Des amis donc. Ce n'est pas si inhabituel en vérité. Déconseillé en revanche. » Le pilote roule des yeux devant la remontrance cachée, et ne peut cette fois s'empêcher d'intervenir. « En même temps nous vivons dans un vaisseau, il n'y a pas des milliers de choses à y faire. On est toujours ensemble, à votre demande d'ailleurs bien que ça ne me dérange plus, tout les jours de la semaine et presque à toute heure ! Aucune rotation de garde. Vous pensiez vraiment que ça n'arriverait pas ? Ce n'est pas mon genre en tout cas d'être accompagné en permanence par quelqu'un sans lui adresser la parole. »

Ayant parlé rapidement sans presque respirer, il se rassoit en haletant légèrement. Voilà qu'il s'est lui même un peu trop emporté. Mais sa tirade semble avoir convaincu, alors qu'un léger hochement de tête de ses parents semblent indiquer qu'ils comprennent son point de vue. La discussion pars ensuite sur diverses banalités sur l'évolution des affaires familiales et si tout se passe bien dans la flotte. Garviel fait en sorte de ne pas donner trop de points négatifs, conscient qu'ils peuvent être utilisés contre lui plus tard. Son père en revanche souhaite revenir sur un point précis. « D'après nos informations, votre dernière mission s'est plutôt mal passée. Tout le monde séparé, et au final c'est le protégé qui doit veiller sur la protectrice c'est bien cela ? » Le pilote peste intérieurement, et maudit le réseau d'informateurs de sa famille et leur efficacité. Garviel se renfrogne, jette un regard vers Valéria avant de soupirer. « On ne choisit pas où l'on attérit durant une tempête. Et puis, ça n'a pas duré longtemps, le temps que val se remette autour d'un feu. On avait des soldats pour surveiller le camp durant ce temps. Ensuite tout est reparti normalement. Pas vrai ? » Ne sachant pas vraiment quoi répondre à la question de son père, le fils est donc obligé de demander un peu d'aide. Il peste ensuite contre lui même en se rappelant qu'au final, rien ne l'obligeait à répondre à la question.
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Garviel Vector
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Jeu 8 Mar - 0:25
visite à l'improviste
garviel & valéria

Comment est-ce que ça avait pu … dégénérer à ce point ? Alors non, tu n’étais pas sereine, et ce depuis le moment où Garviel t’avais annoncé leur visite. Tu t’attendais à des tas de choses ; te faire réprimander, te faire virer, être mutée ailleurs de force, ou simplement être mise sur la touche, remplacée. Tant de choses qui étaient loin de te plaire, parce que ta place, tu y tenais. Tu y tenais énormément. Quand tu étais petite, plus jeune, adolescente peut-être, tu avais tendance à prendre cette tâche, dont ton père te parlait si souvent pour un simple travail. Une mission. Ta mission. C’était important, mais ça ne l’était pas vraiment pour toi. Ca l’était pour les autres. Ca l’était pour ton père. Ca l’était pour les Vector et toi … Toi, Valéria, tu n’étais qu’une arme. Un objet. Un bouclier que l’on plaçait dans le dos d’un homme dont tu ne savais rien, et qui était tout simplement destiné à prendre les coups à sa place. Ca n’avait pas été facile. Personne n’avait dit que tu avais tout accepter. Tu n’avais jamais rien dis, et tu ne t’étais jamais plainte. Là, était la différence. Ton père t’avais éduquée comme ça ; tu devais obéir, et tu ne devais jamais rien dire. Bien entendu, personne n’avait jamais pu te retirer tes pensées, ou même tes sentiments, même si avec le temps, tu avais appris à tout dissimuler et que tu t’étais finalement toi-même armée d’une solide carapace. Tu te souvenais encore des moments durant lesquels tu trouvais ça injuste. De ce que tu avais ressenti, toutes les fois ou ta jeune soeur était venue te rendre visite. Elle, si différente de toi. Si joueuse, à l’époque. Si insouciante et si belle. C’est ce dernier point, qui t’avais marquée d’ailleurs. Sa beauté. Elle ressemblait davantage à ton père, c’est vrai, mais tu avais toujours vu en elle, les rares fois où tu avais eu l’occasion de l’avoir près de toi, la grâce de ta mère. Sa féminité. Tout ce que tu n’avais pas, et tout ce que tu n’avais de toute façon pas le droit d’avoir. C’est pour ça que ton père avait fini par interdire qu’elle vienne te rendre visite. Parce qu’il avait lu ta rage, dans ton regard, et qu’il avait voulu éloigner le moindre risque que tu te mettes à cesser de lui obéir. Il avait réussi. Finalement, tu étais devenu tout ce qu’il aurait aimé que tu sois … Du moins, l’étais-tu encore, il y a huit de ça, lorsque tu avais débarquée ici avec tes règles, et ton protocole en tête. Une presque décennie, ça pouvait changer les gens. Même les gens comme toi. Huit ans avec Garviel, et il te semblais que tu étais devenue une toute autre femme. Alors certes, tu n’étais toujours pas aussi ouverte qu’il l’aurait souhaité. Mais il était évident que tu étais bien moins stricte qu’au tout début.

Tes mots sont bancals. Tu n’arrives même pas à te convaincre moi-même de ce que tu racontes, c’est dire. Tes paroles manquent cruellement d’assurance, et quand on te connais assez, ça se sent aussitôt. Tu sais que Garviel doit deviner ton stresse, ton mal être, et ta difficulté. D’ailleurs, maintenant que tu as enfin réussi à essayer de t’expliquer, maintenant que tu as parler de cette espèce d’amitié qui était loin d’être banale, avouons le, tu te rends compte de ce que tu as fais sous l’effet de la pression. Ta main est toujours accrochée à celle de ton leader. Il sert la tienne. Tu sens l’étreinte de ses doigts qui enserrent les tiens. Qu’est-ce qui t’étais passé par la tête, enfin ? Jamais encore tu n’avais eu l’audace de faire une telle chose envers personne, et encore moins envers Garviel. Jamais … Et pourtant, ça avait été presque naturel, cette fois. Ou plutôt, ça avait instinctif. Comme si tu avais cruellement eu besoin d’un contact physique pour garder le contrôle de toi-même. Tu n’oses même pas reposer les yeux sur lui, sans doute as-tu trop peur d’y lire quelque chose en particulier. “Des amis donc.” Elle répète tes mots, ce qui a pour effet de te donner la nausée à ce moment précis. “Ce n’est pas si inhabituel en vérité. Déconseillé en revanche.” Elle n’approuve pas. Bien sûr, ça tu le savais. D’ailleurs, encore une fois, si le nom de cette femme et son mari figurait toujours sur ton contrat, tu n’aurais jamais oser énoncer une chose pareille devant eux. Simplement parce que tu savais que normalement, ce n’était pas une chose à faire. Ton père te l'avait répété de nombreuses fois. Tu étais là pour offrir ta vie si nécessaire, tu ne devais ni t’attacher, ni faire en sorte que ton … maître ne s’attache à toi. En aucune façon. L’amitié ? C’est déjà beaucoup trop. Du moins, ça l’était aux yeux des Vector. Tu ouvres la bouche, cette fois prête à répondre avec plus de franchise, et plus de répondant. Tu sens bien que tu te détaches un peu de cette crainte qu’il t’inspirais, lorsque tu te savais liée à eux. Pourtant, c’est Garviel qui te devances, visiblement mécontent d’entendre ce genre de paroles. “En même temps nous vivons dans un vaisseau, il n’y a pas des milliers de choses à y faire. On est toujours ensemble, à votre demande d’ailleurs bien que ça ne me dérange plus, tous les jours de la semaine et presque à toute heure ! Aucune rotation de garde. Vous pensiez vraiment que ça n’arriverait pas ? Ce n’est pas mon genre en tout cas d’être accompagné en permanence par quelqu’un sans lui adresser la parole.” La discussion … ça faisait partie des premières choses qu’il avait mises au point dès le début, avec toi. Il voulait discuter. Apprendre à te connaître. Il avait voulu que tu prennes l’habitude de lui parler, de dire les choses, au lieu de te murer dans le silence que l’on t’avais pourtant appris à garder, la plupart du temps. Tu baisses les yeux, détournant légèrement les yeux pour observer vos mains, l’une dans l’autre, entre vous deux. Tu exerces une nouvelle pression sur sa main, en sentant qu’il est de nouveau agacé par tout ça.

Finalement, les Vector ne trouvent rien à redire là dessus. En fait, ils se mettent à évoquer d’autres sujets, et tu dois bien avouer que tu restes de marbre durant toute la discussion, te contentant de garder les yeux baissés, te repassant en boucle tout ce qui venait de se passer depuis ce matin. Tu entends vaguement les sujets défiler, un à un. Les affaires, les affaires, encore les affaires. A croire que ces gens n’avaient que ça dans la vie … Ils en viennent finalement à questionner leur fils sur son travail au sein de la FEA, et tu remarques bien que Garviel fait semblant d’ommettre beaucoup de choses, à commencer par Damoclès, ou encore les quelques missions périlleuses qu’il avait eu à affronter, sans compter le crash d’il y a environ deux ans. Cela dit, Jorel Vector ne tarde pas à reprendre la parole. “D'après nos informations, votre dernière mission s’est plutôt mal passée. Tout le monde séparé, et au final, c’est le protégé qui doit veiller sur la protectrice, c’est bien cela ?” … Tu serres les dents. Tu savais qu’ils savaient. Il ne pouvait pas en être autrement, ces gens là avaient un bien trop vaste réseau d’informations, ils savaient tout sur tout et ce, aux quatre coin de cette galaxie. Tu surprends le regard de Garviel. Il soupire. Encore une fois, ça n’a pas l’air de lui plaire et … c’est encore lui qui prends la parole. Il te défends, encore une fois, et la réalité te frappe. Toi qui n’étais pas fière du déroulement de cette mission, voilà que tu continuais de laisser Garviel prendre ta défense, et ce, depuis le début de cette discussion. Tu étais capable de te défendre. Evidemment. Le soucis résidait dans le fait que ce soit les Vector, face à toi … Quoi que maintenant, tu avais parfaitement et le droit, et la possibilité de parler plus librement. “Pas vrai ?” Tu te redresses vivement, soupirant à ton tour, pour finalement lâcher la main de Garviel et poser tes deux mains sur la table. Il était peut-être temps que tu mettes les choses au clair, non ? D’autant que tu te rendais compte que tu n’avais plus à recevoir ce genre de reproches de leurs parts. “▬ J’admet ne pas avoir été particulièrement utile, ni même efficace durant cette mission, en effet.” Étrange comme ton aveux semble satisfaire le couple. Comme s’ils n’attendaient que ça, ferrer le faux pas, l’erreur. “▬ Cela dit, Monsieur, Madame, sauf votre respect, il me semble que je n’ai désormais plus aucun compte à vous rendre.” Tu te surprends toi-même d’avoir réussi à dire ces mots avec autant de calme et d’assurance dans la voix. L’expression des parents du pilote change immédiatement. Ils semblent surpris … Surpris que tu oses leur tenir tête. Comme si tu n’étais qu’un robot, et que ce n’était pas dans ta programmation. “▬ Puisque Garviel est désormais le seul à disposer de mon contrat, je me réserve le droit de ne faire mes rapports qu’à lui, et à lui seul.” Tu ne tiens pas compte de ton nom, aussi présent sur le contrat. Ça ne changeait pas grand chose. Tu avais beaucoup trop l’habitude de dépendre de quelqu’un … d’avoir un employeur. Aujourd’hui, Garviel était à la fois ton protégé, et ton maître, pour dire les choses le plus clairement possible. “▬ S’il s’avérait que je … Que je vienne à ne plus lui convenir, il me semble évident que votre fils sera parfaitement capable de me le faire savoir et de prendre les mesures qu’il jugera nécessaire. Et je lui obéirais.” Tu tournes alors finalement la tête vers Garviel, avant de revenir vers ses parents, et plus précisément sa mère. “▬ Et pendant que j’y pense … J’aimerais souligner le fait que s’il vous venait à l’idée d’assigner un nouveau garde de votre cru à mon protégé, sachez qu’il serait immédiatement considéré comme une menace et que je n’hésiterais pas une seconde à l’éliminer.” Oh, ils savaient parfaitement de quoi tu étais capable. Et ils savaient aussi qu’ils ne disposaient que peu de gardes de ton niveau de compétence. Autrement dit, tu aurais vite fait de te débarrasser du moindre nouveau garde qu’ils pourraient mettre sur ton chemin. “▬ Mais je vous en prie … Vous pouvez continuer à discuter. Si tout cela te conviens, évidemment, Garviel.” De ton côté, tu estimais en avoir assez dit, et avoir été assez claire, maintenant. D’ailleurs, tu étais plutôt fière de toi, pour ça.
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Valéria Skirata
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Ven 9 Mar - 19:45
visite à l'improviste
ft. Valéria
S'il y a bien une chose à laquelle Garviel n'a jamais cru possible, c'est bien ce qui est en train de ce passer sous ses yeux. Ou ses oreilles. Ses parents cherchent toujours à trouver une faille dans son entourage, dans sa vie même, afin d'appuyer dessus pour le convaincre de cesser sa carrière de pilote de de venir embrasser son destin au sein de la compagnie familiale. Ça il le sait depuis des années, depuis sa naissance même. Il est donc normal que ses parents tentent le coup en parlant de sa dernière mission. Mais après son petit exposé, moyennement convainquant, Valéria le scotche sur place. “▬ J’admet ne pas avoir été particulièrement utile, ni même efficace durant cette mission, en effet.” Cet aveu le fait grimacer, ce n'est pas du tout le genre d'aider qu'il attend de sa part. Mais il se doute qu'autre chose va suivre. Il est bien tenté de protester contre ce qu'il juge ne pas être vrai. De toute évidence, Valéria oublie toujours qu'elle ne protège pas que son intégrité physique, mais aussi son mental. C'est la savoir quelque part sur la planète, la savoir peut être non loin de lui, qui l'a empêcher de craquer alors qu'il était livré à lui même. Sans compter la mine presque ravie que ses parents tirent, voyant là le cordon sur lequel tirer. “▬ Cela dit, Monsieur, Madame, sauf votre respect, il me semble que je n’ai désormais plus aucun compte à vous rendre.” C'est là que Garviel commence à être sur le cul. Son regard se fixe sur sa garde du corps qui semble sortir les crocs. Il a toujours su que le couple Vector lui fait peur, alors voir sortir ce genre de réplique dans sa bouche à largement de quoi surprendre le pilote. Toute envie d'intervenir disparaît rapidement alors qu'un sourire se dessine sur son visage, impossible à retenir, tandis que Valéria continue sur sa lancée.

“▬ Puisque Garviel est désormais le seul à disposer de mon contrat, je me réserve le droit de ne faire mes rapports qu’à lui, et à lui seul.” Comme quoi, il a vraiment bien fait d'effectuer de rachat. Voir sa protectrice libérer sa parole de cette manière le réjouit. Une part de lui est d'ailleurs contente de ne pas être la cible de la remontrance, qui est tout de même assez violente. Les gardes se sont d'ailleurs raidit devant le ton employé et les mots prononcés. Leur endoctrinement doit sûrement se révolter devant l'attitude de Valéria. Garviel note tout de même qu'elle omet, volontairement pense t-il, de dire que elle aussi est dépositaire du contrat désormais. “▬ S’il s’avérait que je … Que je vienne à ne plus lui convenir, il me semble évident que votre fils sera parfaitement capable de me le faire savoir et de prendre les mesures qu’il jugera nécessaire. Et je lui obéirais.” Le pilote n'a pas bougé d'un poil depuis qu'elle a prit la parole, la lueur de fierté est désormais passée dans son propre regard, qui ne manque pas de croiser celui de sa garde du corps lorsqu'elle tourne la tête vers lui. Garviel se fait violence pour aller poser ses yeux sur ses parents, qui semblent un peu choqués, mais pas forcément déstabilisés. Il ne fait aucun doute qu'ils ont encore plusieurs atouts dans leur manche, la contraire serait étonnant de leur part.

“▬ Et pendant que j’y pense … J’aimerais souligner le fait que s’il vous venait à l’idée d’assigner un nouveau garde de votre cru à mon protégé, sachez qu’il serait immédiatement considéré comme une menace et que je n’hésiterais pas une seconde à l’éliminer.” Cette fois-ci, il espère vraiment que ses parents ne tenteront d'ailleurs jamais le coup. Garviel ne peut s'imaginer condamner un pauvre garde répondant simplement aux ordres. D'un autre côté, l'idée que Valéria semble tenir à lui à ce point, jusqu'à ne souhaiter personne d'autre dans ses pattes, lui fait grandement plaisir. Surtout qu'il y a tout de même peu de chances qu'un autre garde lui soit attribué, les capacités de Val étant tout de même impressionnantes. Il faut tout de même faire attention à ne pas trop se surestimer. “▬ Mais je vous en prie … Vous pouvez continuer à discuter. Si tout cela te conviens, évidemment, Garviel.” L’intéressé met un temps avant de revenir à la réalité et secouer la tête comme quelqu'un venant tout juste de se réveiller. Il se tourne alors vers ses parents. « Heu, oui ! J'imagine que ça dépend de vous, si vous avez autre chose à nous dire ? » Jorel et Ynera se penchent alors l'un vers l'autre pour converser à voix basse, arrachant un nouveau soupir de leur fils. Ce dernier profite tout de même de l'accalmie pour glisser un mot à Valéria. « Je dois dire, que tu m'as bluffé Val. Ça me fait plaisir de te voir prendre en assurance. »

Ayant terminé leurs messes basses, le couple reporte son attention vers leur fils et sa protectrice. Ynera prend la parole ensuite. « Garviel, va avec ton père, il doit te dire quelque chose. Quand à moi, je vais rester en tête à tête avec Valéria. » Intrigué par ce changement de stratégie, Garviel accepte d'un hochement de tête et se lève à la suite de son père, non sans poser une main se voulant rassurante sur Val. Son père l'amène alors dans une pièce voisine avant de lui donner un coup sur l'épaule, arrachant un regard particulièrement surpris au pilote. « On dirait bien que ta garde du corps se découvre des griffes contre ses anciens employeurs. Bien joué d'ailleurs pour le rachat, ta mère n'a rien vu. » Garviel fronce les sourcils devant cette phrase, au sous entendu particulièrement étrange. « Merci, j'imagine. Tu veux dire que tu savais ? »  Son père part alors dans un rire léger mais franc, et le sourire en coin qu'il affiche fait office de réponse. Le fils cherche alors la raison, il ne comprend pas pourquoi son père n'a rien fait contre cette manœuvre. Mais après tout, c'est surtout sa mère qui se montre toujours la plus poussante sur son retour. Peut être son père a t-il décidé de laisser son fils vivre sa vie. « Ta mère avait arrangé un mariage avec la fille d'une autre grande compagnie. J'avoue que la dessus, même moi ait tenté de lui faire comprendre que ça ne marcherait jamais. Mais tu la connais. Je pense qu'elle a abandonné l’idée grâce à ta manœuvre et à la rébellion de Valéria. » Garviel acquiesce alors de la tête, il comprend ainsi beaucoup de choses. En particulier le soutien de son père. « Merci papa ! » Profitant du moment, le pilote se laisse aller à un mouvement dont il n'a plus l'habitude, qu'il n'a que peu fait d'ailleurs. Ses bras entourent son père dans une accolade, auquel ce dernier répond, bien qu'hésitant. « Allez ce n'est rien fiston ! Juste une information, tu as un chasseur de primes aux fesses. Une des primes sur Julios Klei a triplé et quelqu'un a fait le lien avec toi. Fait attention tu veux ? » L'information donne des frissons dans le dos du pilote. Il fait rapidement le lien sur quelle prime a été augmentée, et sur quel genre de chasseur est capable de remonter jusqu'à lui. Il se pensait à l'abri après plus de treize années, il semble que ce ne soit pas le cas. « Promis, et puis … j'ai Val ! »

De son côté Ynera Vector se lève aussi, s'approchant de Valéria, s'asseyant au plus proche d'elle. « Rentrez vos griffes, gardienne. Ne montez pas trop vite sur vos grands chevaux. Je vous rappelle que même si vous, n’êtes plus sous notre responsabilité, il n'en est pas de même pour toute votre famille. » Inutile de préciser que la remontrance de la jeune femme n'a été que peu appréciée par Ynera, et elle compte bien le faire comprendre, tout en reprenant les rennes de la discussion. « Je pense a votre petite sœur Miryia, où à votre seconde sœur. Oh ! Je vous l'apprend il me semble ? De mémoire, personne ne vous en avait informé. » La phrase reste en suspend, alors que Ynera se lève de nouveau pour reprendre sa place. « Vous n'auriez pas été la protectrice de mon fils, vous seriez morte sachez le. Pour en terminer sur cette entrevue, avant que les hommes ne reviennent, sachez aussi que vos deux sœurs se sont engagées dans la FEA, sur l'Alizé, grâce à nous ! Ne l'oubliez pas la prochaine fois. » Sur ces paroles, Garviel et Jorel reviennent dans la salle et Ynera se lève avant de prendre congé suivie de la moitié des gardes. Jorel pose une main sur l'épaule de son fils avant d'aviser Valéria tout en prenant un ton de conspirateur. « J'espère qu'elle ne s'est pas montrée dure. Elle est assez invivable en ce moment. Je vous souhaite bonne continuation en tout cas. Garviel, fais vraiment attention, ils ne se décourageront pas simplement parce que tu es dans la FEA ! » La dessus, il prend lui aussi congé et le pilote peu laisser échapper un long soupir. « ça c'est pas si mal passé par rapport aux autres fois … elle te voulait quoi ma mère ? »
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Garviel Vector
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Ven 9 Mar - 21:56
visite à l'improviste
garviel & valéria

Tu as l’impression d’être essoufflée désormais, sans doute parce que tu n’as pas pour habitude de parler autant … et surtout pas lorsque tu es dans un tel état de nerfs, de stress ou de tension. Tu ne sais même pas toi même pourquoi tu avais tant eu besoin d’ouvrir la bouche maintenant, et de mettre les choses au clair avec ces gens là … Une part de toi leur en voulait peut-être, mais au fil du temps, tu savais bien que tu avais appris à réellement apprécier ta mission, ta tâche, mais plus encore : celui que tu protégeais, justement. C’était étrange, mais tu prenais toutes les paroles ou presque de Madame Vector et son mari pour des agressions … la preuve que tu étais vraiment tendue. Bien entendu, tu étais restée très correcte. Pas un mot plus haut que l’autre, et tu avais utiliser le même langage soutenu, celui que l’on t’avais appris à utiliser face à tes employeurs. Pourtant, tu savais qu’une partie de ton discours avait tout de même été violent, agressif voir carrément menaçant. Tu avais lu dans le regard de la femme qui se tenait en face de toi qu’elle était loin d’avoir apprécier tout ça et tu avais en toi comme le pressentiment qu’elle allait sans doute te faire regretter ça, un jour un l’autre. Pour terminer avec ce que tu as à dire, tu te sens tout de même obligée de demander l’approbation de Garviel … c’est comme un réflexe. Ce dernier semblait être ailleurs, sans doute particulièrement surpris de te voir agir ainsi, en réalité. Ce n’était pas vraiment toi, ça. Tu n’étais pas le genre à ouvrir la bouche pour plaider ta cause, du moins pas comme ça, et surtout pas envers des gens de cette envergure.

“Heu, oui ! J’imagine que ça dépend de vous, si vous avez autre chose à nous dire ?” Honnêtement, tu espérais de tout coeur qu’ils en avaient terminé. Tu n’avais qu’une hâte : qu’ils s’en aillent, qu’ils s’en retournent à leurs activités dans leur coin, et qu’ils reviennent le plus tard possible, voir jamais. Pourtant, tu ne détestais pas les Vector. On aurait pu le penser, oui, mais tu les avais toujours crains plus qu’autre chose. A côté de ça, si toi tu avais été utilisée, tu savais que ta soeur par exemple avait été prise en charge par le couple. Une façon de remercier ton père pour ses services, et ta famille pour le don d’un de ses membres, en quelques sortes. Tu avales ta salive, du moins ce qu’il en reste, tandis que les parents de ton protégé se mettent à discuter entre eux. Des messes basses qui n’augurent rien de bon mais que tu laisses de côté lorsque Garviel se penche légèrement vers toi. “Je dois dire que tu m’as bluffé Val. Ça me fait plaisir de te voir en prendre en assurance.” Ce n’était pas étonnant, tu savais bien que c’est ce qu’il avait toujours voulu pour toi. Cela dit … tu es toujours dérangée par cette situation, et cette histoire de rachat te trotte encore et toujours dans la tête. Déjà, tu te dis qu’il allait falloir que tu prennes une nouvelle fois ton courage à deux mains après le départ du couple, pour avoir une discussion avec Garviel à ce sujet.

“Garviel, va avec ton père, il doit te dire quelque chose. Quand à moi, je vais rester en tête à tête avec Valéria.” Oh voilà qui s’annonçait mal, très mal. Garviel se lève et sa main se pose sur ton épaule, comme s’il avait compris que la tension était remontée d’un cran en toi. Madame Vector avait prouvé à de nombreuses reprises qu’elle était bien plus virulente que son mari, et après ton petit discours, tu doutais qu’elle veuille rester ici, avec toi, pour échanger des politesses. Loin de là. Tu suis Garviel du regard, jusqu’à ce qu’il disparaisse à la suite de son père … puis, tes yeux glissent finalement sur Madame Vector. Elle se lève, s’approche de toi et pose ses fesses à côté de toi, à la place qu’occupait précédemment son fils. “Rentrez vos griffes, gardienne. Ne montez pas trop vite sur vos grands chevaux. Je vous rappelle que même si vous, n’êtes plus sous notre responsabilité, il n’en est pas de même pour votre famille.” Tu te crispe aussitôt sur ta chaise … Tu aurais dû te douter qu’elle avait encore une carte à jouer, seulement, étant donné que tu l’as depuis bien longtemps laissée derrière toi, tu n’aurais jamais ô grand jamais imaginer qu’elle jouerais celle de ta famille. D’ailleurs, tu n’en as plus énormément. Et ça, elle le sait aussi. Ton regard assassin vient se planter dans le sien … seulement, elle ne se laisse pas le moins du monde impressionnée. Elle a son armée de garde derrière elle, après tout. “Je pense à votre petite soeur, Miriya, ou à votre seconde soeur.” … Seconde soeur. Tu plisses les yeux. Tu n’as, et tu n’as toujours eu qu’une seule et unique soeur. Et pourtant .. “Oh ! Je vous l’apprend il me semble ? De mémoire, personne ne vous en avez informée.” Effectivement. Non. Si elle disait vrai, personne n’avait pris la peine de te donner cette information pourtant relativement importante. Et d’ailleurs, en l’apprenant de cette façon, voilà qu’une rage, rarement ressentie jusqu’ici monte peu à peu en toi. Tu te contrôles, cela dit. Tu tâches de ne pas imploser, et pour ça, tu sers les poings si fort que le peu d’ongles que tu as rentre dans ta chair, provoquant une douleur qui te force à te focaliser sur elle, plutôt que sur le reste. “Vous n’auriez pas été la protectrice de mon fils, vous seriez morte sachez le. Pour en terminer sur cette entrevue, avant que les hommes ne reviennent, sachez aussi que vos deux soeurs se sont engagées dans le FEA, sur l’Alizé, grâce à nous ! Ne l’oubliez pas, la prochaine fois.” Tu sers. Tu sers. Encore et encore … jusqu’à ce que Garviel ne refasse son apparition en compagnie de son père. Là, Madame Vector se lève, fièrement, avant de s’éloigner pour s’en aller, avec ses gardes. De ton côté, tu te mets à fixer un point droit devant toi pendant que Monsieur Vector semble saluer son fils avant de finalement quitter la pièce à son tour. Près de toi, Garviel soupire. Mais toi … Toi, tu n’arrives pas à reprendre le dessus. Le contrôle de toi même. Tu es toujours en colère. En rage. Et dans ta tête, c’est un capharnaüm sans nom qui se joue. Tout se mélange. Absolument tout. Ce que tu sais, ce que tu ne savais pas, qui le savait … “Ça s’est pas si mal passé par rapport aux autre fois …” Tu ne peux pas te retenir de ricaner. Evidemment, tu ris jaune. “Elle te voulait quoi ma mère ?” Tu sais qu’il n’a rien fait. Tu le sais parfaitement. Et pourtant, c’est la question de trop. Subitement, tu te lèves et ta main vient balayer la carafe de verre remplie d’eau qui se trouvait posée devant toi, sur la table depuis le début. L’objet vole à travers la pièce, pour venir s’écraser au sol à quelques mètres et toi, tu t’éloignes de quelques pas, te mettant soudainement à piétiner, à faire du sur place. Tes poings sont toujours serrés, et les paroles de cette bonne femme viennent puis reviennent dans ta tête, elles tournent en boucle comme une mélodie insupportable dont on aimerait se débarrasser, mais qui continue de jouer. “▬ Elle voulait me faire comprendre que ce contrat, c’est qu’un bout de papier et qu’elle me tient encore et toujours.” Tu passes une main sur ton visage, avant de finalement te retourner vers Garviel. Il est innocent, Val. Il est innocent. C’est ce que tu te répètes, en boucle dans ta tête. Et pourtant. “▬ C’était bien la peine d’y mettre une telle somme si c’est pour qu’elle trouve autre chose pour me manipuler …” Non, en effet. Tu n’avais jamais détester les Vector, parce que jusqu’ici, tu estimais qu’ils avaient toujours été relativement bons … Jusqu’ici, oui. Être manipulée, tu avais l’habitude. Seulement, tu l’avais toujours accepter. Même si tu n’avais pas choisie, tu avais accepté. Aujourd’hui, elle avait eu le malheur d’utiliser ta famille. La … ou plutôt les seules personnes qui partageaient encore un lien de sang avec toi. Et ça, c’était blessant. Atrocement blessant. “▬ Tu savais pour ma soeur ? Et je ne te parle pas de Miriya, non. Je te parle de l’autre soeur. Celle dont j’ignore le nom mais dont j’ignorais aussi l’existence jusqu’à ce que ton affreuse mère se mette à me menacer avec elle dans sa balance du Diable !” D’ailleurs, voilà que tu commençais à te demander s’il n’était pas au courant pour cette sœur … Peut-être qu’il l’était, et qu’il ne t’avais jamais rien dit. Pourquoi est-ce qu’il serait différent des autres ? De ton père. De ses parents à lui. De tous ces gens qui avait sciemment dissimulé la naissance de cette autre fille dans ta famille. Tu ne t’es même pas rendu compte du ton agressif que tu utilisais depuis tout à l’heure … si même que tu étais littéralement en train de hurler sur ton protégé pour lequel tu avais pourtant toujours montrer le plus respect. “▬ Les Vector … ils sont tous maudits, tous sans exception.” Et là … pile à ce moment, ta main vient se plaquer contre ta bouche, comme pour te faire taire alors que concrètement, il est déjà trop tard. Tu dessers les poings, comme si tu venais de réussir à évacuer toute la pression accumulée, mais à quel prix, en réalité ? Tu ne peux même plus bouger. Tu restes là, plantée, droite comme un “I” à le fixer, sans ajouter un mot de plus, puisque de toute façon, tu en avais déjà bien trop dit.
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Valéria Skirata
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Ven 9 Mar - 22:44
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ft. Valéria
Il se doute bien que les deux femmes ne se sont pas échangées des politesses durant le laps de temps où il les a perdus de vus. Garviel sait que sa mère peut se montrer presque cruelle parfois, bien que lui même en ait rarement fait les frais directement. Mais ce qui lui met la puce à l'oreille, c'est ce ricanement qui sort de la bouche de Valéria. C'est trop peu son genre pour que cela annonce quelque chose de bien. Il fronce les sourcils alors qu'elle semble sur le point d'exploser, et il ne peut s'empêcher de remarquer les marques d'ongles bien visibles dans ses paumes. Le pilote se demande alors ce qu'à bien pu dire sa mère pour qu'il observe sa Valéria dans cet état, mais craint aussi la réponse. Qui ne tarde par ailleurs pas à arriver, mais d'abord, il doit assister à un accès de colère de la part de sa garde du corps qui commence à envoyer des objets valdinguer un peu partout dans la pièce. Sachant quand il est préférable de sa taire, il la laisse faire, évitant de l'interrompre, sortant même de son champ de vision afin d'éviter de servir de cible.  “▬ Elle voulait me faire comprendre que ce contrat, c’est qu’un bout de papier et qu’elle me tient encore et toujours.” Garviel ne comprend pas directement, il cherche un moment ce que peut encore avoir sa mère en stock pour faire pression sur Valéria. La réponse lui vient finalement tel un soufflet. Sa sœur bien entendu ! Il a complètement oublié de la prendre en compte. EN réalité, cet oubli est normal, son objectif étant simplement de redonner les clef de sa vie à Valéria. L'altercation verbale qui a suivit n'était en aucun cas prévue. Toujours est-il qu'il s'en veux grandement maintenant.

“▬ C’était bien la peine d’y mettre une telle somme si c’est pour qu’elle trouve autre chose pour me manipuler …” Sauf qu'encore une fois, ce n'est pas là l'objectif que souhaite accomplir Garviel en rachetant le contrat. Mais il se doit de reconnaître qu'il est responsable de ce qui se passe maintenant. Croyant bien faire, il n'a fait que causer de nouveaux soucis, tout en impliquant d'autres personnes, qui n'ont rien demandé, dans l'affaire. Il se sent particulièrement idiot pour le coup. Son esprit cherche à toute vitesse s'il y a quelque chose à faire pour éviter que tout ne s'envenime. Mais il est impuissant, son seul recours étant son père, qui semble être bien moins rancunier envers Valéria et son fils. Avec le recul, il reconnaît bien là les manipulations habituelles de ses parents, sa mère en particulier, qui est tout de même la patronne de la compagnie. Garviel souhaite intervenir, parler à Val, mais il sait qu'il doit attendre encore, l'orage n'est pas passé, que ce serait inutile. “▬ Tu savais pour ma soeur ? Et je ne te parle pas de Miriya, non. Je te parle de l’autre soeur. Celle dont j’ignore le nom mais dont j’ignorais aussi l’existence jusqu’à ce que ton affreuse mère se mette à me menacer avec elle dans sa balance du Diable !” Un hoquet de surprise frappe le pilote d'un coup. De quoi parle t-elle ? Quelle autre sœur ? Il n'a jamais été question que d'une seule autre Skirata. Son visage se décompose alors que intercompréhension se dessine dessus sans qu'il n'arrive à trouver la moindre explication. « De … quelle autre sœur ? Bordel maman, qu'est-ce que tu as foutu encore ... » Cette dernière phrase est presque un chuchotement, tout de même audible, ayant peu de chances d'échapper à l’oreille fine de Valéria.

Le ton employé par la garde du corps lui fait comprendre qu'elle semble en vouloir à tout le monde. Il se voit déjà être mis dans le même panier que ses parents. Et après tout, elle n'a peut être pas totalement tort se dit-il. En particulier car il est la cause de tout ce remue ménage. Son esprit s'embrouille complètement alors qu'il n'arrive plus à réfléchir correctement, sentant une sorte de panique le prendre alors que la situation lui file entre les doigts. Pas si bon magouilleur que ça finalement, contrairement à ce lui ont dit ses parents un peu plus tôt. Cependant, c'est la toute dernière phrase prononcée par Valéria qui vient achever le pilote. “▬ Les Vector … ils sont tous maudits, tous sans exception.” Il se laisse alors glisser contre le mur, se prenant la tête dans les mains, abattu. « Merde ... » Tout un tas d'émotions se déversent alors en lui, il se retrouve tiraillé encore une fois par ses sentiments envers sa mère, son père, et Valéria. De la haine le submerge, pour sa mère et son incapacité à faire ne serais-ce qu'un seul effort pour le laisser tranquille, mais celle-ci est incompatible avec l'amour qu'il porte toujours pour elle. « Tu as sans doute raison, nos histoires n'apportent jamais rien de bon … fais chier … je voulais … je voulais t'aider … et ... » Sa voix meure sur le coup alors que des larmes font surface.Son poing vient s'abattre sur le sol, suivit d'un gémissement de douleur alors que des os semblent se fracturer et du sang se répandre au sol. Mais cette douleur n'est rien comparé à celle qui naît en lui. Les paroles de Valéria résonnent en lui comme un coup de massue. « Qu'est-ce que j'ai fais … je suis désolé Val … je ... » Son regard reste fixé au sol alors qu'il se mure dans le silence. Lui qui espérai enfin en finir avec le poids familial, tout est complètement parti de travers. Les nouveaux secrets révélés lui font prendre conscience que ses parents, sa mère du moins, ne lâchera jamais rien. Malgré toute la bonne volonté que Garviel y met, il est à bout, n'arrivant plus à supporter ce conflit perpetuel, et encore moins d'y voir d'autres personnes y être traînées de force pour souffrir avec lui.
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Garviel Vector
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Sam 10 Mar - 0:39
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garviel & valéria

Qu’est-ce que tu avais dis, Valéria ? C’était impensable, totalement surréaliste ce qui était en train de se passer. Maintenant, ta crise de nerfs était passée, oui. Toute la tension, l’adrénaline qui découlait de ta colère était retombée. Maintenant, tu te rendais compte de tes pensées, tu remettais peu à peu les choses à leur place dans ta tête et bien sûr, tu réalisais pleinement que tu venais de dire des choses particulièrement atroces. Comment est-ce que tu avais pu en arriver là ? Oh, évidemment, tu étais toujours en colère contre les Vector et particulièrement envers la mère de Garviel mais lui … Lui n’y était pour rien. Tu ne savais même pas ce qui avait pu déraper en toi, au point de laisser de telles paroles sortir de ta bouche. Ca faisait huit ans que tu le côtoyais. Huit ans bon sang. Et c’est comme si, en un instant, tu avais balayer toutes ses années d’un simple revers de la main, à l’image de cette carafe désormais brisée sur le sol. Il ne sait même pas de quoi tu parles, surtout pas lorsque tu évoques ta seconde soeur. Il ne sait rien, et ce n’est même pas surprenant bon sang … évidemment, qu’il ne savait pas. C’était évident. Tu le connaissais assez pour savoir que s’il avait su, il te l’aurais certainement dit. Tu le savais bien. Et pourtant, ta colère avait fait en sorte que tu lui poses cette question, tout en lui donnant l’impression que tu étais en train de douter de lui, et de son honnêteté envers toi. Et ce n’était même pas le pire. Le pire, c’était cette phrase de trop. Celle qui n’aurait jamais, jamais dû être prononcée. Ces mots affreux que tu ne pensais même pas, évidemment, mais qui étaient venus … comme ça. Comme ça, bon sang. Qu’est-ce que c’était que cette explication à la noix, Val ? Et toi, qui n’ose plus bouger. Plus faire un seul geste, ni même avancer le moindre mot. Toi qui reste plantée là, comme une idiote, pétrifiée par tes propres conneries.

Tu le vois … là, face à toi, en train de perdre ses moyens face à chacun de tes mots. Tu le vois blêmir, peu à peu alors que tu hurles ta haine et ta colère. Et puis, enfin, tu le vois s’appuyer contre ce mur, et tu vois son dos qui glisse le long de ce dernier. Il se laisse tomber au sol, comme terrassé par le venin de cette simple phrase. “Merde …” Tu sers de nouveau les poings, et puis tu détournes le regard en t'apercevant bien vite que le résultat de ta propre colère t’es tout bonnement insupportable. Pas si facile que ça, d’assumer ce genre de choses, hein Valéria ? Regarde toi. Tu n’es même plus capable de le regarder. Et pourtant tu devrais, parce que tout ça, c’est de ta faute. C’est toi qui n’a pas su garder ta colère pour toi, c’est toi, qui a déverser toute ta rage sur la seule personne au monde qui a su gagner ton affection. “Tu as sans doute raison, nos histoires n’apportent jamais rien de bon … fais chier … je voulais … je voulais t’aider … et …” Le son de sa voix achève le travail. Toi qui te sentais déjà si coupable, c’est comme si une lame glacée venait de te transpercer le coeur. La douleur est telle qu’elle te fait grimacer, et lorsque tes yeux se reposent sur le pilote, c’est à peu près cent fois pire. Ses yeux brillent … En fait, tu peux déjà voir les larmes, prêtes à s’échapper. Et puis, tu sursautes lorsque son poing frappe le sol, même de là où tu es, tu entends les os de sa main craquer, tandis que le sang s’écoule, lentement. Tu restes fixée, les yeux rivés sur cette tâche de sang … “Qu’est-ce que j’ai fais … je suis désolé Val … je …” Ce qu’il avait fait … Rien justement. Ou si, beaucoup. Mais beaucoup pour toi. Comment est-ce que tu pouvais le blesser à ce point, après ce qu’il venait de faire pour toi ? Cette fois, c’est trop, bien trop. Tu ne tiens plus. Tu t’avances, subitement, tu t’approches de lui, te plantant un instant devant lui, avant de te laisser tomber à genoux près de lui. Tu t’approches encore légèrement, jusqu’à ce que tes jambes soient entre les siennes, et puis tu baisses la tête. “▬ Pardonne moi je t’en supplie…” C’était comme si cette conversation tournait en rond. Il s’excusait. Tu demandais pardon. Le truc c’est que lui n’avait aucune raison de s’en vouloir à tes yeux, la fautive c’était toi. “▬ Je suis tellement désolée, Garviel …” Tu bouges, et ta main vient délicatement soulever sa main blessée. Cette fois c’était cassé, c’était certain. Cassé et ouvert, en plus. Et dire que tu étais censé le protéger, voilà que tu te retrouvais à être responsable de ça. “▬ Je le pensais pas … Je peux t’assurer que je le pensais pas. Je te suis tellement reconnaissante, pour ce que tu as fais pour moi … peu importe pourquoi tu l’as fais …” Tu te sens si mal désormais. Il y a cette boule douloureuse, qui s’est installée confortablement au creux de ta gorge et qui refuse de s’en aller. Elle menace, de seconde en seconde de te faire pleurer et un instant, te voilà en train de te tenter de te rappeler la dernière fois que tu avais pleurer. Ça remontait à si loin, tu n’étais qu’une enfant. Tu avais l’impression de ne plus savoir ce que c’était, que de verser des larmes, c’en était presque effrayant à tel point que tu te mordais maintenant les lèvres pour retenir tout ça, dans l’espoir que ça finisse par passer … sans succès. Alors, tu te laisses pratiquement tomber en avant, et ton front vient prendre appui sur l’épaule du pilote. Ça ne te ressemble pas. Mais rien de tout ça ne te ressemble de toute façon. Dans ta main, tu sens toujours la sienne...et le sang qui s’écoule, tout doucement à travers tes doigts. Tu méritais qu’il te jettes. Tu méritais qu’il te renvoi. Maintenant qu’il en avait la possibilité par lui-même, tu méritais simplement qu’il se débarrasse de toi pour ce que tu avais oser lui dire à l’instant. Tu le méritais … tu le savais. Et pourtant, intérieurement, tu priais pour qu’il ne le fasse pas. “▬ Garviel …” Tu arrivais à peine à parler. Chaque mot que tu disais, représentait un risque de laisser un flot de larmes incontrôlable s’échapper. Toi qui étais si dure, si forte. Toi qui ne semblait même pas avoir de coeur … c’était bien la preuve du contraire, parce qu’à présent, ton coeur, tu le ressentais plus que jamais. Il tambourinait dans ta poitrine à une vitesse ahurissante. Si violemment que tu avais l’impression de le sentir imploser à chaque fois. “▬ Garde moi avec toi … s'il te plait ...”
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Valéria Skirata
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Sam 10 Mar - 23:24
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ft. Valéria
Il reste là, sans bouger, isolé du monde, seul avec ses pensées et sa culpabilité. Même la douleur lancinante dans sa main cassée ne suffit pas à le tirer de là. Ses dents se serrent alors qu'il essaie toujours de retenir des larmes de couler, alors même que celles-ci coulent déjà le long de ses joues. Il s'agit plus d'un rictus de douleur en réalité. Sa vue en est devenu trouble, la faute aux larmes mais pas que. Une part de lui souhaite s'endormir, et oublier tout ça. Fuir en d'autre termes. N'est-ce pas ce qu'il fait dans ces moments là ? N'a t-il pas fuit ses parents ? “▬ Pardonne moi je t’en supplie…” C'est finalement la voix lointaine de Valéria qui commence à le faire émerger. Mais elle lui semble si éloignée de lui. Et puis, de quoi doit-il la pardonner. C'est lui le fautif, lui qui cause des tas d'ennuis à des personnes qui ne le méritent pas. Tout ça pour quoi ? Pour son propre caprice. Sa vie vaut-elle plus que celles de ceux qu'il met dans la balance ? Pas pour lui. Alors que doit-il faire ? Baisser les bras et rejoindre ses parents comme ils le souhaitent ? Cette simple idée suffit à lui donner la nausée. Un haut le cœur le prend, manquant de peu son objectif. “▬ Je suis tellement désolée, Garviel …” Encore une fois, il ne comprend pas ce qu'il doit lui pardonner. Il a beau chercher, il ne trouve pas. Elle parle certainement des mots durs qu'elle vient d'avoir, mais elle a raison. L'exercice mental commence en revanche à redonner conscience à Garviel de son environnement, il reprend peu à peu ses esprits, éloignant le trop plein de mauvaises pensées.

“▬ Je le pensais pas … Je peux t’assurer que je le pensais pas. Je te suis tellement reconnaissante, pour ce que tu as fais pour moi … peu importe pourquoi tu l’as fais …” Qu'a t'il fait pour elle en réalité ? La planter au beau milieu d'un vaisseau pour aller vagabonder, en sachant que la pauvre Valéria allait se faire un sang d'encre, ça il l'a fait, beaucoup de fois. Mais aussi la trimballer partout comme si elle n'était qu'un vulgaire chien de garde. C'est fou comme avec le temps on finit par en oublier ses principes. Lui, il ne voit que son échec à lui donner envie de voler de ses propres ailes. De couper les ponts avec les Vector, qui justement ne souhaitent de toute évidence pas la laisser partir aussi facilement. Mais est-ce tout noir ? Non, heureusement, de meilleurs souvenirs s'invitent aussi. Ses tentatives pour faire rire la jeune femme, les nombreuses fois où elle lui à sauvé la mise, et tout simplement, Valéria, sa seule présence. Il est alors évident pour Garviel qu'il tient beaucoup plus à elle qu'il ne l'a imaginé. Mais est-ce si surprenant ? Rien qu'épuiser sa fortune pour racheter un bout de papier n'est-il pas assez parlant ? Le pilote réussit enfin à sortir de son cauchemar interne. Il découvre alors Valéria tout près de lui, ayant pris sa main ensanglantée dans la sienne.

Rapidement, il se rend compte qu'elle n'est pas non plus dans son état habituel. Elle semble triste, très triste, inquiète aussi. Pas pour lui, du moins pas seulement. Il sent qu'il y a autre chose. Leurs regards se croisent un instant, et le cœur de Garviel se serre comme jamais auparavant. Il les voit. Il voit les larmes sur les yeux de sa Valéria. Il sait en être le responsable, de quelque manière que ce soit. “▬ Garviel …” Son prénom est prononcé de manière si basse qu'il peine à le reconnaître. La voir dans cet état de vulnérabilité provoque quelque chose chez lui, un énorme élan de douceur. Il veut la prendre dans ses bras, alors qu'elle vient poser son visage contre son épaule et laisse échapper ses larmes sans retenu. Il veut la consoler, lui faire oublier tout ça. Lui qui souhaite tant la voir exprimer ses émotions, il y a pourtant de quoi le réjouir ici. Mais ce n'est pas le cas, ce n'est pas de la tristesse qu'il souhaite voir chez elle, mais du bonheur, de la joie … “▬ Garde moi avec toi … s'il te plait ...” Cette fois-ci c'en est trop pour lui et de nouvelles larmes s'ajoutent à celles ayant commencés à sécher sur son visage. Sa main droite vient enserrer Valéria contre lui, en lui prenant l'épaule. Et il la serre fort, très fort contre lui. Leur têtes viennent se toucher et il peut alors lui répondre, la rassurer. « Tu n'as rien à te faire pardonner et je tiens trop à toi pour que je souhaite te voir partir tu sais. » Sa voix est comme un murmure, mais leur proximité permet d'être certain qu'elle l'entendra. Sa main remonte dans la nuque de la jeune femme et il commence lentement à lui caresser les cheveux.

Il reste ainsi encore de longues secondes, peut être des minutes tandis que la perception du temps semble devenu intangible. Sa respiration se calme petit à petit, et les larmes continuant à couler son finalement celles de sa blessure à la main. Mais il ne rompt pas le contact, il est … bien là ou il est. A vrai dire, il resterait comme ça encore des heures s'il le pouvait. « Merci Val. Merci d'être là pour moi. Malgré mes erreurs, malgré … ma famille. » Il est bien conscient que la plupart des gens seraient partis depuis longtemps déjà. Et pourtant, Valéria est toujours là, contre vents et marées. Quand à lui, il ne voit plus la vie sans elle près de lui. Elle fait désormais parti de sa vie, d'une manière ou d'une autre. Garviel ne supporterai pas de la voir partir. « C'est à moi Val, de te demander, de rester. S'il te plaît ... »

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Garviel Vector
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Dim 11 Mar - 1:31
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garviel & valéria

Jamais tu ne t’es jamais sentie aussi mal qu’en ce moment, jamais. C’est trop, trop pour toi, et trop d’un coup. Tout se mélange, tout remonte à la surface d’un coup et tu as l’impression de prendre des gifles depuis à tout à l’heure. D’ailleurs, tu en viens de te demander ce qui te blesses autant au final … est-ce les paroles de Madame Vector qui t’ont touchée à ce point ? Non. Elle, elle n’avait réussi à qu’à te mettre dans une colère noire. Elle avait provoqué cette tempête, mais tu devais avouer que tu l’avais déjà mise de côté. Non, ce qui te faisait si mal, c’était Garviel. C’était de le voir dans cet état qui était à des lieues de lui ressembler. Tu le connaissais, et tu l’avais toujours connu joyeux, en réalité, malicieux aussi, tenace et persévérant, il était normalement très difficile de l’abattre, moralement du moins. Alors forcément, le voir dans cet état pour toi, ce n’est pas naturel. Et le pire, c’est que tu ne peux plus t’arrêter de penser que c’est entièrement ta faute.

En toi, se joue maintenant un bien étrange combat entre une part de toi et une autre. L’une est d'avis que tu n’es plus assez efficace et qu’il fallait que tu laisses ta place. Bien sur, tu étais loin d’avoir le courage de faire ça par toi-même, de partir. Alors, tu espères qu’il le fera, lui. Et en même temps, il y a cette autre part de toi qui crains plus que tout cette séparation. Cette partie de toi, c’est celle que tu dissimules le plus en temps normal. C’est celle qui te fait douter de toi-même lorsque tu avances que Garviel est un ami … Savais-tu au moins ce qu'était un ami, Valeria ? Pas sur. Tu n’en avais jamais eu. Tu connaissais le mot oui. Et sa définition. De loin, il était vrai que ça ressemblait un peu a la relation que tu avais avec ton protégé. Il existait un lien entre vous deux … un lien puissant, si puissant au final qu’il dépassait bel et bien le stade de l’amitié. Le truc, c'est qu'à partir de là, toi, tu nageais en territoire inconnu. L’amitié ? Tu en avais a peu près saisi le sens … ce qu'il y avait au delà en revanche : pas du tout. Pour une fois, c’est la part la plus faible de toi qui s’exprime. Lamentablement, te voilà en train de supplier le pilote de te garder dans son sillage. De toute façon, que pourrais-tu bien faire d’autre de ta vie ? Pourquoi existerait, si ce n’était pas pour être près de lui ?

Les larmes finissent pour s’échapper. De quoi est-ce que vous aviez l’air tous les deux maintenant hein ? Au sol, en train de pleurer. Tu aimerais pouvoir reprendre le contrôle de toi-même, mais ça te semble impossible pour le moment. Finalement, c’est la main de Garviel qui te fais réagir, lorsqu'elle vient attraper ton épaule et qu’il te force a t’approcher. Il te sert contre lui de toutes ses forces, te presse tout contre son corps tandis que ta tête vient se caler contre la sienne. “Tu n’as rien a te faire pardonner et je tiens trop a toi pour que je souhaite te voir partir tu sais.” Il devrait pourtant. Tu lui apportais tellement de soucis. Tu lui retirait une partie de cette liberté durement acquise et à laquelle il tenait tant. Et maintenant ? Maintenant il avait ruinées les économies de presque toute une vie pour toi, rien que pour toi, pour t’offrir ta liberté a toi. Tu sens ses doigts remonter le long de ta nuque, il effleure ta peau et te fais frissonner avant de venir caresser tes cheveux. De nouveau le silence revient, il s’installe. Tu ne bouges plus. Tu ne le veut plus. Ces gestes sont inédits pour toi, les sensations sont nouvelles mais si … enivrantes que tu te laisses prendre au jeu.

“Merci Val. Merci d'être là pour moi, malgré mes erreurs, malgré … ma famille.” Et voilà qu'il te remerciait maintenant. Après tout ce que tu venais de lui dire … c’était insensé. “C’est a moi Val, de te demander de rester. S'il te plaît… “ Ton coeur se sert de nouveau, davantage. Comme si tu avais la moindre petite envie de t’en aller, de laisser, de l’abandonner. Comme si tu voulais t’éloigner de la personne qui comptait le plus pour toi, et de l’homme qui occupait toute la place dans ta vie, tout autant que dans ton cœur, d’ailleurs. “▬ Je … Je serais avec toi, aussi longtemps que tu le voudras.” Tu te redresses alors, légèrement, essuyant d’un revers de la main les quelques restes de larmes, presque honteuse de les afficher. Ton regard tombe alors sur cette main aux os brisés, en sang, dans la tienne. Tu grimaces légèrement. “▬ Ta main …” Tu écartes légèrement tes doigts couverts de son sang pour examiner rapidement sa main … il n’allait pas pouvoir s’en servir pour quelques jours. Il allait devoir renoncer aux missions, durant une bonne semaine. Tu soupires. “▬ Il faut … Il faut que tu ailles faire soigner ça.” Tu relèves alors les yeux, puis essayer de capter son regard, sans succès. Alors encore une fois, tu fais un geste qui ne te ressemble pas, un geste que tu n’aurais jamais pensé faire un jour. Tes doigts viennent simplement, délicatement caresser sa joue, balayant l’humidité des dernières larmes. “▬ Tu n’as rien à voir avec ta famille. Rien du tout. Et tu n’as fait aucune, j’ai bien dit aucune erreur. Jamais.” Même sa fugue, que pourtant, tu lui avais tant reprochée intérieurement … tu réalisais qu’il avait eu raison. Qu’il avait bien fait. Simplement parce que malgré tout, ça t’avais tout de même menée vers lui, et vers la vie que tu menais maintenant, avec lui.
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Valéria Skirata
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Lun 12 Mar - 19:34
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ft. Valéria
Ils sont beaux tout les deux ainsi. Assis par terre en trains de pleurer et de se serrer dans les bras. Le spectacle doit être saisissant, du moins si quelqu'un est présent pour le voir. Heureusement, ils sont seuls depuis le départ des parents de Garviel. C'est aussi pour cette raison que le pilote s'est laissé allé, à prendre Valéria contre lui et de lui dire tout ça. Mais il ne changerait ce moment pour rien au monde, bien au contraire. Malgré la douleur qu'il a ressentit quelques minutes auparavant, malgré les larmes, cette proximité soudaine lui réchauffe le cœur. Il en savourer chaque instant, enfouissant son visage dans le cou de sa garde du corps, laissant couler les dernières larmes sans honte ni retenue. Tant pis si ça ne lui ressemble pas, il faut ouvrir le barrage d'émotions de temps en temps, où l'on s'expose à un plus grand craquage. Mais surtout, elle ne fuit pas ce contact, elle le laisse faire, elle se laisse aller complètement contre lui. Quelque chose qu'il n'a pas ressenti depuis des années refait ainsi surface. Un sentiment qu'il met du temps à identifier, sans même y parvenir vraiment, comme s'il préfère se voilà la face par sécurité.

Ses mots semblent faire réagir Valéria, sans doute ne s'attend t-elle pas à ce que ce soit lui qui lui demande de rester. Et pourtant, il est impensable pour le pilote de se séparer d'elle. Ils sont liés l'un à l'autre, de quelque manière que ce soit, et Garviel se sait incapable de se passer d'elle. “▬ Je … Je serais avec toi, aussi longtemps que tu le voudras.” La remarque réussit à lui arracher un léger sourire malgré son air toujours aussi penaud et abattu. Mais il disparaît bien vite lorsqu'elle se dégage de leur éteinte. Pourtant il faut bien qu'elle se termine un jour, mais Garviel broie toujours du noir. Il se demande comment Val peut bien souhaiter rester liée à lui, indirectement à sa famille donc, qui ne lui cause que des soucis. Savoir sa mère capable d'utiliser la famille de Valéria contre elle, et contre lui du coup, lui fait perdre sa confiance en lui. Comme si depuis le début il n'avait eu aucun contrôle. « Alors reste Val. Reste avec moi aussi longtemps que tu le voudras. » Il n'ose pas affronter son regard, ayant peur d'y voir encore de la colère, et contemple toujours le sol devant lui tandis que les larmes commencent enfin à sa tarir.

Le sujet reste clos alors que la garde du corps semble retrouver ses habitudes en voyant la main brisée de son protégé. “▬ Ta main …” Garviel jette un regard vers son membre, et soudain, toute la douleur physique l'envahit, lui arrachant un hoquet à la fois de surprise et de douleur. Serrant les dents, il contemple le résultat de son accès de folie. Sa main saigne beaucoup, mais c'est surtout l'état de ses phalanges qui lui fait comprendre qu'il devra se passer de pilotage une ou deux semaines. Une chance que la médecine soit devenue aussi performante, sinon il en aurait eu pour plusieurs mois. “▬ Il faut … Il faut que tu ailles faire soigner ça.” C'est en effet ce qu'il pense lui aussi, mais il se sent vidé de toute son énergie, il ne trouve pas la force de se lever. Alors il reste ainsi assis contre son bout de mur, jusqu'à ce que des doigts viennent lui caresser la joue, séchant les dernières larmes présentes. Un nouveau sursaut le prend, et son regard vient croiser celui de Valéria. Sa main valide vient toucher celle de sa garde du corps dans une légère caresse alors qu'une certaine motivation semble renaître en lui.

“▬ Tu n’as rien à voir avec ta famille. Rien du tout. Et tu n’as fait aucune, j’ai bien dit aucune erreur. Jamais.” Au moins ne lui en veut-elle en rien. Et une grande part de lui se sent soulagée d'un énorme poids. Garviel laisse échapper une longue expiration, suivie d'un sourire se voulant retrouver son air charmeur et malicieux. « Je l'espère Val. Mais du coup … c'est quoi cette histoire d'autre sœur ? » C'est justement le moment de savoir ce qu'il a foiré. De savoir quelles cartes sont encore en possession de sa mère. Cependant, il se sent toujours légèrement fébrile alors qu'il tente enfin de se relever, s'appuyant comme il le peut contre le mur. Ses jambes semblent peser des tonnes tandis que sa main lui envoi toujours de forts signaux d'alarme. Celle-ci se met d'ailleurs à trembler et il lui faut l'aide de son autre main pour calmer le tremblement menaçant de s'emparer de tout son bras. « Je … Je vais avoir besoin d'aide. Je n'ai plus de forces … j'ai l'impression que je vais m'écrouler ... »

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Garviel Vector
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Lun 12 Mar - 21:08
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Tu grimaces, lorsque tu remarques que la douleur semble finalement le gagner totalement. Forcément que ça fait mal, surtout que ce n’est pas beau à voir. Ca saigne, et ça saigne même énormément, la forme de ses doigts, loin d’être normale est un parfait indicateur de la fracture … ou des fractures en l'occurrence. Tu n’es pas médecin. Tu as l’habitude des blessures, bien entendu, surtout pour t’être blessée toi-même de nombreuses fois durant tes années d'entraînement, mais tu ne peux rien faire par toi-même pour soigner, ou même seulement soulager ça. Tu allais devoir l’emmener à l’infirmerie, celle du Nexus en plus, et dissuader le médecin, l’infirmière, peu importe, de poser trop de question … ou alors inventer une excuse. T’en savais trop rien. Avec les bagarres dans les bars par ici, ils devaient en voir passer pas mal des blessures dans ce genre là, alors avec un peu de chance, vous n’auriez peut-être même pas de questions. Toutefois, avant de le forcer à bouger, à se lever, tu prends encore un peu de temps, le temps pour lui faire comprendre une dernière fois que tu ne pensais vraiment pas un mot de ce que tu avais pu lui dire.

Tu te surprends toi-même, une nouvelle fois, lorsque tes doigts viennent caresser ta joue. Tu ne te pensais pas capable d’être … aussi douce, en vérité, aussi attentionnée non plus. Non. Bien évidemment qu’il n’avait rien de plus que le nom des Vector, après huit années à avoir les yeux posés dans son dos, à veiller sur lui, à l’observer aussi, puis à discuter, tu pouvais - du moins, tu le pensais - affirmer que tu le connaissais, que tu le connaissais bien, même. Garviel, il avait du courage et une joie de vivre qui n’avait jamais cessée de t’étonner. Sa gentillesse aussi, n’avait pas manqué de te surprendre, tout comme l'intérêt qu’il avait toujours porter à ta personne. Alors oui, les choses n’avaient pas été simples au début, mais jamais, non jamais tu n’avais eu ne serait-ce que l’impression d’être traitée comme un objet, ou d’être baladée, manipulée par son protégé. Il était bien différent de tout ce que tu avais pu un jour t’imaginer. Ce n’était pas un homme capricieux, ni même avare, ça non, d’ailleurs, tu avais encore eu une sacrée preuve de sa générosité aujourd’hui même … Et même si ça n’avait pas tourner comme il avait du l’espérer, même si son odieuse mère avait tout de même trouver le moyen de faire payer ce geste, au final, tu ne lui en voulais pas le moins du monde. Bien au contraire. Maintenant, tu avais juste l’impression de lui appartenir pleinement, et ça, c’était loin d’être dérangeant pour toi. “Je l’espère, Val. Mais du coup … C’est quoi cette histoire d’autre sœur ?” Ah. Oui. Il est vrai qu’après avoir appris ça, tu n’avais fait que hurler, et puis casser de la vaisselle aussi. Tu soupires doucement, ne sachant même pas par où commencer … en vérité, tu ne savais rien de plus, c’était ça le soucis. Tu n’étais au courant de rien. “▬ Elle m’a parler de Miriya.” Pour elle, Garviel savait tout autant que toi. Même si tu n’avais jamais côtoyé ta soeur, et qu’elle était finalement pratiquement une inconnue pour toi, au moins, tu savais. “▬ Et puis elle a ajouter qu’elle avait aussi ma … seconde sœur.” Cette espèce de vipère s’était d’ailleurs bien abstenue de dire un prénom, tiens. Une seconde soeur, voilà ce que tu savais. “▬ Je savais, pour Miriya, mais jamais je n’ai été mise au courant de la naissance d’une autre fille, dans ma famille.” De toute façon, ton père avait tout fait pour que tu restes loin de cette famille. Tu n’avais jamais dormi à la maison. Tu n’avais jamais jouer avec ta soeur. Et tu n’avais jamais réellement connue ta mère. “▬ Tes parents se sont arrangés pour qu’elles intègrent la flotte … Et l’Alizé.” C’était triste à dire, mais pour toi, il aurait été plus simple qu’elles soient ailleurs. Tu t’étais habituée à ne pas avoir de famille, et là, tu avais tout simplement peur de te retrouver confrontée à elles. Ce que tu voulais, c’était protéger Garviel … c’était ton rôle, et c’est comme ça que tu vivais depuis bien des années. Mine de rien, ça t’allais très bien, tu ne voulais pas voir ta famille ici. Tu ne voulais pas avoir d’autres sources d’inquiétude que Garviel, en vérité. Et pourtant, encore une fois, on venait de t’imposer quelque chose, en l’occurence : leur présence sur ce vaisseau. L’Alizé était grand, forcément. Et tu n’étais pas certaine de devoir bosser avec elle, mais les savoir sur le même vaisseau que toi, c’était déjà trop. “▬ Je suis pas certaine … de vouloir d’elles, ici. Ou même dans ma vie, en vérité …” C’était dur, comme paroles, et ça tu le savais. Mais c’était comme ça … c’était ton ressenti du moment.

Tu soupires une nouvelle fois, tandis que Garviel tente finalement de se relever. Tu t’éloignes un peu de lui, pour lui laisser de la place. Il prend appui sur le mur, derrière lui, mais très vite, sa main blessée se met à trembler et tu vois bien qu’il a un mal fou à se redresser, et à se tenir droit. “Je … Je vais avoir besoin d’aide. Je n’ai plus de forces … j’ai l’impression que je vais m’écrouler …” Tu hoches la tête. Il est vrai qu’il n’avait pas l’air en forme du tout, il s’était mis dans un tel état … C’était désolant. Et toi, tu continuais de t’en vouloir. “▬ C’est le choc, et la douleur. Et puis le sang, aussi.” Tu t’approches alors de nouveau, soulevant délicatement son bras pour le faire passer par dessus ton épaule, et tu le soutiens ainsi. “▬ L’infirmerie n’est pas loin, heureusement.” Tu désignes la porte d’un signe de tête, et puis tu fais un pas, puis un autre, entraînant le pilote avec toi. Lorsque vous sortez de la salle, tu sens plusieurs regards se poser sur vous deux, mais tu ignores royalement, préférant emmener Garviel faire soigner cette main le plus vite possible. Il te faut traverser un long couloir, puis un autre plus court, et plus étroit, pour finalement atteindre l’infirmerie dans laquelle tu entres en silence, déposant Garviel sur un lit au hasard tandis que déjà, un médecin s’approche. “Qu’est-ce qui s’est passé ?” Tiens, une question. Tu réfléchis un court instant, pour trouver quelque chose à dire qui paraisse plausible. “▬ Un pari stupide.” Le médecin soupire, avant de finalement consentir à s’occuper du pilote.
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Valéria Skirata
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Mar 13 Mar - 19:41
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ft. Valéria
Cette histoire de seconde sœur intrigue grandement Garviel. Non seulement parce que c'est grâce à cela que sa mère a pu garder une point de pression sur eux, mais aussi parce que tout ce qui touche à Val, en dehors de son travail, l’intéresse. Il a toujours voulu en savoir plus sur elle, la connaître au maximum. Ce qui n'est pas chose facile quand on sait que l'enfance de la garde du corps n'est qu’entraînement et endoctrinement à son rôle. C'est bien cela qui a toujours attristé le pilote, voir quelqu'un privé de son enfance, un peu comme lui justement, privé même de sa famille. Quand il y repense, il y a d'une certaine manière un point commun entre eux deux. “▬ Elle m’a parler de Miriya.” Ce nom, il le connaît, c'est celui de la sœur, du moins la première apparemment, de Valéria. Il l'a aperçu quelques fois, entendu ses parents parler d'elle une fois ou deux, mais sans plus. C'est les quelques souvenirs de sa camarade pilote qui sont porteur de la plupart des informations concernant Miriya. En vérité, il aimerai la rencontrer, et permettre à Val de renouer avec sa famille, ne serais-ce qu'un peu. “▬ Et puis elle a ajouter qu’elle avait aussi ma … seconde sœur.” C'est là que tout devient étrange. Lui même n'a jamais entendu parler d'une autre sœur. Pourtant, avant sa fugue, ses parents lui disaient beaucoup de choses. Donc soit elle est née plus tard, soit tout a été tenu secret. Ce qui fait frissonner Garviel en pensant que ses parents puissent être à ce point calculateurs. “▬ Tes parents se sont arrangés pour qu’elles intègrent la flotte … Et l’Alizé.” Malgré la douleur dans sa main, il réussit à afficher un regard de surprise plutôt qu'une grimace. Pourquoi ce geste de leur part ? Il doute que ce ne soit que par pure charité. Ce serait la première fois. Garviel ne pense pas qu'ils souhaitent juste mettre valéria dans l’embarras, cela nuirait à son efficacité. Il y a autre chose, mais comme souvent, il ne sait pas dire quoi. Ses parents sont des comploteurs bien trop compétents pour être percés à jour après quelques secondes de réflexion. “▬ Je suis pas certaine … de vouloir d’elles, ici. Ou même dans ma vie, en vérité …” Garviel pose un regard interrogateur à Valéria. Pourquoi ne veut-elle pas les voir ? Il ne comprend pas, absolument pas. Mais il ne dit rien, tentant d'abord de se lever.

Heureusement qu'il n'est pas tout seul, sans l'aide de sa garde du corps préférée, il serait probablement resté là des heures avant que l'on ne le trouve. Il n'arrive plus à marcher correctement, comme s'il n'était qu'une poupée désarticulée. “▬ C’est le choc, et la douleur. Et puis le sang, aussi.” Possible, il n'est plus vraiment en état de spéculer sur le pourquoi du comment, pour le moment, Garviel se concentre à mettre un pied devant l'autre en essayant ne pas tomber et d’entraîner Valéria avec lui. “▬ L’infirmerie n’est pas loin, heureusement.” Bizarrement, il n'en sait rien, mais ce n'est pas si étonnant que ça qu'elle soit au courant de ce détail contrairement à lui. Il ne serait pas étonnant qu'elle connaisse tout les raccourcis utiles même. « Je te suis. Fin' disons que tu m'y traînes quoi ... » Tentative d'humour habituelle, mais qui manque cruellement d'assurance. Le pilote essaie de retrouver son état habituel, mais il faudra plus que quelques larmes et minutes pour qu'il retrouve sa bonne humeur habituelle. Ils arrivent finalement à destination, et Valéria l'aide à prendre place sur un des lits disponible. Garviel s'y allonge et ferme les yeux un instant, il sent même que le sommeil pourrait le gagner s'il ne fait pas attention. Il entend vaguement un médecin demander ce qu'il s'est passé, et la réponse de Valéria qui va avec. Il ne peut s'empêcher d'ajouter quelque chose avec son ton morose. « Même que je l'ai perdu, ce foutu pari ... » Les deux pilotes restent silencieux tandis que le médecin fait son travail. Plusieurs manipulations arrachent un cri de douleur à Garviel, qui profite de l'occasion pour glisser un petit mot tout en dévisageant Valéria avec un sourire en coin. « Sauvage ... »

Le médecin ne prend même pas le temps de noter la remarque et repars chercher du matériel, leur demandant d'attendre un peu. « Pourquoi tu ne souhaites pas les rencontrer ? Ce serait bien au contraire. Si elles sont sur l'Alizé, c'est sûrement parce qu'elles veulent te voir. » Il laisse un moment de silence planer tandis que l'on revient afin de le soigner. Fort heureusement, tout se passe rapidement. Une piqûre pour ne rien sentir, puis on replace quelques os dans un craquement qui lui arrache une grimace alors qu'il s'imagine ce qui peut bien se passer dans sa main. Il ne reste bientôt plus que l’attelle à placer. Mais comme elles sont faites sur mesure, ils ont ainsi une bonne demi heure devant eux. « Ne passe pas à côté de cette chance Val. J'aimerai tellement avoir de la famille avec qui je puisse m'entendre tu sais. Essaie au moins ! »

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Garviel Vector
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Mar 13 Mar - 20:55
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Ce qui est rassurant, c’est que ton protégé ne semble pas avoir perdu son humour habituel. Du moins, réussit-il tout de même à te faire sourire, alors qu’il est allongé sur ce lit, dans cette infirmerie. Visiblement, ce médecin est habitué aux blessures un peu stupides, et heureusement, puisque même s’il montre son exaspération, au moins, il ne se met à te questionner davantage. Du recules d’un seul et unique pas, tandis qu’il examine Garviel et par habitude, tu jettes relativement souvent des coups d’oeil par dessus son épaule pour observer ce qu’il fait. Dans un premier temps, il n’utilise que ses yeux, manipulant avec plus ou moins de douceur la main blessée du pilote… avant de finalement passer aux choses sérieuses en appuyant, par-ci, par-là, puis en tentant de faire bouger les doigts un à un ce qui a pour effet d’arracher un cri de douleur à ton protégé. Dans ces cas là, tu devais toujours retenir tes réflexes, afin d’éviter d’en coller une aux médecins, c’était toujours comme ça. “Sauvage …” Ce mot à pour effet de te faire sourire … C’est vrai que tu l'utilisais relativement souvent, surtout pour Jahel, en fait. Mais aussi pour toutes les personnes qui faisaient preuve de … de sauvagerie, justement. Un peu comme ce médecin, en ce moment. Ce dernier semble d’ailleurs être satisfait, et tu devines lorsqu’il s’éloigne pour aller chercher du matériel qu’il a déjà identifier le soucis. Tant mieux, il avait été plus rapide que tu ne l’aurais imaginé. “Pourquoi tu ne souhaites pas les rencontrer ? Ce serait bien au contraire. Si elles sont sur l’Alizé, c’est surement parce qu’elles veulent te voir.” Tu hausses les épaules. Tu ne savais même pas si tu étais capable d’exprimer ce que tu pensais de tout à haute voix. Pour toi, c’était presque … normal et naturel de ne pas avoir de famille, justement. Une vie à vivre sans. Tu ne ressentais pas le besoin d’en avoir une. “▬ Je crois … Que je ne saurais pas comment me conduire, avec elles.” Tu ne savais même pas ce que c’était vraiment, que d’avoir une soeur … ou deux. Comment tu étais censée te conduire, avec elles ? Qu’est-ce que tu étais censée leur dire, aussi ? “▬ J’ai jamais eu de famille. Je sais pas ce que c’est, et je suis pas certaine d’avoir envie de le savoir.” Un soupire, et te voilà interrompue dans ton élan, alors que le médecin revient. Une injection rapide, et il vient alors remettre avec une facilité déconcertante tous les petits os de la main de Garviel. Puis, de nouveau, il s’éloigne en annonçant rapidement qu’il fallait maintenant attendre l’atèle.

“Ne passe pas à côté de cette chance, Val. J’aimerais tellement avoir de la famille avec qui je puisse m’entendre tu sais. Essaie au moins !” Tu viens prendre appui sur le lit, à côté de lui, en haussant les épaules. Essayer … Tu pouvais, oui, évidemment. Tu étais en train de te demander ce que ça pouvait bien te coûter. Pas grand chose, à priori, mais après ce qui venait de se passer, avec la famille de Garviel, tu avouais être totalement … réticente à l’idée. “▬ Quand je vois ta famille … quand je vois comment ils sont capables d’agir avec toi, ça me donne pas envie d’avoir la mienne.” Faut dire que tu n’avais pas un bon modèle sous le nez, avec les Vector. Leur façon d’être avec leur propre fils était parfois relativement écœurante, révoltante. “▬ Mais j’imagine que je pourrais tenter de les rencontrer … pour voir. Mais seulement si tu viens avec moi.” De toute façon, il était tout bonnement impensable que tu laisses de Garviel de côté pour ça, alors soit il acceptait de venir avec toi, pour rencontrer tes soeurs, soit tu n’irais pas. C’était comme ça. Sa sécurité passait avant le reste. Comme d’habitude … Et d’ailleurs, maintenant que tu repenses à ça, c’est finalement les paroles du père du pilote qui te reviennent subitement en mémoire. Lorsqu’il avait quitter son fils, tandis que tu ruminait ta colère dans ton coin, tu l’avais clairement entendu mettre Garviel en garde. Subitement, tu t’en veux de nouveau de ne pas avoir relever ça plus tôt … et d’avoir laisser libre cours à ta rage à la place. “▬ Garviel.” Tu poses sur lui un regard bien plus sérieux, tout à coup. “▬ De qui est-ce que ton père parlait, tout à l’heure ? Qui est-ce qui ne se découragea pas ?” Et en plus, maintenant que tu en parlais de vive voix, et que tu t’y intéressais … ça avait l’air sacrément sérieux, et menaçant. “▬ Y’a un problème ?”
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Valéria Skirata
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Mer 14 Mar - 19:33
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ft. Valéria
“▬ J’ai jamais eu de famille. Je sais pas ce que c’est, et je suis pas certaine d’avoir envie de le savoir.” C'est bien là ce que redoute Garviel. Et encore une fois il s'en veut, car c'est bien sa présence qui l'a privé de sa famille. Bien qu'il ne l'ait pas souhaité ni choisit.  Rien a faire, plus il creuse, plus il se rend compte que sa famille pourrit presque tout ce qu'elle touche. Sans compter son départ, depuis tout à complètement déraillé. Garviel ne peut s'empêcher de penser aux autres gardes du corps, ceux qui auraient du veiller sur lui avec Valéria. Tous ceux qui n'ont pas eu la chance d'être gardés jusqu'au dernier moment et dont le contrat a été vendu au plus offrant. Ce n'est riend 'autre qu'une forme d'esclavagisme déguisé, mais contre laquelle les autorités de l'Alliance ne peuvent rien. En particulier car elle est dépendante de la granule produite par la Granze. “▬ Quand je vois ta famille … quand je vois comment ils sont capables d’agir avec toi, ça me donne pas envie d’avoir la mienne.” Encore une fois, c'est ce qui le chagrine, que le seul modèle existant pour Valéria soit lui même et toutes les saletés qui vont avec la famille Vector. Le pilote soupire lourdement. “▬ Mais j’imagine que je pourrais tenter de les rencontrer … pour voir. Mais seulement si tu viens avec moi.” Au moins souhaite t-elle bien tenter le coup. Avec lui à côté. La phrase sonne étrangement. Comme si le sens de la phrase ne concerne pas son rôle de garde du corps, mais autre chose. Garviel laisse cependant cette impression de côté, préférant ne pas se lancer sur le sujet, sans compter que cela puisse tout à fait provenir de son imagination. « Quand je pense que tout ce merdier m'est lié. Parfois je me demande si tout ne serais pas mieux si j’existai pas. » Le voilà près à sombrer de nouveau dans sa dépression. Mais le plus dur étant déjà passé, il refuse de se laisser abattre une seconde fois. Garviel se ressaisit sous le regard, inquiet semble t-il, de sa garde du corps. « Je serais ravi de t'accompagner pour les rencontrer, mais je vais m'abstenir de te conseiller. Mes relations familiales sont loin d'être un exemple. »

Un petit silence s'ensuit et le pilote note que quelque chose semble se passer dans la tête de Valéria. Il ne faut pas longtemps avant qu'elle ne pose sa question. “▬ Garviel.” L’intéressé continue de la regarder, l'invitant à s'exprimer du regard. Non pas qu'elle en ait besoin. “▬ De qui est-ce que ton père parlait, tout à l’heure ? Qui est-ce qui ne se découragea pas ?” L'information lui revient à lui aussi d'un seul coup. Avec tout ce qui c'est passé, il en a oublié ce nouveau problème. D’autant plus qu'il ne s'agit pas que d'un soucis que l'on peu régler d'un claquement de doigt. “▬ Y’a un problème ?” Garviel esquisse un sourire prudent, car elle n croit pas si bien dire. Pourtant, il espère être à l'abri au sein de la flotte. Mais si les rumeurs sur l'accident du Prométhée sont réelles, il faut bien croire qu'il se met le doigt dans l'oeil et que l'on peut le toucher même ici. « Ouais on peut dire ça comme ça. TU te rappelles que je t'ai dis que ma tête était mise à prix par le Syndicat ? » Sans aucun doute qu'elle doit se souvenir, après tout elle possède comme une seconde mémoire pour tout ce qui le touche de près ou de loin. Au fond, c'est plutôt appréciable, car lui même à parfois du mal à tout retenir. « Il semblerait que quelqu'un m'ait vendu. Quelqu'un a relié un de mes pseudonymes à mon identité réelle. » Au fond, c'est bien ça que le dérange le plus. Car il faut l'avoir connu un minimum pour avoir ne serais-ce que l'idée de faire un lien avec un nom quelconque de contrebandier. « Autrement dit, quelque sur cette flotte m'en veut et vient de lâcher les chasseurs de primes sur moi. Car la prime a triplé au passage. De quoi attirer les meilleurs d’entre eux. »

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Garviel Vector
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Mer 14 Mar - 21:25
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“Quand je pense que tout ce merdier m’est lié. Parfois je me demande si tout ne serait pas mieux si j’existai pas.” Tu fronces les sourcils. Cette remarque, au lieu de t’attrister à plus pour effet de te mettre de nouveau sur les nerfs. Oh, ce n’est pas dirigé contre Garviel, non. C’est de nouveau contre ses parents, en vérité. Tu avais visiblement perdu tout le respect que tu avais pu avoir pour le couple Vector … ou alors tout ça n’avait jamais été rien d’autre que de la crainte, et une certaine dévotion. “▬ Je t’interdis de dire ça.” Bon, clairement, tu n’étais pas en mesure de lui interdire quoi que ce soit … de toute façon, c’était sorti tout seul et presque malgré toi. A croire que tu n’étais plus capable de te contrôler, quand ça concernait Garviel … ce qui n’était vraiment pas une bonne nouvelle, ni même une bonne chose. Tu te devais de savoir te contrôler, surtout quand ça concernait ton protégé, justement. “Je serai ravi de t’accompagner pour les rencontrer, mais je vais m’abstenir de te conseiller. Mes relations familiales sont loin d’être un exemple.” C’était certain. Mais de toute façon, pour l’heure, tu n’avais pas spécialement envie, ou besoin d’être conseillée pour le moment. Tu supposais que les choses se feraient en temps voulu … Il te suffisait d’être patiente, et de laisser venir. Ensuite, tu aviserais sur ce dont tu avais envie, ou besoin.

Un dernier soupire, et finalement, ton esprit change de cap. Soudainement, voilà que les paroles pourtant à peine entendues par ton oreille, venant du père de Garviel te reviennent en mémoire. Tu crains le pire. Les Vector n’étaient clairement pas du genre à craindre quoi que ce soit, et pourtant, Jorel avait mis son fils en garde … Du te doute alors immédiatement que tu ne vas pas spécialement aimer les réponses à tes questions. Pourtant, tu les poses tout de même, ne serait-ce que pour savoir à quoi t’en tenir exactement. “Ouais, on peut dire ça comme ça.” Tu plisses les yeux. Il y avait bel et bien un soucis. Un gros soucis. “Tu te rappelles que je t’ai dis que ma tête était mise à prix par le Syndicat ?” Evidemment que tu t’en rappelais, ce n’était pas le genre de choses que tu étais capable d’oublier. D’ailleurs, il t’avais parler de ça dès le premier jour, en te précisant bien que ce n’était plus vraiment important, ni même d’actualité étant donné qu’il avait eu la présence d’esprit d’utiliser des pseudos. Ca ne t’avais cela dit pas empêcher de noter ça dans un coin de ton esprit … juste au cas où, et maintenant que cette histoire revenait sur le tapis, tu t’en félicitais. “Il semblerait que quelqu’un m’ait vendu. Quelqu’un a relié un de mes pseudonymes à mon identité réelle.” Tu souffles lourdement en te redressant subitement, quittant l’appui que tu avais pris sur le lit. Tu te mets alors à piétiner. C’était bien le moment, tiens. Juste après ton coup de sang, et la visite des Vector, voilà que ça vous tombait dessus. Cela dit, c’était à prévoir. C’était un risque, une possibilité que tu avais prise en compte. Tu t’attendais à ce que ça arrive, un beau jour en somme, mais là … Le moment était vraiment mal choisi. Tu restes silencieuse, cela dit, pour le moment. Attendant simplement qu’il termine de te donner toutes les informations. “Autrement dit, quelqu’un sur cette flotte m’en veut et vient de lâcher les chasseurs de primes sur moi.” Second soupire. Les. Pas un seul. Plusieurs, forcément, sinon c’était moins drôle. Le soucis, c’est que tu sais parfaitement que les chasseurs de primes sont des coriaces en général. Un … ça pouvait aller, mais plusieurs. La bonne nouvelle, c’est que ces types là n’étaient pas fair play, et surtout, ils bossaient toujours seuls. La mauvaise, c’est que le plus doué parviendrait sans doute à semer les autres, et à atteindre Garviel à un moment où un autre … “Car la prime à triplé au passage. De quoi attirer les meilleurs d’entre eux.”"▬ Tripler ?” Décidément c’était de pire en pire. Tu te mets alors à cogiter, encore et encore. Quelqu’un sur cette flotte avait vendue la mèche. Quelqu’un qui n’appréciait pas Garviel, c’était évident. “▬ C’est forcément quelqu’un de l’Alizé.” Ou peut-être pas … “▬ Avec qui est-ce que tu as eu des problèmes ? Même les plus petits. Qui est-ce qui te hais au point de vouloir ta mort, selon toi ?” Le pire, c’est que là, comme ça, personne ne te venais à l’esprit. Garviel était plutôt respecté et apprécié sur l’Alizé, et principalement au sein de l’escadron, et des escouades de soldats et d’explorateurs avec lesquels il travaillait. Tu avais beau fouiller ta mémoire, personne ne te sautait aux yeux, du moins pas directement.

Le médecin finit par revenir, avec l’atèle à la main, et tu gardes le silence, tandis qu’il l’installe avec soin sur la main du pilote. “Vous êtes à l’arrêt pour une semaine, mes félicitations.” Il grogne, mais tu ignores sa mauvaise humeur, trop occupée à faire fonctionner ton cerveau à toute vitesse. D’ailleurs, une fois le médecin repartit, tu reviens vers le pilote. “▬ Il t’as rien dis de plus ? Pas de nom, pas d’informations utile ? Enfin. A quoi il sert le super réseau d’information de tes parents, à part nous pourrir la vie tu m’expliques ?” Même pas fichu de savoir qui pouvait bien menacer leur fils, tiens.
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Valéria Skirata
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Jeu 15 Mar - 19:39
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ft. Valéria
L'information manque de faire bondir Valéria, et Garviel note à quelle vitesse elle reprend son rôle de garde du corps subitement. Il continu son récit, lui fournissant un maximum d'informations, en plus de ses propres déductions. Car en réalité, rien n'indique que quelqu'un sur la flotte l'a vendu. Il peut tout aussi bien s'agir d'un coup de chance. Beaucoup de chasseurs de primes ne sont en fait que des informateurs, qui épluchent toutes les pistes avant de les fournir au plus offrant, parfois directement au commanditaire. Ils laissent ensuite leurs collègues rompus à la capture se charger appréhender la cible. Valéria écoute attentivement tout le récit. Il la sait déjà en train de cogiter à toutes les possibilités, à la personne qui a osé le mettre en danger. Nul doute que si ce dernier ce fait attraper, il va passer un sale quart d'heure. A moins qu'elle ne le tue aussi facilement que Jahel engloutissant un gâteau. Le pilote ne peut pas retenir un sourire gêné lorsqu'il annonce le montant de la prime à sa protectrice. "▬ Tripler ?” Au fond, il trouve ça flatteur de savoir qu'il vaut une telle somme. Enfin, du moins ce serait vraiment le cas si cela ne voulait pas dire qu'une horde de chasseurs est en train de le traquer en ce moment même.

Garviel regarde sa Valéria en plein réflexion. Il regrette d'une certaine manière de la mettre au courant. Probable qu'elle ne va pas en dormir la nuit. Surtout qu'avec ça, elle ne consentira même plus à le perdre de vue voir même qu'il s'éloigne à plus de trente centimètres d'elle. “▬ C’est forcément quelqu’un de l’Alizé.” Le pilote fronce les sourcils, peu convaincu. La piste n'est pas forcément mauvaise, mais ça peut tout à fait venir d'ailleurs. « Je n'en suis pas si sûr. C'est pas impossible. Mais qui sait, quelqu'un a pu m’identifier sur le Nexus tout bêtement. » Le ton de sa voix ne sonne pas du tout convaincue par cette alternative. En treize années, il a bien trop changé pour être reconnu par hasard dans une foule. D'autant plus que les personnes l'ayant connu à l'époque ne sont pas si nombreux que ça. La plupart sont d'ailleurs bien connus de l'Alliance, peu probable qu'ils aient pu arriver jusqu'au Nexus. “▬ Avec qui est-ce que tu as eu des problèmes ? Même les plus petits. Qui est-ce qui te hais au point de vouloir ta mort, selon toi ?” Se pliant à la question, Garviel cherche dans sa mémoire, mais rien de notable ne lui vient à l'esprit. Il passe toute sa carrière sur l'Alizé au crible sans trouver quoique ce soit d’intéressant à exploiter. « Non je ne vois pas … il y a bien eu des altercations idiotes. Rien qui ne justifie d'en arriver là. »

Avant qu'il ne puisse continuer, le médecin est de retour avec le nécessaire. Sans poser plus de question, il installe l’atèle de Garviel. Sorte de prothèse énorme avec deux fioles sur le dessus. Des aiguilles venant injecter un produit issus de la granule dans la zone cassée régulièrement afin d’accélérer la guérison, et de renforcer la zone aussi. “Vous êtes à l’arrêt pour une semaine, mes félicitations.” Le pilote hausse les épaules, de toute façon aucune mission n'est prévue durant ce laps de temps. Sans compter qu'au final, ils vont pouvoir se pencher sur cette histoire de prime sérieusement. Comme quoi parfois tout se goupille bien. “▬ Il t’as rien dis de plus ? Pas de nom, pas d’informations utile ? Enfin. A quoi il sert le super réseau d’information de tes parents, à part nous pourrir la vie tu m’expliques ?” Garviel dévisage la jeune femme, secouant la tête négativement. En réalité, même si c'est peu, réussir à obtenir ce genre d'informations directement du Syndicat est une grande prouesse. « Justement Val, leur réseau est performant. Tout ce qui concerne la guilde des chasseurs de primes, y compris le montant des récompenses, est gardé très secret. La plupart des cibles ne savent même pas être mises à prix. Moi même je ne l'ai su que lorsque l'on m'est tombé dessus. »

Ce souvenir n'est pas son préféré d'ailleurs. Surtout parce qu'il a bien failli se faire avoir. Alors qu'il déchargeait une cargaison, le contrôle de la station dont le superviseur était membre de la guilde, a fournit sa position au chasseur le plus proche. S'il ne s'était pas baissé pour lire une étiquette déchirée, la fléchette paralysante l'aurait atteint. Ensuite, avec quelques pots de vin, Garviel a réussit à comprendre ce qu'il se passait. « En tout cas avec tout ça, je dois être dans le top vingt des plus grosses primes de la galaxie. » Soudain, quelque chose lui vient en tête. Il n'y avait aucune raison pour que la prime augmente à ce point, pas pour une seule cargaison perdue. Alors il reste une explication. « En fait … ça doit être ça. Je pense que quelqu'un a repris mon pseudonyme et s'est fait encore plus remarqué que moi. Ça expliquerait pourquoi ce soudain regain d’intérêt. » Et donc, quelqu'un en a profité pour tout lui mettre sur le dos à lui. A croire qu'il ne s'agit que d'un gros coup monté. Toujours est-il que Garviel ne comprend pas qui peut bien lui en vouloir à ce point.

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Garviel Vector
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Jeu 15 Mar - 20:44
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garviel & valéria

De mauvaise nouvelle, en mauvaise nouvelle. Voilà comment elle allait, cette journée. Plus elle avançait, plus c’était pire et honnêtement, tu espérais que cette histoire de prime soit au sommet, et qu’il n’y ai rien d’autre de plus grave pour aujourd’hui, surtout que tu n’avais plus l’impression d’avoir les idées très claires. Suffisait de t’écouter parler, et t’emballer, t’énerver pour le comprendre. “Justement Val, leur réseau est performant.” Oui, et ça, en réalité, tu le savais. Performant, et impressionnant. Les Vector parvenaient à à peu près tout savoir, peu importe l’endroit de cette galaxie … Là, c’était juste relativement gros, et tu te rendais compter qu’apprendre quoi que ce soit de tout ça n’était pas chose facile. Pourtant, tu soupires une nouvelle fois, levant même les yeux au ciel tandis que Garviel t’expliques tout ça. A l’écouter, le simple fait de savoir pour cette prime était beaucoup … mais pour toi, ce n’était rien du tout. Tu savais. Il savait. Bien. Mais ça ne t’aidais pas le moins du monde à agir pour empêcher ce qui était probablement inévitable maintenant d’arriver …

Tu croises les bras sur ta poitrine, avant de reprendre appui, cette fois sur un lourd chariot de matériel. Tu te mets alors à fixer un point invisible droit devant toi, sur le sol. “En tout cas, je dois être dans le top vingt des plus grosses primes de la galaxie.” Oui, bah sérieusement, il n’y avait pas de quoi être fier. Vingt personnes, à l’échelle d’une galaxie, c’était rien du tout. Ça voulait bien dire ce que ça voulait dire … Après huit années de ce que tu pouvais presque maintenant appeler le calme plat, voilà que ton protégé courrait un grand danger. Et le pire ? C’est que tu étais actuellement totalement impuissante. Tu ne savais pas quand ça allait lui tomber dessus, ni quand, ni où, ni encore moins comment. Il y avait de quoi devenir dingue. D’ailleurs, tu étais déjà en train de songer à durcir la sécurité, tu t’étais laissée aller ces dernières années, grandement, en pensant - visiblement à tort - que Garviel était en sécurité au sein de cette flotte et que personne ne songerait jamais à s’en prendre à lui sur le vaisseau. Trop risqué. Trop de monde. Rien que l’Alizé était plein de soldats, et d’autres personnes qui étaient capables de se battre, d’ouvrir le feu, de donner de sacrés coups aussi. Et puis, le pilote était bien entouré, même sans toi. Cela dit, maintenant, tu en viens à te dire que ce n’est clairement plus suffisant, et que tu allais être obligée de tout revoir, juste pour éviter le pire …

“En fait … ça doit être ça. Je pense que quelqu’un a repris mon pseudonyme et s’est fait encore plus remarqué que moi. Ça expliquerait pourquoi ce soudain regain d'intérêt.” Tu relèves les yeux, posant ton regard sur le pilote. Est-ce que ça changeait quelque chose, sérieusement ? Pas vraiment. Peu importe qu’il ait été vendu, ou que quelqu’un se soit fait passer pour lui … le résultat était le même, il était en danger. Et surtout, pour avoir fait ça, il fallait aussi connaître Garviel. D’ailleurs, il fallait le connaître depuis bien longtemps, et avoir eu connaissance de son passé, de ses histoires de primes, et de ses pseudonymes. Les personnes dans ce cas ne devaient pas être bien nombreuses … cela dit, Garviel ne semblait pas avoir de nom en tête, ni même de petite idée quand à l’identité de cette personne, du moins, pas pour le moment. Il était donc inutile que tu insistes là dessus. “▬ Comment vas ta main ?” De ton point de vue, c’était déjà bien mieux maintenant que c’était soigné … plus de sang, plus de doigt étrangement tordus. Et c’était tant mieux. Tu préférais ranger cet épisode dans un coin de ta mémoire et éviter d’y re penser, de toute façon. “▬ Je peux plus te laisser seul.” Déjà que c’était rare, quand il avait le droit d’être seul … mais là, tu étais bien résolue à être encore plus présente, du moins, le temps que les choses soient réglées. Après ça, tu pourrais bien relâcher un peu de leste. Pour l’heure, tu voyais juste ces moments comme des failles de sécurité qu’il te fallait réparer, combler. N’importe qui pouvait profiter de ça pour arriver à ses fins, et il était hors de question que ça arrive. “▬ Il va falloir que je sois avec toi tout le temps … je sais même pas à qui on a à faire. T’imagines un peu, tu pourrais te faire égorger dans ton sommeil, je serais bien trop loin pour l’empêcher.” Bon, ok, peut-être que tu devenais totalement parano, surtout que les cabines étaient tout de même drôlement bien sécurisée. Sauf qu’encore une fois, tu n’étais plus certaine de pouvoir compter là dessus. “▬ Va falloir trouver des solutions.” Et le pire c’est que tu étais bornée … même si tu te doutais qu’il n’allait sans doute pas apprécier ce renforcement soudain de ta prudence déjà exagérée pour certains.
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Valéria Skirata
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Sam 17 Mar - 21:32
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ft. Valéria
Pas la peine d'être devin pour comprendre que rien de toute ça ne plaît à Valéria. Même si la situation ne conviendrai a personne de toute manière. Garviel soupire, ayant terminé son explication, et donné sa théorie. Théorie qui d'ailleurs ne semble pas vraiment marquer la garde du corps. Le pilote en est presque vexé de la voir porter aussi peu d’intérêt à ce détail. Car selon lui, il a son importance. Si la piste s'avère bonne, il se pourrait bien qu'elle soit la clef pour le tirer de cette histoire. Toujours est-il qu'elle semble vouloir changer de sujet, pour mieux en aborder un autre sûrement. Garviel la connaît bien maintenant, tout autant que Valéria le connaît. “▬ Comment vas ta main ?” Il regarde l'atèle du coin de l’œil tout en évaluant sa situation. Tout est bien en place, il ne peut bouger le poignet, ce qui est un bon point ici. Sans compter la douleur qui s'est estompée, le temps que ne fassent plus effets les piqûres du moins. « Ca va, tout est bien en place, je n'ai plus mal. » Une phrase banale, il le sait, de toute manière, Valéria n'écoute presque pas la réponse. Elle sait qu'il n'a plus mal, il ne grimace plus. Elle prépare simplement le terrain pour ce qui suit, ne sachant certainement pas trop comment l'aborder. “▬ Je peux plus te laisser seul.” Garviel l'a vu venir de loin, elle ne peut plus se permettre de lui laisser les petites libertés d'avant. Il y a trop d'enjeux, surtout depuis qu'ils savent que quelqu'un le connaissant l'a vendu. Le pilote se contente de hocher la tête. Il comprend parfaitement, au point qu'il l'aurait demandé lui même si besoin. “▬ Il va falloir que je sois avec toi tout le temps … je sais même pas à qui on a à faire. T’imagines un peu, tu pourrais te faire égorger dans ton sommeil, je serais bien trop loin pour l’empêcher.” Il ne sait plus trop quoi dire là dessus. Entre rire et rester perplexe. La plupart l'auraient qualifiée de paranoïaque, mais Garviel sait que la réputation des chasseurs de primes n'est pas usurpée, alors si les meilleurs se mettent sur sa piste, il va falloir qu'il ait de quoi se défendre en permanence. Ce n'est pas une flotte entière de l'Alliance qui arrête ce genre de personne, ils iraient chercher leur cible à l'autre bout de la galaxie s'il le fallait.

Le pilote reste silencieux le temps que Valéria termine. “▬ Va falloir trouver des solutions.” La dessus, Garviel est amplement d'accord. Seulement les solutions ne courent pas les rues, il va être compliquée pour Val d'être avec lui en permanence. Comme elle le souligne si bien, son dortoir est loin de sa cabine. Et quand bien même, il faudrait déjà qu'il arrive à l'appeler s'il y a un soucis. Alors entre ça et le temps qu'elle rapplique, il pourrait bien être mort quatre ou cinq fois. Alors, quitte à se surprendre lui même, il doit bien avouer qu'il va devoir aller dans le sens de sa garde du corps. « Tu as raison. Ces types ne rigolent pas. Il est bien plus prudent que tu sois près de moi. » Un moment de silence passe, Garviel l'utilisant pour bien faire comprendre que même si ça ne l'enchante pas, il prend ça suffisamment au sérieux pour se plier à la volonté de Valéria. Une autre partie de lui n'est d'ailleurs en aucun cas dérangé de savoir que la jeune femme va le suivre absolument partout. Garviel s'est vraiment fait à la présence continue de Valéria, au point qu'il ne sache parfois plus comment se comporter lorsqu'elle n'est plus présente. « Quand à la cabine … y a pas beaucoup de solutions … à part que tu t'y installes, le temps que tout ça se calme. » Le pilote détourne le regard un instant, sentant tout de même monter une certaine gêne sur le moment. Le rouge lui est monté immédiatement au visage lorsqu'il a creusé un peu plus loin la proposition qu'il vient de faire. En particulier les rumeurs qui vont ensuite circuler. Se raclant la gorge, il tente alors de noyer le poisson en revenant sur sa théorie énoncée un peu plus tôt. « Par contre, si c'est bien un autre gars qui a repris mon identité, on pourrait tenter juste … je sais pas … de lui renvoyer la piste ? »

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Garviel Vector
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Dim 18 Mar - 10:42
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garviel & valéria

Tu passes une main sur ton front, te rendant presque soudainement compte de ce revirement soudain dans ton attitude. Tu étais capable de passer d’un extrême à l’autre en si peu de temps … des larmes, à ton sérieux ordinaire, voir à ta détermination sans faille à vouloir protéger Garviel. Tu secoues très légèrement la tête, peu désireuse en réalité de repenser à ce qui s’était passé après le départ des Vector. De toute façon, c’était peut-être stupide, mais tu préférais très largement être dans cet état de stress, et sous pression, plutôt que de ressentir à nouveau toute cette rage, cette haine, cette colère, bref, tous ces sentiments, certes humains, mais que tu n’aimais pas spécialement ressentir et encore moins montrer aussi ouvertement.

Au fil du temps, tu es - du moins tu le penses - plus ou moins parvenue à comprendre Garviel. Il est vrai que lorsque tu avais débarquée, tu n’avais forcément compris pourquoi il s’obstinait à ne pas vouloir de garde rapprochée, pourquoi aussi est-ce qu’il passait son temps, lors des premiers mois, à te fuir, ou à trouver des moyens de te semer. En fait, tu avais beaucoup douter. Tu t’étais mise à penser que peut-être, malgré tes années d’entraînement, c’est toi qui n’était pas à la hauteur, que tu n’étais pas capable de faire au mieux, et de te faire acceptée. Et puis, un jour, tu avais tout de même en partie compris … être suivi, ne pas réellement pouvoir avoir une vie personnelle, sans que tu ne sois dans les parages, ce n’était pas simple. Ce n’était pas non plus la définition de la liberté tant recherchée par l’héritier. Tu étais comme un boulet attaché à son pied et qu’il devait traîner chaque jour de son existence, même si finalement, avec le temps, il en avait pris l’habitude, ça n’enlevait rien au fait que tu étais toujours là, tout le temps et que même si désormais, il semblait beaucoup t’apprécier … Du moins, tu le pensais. Pour toutes ces raisons, tu t’attends presque à ce que tes propositions - que tu imposes en plus - soit totalement rejetées, presque au point de provoquer un nouveau conflit auquel tu te prépares déjà mentalement en te faisant tout un discours pour argumenter dans ta tête. Et pourtant … Pourtant rien. Pas une protestation. Pas une plainte. Pas de “oui mais non”. Rien. Ou presque. “Tu as raison.” Ça, tu l’avoues, tu n’y étais pas préparée. Si bien que tu restes bouche bée, parfaitement silencieuse. “Ces types ne rigoles pas. Il est bien plus prudent que tu sois prés de moi.” Un instant, tu songes que le pilote n’avait peut-être pas totalement compris là où tu voulais en venir. Tu étais déjà près de lui, toute la journée. Seules les missions te forcaient à t’éloigner de Garviel de plus d’un mètre, parce qu’il fallait bien que tu fasses ton travail ici, sur le vaisseau, en tant que pilote. Ça, les missions de son groupe d’élite, et évidemment, les tours pour les navettes, bien que parfois, ce soit toi qui l’accompagnait. Mais parfois seulement. En clair, il y avait tout de même pas mal de lacunes dans ta surveillance, et maintenant que tu y réfléchissais de manière plus poussée, tu étais même en train de te dire que si la personne qui avait vendu Garviel le connaissait si bien que ça … peut-être qu’il connaissait aussi toutes ces petites faiblesses, tous les moments durant lesquels tu n’étais pas présente et donc, les moments ou il serait le plus simple d’éliminer le pilote. Sans compter la nuit, lorsque tu laissais ton protégé à sa propre cabine, pour rejoindre ton lit à toi, dans une autre section du vaisseau qui n’était d’ailleurs pas toute proche. D’ailleurs, c’était ce moment là qui t’inquiétait le plus : la nuit. Durant les missions, il y avait peu de risque qu’on tente, c’était même pratiquement impossible avec le reste de l’escadron autour, sans compter que dans l’espace, ce n’était pas chose aisée que de tuer un homme facilement. “Quand à la cabine … y’a pas beaucoup de solutions … à part que tu t’y installes, le temps que ça se calme.” Il détourne le regard, et tu fronces les sourcils. Déjà parce que voir Garviel capituler aussi facilement est relativement rare, surtout quand il s’agit de sa liberté personnelle, mais aussi parce que tu vois bien que quelque chose cloche dans son expression. Tu décèles une certaine … gêne ? Tu n’en sais rien trop rien. C’est comme si subitement, quelque chose venait de le mettre mal à l’aise. Cela dit, il ne te faut pas bien longtemps pour comprendre - en partie - de quoi il retourne … les cabines des gradés étaient différentes. Plus petites, déjà. Puisque personnelles. Toi, tu partageais un espèce de dortoir, avec les autres, bien que ton espace te sois personnel et fermé. Garviel, c’était différent depuis qu’il était devenu le Leader de l’escadron. Il avait son endroit à lui, sa chambre, en somme et clairement, même si tu n’avais pas du tout d’expérience dans ce domaine, tu pouvais parfaitement imaginer ce qui allait pouvoir se raconter si certains apprenaient que tu passais tes nuits dans sa cabine … Tu ouvres la bouche, sans trop savoir quoi dire, en fait, mais il te devance et change totalement de sujet. “Par contre, si c’est bien un autre gars qui a repris mon identité, on pourrait tenter juste … je sais pas … de lui renvoyer la piste ?” L’idée n’était pas mauvaise. En effet. Et puis, renvoyer tout à l’envoyeur, c’était un bon moyen de se débarrasser de tout : la prime, les chasseurs, le pseudo désormais connu, tout. Le hic, c’est que forcément, pour faire ça, il fallait savoir qui avait repris ce pseudonyme. “▬ J’approuve … Encore faut-il qu’on sache à qui la renvoyer.” En plus, tu ne savais même par quoi commencer, ou par où, pour creuser. Aucune piste. Rien. Même pas un petit bout, ni la moindre petite idée, ou soupçon. “▬ Je suis pas certaine qu’on arrive à quoi que ce soit juste … tous les deux.” Ton rôle, c’était de garder … pas d’enquêter, ou de fouiner. Or, tu n’avais pas spécialement envie d’attendre sagement que tous les chasseurs de la galaxie se mettent à converger vers l’Alizé pour tuer ton protégé. “▬ A moins que tu ai une idée brillante, pour le moment, je t’avoue … que je ne sais pas trop quoi faire de plus que de renforcer ta protection.” Et inutile de préciser qu’admettre une telle chose était relativement difficile pour toi ...
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Valéria Skirata
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Lun 19 Mar - 19:18
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ft. Valéria
Il faut un certain temps avant que Garviel n'arrive à regarder Valéria dans les yeux. Le rouge de ses joues met du temps à partir, non pas à cause de l'idée en elle même, mais bien parce que cette même idée ne lui est pas si désagréable. Il faut donc un petit moment avant que le pilote n'arrive à se remettre les idées en place et de se recentrer pleinement sur leur problème. “▬ J’approuve … Encore faut-il qu’on sache à qui la renvoyer.” Au moins son plan semble la convaincre, il ne leur reste plus qu'à enquêter pour savoir à qui renvoyer la balle. Sans compter le fait de devoir neutraliser la taupe, sans quoi tout ceci ne servirai à rien. Mais pour ça, il faut encore savoir par où commencer, et c'est bien là le cœur du problème. Aucun suspect, aucune piste. Il leur faudra du temps avant de réussir à démêler tout ça, si Garviel ne se fait pas capturer avant. “▬ Je suis pas certaine qu’on arrive à quoi que ce soit juste … tous les deux.” Voilà qu'elle lit presque dans ses pensées. Cependant, le pilote pense avoir de nombreux noms à qui il peut se fier les yeux fermés. Des éléments de la Tallart, Eobard en tête de liste. L'homme étant bien trop direct pour la jouer en douce de cette manière, plutôt du genre à répudier ce genre de manœuvres même. Garviel pense aussi pouvoir se fier sans problèmes aux anciens de son escadron, Arkan et Crowe. Même s au final ce sont eux qui le connaissent le mieux, au point de savoir faire le lien avec son passé. Mais il ne peut pas les soupçonner, ils se sont tous sauvés les uns les autres trop de fois pour ça. Ils auraient pu le laisser mourir sans avoir à passer par des chasseurs de primes, où lui tendre un piège simple de manière à ce que son chasseur croise un cargo du Syndicat. Non, décidément, ces trois là sont hors de cause à ses yeux.

“▬ A moins que tu ai une idée brillante, pour le moment, je t’avoue … que je ne sais pas trop quoi faire de plus que de renforcer ta protection.” Aveu inattendu et certainement difficile à prononcer pour elle, cela touche d'autant plus le pilote. Il se laisse alors guidé par une soudaine impulsion. Se levant de son lit, il vient déposer sa main valide sur la joue de Valéria tout en lui adressant un sourire. « Tu es déjà avec moi, il n'y a pas meilleure protection à mes yeux Val. Je te confie ma vie les yeux fermés. » Il plante son regard dans celui de sa garde du corps et vient soudaine déposer un baiser sur sa joue tout en las errant brièvement contre lui. N'ayant ensuite pas trop compris ce qui lui a pris, le rouge lui remonte aux joues aussi vite que précédemment. Le pilote tente donc une petite diversion avec son humour habituel. « Bon je les entrouvre un peu, ce serait dommage de louper une marche ... » La dessus, Garviel s'éloigne légèrement de Valéria avant de prendre la direction de la sortie. Il entend déjà les pas de sa garde le suivre, et s'en veux de ne pas avoir attendu de voir sa réaction à son impulsion. « Pour commencer, on devrait faire une liste de nos alliés sûrs. J'ai pensé à Arkan, Crowe et Eobard. » Possible que pour elle, personne ne soit au delà de toute soupçons, mais Garviel doit bien garder un peu de raison pour deux. Avoir des doutes sur tout le monde ne les aidera pas, bien au contraire. Sans compter que vu les types qui risquent de débarquer pour l'avoir, avoir du renfort ne sera pas du luxe. « Par contre heu … pour ma cabine, comme tu le sais, y a qu'un lit. » Cette pensée trotte dans sa tête depuis maintenant un bon moment, mais il faut bien qu'il l'a prévienne. Ou du moins qu'il lui rappelle ce détail. Car sa cabine, elle connaît à force de débouler de bon matin comme un coup de vent pour lui retirer sa couette. Il n'a jamais vraiment compris le pourquoi de cette méthode par ailleurs.

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Garviel Vector
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Lun 19 Mar - 20:04
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garviel & valéria

Perdue, c’était peut-être bel et bien le mot pour te qualifiée actuellement. Et forcément, ça ne te ressemblait pas du tout. Décidément, la journée était éprouvante, et surtout, elle était loin, très loin d’être terminée. Un léger soupire s’échappe de tes lèvres, tandis que tu baisses les yeux après ces quelques mots désespérants. C’était là le gros désavantage de préférer faire cavalier seule et d’éviter de te lier aux autres … tu n’avais personne à sonner lorsque les choses allaient mal. Il ne fallait toujours compter que sur toi même, et si d’ordinaire, c’était plus que suffisante, aujourd’hui, tu savais bien que ça n’était clairement pas le cas. Avec tout ça, tes soeurs étaient revenues dans un coin de ta tête … leur arrivée coïncidait avec tout ça, du coup, famille ou pas, tu étais déjà en train de te dire que tu allais attendre que tout ça soit réglé, afin d’être certaine que les rencontrer, en compagnie de Garviel surtout, ne représente aucun risque pour ton protégé. C’était dommage, au fond, de douter de son propre sang … mais tu te consolais en te disant qu’au moins, on ne pouvait pas te reprocher de prendre des risques ou de mal faire ton travail.

Au bout de quelques secondes, alors que tu es perdue dans tes pensées, Garviel se lève du lit de l’infirmerie et, chose étonnante, ce qui te fais revenir à la réalité, c’est cette main qu’il vient poser sur ta joue tandis que ses yeux viennent chercher les tiens. “Tu es déjà avec moi, il n’y a pas meilleure protection à mes yeux Val. Je te confie ma vie les yeux fermés.” … Mhm. Oui, il avait confiance en toi, et ça tu le savais parfaitement, seulement … Tu ne savais pas si toi, tu avais réellement totalement confiance en toi. Douter n’était pas dans tes habitudes, mais cette situation était relativement inédite. Tu n’avais pas envie de décevoir, encore moins de faire un faux pas. Toutefois, cette fois, tu t’empêches de baisser les yeux … simplement parce que son regard est planté dans le tiens, et qu’à cet instant précis, la couleur de ses iris te parais presque fascinante. Sauf qu’encore une fois, ton leader semble décidé à te surprendre. Il s’approche, sans un mot de plus, vient déposer un baiser sur ta joue, avant de te serrer contre lui, à nouveau. Et encore une fois, comme précédemment, ton cœur semble s’emballer inexplicablement dans ta poitrine. Son étreinte est brève, il s’éloigne rapidement, et tu remarques de nouveau cette gène, déjà aperçue. “Bon je les entrouvre un peu, ce serait dommage de louper une marche.” Il prends alors la direction de la sortie, te tournant le dos, tandis que tes doigts viennent effleurer ta propre joue, à l’endroit même il vient de déposer son baiser. Pourquoi est-ce qu’il avait fait ça ? Mystère. Clairement, ce n’était pas dans les habitudes de Garviel de faire ce genre de choses … du moins, pas avec toi. Jusqu’à maintenant.

Ton bras retombe finalement le long de ton corps, et tu emboîtes le pas à ton protégé alors qu’il sort de l’infirmerie. “Pour commencer on devrait faire une liste de nos alliés sûrs. J’ai penser à Arkan, Crowe et Eobard.” Tu fronces un peu les sourcils .. tu avoues que même si tu vois parfaitement de qui il parle, et qu’effectivement, tu doutes de voir ces trois là faire quoi que ce soit de mal un jour à l’encontre de Garviel, ils n’ont tout de même pas ta confiance totale et donc, un doute subsiste encore et toujours de ton côté. Cela dit, encore une fois, tu n’as confiance en personne, et tu le sais. Et ce que tu sais aussi, c’est qu’il te faut pourtant de l’aide, sur ce coup. Aussi, tu décides de laisser à ces trois personnes le bénéfice du doute. Garviel avait confiance, visiblement, alors tu aurais confiance … du moins, autant que tu le pouvais. “▬ Je suppose que je n’ai pas le choix … Je vais devoir me fier aux personnes en lesquelles tu places ta confiance.” Toujours en avançant vous croisez un groupe de soldats, et tu gardes le silence jusqu’à ce qu’ils se soient assez éloignés. “▬ Je me fierais à ton jugement.” En espérant qu’il ne se trompe pas, et que sa confiance soit toujours bien placée sinon … ce serait la catastrophe à un moment donné.

“Par contre heu … pour ma cabine, comme tu le sais, y’a qu’un lit.” … Tiens, cette histoire de cabine revenait sur le tapis, décidément. D’ailleurs, maintenant qu’il formulait ça de cette manière, tu comprenais encore mieux le noeud du problème - si c’était bel et bien un problème - … ou du moins, encore une fois, tu essayais de le comprendre. Il ne fallait pas t’en vouloir, toi et les relations humaines, ça faisait deux, et même davantage. “▬ Je ne vais pas … me glisser sous ta couette, si c’est ce qui t’inquiètes...” C’est vrai quoi, même si tu avais parlé de surveillance rapprochée, tu ne comptais tout de même pas aller jusqu’à partager son lit … d’ailleurs, maintenant que tu y pensais, et que tu l’imaginais, voilà que toi aussi ça te mettait mal à l’aise. Il y avait certaines limites que tu n’avais l’intention de franchir. “▬ Je peux dormir par terre. Je veux dire … j’ai l’habitude, je l’ai fais une bonne partie de mon enfance. Et puis, c’est juste le temps de … de régler ça.” Et puis, c’est pas comme si le sol, c’était si horrible. De toute façon, tu n’étais pas certaine de parvenir à dormir correctement, en sachant que Garviel était menacé alors … “▬ Je passerais juste … récupérer quelques affaires, si ça ne te déranges pas trop, bien sûr.”
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Valéria Skirata
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Mar 20 Mar - 19:52
visite à l'improviste
ft. Valéria
La question des alliés ne semble pas vraiment faire mouche chez Valéria. Au fond, Garviel n'est pas vraiment surpris, elle n'a jamais réussi a se lier avec les autres. Elle n'a d'yeux que pour sa mission, et c'est déjà un miracle qu'elle arrive à se plier aux formations de l'escadron. Il va donc devoir argumenter pour lui faire comprendre que certains ne peuvent être soupçonnés. Bien entendu, le pilote n'est pas idiot, il sait que parfois, ce sont les plus proches alliés qui s'avèrent être des traîtres. Mais dans ce cas là, il a du mal à comprendre la manœuvre. “▬ Je suppose que je n’ai pas le choix … Je vais devoir me fier aux personnes en lesquelles tu places ta confiance.” Garviel laisse échapper un petit soupir, attristé qu'elle ne fasse toujours pas confiance au moins au deux autres pilotes cités. Même s'il est vrai qu'elle n'a pas vécu les même choses qu'eux trois avant son arrivée. “▬ Je me fierais à ton jugement.” Au moins ne semble t-elle pas non plus trop bornée sur ce coup là. Il se dit que c'est certainement parce qu’elle sait qu'ils ont besoins d'alliés. Comme elle est incapable de donner sa confiance, c'est donc à lui de dresser cette liste. « Oui, mais je préfères quand même que tu comprennes pourquoi je veux leur donner ma confiance. Dans cette histoire, on va devoir communiquer, savoir si l'un de nous ne loupe pas un détail. » C'est bien la leur meilleure défense en réalité, être deux, et ainsi pouvoir échanger leurs points de vues. « Pour Crowe et Arkan, je els connais depuis longtemps, il connaissent mon passé. S'ils avaient souhaités me vendre, ils ont déjà eu toutes les occasions voulues. Il n'aurait pas exemple pas été compliqué pour Arkan d'avertir un vaisseau du Syndicat ma position durant une mission Damoclès. Ni vu ni connu. » C'est bien pour ça que Garviel fait le plus confiance à Arkan qu'en n'importe qui d'autre à part Valéria. « Quand à Eobard, il est bien trop droit pour ce genre de coup bas, tu n'étais pas là mais je l'ai déjà vu foutre des raclées à des types qui ne faisaient qu'insulter des gens dans le dos. » Autant dire que voir un Eobard en colère vous tomber sur le coin du nez n'est pas une chose plaisante, sauf pour ceux qui regardent. Ce jour là, Un soldat avait raillé Garviel et un autre pilote, mais le lieutenant les avait entendus. La suite s'est passé très vite, et les types étaient au sol avant d'avoir eu le temps de crier.

Puis le pilote repars sur le sujet du lit une place dans sa cabine. Plus il y pense, plus il se demande pourquoi il en a parlé. Il aurait été plus simple de laisser faire jusqu'au moment propice. Heureusement que c'est un grand lit d'ailleurs, sinon tout cela aurait été compliqué. “▬ Je ne vais pas … me glisser sous ta couette, si c’est ce qui t’inquiètes...” Le pilote s'arrête net et se retourne, le front plissé en essayant de comprendre ce qu'elle veut lui dire.Il a beau chercher, il ne voit vraiment d'autres solutions, il serait compliqué d'en amener un deuxième. Du coup, il entrevoit où elle semble vouloir en venir, et ça ne lui plaît guère. “▬ Je peux dormir par terre. Je veux dire … j’ai l’habitude, je l’ai fais une bonne partie de mon enfance. Et puis, c’est juste le temps de … de régler ça.” Ses sourcils se lèvent tandis qu'un léger mouvement de sa tête vient signifier qu'il n'est pas d'accord, mais alors absolument pas. Il est tout bonnement hors de question pour lui de laisser quelqu'un dormir par terre alors qu'il y a de la place sur son lit. Même si cela créé une situation embarrassante. “▬ Je passerais juste … récupérer quelques affaires, si ça ne te déranges pas trop, bien sûr.” Sur ce, Garviel lève les yeux au ciel avant de reporter son regard vers Valéria. « Sérieusement Val, tu penses que je vais te laisser dormir par terre ? T'es pas un kubrow bon sang, ni une esclave. » Il y a comme une pointe de colère dans ses mots, il ne supporte pas de voir sa garde du corps se comporter ainsi, comme si elle ne considérerait pas sa propre existence. Comme si tout les progrès depuis huit ans s'étaient envolés. « Je voulais juste te prévenir, que nous allons devoir dormir ensemble … C'est même pas négociable. Je préfère encore que tu sois dans ton dortoir que te savoir par terre dans ma cabine ! » Franchement, des fois, Garviel se demande bien ce qui peut bien passer par la tête de Valéria.

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