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Mar 26 Déc - 22:01
fighting
garviel & valéria

Pour toi, la routine avait quelque chose de bon. Si certains s’ennuyaient dans leur vie, lorsqu’elle n’était pas riche en rebondissement, de ton côté, tu aimais savoir à quoi t’attendre du matin, jusqu’au soir. C’était sans doute l’éducation que tu avais reçue, qui faisait de toi cette personne aimant particulièrement que ta vie entière soit réglée comme du papier à musique. Tes horaires étaient toujours les même. A la seconde prêt, pratiquement. Généralement, tout se passait comme tu le voulais. Tu te levais. Tu te préparais. Tu travaillais. Tu dormais. Et ça recommençait. La seule journée qui était toujours hors de tes plans, c’était cette fameuse journée où tu n’avais pas à piloter. Une journée de repos, durant laquelle de toute façon, toi, tu devais travailler. Parce que ta place de pilote au sein de l’escadron était certes importante, mais là n’était pas ta fonction principale. Tous les matins, tu avais ce rituel un peu étrange mais tellement naturel pour toi. Tu faisais irruption dans les appartements de Garviel, pour le sortir du lit en allumant les lumière et en virant la couverture, que tu balançais habituellement dans un coin dans la pièce, avant de ressortir. Tu faisais toujours ça dans le silence, sans un mot. Ensuite, tu attendais dehors et tu ne le lâchais pratiquement plus d’une semelle.

Aujourd’hui, peu importe la journée dites de repos. Ton rituel serait le même. Bien pour ça que tu avais quitter ta cabine très tôt. A la même heure que les autres jours, en réalité. Et comme toujours, tu avais pris à droite, puis à gauche, avant de longer le couloir et d’entrer, en ayant pris soin de cogner une fois dans la porte de Garviel, avant d’entrer, d’allumer, de tirer la fameuse couverture que tu lances dans le coin, prêt de la porte, avant de ressortir et de te poser contre le mur, et d’attendre. Tu ne sais pas trop ce qu’il a prévu. Habituellement, tu ne t’en préoccupes pas et tu te contentes de suivre, sans un mot. Faire des commentaires, ce n’est pas ton travail. Tu es simplement censée surveiller, sans dire un mot ou émettre la moindre pensée. Bien sûr, c’est parfois compliqué. Parfois, ses sorties, ses fréquentations aussi, ont tendance à t’agacer, à te faire voir rouge. Mais tu gardes tout pour toi. Du moins, au maximum, puisque tu sais que parfois, tu es plutôt transparente malgré tous tes efforts.

La porte finit par s’ouvrir. Et ce matin, chose étonnante, tu bouleverses totalement tes habitudes pour te positionner droite, devant lui, le fixant un tout petit instant, avant d’ouvrir la bouche. “Viens avec moi.” D’ailleurs, il te faut tourner ta langue plusieurs fois dans ta bouche, et quasiment te concentrer pour réussir à le tutoyer. Il n’y a pas encore si longtemps, tu lui donnais du “vous” à chaque fois que tu osais t’adresser à lui. Visiblement, il avait fini par en avoir marre, au bout de huit ans. Mais ce fameux “tu” n’était pas inné chez toi. Du coup, il te fallait faire attention à chaque fois, et bien souvent, dans l’empressement, le vouvoiement réapparaissait subitement. “Si tu veux bien.” Tu te rends compte que ton ton était peut-être un peu trop impératif, subitement. Les ordres, c’est normalement lui qui les donnent … pas toi. “Je veux te montrer quelque chose.” Tu lui indique une direction, du doigt, et puis tu baisses les yeux avant de te retourner et de t’avancer dans le couloir, jetant un coup d’oeil rapide dans ton dos pour voir s’il te suis … ou pas. “Je pense que tu as … besoin d’un entraînement au combat.” Piloter, il savait faire. Un as, disaient certains. Mais tu avais cru remarquer quelques lacunes quand il s’agissait d’utiliser son corps autrement que pour maîtriser son engin. “Au corps à corps, je veux dire.” Idée étrange, sans doute. Surtout venant de ta part. Normalement, tu étais là pour veiller à ce qu’il n’ait jamais à se battre, mais une récente bagarre dans un bar du Nexus te faisais dire que peut-être, un entrainement du genre pourrait être bénéfique.
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Mer 27 Déc - 16:14
Fighting
ft. Valéria
Je regarde autour de moi, il n'y a rien, mis à part des grains de sables. Et une chaleur étouffante. De mouvement dans le sable indiquent clairement que des vers s'y déplacent. Mais ils ne me font rien. Je suis à l'abri. J'ai toujours aussi chaud en revanche. J'avance dans le désert, cherchant un signe d'une civilisation, où du palais où j'ai grandi. Mais rien, j'ai beau courir des heures, le paysage ne change pas. Et ces foutus vers semblent rirent alors que je tombe sous l'effet de la chaleur. Puis tout s’éteint alors qu'un courant d'air froid se fait sentir. Je tente de lutter contre lui, au final je préférais quand il faisait chaud s'il vous plaît ! Mais rien à faire, je suis pris comme d'un vertige alors que je suis aspiré par le courant d'air.

J'ouvre les yeux juste à temps pour voir ma couette voler, expliquant par ailleurs le fameux courant d'air. Bon, pas de panique, c'est juste Valéria. A trop penser au passé il me rattrape avec elle tiens. Faudrait vraiment que je lui fasse perdre cette habitude, pour autant que je sache réveiller son « maître » ne fait pas parti des attributions du garde du corps. Je la soupçonne d'ailleurs de faire ça en guise de vengeance pour m'être carapaté de chez moi et l'avoir laissée à un futur incertain. Enfin bon, voilà de longues années que je subis ce traitement, faudrait passer l'éponge un jour. Ah oui et en plus je suis son supérieur d'escadron. Au moins, si l'idée de me rendormir me prend, elle évite généralement de revenir faire un tour dans ma chambre. Un verrou ? Nan elle défoncerai la porte au cas où. Elle a de la chance que je l'aime vraiment bien, sinon je l'aurai faite muter ailleurs tiens. Bref, je me décide à me lever après quelques minutes de réflexion et de dilemme. Je me prépare et sors ensuite de ma chambre pour trouver une Valéria plantée devant tel un pilier. Je m'apprête à aller au mess pour prendre mon repas, mais suis interrompu par ma garde du corps qui se plante devant moi.

“Viens avec moi.” Gné ? Qu'est-ce qu'il se passe encore ? C'est suffisamment rare de la voir la jouer autoritaire pour que ça m'intrigue et me laisse interdit quelques secondes avec un air plutôt étonné. Où alors j'ai encore fais un truc qu'elle a pas aimé et à trouvé un moyen bizarre de me le faire comprendre ? Mon cerveau fonctionne à toute vitesse pour comprendre, chose ardue après un réveil aussi brutal. “Si tu veux bien.” Ah au moins j'ai le choix, du moins en apparence j'ai l'impression. Je la dévisage, elle semble un peu confuse aussi remarque. “Je veux te montrer quelque chose.” Bon okay elle a gagné je suis intrigué, plus par son attitude que par le fait de voir quelque chose en vrai, mais tout de même. Alors je lui emboîte le pas. « Très bien je te suis, tu m'intrigues quand même avec tes histoires. » On continue encore un peu avant qu'elle ne se décide finalement à en dire un peu plus, ce que j'attends tout de même, sans oser trop la presser. Je pourrai l'obliger à le dire, un simple ordre, mais ce n'est clairement pas mon style. Surtout que si je le pouvais je lui retirerai son obligation d'être ma garde du corps, mais elle semble trop y tenir. “Je pense que tu as … besoin d’un entraînement au combat.” Huuuum. Peu probable qu'elle parle de pilotage, alors du tir. Pourtant je suis pas si mauvais tireur que ça. “Au corps à corps, je veux dire.” Ah … c'est pire que ce que je pensais en fait. Parce que autant en pilotage je suis meilleur qu'elle, autant au corps à corps j'aurai plus vite fait de me tordre le cou moi même pour gagner du temps, et encore. « T'es sûre ? J'ai même pas encore mangé et je suis à peine réveillé. » C'est surtout ne pas avoir mangé qui m'embête, parce qu'au final je veux bien reconnaître qu'il n'est pas inutile de s’entraîner à tout types de combats. Je soupire finalement, sachant qu'au fond, je n'ai aucune échappatoire à moins d'user de mon statut d'héritier, que je préfère oublier. « Bon très bien, mais doucement hein ! Et si jamais je gagne faudra pas m'en vouloir. » Utopie. Nous avançons encore quelques minutes dans l'Alizé avant d'arriver là où elle le voulait. Heureusement la salle d’entraînement est déserte, pour le moment. « Bon, faisons vite avant que tout le monde vienne m'admirer manger la poussière » ça c'est moins utopique pour le coup. Même si montrer aux autres qu'un certain lien m'unit avec Valéria n'est pas pour me déplaire, quitte à passer pour un tyran. Ils la fermeront quand je sauverai leurs fesses tiens.
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Garviel Vector
❛❛ Cobalt Leader ; Damoclès ❜❜
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Jeu 28 Déc - 18:43
fighting
garviel & valéria

C’est tellement pas dans tes habitude, ni même dans tes attributions de faire quelque chose comme ça. Tu es toujours tellement en retrait, avec ton protégé. Normalement, tu ne te mêles pas de sa vie personnelle. D’ailleurs, tu n’es pas non plus censée le déranger le matin. Il y a des libertés que tu prends, tu n’es pas certaine que ce serait apprécié de ton père s’il te voyais, ou même de la famille Vector s’ils étaient dans les parages. Pourtant, tu continues. Tu te persuades que tu fais au mieux. Comme maintenant, alors que tu traverses le long couloir, longeant la paroi métallique du vaisseau. Normalement, il aurait le droit d’être le pire crétin de la terre. D’être faible. Et de ne pas savoir se défendre du tout. Peu importe ce qu’il est, ce qu’il sait faire, tu es destinée à le protéger depuis ta naissance. Tu as eu de la chance finalement. Tu étais tombé sur un homme qui n’était pas mauvais, qui d’ailleurs était finalement meilleur que toi dans plusieurs domaines … Sauf que du coup, tu devenais exigeante. Et puis, sa position ici, au sein de la FEA était tout sauf sécuritaire ; après tout, il prenait des risques tous les jours. Sans compter que ce vaisseau était peuplé de ce que tu aimais appeler des “brutes” et des “demeurés”. Voir des “sauvages”. Sur le Nexus, dans les bars, c’était un véritable festival. Entre boissons et bagarres, ça n’arrêtait pas. Et quand on était dans les parages à ce moment là, impossible d’y échapper. Tu en avais fait l’expérience plusieurs fois. Seulement, toi, contrairement à certains, ce genre de choses étaient loin de t’amuser.

Il te suit. Tu l’intrigues, d’aprés ses dires. C’est que tu n’es d’abord pas très causante. En fait, tu lâches les informations par petites bribes. Sans doute pour éviter qu’il ne fasse immédiatement demi-tour pour aller manger. “T’es sûre ? J’ai même pas encore mangé et je suis à peine réveillé.” C’est vrai, mais pour toi, ce n’était pas plus mal. Pas qu’il ait une chance face à toi, même en pleine forme, mais sa condition de “faiblesse” rendait l’entrainement un peu plus réel. Et donc plus efficace. Il traîne des pieds, du coup maintenant qu’il sait où tu veux en venir. Le pire, c’est qu’il pourrait bien partir et t’ordonner d’oublier ça … Mais il ne le fait pas. D’ailleurs, Garviel n’avait jamais utiliser son statut pour te commander. C’était quelque chose que tu ne pouvais qu’apprécier. “Imagine qu’on t’as attaqué dans ton sommeil.” C’est ton excuse. Toi, on t’as appris qu’il fallait toujours être prête à te battre, peu importe ta condition, ta situation, l’heure de la journée ou même l’endroit. Un entraînement à la dur. Rigoureux. Et tu avais subit ça alors que tu étais encore très jeune. Tu hausses donc les épaules. Il en est parfaitement capable. Il mangera après. “Bon très bien, mais doucement hein ! Et si jamais je gagne faudra m’en vouloir.” A cette remarque, tu ne peux pas t’empêcher de souffler du nez … Tu te moques, oui. Mais tu essaies de le faire discrètement. Il sait bien que tu es meilleure que lui à ce petit jeu, et que tu es capable de le mettre à terre pratiquement sans efforts.

Tu entres dans la salle. Elle est vide. Tant mieux. Tu n’étais pas venu ici pour l'exhibition de toute façon. “Evidemment.” Tu avances vers le banc, puis tu retires ta veste trop encombrante pour être plus à l’aise. “Bon faisons vite avant que tout le monde vienne m’admirer manger la poussière.” Tu agites la tête. Tu prends ça comme une espèce … d’ordre. Il n’a pas envie qu’on le voit être vécu, c’est son droit, c’est lui qui décide. Du coup, tu sais déjà que si quelqu’un entre, tu arrêteras tout de suite. Tu souffles, t’étirant légèrement avant de te placer au centre de la salle, lui faisant signe de s’approcher de toi. Pas d’arme. C’est ta règle du jour. “Vas y … attaque moi. Essai de me mettre à terre.”
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Sam 30 Déc - 11:31
Fighting
ft. Valéria
J'observe Valéria, elle est terriblement sérieuse ce matin. Sûrement à cause de la bagarre au bar en début de semaine. Ça à dû lui trotter dans la tête un moment tiens, le temps qu'elle se décide si oui où non elle pouvait se permettre cet entraînement. J'ai encore du travail pour lui faire perdre ses habitudes de garde du corps effacé et totalement dévoué. Même si, il faut que je l'admette, elle a fait beaucoup de progrès la dessus. “Vas y … attaque moi. Essai de me mettre à terre.” Hum … Bon allez, autant y aller franco, après tout elle fait ça pour me rendre service. J'enlève mon pull, histoire de pas crever de chaud trop vite, et de ne pas l’abîmer. Elle aurait pu me prévenir quand elle était dans la chambre quand même, j'aurais mis une tenue plus adaptée. Avec mon pantalon serré là ça va être marrant de bouger assez rapidement pour esquiver. Déjà que c'est pas mon point fort. Bref, je me positionne devant elle, en position de combat standard, celle que l'on nous apprend avant d'entrer à la FEA. Je peux ainsi être en mesure de réagir plus rapidement grâce à la position de mes bras et mains, ainsi que d'être fléchit légèrement sur les jambes, me permettant d'être déjà prêt à esquiver ou attaquer. Le genre de petit gain de temps, parfois même pas une seconde, qui peut faire la différence. J'observe mon adversaire encore quelques instants, cherchant une éventuelle faille dans sa garde. Bon ouais j'en vois quelques uns, mais pas beaucoup, mais la connaissant, c'est fait exprès. Soit pour m'apprendre à les exploiter, soit comme piège. « Pas de cassage de bras hein ?! » j'ai pas envie d'être privé de vol pendant une ou deux semaines, même si ça lui ferait plaisir de savoir que je suis au chaud et pas en train de faire des conneries dans l'espace.

Je place mon regard sur son flanc droit, y voyant une faiblesse, son bras un peu trop bas qui devrait me permettre de l'attraper au niveau de l'épaule et ensuite maîtriser son bras. Je feinte en faisant mine d'attaque ses jambes, en étant un peu ramassé sur moi même. Je m'élance d'un seul bond, avant d’atterrir devant elle puis d'utiliser mes appuis pour me propulser vers son épaule. Ma première main vise à attraper le sien, tandis que je dois poser l'autre sur son épaule afin d'effectuer une torsion qui la forcera à poser un genou à terre. De là il ne me restera plus qu'à passer derrière elle et terminer le travail. « J'y suis … ah non. » Au moment même où je pensais réussir, je me retrouve, sans trop savoir comment, au sol et incapable de bouger. Mon cerveau n'ayant rien vu, je pense forcément à une autre personne ayant attaqué en traître. Évidement ce n'est pas le cas, c'est pas comme si un novice comme moi pouvait rétamer une personne comme Valéria, entraînée à se battre depuis son enfance. Mais quand même ça m'en fou un coup. « J'ai pas tout compris là ... » Mais alors pas du tout. « Il s'est passé quoi ? » Pour le coup je suis vachement intéressé par le cours théorique. « Par contre si tu pouvais me libérer maintenant, y a des endroits qui font mal, je savais même pas que c'était possible. » En même temps, vu la position dans laquelle je me trouve, que je suis incapable de décrire tellement je n'arrive pas à comprendre la manière dont elle m'a retourné. Elle m'aide à me relever, et j'ai déjà l'impression qu'un char m'est passé dessus.
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Garviel Vector
❛❛ Cobalt Leader ; Damoclès ❜❜
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Mar 2 Jan - 18:32
fighting
garviel & valéria

Tout en l'invitant à t’attaquer le premier, tu sais bien qu'il n'arrivera a rien. Du moins, tu en doutes fortement. Il arrivera sans doute à trouver une petite faille dans ta garde, tu le sais parce que tu le fais exprès. Tu test, évidemment. Tu te demandes s'il sera assez malin - ou assez bête - pour utiliser ce que tu veux bien lui laisser comme alternative. Il n'est même pas sur de lui. Tu le vois et le tu le ressens dans sa manière d'agir et t'observer avant d'enfin songer à faire quelque chose. C'est normal, au fond. Et c'est bien pour ça que tu étais la, avec lui. Il était bien moins doué que roi a ce petit jeu. Pas totalement nul non plus cela dit … mais moins entraîné. Il y avait une sacrée différence entre toi et Garviel a ce niveau la. Lui, son truc c'était le pilotage. A a il était le meilleur. Sans conteste. Tu avais beau avoir suivi un entrainement et même une grosse remise a niveau avant d'entrer dans son groupe d'élite … Ted capacités, aussi bonnes étaient elles, étaient loin d'égaler les siennes sur ce plan. A l'inverse, au corps à corps, c'était toi la meilleure. C'était une discipline large, que tu avais toujours préférer au reste. Tu avais mis énormément d'énergie pour arriver a ton niveau actuel, pensant que ça ne pourrait t’être qu’utile. Ça l'était. Mais bien moins que ce que tu aurais imaginer. Pour un pilote, ce n'était pas réellement nécessaire en fait .. mais tu t'en fichais. Tu t'étais mise en tête que s'il savait se défendre a ce niveau, il courrait forcément bien moins de risques.

Tu le vois venir à des kilomètres. Dans un premier temps il observe ton épaule, avant de finalement viser ailleurs … du moins en apparence. Une feinte. Évidemment. Mais tu le laisses tout de même t'approcher, assez pour lui faire un faux espoir. Tu l'empêche immédiatement d'aller plus loin dans sa démarche. Quelques mouvements du poignets te suffisent pour éloigner sa main de ton épaule, tu tords alors son bras pour le déstabiliser pour tu prends correctement appui sur tes jambes avant de te pencher un peu pour le propulser au sol. Ne lâchant toujours pas son bras, tu poses alors ton genoux sur le haut de son dos pour le maintenir face contre terre. “J'ai pas tout compris …” Normal. tout s'était passé très vite. Comme toujours avec toi. “Il s'est passer quoi ?” Tu soupires, appuyant un peu plus ton genoux sur ton dos. “T'as raté ton coup.” Et il s'est fait avoir. Trop prévisible, évidemment. “Par contre si tu pouvais me libérer maintenant, y'a des endroits qui me font PAL je savais même pas que c'était possible.” Oh. Oui. Tu te rends compte maintenant qu'il en parle que tu t'es sans doute encore laisser emportée .. Tu es censée le protéger. Pas le démolir. Et tu n'es pourtant pas loin de lui casser un os ou deux actuellement.

Tu finis par lâcher son bras avant de te redresser rapidement. Puis, tu lui offres ta main pour l'aider à se relever. “Désolée.” Oui tu y avais encore été trop fort. Comme toujours en fait. Tu ne parvenais que trop peu a te maîtriser dans ces moments la. Tu te racles la gorge. Finalement c'était peut être pas l'idée du siècle cet entrainement. “C'est … Ça ira pour ce matin.” Pas la peine de le mettre en morceaux. Tu t'éloignes pour reprendre tes affaires, ta veste en fait que tu remets sur tes épaules. “Tu veux peut être aller manger du coup…”
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Mer 3 Jan - 18:06
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ft. Valéria
« Désolée » Vu le ton qu’elle utilise, elle a la trouille d’avoir été trop loin et de m’avoir fracassé en dix. Ehoh j’suis pas sucre non plus, c’était juste les contorsions bizarres que tu me fais hein ! D’ailleurs, j’ai toujours pas compris comment j’ai fini au sol. Allez, debout ! J’en profite pour m’étirer un peu les zones engourdies. C’est fou comme le corps peut rapidement allumer les signaux d’alarme au moindre choc ou contorsion. Elle possède aussi bien plus de force qu’on ne le suppose de prime abord. « C’est … ça ira pour ce matin. » Pardon ? Donc elle me réveille en déboulant comme un coup de vent dans ma chambre, m’embarque pour m’entrainer alors que j’ai la dalle et une fois qu’elle m’a mis au tapis dès le premier échange elle a la trouille de me faire mal et décide d’arrêter là ? Oh non ça ne va pas se passer comme ça. Mon regard rougit un peu de colère, que je mets un petit temps à maîtriser. Je ne suis pas là pour être chouchouté où avoir de traitement de faveur. C’est un entrainement pas une promenade. « Tu veux peut être aller manger du coup … » Oui. « Non. » Bon sang oui j’ai la dalle mais je ne baisserai pas les bras ! Je la dévisage du regard, sérieusement, chose assez rare de ma part. Je veux lui faire comprendre que maintenant qu’elle m’a embarqué dans cette histoire, elle doit assumer et finir le travail. Et non se dérober au premier souci rencontré. « Non, on va continuer, il ne me semble pas avoir appris quoi que ce soit. Hors c’est bien le but de ton entrainement ? M’apprendre à me défendre, où est-ce à mordre la poussière ? » Mon ton est un peu dur, plus dur que ce que je voudrais, surtout envers Valéria, mais au fond de moi, sa proposition d’arrêter là est comme une humiliation. Comme si je n’étais pas capable d’apprendre.

Je souffle un coup pour me reprendre, après tout, ça partait d’un bon sentiment de sa part, et je ne souhaite pas non plus la dissuader de reprendre ce genre d’initiatives. Elle doit juste comprendre qu’elle va devoir certainement me donner quelques bleus et que je ne lui en voudrais pas pour ça. Qu’elle n’a pas à être une nounou qui veut à tout prix éviter le moindre bobo à son protégé. « Désolé, je me suis emporté, mais comprend que ce genre d’enseignement va de pair avec quelques blessures. J’apprécie beaucoup que tu ais pris cette initiative, et je compte bien te rendre honneur en allant jusqu’au bout. » Après tout, elle a enduré bien pire que ça, et plus jeune, dans l’unique but de me servir de garde du corps. Je peux bien endurer quelques clefs de bras et bleus, une lèvre fendue, des égratignures. J’ai déjà eu une jambe en vrac je sais ce qu’est la douleur. Je me remets en position face à elle, mes yeux dans les siens, avant de m’élancer de nouveau sans prévenir. Oh je sais bien qu’une attaque surprise comme ça va la faire réagir par réflexe, et donc que je vais sûrement prendre cher, mais tant pis, c’est ma manière de lui dire : vas-y je suis prêt. ! Je réussi cette fois-ci à l’attraper par la taille, mais termine au sol la seconde suivante. Le choc est brutal, et j’en ai le souffle coupé, sans compter les premiers bleus qui ne tarderont pas. C’te brute quand même. « Bon, maintenant, explique moi ce qui ne va pas et quoi faire pour m’améliorer ! Je ne suis pas contre éviter de prolonger les prises neutralisantes plus que nécessaire en revanche. » Parce que au final c’est ça qui fait le plus mal je trouve.
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Garviel Vector
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Mer 3 Jan - 19:14
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garviel & valéria

Tu regrettes maintenant. Maintenant, tu es clairement en train de te dire que tu as déborder sur tes obligations, et que tu as été trop loin. Tu ne l’admettras pas forcément à haute voix, évidemment, mais tu cherches maintenant une porte de sortie assez simple. Il n’avait clairement pas envie de jouer à ça de bon matin. Il avait faim. Du coup, tu lui proposes immédiatement d’aller manger quelque chose. Si ton père était là, il t’aurais probablement giflée pour ça. Tu aurais bien pu lui casser le bras, tiens.

Tu passes ta main dans tes cheveux, pour les rattacher correctement en hauteur afin d’éviter qu’ils ne continuent de te gêner. “Non.” Tu te retournes, pour de nouveau lui faire face, et tu as la surprise de lire...de la colère, dans son regard ? Tu baisses aussitôt les yeux. Toi qui a pourtant énormément de caractère, et qui est surtout capable de tenir tête à n’importe qui, tu t’écrases littéralement devant Garviel qui te fixe, sévèrement. Sérieusement. Ce qui est loin d’être habituel, chez lui. En réalité, c’est peut-être bien la première fois que tu aperçois cette expression sur son visage. “Non, on va continuer, il ne me semble pas avoir appris quoi que ce soit. Or, c’est bien le but de ton entrainement ? M’apprendre à me défendre, ou est-ce à mordre la poussière ?” Son ton est sec. Rude. Tu viens de l’offenser, en abandonner si vite. Tu n’y avais pas penser, honnêtement. Toi qui pensais qu’il aurait sauté sur l’occasion pour arrêter et vaquer à ses occupations. Tu es surprise, à tel point que ta bouche s’ouvre, pour finalement former un “o” sans qu’aucun son n’en sorte pour finir. Tu soupires. Sans doute pense t-il que tu abandonnes face à un niveau trop faible, après le résultat que tu viens d’obtenir. Le truc, c’est qu’abandonner quand ça te parait compliqué, c’est loin de te ressembler. Et en réalité, il devrait le savoir. Il souffle, comme pour se calmer et tu te mords la lèvre, partagée entre l’idée de lui expliquer, ou simplement de te taire. “Désolé je me suis emporté, mais je comprends que cet enseignement va de pair avec quelques blessures. J’apprécie beaucoup que tu ais pris cette initiative, et je compte bien te rendre honneur en allant jusqu’au bout.” Tu souffles, à ton tour. Parfois, tu as l’impression que ton point de vue est mal compris. Que ton éducation parait folle, face aux autres. Oh, tu sais bien que ton comportement est parfois étrange, et tu sais bien que beaucoup de choses se disent sur ton compte. Tu es incomprise, oui. Autant par les autres que par Garviel lui-même. En fait, seul un autre de ses gardes pourrait comprendre ton état d’esprit, celui dont finalement, tu n’arrives pas à te détacher. Le protéger, le garder en sécurité, éviter les blessures, qu’elles soient graves ou minimes, c’est ça que l’on t’as appris. Alors certes, parfois, tu débordes un peu. Parfois, tu vas un peu plus loin et peut-être que tu en fais trop, mais tu sais que ton travail, tu le fais bien. Et tu ne peux oublier ce pour quoi tu as été élevée, formée et entraînée. Blesser toi même ton protégé est un concept qui a tendance à te mettre très mal à l’aise. Toi qui cherche constamment un ou une coupable à ses blessures ou mésaventures, comment réagir quand cette coupable … c’est toi, justement ? Pourtant. Il te semble que c’est important pour lui. Qu’il est prêt à risquer quelques bleus et douleurs pour que tu lui apprennes quelques petites choses. Du coup, tu ne peux que respecter ça. C’est sa demande. Et comme toutes ses demandes, ça sonne de toute façon comme un ordre, peu importe le ton qu’il utilise. “Bien…” Tu retires de nouveau cette veste qui ne servirait qu’à te gêner dans tes mouvements. Il se remet de lui-même face à toi, en position et sans même attendre que tu sois prête, ou en position de défense, il te saute littéralement dessus, t’attrapant par la taille … et évidemment, tes réflexes prennent immédiatement le dessus, comme toujours en cas d’attaque. Tu frappes le haut de son dos avec ton coude. Un coup sec, net et précis qui le fait s’affaisser assez pour que ton genoux viennent lui cogner son ventre. Il s’écroule immédiatement. Encore. Et tu grimaces. Il va sortir de cette séance couvert de bleus …. “Bon, maintenant, explique moi ce qui ne va pas et quoi faire pour m’améliorer ! Je ne suis pas contre éviter de prolonger les prises neutralisantes plus que nécessaire en revanche.” En fait, il y a un tas de choses qui ne vont pas. Pour une habituée, comme toi, ses défauts sautent aux yeux.

Tu l’aides alors à se relever. Puis lui indique de se remettre en position. Une fois fais, tu lui tournes autour à la manière d’un vautour. “Ton dos est voûté. Tiens le droit. Tes vertèbres bien alignées.” Tu pousses dans son dos pour le forcer à se tenir droit. Puis, toujours dans son dos, tu attrapes sa tête de tes deux mains. “Les yeux fixés sur l’adversaire.” Tu fais alors le tour, pour te planter devant lui. “Les coudes plus haut. Voilà.” Tu places correctement ses bras, avant de relever les yeux vers lui. “Regarde moi dans les yeux.” Tu plonges alors ton regard dans le sien. “C’est là que tu dois regarder ton adversaire. Pas ailleurs.” Tu recules d’un pas. “Tes yeux trahissent toujours tes mouvements, même quand tu essais de feinter, il suffit de suivre ton regard pour savoir ce que tu vas faire. Tu comprends ? Tu testes ton adversaire au combat. Les premiers coups ne servent qu’à ça. Il frappe, tu étudies, et ensuite tu peux vraiment attaquer.” Tu te remets finalement en position face à lui. “Dans les yeux. Et réessaie.”
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Mer 3 Jan - 19:45
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ft. Valéria
Je saisi le bras tendu pour me relever encore une fois. Je l'ai bien senti passer, plus que la première tentative. Mais c'est le prix à payer pour lui forcer le main. Oh je sais bien qu'elle déteste le fait de me donner des coups, même pour m’entraîner. Mais je n'ai pas beaucoup d'alternatives, a part se contenter de théorie. Ou demander à un autre professeur, qui se ferait tailler en pièce dès que Valéria remarquerai la moindre ecchymose sur moi. Pas facile de l'avoir presque en permanence sur le dos. Du moins au début. Ou, au final je me suis bien habitué à sa présence. Et bien que je refuse de l'admettre ouvertement, c'est agréable de savoir que je peux me balader où je veux sans avoir à surveiller mes arrières. “Ton dos est voûté. Tiens le droit. Tes vertèbres bien alignées.” La faute au pilotage ça, à force de rester assis on se tasse, mais soit je me redresse bien droit comme elle me l'indique alors qu'elle m'aide à bien me positionner. Ses mains se posent sur ma tête, j'espère que c'est pas une prise. “Les yeux fixés sur l’adversaire.” Je reste silencieux, écoutant attentivement chaque conseil donné. “Les coudes plus haut. Voilà.” La position ne me paraît pas naturelle, je vais devoir travailler ça. “Regarde moi dans les yeux.” Je m'exécute et la regarde directement au fond des orbites ! “C’est là que tu dois regarder ton adversaire. Pas ailleurs.” En vrai je suis sûr que les bons combattants usent justement de leur regard pour leurrer leur adversaire. Mais justement je ne suis pas de ces gens là, autant commencer par les bases. “Tes yeux trahissent toujours tes mouvements, même quand tu essais de feinter, il suffit de suivre ton regard pour savoir ce que tu vas faire. Tu comprends ? Tu testes ton adversaire au combat. Les premiers coups ne servent qu’à ça. Il frappe, tu étudies, et ensuite tu peux vraiment attaquer.” Je comprend bien, j'imagine juste que ça doit pas être aussi simple devant plusieurs adversaires, pour les garder en vue durant l'action. Elle a vraiment de beaux yeux quand même … STOP ! Concentration ! Faut pas que je me laisse distraire bon sang, allez on papillonne plus ! “Dans les yeux. Et réessaie.” Ouais bah maintenant c'est plus aussi simple, avec ce foutu rougissement qui va avec en plus bordel ! Bon, je ferme les yeux quelques secondes et reprend le contrôle.

Je me prépare à bondir, bien positionné comme elle le souhaite. J'étudie au passage mes chances avec ce que j'arrive à discerner de sa position. Car oui c'est pas si évident que ça d'avoir une vue d'ensemble si on doit garder le regard braqué sur son adversaire. « Juste … a te fixer dans les yeux comme ça, c'est à peine si j'arrive à analyser ta position, tes gestes. » Peut être qu'elle voulait juste dire qu'il faut fixer sa cible dans les yeux quand on attaque et pas en permanence, parce que je me sens un poil idiot là. Une larme coule sur ma joue. Ne pas oublier de cligner des yeux aussi mon cher Garviel ! J'essuie la larme en souriant. « Pas de panique, je t'ai à  l’œil c'est tout ! » Blague idiote mais j'aime bien tenter de lui arracher un sourire. Allez on reprend un peu de sérieux, j'ai profité de ces moments pour l'observer un peu, trouvant quelques points faibles en apparence. La connaissant elle les laisse délibérément, alors on va ruser un peu, faire sortir le contrebandier en moi. Je vais attaquer un endroit qui ne semble justement pas vulnérable. La fixant toujours droit dans les yeux, j'approche d'un coup sur son côté gauche, avant de passer au droit au dernier moment, ayant vaguement remarqué un mouvement de son côté. J'attrape son bras gauche et balaie sa jambe de la mienne pour lui retirer ses appuis et ainsi pouvoir passer derrière elle pour la maîtriser avec une clef de bras. Je pousse son bras vers le bas pour le plaquer contre son flanc que j'enserre rapidement de mon bras avant de terminer mon mouvement dans son dos et d'essayer d'attraper son deuxième bras, encore libre. Cette fois-ci, j'y suis presque ! « Allez allez j'y suis cette fois !!! »
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Garviel Vector
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Jeu 4 Jan - 14:34
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garviel & valéria

Tu as bien conscience d’être un piètre professeur, en réalité. On ne t’as pas appris à enseigner. Seulement à protéger. C’est là ta véritable tâche. Aucune autre. Du coup, même si tu fais de gros efforts pour retranscrire au mieux ce que l’on t’as appris dans ton enfance, tu as l’impression d’oublier des choses et de ne pas lui donner les bonnes clés pour s’en sortir avec tes explications un peu chaotiques. Te mettre à la place d’un enseignant, face à Garviel est plus compliqué que prévu, tu as l’impression d’être bien trop présomptueuse, de le diriger en voulant le guider. Et en vérité, tu perds patience peu à peu. Pas face à lui, non, mais plutôt face à toi et tes capacités plus que limitées dans certains domaines. Et dire que ça te paraissait facile à toi, d’apprendre tout ça. Tu n’avais jamais compris la difficulté des autres face à certains exercices donnés. Quand eux échouaient parfois, toi tu t’en sortais toujours plus ou moins bien … Peut-être que tu avais un don naturel, dans certains domaines du moins. Tu l’observes, en position, tandis qu’il tente visiblement de tourner et retourner tes conseils dans sa tête, tout en cherchant le meilleur moyen de t’attaquer pour ne pas encore une fois rejoindre le sol trop vite. “Juste … a te fixer dans les yeux comme ça, c’est à peine si j’arrive à analyser ta position, tes gestes.” Bon … ce qui fonctionnait si bien avec toi, ne fonctionnait visiblement pas avec lui. Sans doute parce qu’il manquait d’expérience .. ou parce que tu avais sauter une étape. Rha. Tu étais finalement tellement mauvaise pour apprendre les choses que tu savais aux autres. Rien que la position que tu lui as montré, semble rigide et manque totalement de naturel. Il n’arrivera à rien, comme ça, et ça en devient carrément frustrant. D’ailleurs, peut-être bien qu’il écoute un peu trop tes instructions … au point d’en oublier de cligner des yeux ce qui t’arrache un léger sourire, lorsque tu remarques cette petite larme de détresse. “Pas de panique, je t’ai à l’oeil c’est tout !” Comme souvent, son humour n’a pas réellement d’effet sur toi. Tu es trop sérieuse, on te le dis très souvent. Le truc, c’est que t’as à faire à quelqu’un qui aime particulièrement rire et plaisanter, qui manque cruellement de sérieux, en fait, tu te sens probablement obligé de compenser. De l’être pour vous deux, en somme.

Il profite de ce moment pour finalement s’élancer, ne te laissant même pas le temps d’apporter plus de matière à tes quelques pauvres conseils. Il feinte, semble attaquer d’un côté, pour finalement s’attaquer à l’autre au tout dernier moment, il pense même à attraper ton bras, pour le bloquer lorsque tu bouges pour tenter de l’arrêter. Il est bien mieux parti que les fois précédentes. Il balai d’ailleurs ta jambe, te faisant perdre ton équilibre, puis il passe derrière ton dos. Rapidement, tu te retrouves bloquée. Un bras, pris, un genoux à terre, il essaye déjà de choper ton bras encore libre pour avoir définitivement l’avantage. Evidemment, tu n’es pas du genre à te laisser faire, alors tu bouges rapidement, envoyant un coup de coude vers l’arrière pour le déstabiliser dans sa prise, tu en profites pour reprendre un peu d’aplomb et dégager ton bras pour lui faire de nouveau face … Tu souffles. “C’est mieux.” Bien mieux, en fait. Il ne s’est pas retrouvé au sol, et tu n’as du ton salut qu’a ta vitesse acquise avec l’expérience. Il a réussi à te surprendre .. ce qui te fais dire que finalement, tes conseils n’étaient pas forcément des plus mauvais, au contraire. “Tu peux étudier ton adversaire avant. Mais au moment d’attaquer, ton regard ne dois pas trahir tes mouvements … d’où les yeux.” C’est un truc que t’avais appris ton père. Et puis, oser fixer son adversaire dans les yeux, c’était aussi lui prouver qu’on avait pas peur de l’affronter, selon lui. Du coup, tu avais conserver cette habitude. “L’effet de surprise est un bon allié.” Et c’était valable dans beaucoup de domaines, à ta connaissance.
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Jeu 4 Jan - 18:40
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ft. Valéria
J'y ai cru, mais vraiment. Durant un court laps de temps, j'étais persuadé avoir réussi à maîtriser Val ! Ce serait un si bel exploit. Mais durant un instant je doute aussi, si je la bat, ne risque t-elle pas de mal le prendre ? Du moins être mal à l'aise. De toute façon, la question ne se posera pas, c'était quand même un peu trop prétentieux de ma part de penser la battre, même en la surprenant. Et un vive douleur vers l'entrejambe me le rappelle durement. Cette fois-ci j'ai bien compris ce qu'il s'est passé. N'ayant pas réussi à bloquer son bras assez vite, elle m'a assené un coup de coude en arrière. Étant trop près d'elle à ce moment là, elle à fait mouche, là ou il faut. Je me courbe en deux et lâche complètement mes prises. “C’est mieux.” Merci, mais j'ai toujours aussi mal sur les ripostes bon sang. Mais je me permet tout de même un sourire satisfait. Je pense même avoir compris certaines choses. “Tu peux étudier ton adversaire avant. Mais au moment d’attaquer, ton regard ne dois pas trahir tes mouvements … d’où les yeux.” C'est bien ça, où alors il faut sortir de son champ de vision. Mon sourire persiste, je suis vraiment satisfait, elle a tord de penser ne pas être à la hauteur pour m’entraîner. En quelques minutes j'ai déjà appris une bonne leçon … et à encaisser des coups. “ L’effet de surprise est un bon allié.” je m'esclaffe cette fois-ci. « Ahah oui ça je connais ! C'est très utile quand on est contrebandier. Ça m'a sorti du pétrin plusieurs fois, je te donne pas les détails, tu aimeras pas. » Mais alors pas du tout. Lui expliquer que j'ai failli y rester une demi douzaine de fois alors qu'elle était même pas là, elle va me faire une crise. Je pose ma main sur son épaule, toujours avec mon air enjoué et souriant. « En tout cas, tu devrais avoir plus confiance en toi comme entraîneuse. Regarde j'ai déjà progressé un peu ! »

C'est là qu'une autre voix se fait entendre derrière moi. « Peuh, tu t'es fais étaler par une gonzesse ? Ça vole pas haut chez les pilotes dit donc. » Mon regard redeviens sévère sur l'instant, et je vois rouge immédiatement. Non pas pour l'insulte clairement dirigée vers moi, mais plus pour le sous entendu qui lui, insulte Valéria. Ces crétins ne valent pas un pet de sagyar devant elle. Mais, encore dans l'esprit de combat, je me lance tête baissée dans la provocation. « Tss, parce que vous pensez être meilleur ? Laissez moi rire. » Je découvre alors la personne approchant, un soldat, lieutenant par ailleurs. Sa carrure est imposante, et il est même plus grand que moi. Mais loin de me décourager, j'avance aussi vers lui. « Je peux battre n'importe qui, je peux t'enseigner deux trois trucs si tu veux, ça te sera plus bénéfique qu'avec elle. » Non mais il continue en plus ? Il critique ma Valéria ? Oh non ça se passera pas comme ça. « Je ne veux personne d'autre que Val pour m'enseigner quoique ce soit ! Et encore moins des troufions comme toi. » Bien, cette fois-ci j'ai fais mouche à mon tour, il voit rouge lui aussi. Cependant, je comprend trop tard ce qu'il va se passer, tout en sachant que je ne pourrais pas y échapper. Qu'une part de moi à envie de relever le défi. « Ah ouais ? Et bien on va voir ça alors, toi contre moi. Je suis certain que non seulement elle ne sait pas se battre, mais qu'elle n'a même pas réussi à t'enseigner une seule base correcte. » Et voilà on y est, mais hors de question de reculer. Je sens déjà Valéria qui s'apprête à intervenir. J'attrape son bras, la colère à peine contenue dans mon regard me déforme certainement un peu les traits. « Non … il va voir ce sont je suis capable. » Je me force tout de même à retrouver un peu mes esprits, la colère aveugle ne donnant rien de bon, règle universelle aussi bien comme soldat que pilote. « Je compte sur toi pour … enfin, si ça se passe mal quoi. » Très précis bravo, avec ce genre de phrase elle va intervenir au premier gnon que je vais prendre. Tant pis, je suis déjà en face de mon adversaire, que je reconnais à ses insignes, escouade Harael. Des gros cons, que des hommes dans leur groupe d'ailleurs, xénophobes et persuadés être supérieur aux femmes. J'aurai du laisser Val s'en occuper pour la forme.

Nous nous faisons face quelques secondes, avant qu'il ne s'élance rapidement. Presque trop rapidement pour sa carrure d'ailleurs. J'ai tout juste le temps d'esquiver de côté, hors de porté, pas le temps de prévoir un contre attaque. Deux nouvelles attaques, deux esquives de justesse sans occasion d'attaquer à mon tour. En même temps, c'est pas Joe le rigolo en face forcément. Nouvelle esquive, au moins, être plus petit et plus léger me donne cet avantage. « C'est tout ce qu'est t'es capable de faire ? Te sauver comme une fillette ? » Il commence vraiment à me gonfler lui. En conséquence, je plante mon regard dans le sien, faisant mine d'esquiver, avant de me baisser, un coude en avant, le laissant s'empaler tout seul. Le grognement qu'il pousse indique clairement qu'il a été touché et souffre un peu. Mais son élan à suffit à me mettre au sol. Je me relève aussi vite que possible, pour être accueilli par une droite en plein estomac. Tout l'air de mes poumons se fait la malle alors que je vole sur deux mètre en arrière. Je ne touche même pas le sol avant d'être attrapé par mon adversaire qui me plaque au sol lourdement. Mon poing part par réflexe, et le touche à la tempe qui commence à saigner. Deux touches à une. Mais bon sang la sienne fait mal. Coup de pied dans son tibia, il titube mais ne lâche pas prise. Je me suis clairement frotté à plus fort que moi. Quand je disais que la colère c'est vraiment une saloperie, on fait des conneries avec ça. Je me retrouve vite maîtrisé. Seulement mon adversaire, toujours avide de prouver sa supériorité, me tord le bras. « Un bras cassé, ça fera quoi ? Une semaine sans pilotage ? J'espère que ça te paraitra pas trop long mon pote. » Et merde. Je me débat comme je peux, mais rien à faire. J'attends le craquement fatidique. Au lieu de ça, tout la pression sur moi s’en va, alors qu'un tsunami viens de s'abattre sur le soldat. J'ai bien fais de demander à Val de veiller à ce que ça parte pas en cacahuète tiens. Je me redresse comme je peux pour observer le combat. J'observe attentivement ma camarade, persuadé qu'elle va gagner, de manière à tirer quelques nouvelles leçons et astuces.
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Garviel Vector
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Jeu 4 Jan - 20:54
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Visiblement, tu y es encore allée bien trop fort. Et surtout, sans faire attention … Pourtant, cette fois, alors même qu’il se tord de douleur à cause de ton sacré mauvais coup dans une partie plutôt sensible de son anatomie, tu restes parfaitement stoïque. Il l’a voulu, après tout. Et puis il ne semble pas vouloir que tu le ménages. Alors tu respectes ça. Tu ne tentes en aucun cas de l’aider, tu ne lui proposes même pas une pause, rien. Tu continues tout simplement tes explications, tes précisions et ce, avec un calme plutôt impressionnant, même pour toi. “Ahah oui, ça je connais ! C’est très utile quand on est contrebandier. Ça m’a sorti du pétrin plusieurs fois, je te donne pas les détails, tu aimerais pas.” Vaut mieux éviter, en effet. Surtout que c’est une période que tu aimerais oublier, en ce qui te concerne. Une mauvaise période, pleine de doute et de remise en question … et tout ça par sa faute à lui, en fait. Parce que tant que môsieur Garviel était occupé à faire mumuse chez les pirates, toi tu te demandais ce que tu allais bien pouvoir faire de ta vie. Tu fronces alors les sourcils, alors que sa main vient se poser sur ton épaule. “En tout cas, tu devrais avoir plus confiance en toi comme entraîneuse. Regarde, j’ai déjà progressé un peu !” C’était pas faux. Un sacré progrés, et en une seule pseudo leçon qui plus est. C’était pas mal. Peut-être que ce serait pas mal de continuer … d’en caser une, de temps en temps. Histoire de. Finalement, ça te paraissait faisable en y repensant. “Mais…” Tu commences une phrase. Mais cette dernière s’envole. Coupée, par l’intervention d’un inconnu dont la voix résonne sur les paroi de la petite pièce réservée aux entraînements. “Peuh, tu t’es fait étaler par une gronzesse ? Ça vole pas haut chez les pilotes dit donc.” Clairement, c’était ce genre de comportement assez récurent que tu avais du mal à supporter au sein de la flotte, en général. Ce désir étrange de toujours vouloir entrer en compétition sans raison apparente. C’était agaçant. Encore plus que quand toi, ou Garviel en étiez la cible. Toi généralement, tu sais rester de marbre. Tu as une bonne maîtrise de toi-même face ça la provocation. On répond aux imbéciles par le silence et aux cons par la patience. Une devise qu’il t’étais plutôt facile d’appliquer. Tu savais ce que tu valais. Et c’était toujours davantage que ces crétins de pauvrets désespérés qui devenaient soldat pour s’offrir un peu d’adrénaline. Le truc, c’est que ce n’est pas le cas de ton protégé. “Tss, parce que vous pensez être meilleur ? Laissez moi rire.” Tu soupires légèrement. Visiblement, il a encore beaucoup de choses à apprendre. La prochaine fois, faudrait peut-être que tu lui fasses une leçon sur la maîtrise de la colère, parce que déjà, il s’avance vers l’espace de masse de muscles qui vient d’entrer dans la pièce. S’en suit alors un échange qui n’a rien d’autre que l’effet de t'agacer encore un peu plus. Ses paroles ne t'atteignent pas. Ton apparence est parfois trompeuse, c’est vrai. Tu es loin de lui ressembler. Tu es frêle à côté. Tu as du muscle, mais ces derniers sont bien dissimulés dans tes courbes, ce qui fait que les hommes de sa trempe ont toujours tendance à te prendre pour une pauvre petite fille qui n’a pas sa place sur cette flotte. Le truc, c’est qu’ils ignorent absolument tout de toi, de ton passé, et surtout, de tes capacités.

Tu sens que cet échange, déjà houleux va dégénérer. Ton rôle évidemment est d’empêcher que ça arrive. Tant pis si tu dois fiche une raclée à cet imbécile pour ça .. le truc, c’est qu’alors que tu t’approches pour calmer le jeu, voir mettre une pêche à ce crétin, Garviel vient attraper ton bras. “Non … Il va voir ce dont je suis capable.” Allons bon. Cette fichue fierté est de retour, et honnêtement, ça ne t’arrange pas du tout. Vraiment pas. D’ailleurs, l’espace d’un instant tu songes à protester. Un entrainement ? Ça passe. Mais ça… Et pourtant, chose surprenante, tu ne dis rien. “Je compte sur toi pour … enfin si ça se passe mal quoi.” Mhm. Ouais. Evidemment. Tu vas les tenir à l’oeil. Tu veux bien rester un peu en retrait, mais tu le laisseras pas démolir ton protégé sans intervenir à un moment donné. Tu acceptes, d’un signe de tête et tu recules, pour t’appuyer contre le mur tandis qu’après quelques secondes, les deux hommes s’empoignent. Au début, tout se passe plus ou moins bien. Disons simplement que Garviel parvient à esquiver les coups puissants mais lents de son adversaire. En contrepartie, il n’attaque pas … mais c’est déjà ça. C’est une stratégie comme une autre. La seconde partie en revanche t’inquiète tout de suite un peu plus. Si les premiers coup du pilote font mouche, il est rapidement propulsé au sol, avant de recevoir un joli coup en pleine poitrine. Tu grimaces. Il a beau se débattre, et continuer de frapper … il est bloqué. Et malgré son avantage certain, et sans doute sa victoire certaine, le soldat continue, prêt d’ailleurs à prouver qu’il est bien meilleur en menaçant de briser le bras de Garviel. Cette fois, tu ne peux plus rester en retrait. Tu t’avances, et il te ne remarque même pas, trop occupé sans doute à savourer sa position qui malheureusement pour lui, ne durera pas. D’ailleurs, arrivée à sa hauteur, tu tapotes son épaule, tu ne laisses que tourner la tête vers toi avant de propulser la paume de sa main dans son nez. Un vieux truc de ton père ça aussi, pour éviter de te blesser les doigts sur les os du visage, tu utilises ta paume pour porter un coup puissant, sans te faire mal. D’ailleurs, ça fait son petit effet, puisque l’homme lâche aussitôt ton pilote, pour se tenir le nez. Bientôt, le sang s’écoule abondamment entre ses doigts. “Tu vas me le payer salope.” Beaucoup de paroles. Tu as eu tout le loisir de l’observer durant son combat. Lent. Puissant. Mais qui s'essouffle vite. Il devrait songer à un petit régime et une petite remise en forme, c’est un conseil que tu lui donnerais bien, si tu n’avais pas envie de lui casser le reste des os, là maintenant. Déjà, il te charge à la manière d’un gros boeuf sans cervelle. Il fonce tout droit vers toi, qui non loin du mur attends le tout dernier moment pour sauter de côté et le laisser foncer dans la paroi métallique. Comme tu le pensais … Il est stupide. Le truc, c’est que tu n’as pas de temps à perdre, alors tu ne laisses pas se retourner, ni même réagir. Tu lui envoi un violent coup par derrière, entre les côtes, puis un autre, et encore un autre, et quand il faiblit, et tombe à genoux, tu utilises ton genoux pour venir finir son nez, avant de l’attraper par les cheveux pour le forcer à te regarder. “Si tu recommences ça, je te balance dans l’espace.” Et puis, tu finis en lui envoyant un bon coup dans la face, avant de t’éloigner en le laissant ramper. “Sauvage.”  Tu soupires lourdement, en revenant vers Garviel, lui tendant ta main pour l’aider à se relever. Bon. Il a quelques bleus … mais ça aurait pu être pire. “C’était pas mal …” Tu hausses les épaules. “Bon, il t’aurais sans doute démoli mais … C’était pas mal.” Tu viens poser tes doigts sous son menton pour lui relever le visage et l’examiner un moment. Ça va. Y’a rien. Mais ta seconde main vient se poser sur sa poitrine. “Ça fait mal ?” C’est qu’il l’avait pas raté à ce niveau … “Tu devrais peut-être te faire examiner … Au cas où.”
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Jeu 4 Jan - 21:33
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Au final, je n'ai pas le temps de voir grand chose tellement tout se passe vite. Si ce n'est de voir l'autre gros sac foncer tête baisser sur Valéria, qui se tiens proche du mur. Pas la peine d'être champion de boxe pour connaître le résultat. J'aurai du y penser tiens, l'attirer vers un mur avec mes esquives. Le déluge de coup qui s'ensuit, précis et violents, me font presque avoir de la peine pour lui. Presque évidement, mes abdos n'étant pas du tout de cet avis. Ni mon bras qui mine de rien, fait un peu mal. “Si tu recommences ça, je te balance dans l’espace.” Elle en serait capable en plus. Je suis même le seul qui pourrait l'en empêcher, sauf si je suis KO quelque part, ce qui serait justement la raison qui la pousserai à faire un tel geste. “Sauvage.” Le type s'écroule. Marrant, le même surnom de Jahel. Elle adorerait être comparée à un gros tas pas aimable comme lui tiens. Bah tant qu'elle en sait rien, j'éviterai une nouvelle prise de bec. Parce que autant je les adores les deux, mais elles peuvent pas se saquer. C'en deviens épuisant, et ça arrive souvent en plus ! Je saisis la main offerte par ma sauveuse, me relevant dans une grimace. “C’était pas mal …” Mon corps est pas de cet avis, mais mon esprit si. “Bon, il t’aurais sans doute démoli mais … C’était pas mal.” J'en suis pas si sûr, juste que si j'avais pas foncé comme un idiot par colère y avais moyen. « Merci, j'aurai du le laisser s'épuiser a frapper le vide au lieu de répondre par colère j'imagine. »

Ses doigts me forcent à lever la tête un instant alors qu'elle m'inspecte de partout de son œil critique. Elle semble satisfaite, les dégâts doivent pas être trop visible c'est déjà ça. Puis elle pose sa main là où le coup à frappé, sur ma poitrine. “Ça fait mal ?” Je réfléchis un instant. Inspirant fortement et expirant lentement, voir la réaction de la cage thoracique. Puis le palpe légèrement. “Tu devrais peut-être te faire examiner … Au cas où.” Par précaution il faudrait oui, mais je n'ai pas envie de finir cette matinée comme ça. « Non, ce n'est pas si douloureux que ça, c'est supportable. Je passerai en fin de journée par sécurité mais y a pas urgence je pense. » Sauf si elle ne l'entend pas comme ça évidement. Dès que ma santé est en jeu elle peut se montrer aussi têtue que n'importe qui. Parce que beaucoup pensent qu'elle se contente de me suivre sans rien dire ni protester. Mais en réalité, après huit ans de quasi vie commune (parce que oui au final vu le temps qu'elle passe avec moi c'est tout comme) elle commence à prendre quelques libertés. Sans doutes poussée par mon refus de la commander comme ma position me le permet normalement. Et sans doute l'habitude et la proximité aussi. « En revanche, je suis pas contre aller manger maintenant. Et je retire ce que j'ai dis, il était au final plus sage de ne pas manger avant la séance. » Ouais, auquel cas mon petit déjeuner serait joliment étalé au sol. « J'imagine qu'ensuite tu n'as rien de particulier à faire ? » C'est donc sans un regard vers le soldat encore KO que nous partons au mess.
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Garviel Vector
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Ven 5 Jan - 20:52
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On peut dire que tu en auras fait des efforts, aujourd’hui du moins. Toi qui démarre normalement au quart de tour, et ce à la moindre provocation ou menace, tu avais cette fois réussi à être patiente pour le laisser tenter de régler son différend tout seul. Evidemment, les raisons de tout ça, de cette fierté surtout, t’échappaient toujours. Il te semblait que les hommes avaient un véritable soucis avec le sexe féminin sur ce vaisseau. Comme si être une femme était une preuve de faiblesse … quelque chose comme ça, t’en savais trop rien. T’étais la preuve du contraire, de toute façon. Ils étaient rares les lascars à pouvoir te mettre à terre, dans le coin.

Tu examines rapidement Garviel. Le visage ? Ca passe. Non, en fait, ce qui t’inquiètes, c’est ce coup pris en pleine poitrine qui lui avait perdre son souffle l’espace d’un instant. Il avait frappé fort, très fort, et tu ne pouvais pas t’empêcher de t’inquiéter. De te demander s’il n’avait pas abîmé quelque chose à l’intérieur. C’aurait été stupide de te retrouvé avec un protégé sérieusement blessé alors que tu étais dans la pièce au moment de cette bagarre. Bien pour ça que tu lui conseilles d’aller faire un tour à l’infirmerie, histoire de voir un médecin. Au moins une visite rapide … Mais évidemment, il refuse. “Non, ce n’est pas si douloureux que ça, c’est supportable.” Supportable. Ça voulait dire qu’il ressentait la douleur quand même. “Je passerais en fin de journée par sécurité mais y’a pas urgence je pense.” Cette fois, tu fronces les sourcils. Tu estimes avoir assez ronger ton frein et avoir été assez patiente, et compréhensive de ses envies et attentes du jour. Du coup, tu soupires, et tu viens placer tes mains sur tes hanches pour te donner un air encore plus autoritaire. “En revanche je ne suis pas contre aller manger maintenant. Et je retire ce que j’ai dis, il était au final plus sage de ne pas manger avant la séance.” Effectivement. Normalement, si tout s’était déroulé normalement, il n’y aurait pas eu de soucis, mais avec l’estomac bien rempli, il aurait sans doute rendu l’intégralité de son contenu à la tronche de ce gros balourd. Remarque, ça aurait été bien fait. Et puis, ça l’aurait sans doute dissuader de continuer … Vomir sur un adversaire, c’était un moyen de défense comme un autre, du moins, tu le supposais. “Tu passeras à l’infirmerie.” Tu arbores une mine atrocement sérieuse. Déterminée même. Hors de question que prennes des risques supplémentaires aujourd’hui, c’était assez pour la journée, et même la semaine pour toi là. “Après le repas.” Bon, finalement, tu lui laissais un peu de marge. Tu ne savais pas si t’adoucir un peu, et être moins stricte était une bonne chose, mais pour le moment, ça avait l’air de plutôt bien fonctionner alors… “Je te traînerais par l’oreille s’il le faut.” Tu laisses retomber tes bras le long de ton corps en soufflant légèrement, et tu reprends ta veste, la laissant pendre sur ton avant-bras cette fois, avant de t’avancer vers la sortie de la pièce. C’est vrai qu’il serait peut-être temps que tu avales quelque chose toi aussi. La petite séance de bagarre t’avais un peu ouvert l'appétit, il fallait l’avouer. Tu en profites pour en rajouter une couche en marchant sur les doigts du type, toujours allongé sur le sol. “J’imagine qu’ensuite tu n’as rien de particulier à faire ?” Forcément que non. Pas comme si tu étais du genre à prévoir tes journées, puisque ces dernières dépendaient en fait entièrement de l’emploi du temps de ton protégé. En fait, tu allais simplement faire comme d’habitude : le suivre un peu partout, ne pas le lâcher du regard une seule seconde. “Si.” Tu sors de la pièce, pour l’attendre dans le couloir. “Je t’emmène voir un médecin.” S’il pensait que tu allais oublier ou même abandonner l’idée, il se fourrait le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Tu étais têtue, dans ton genre.

Le chemin jusqu’au réfectoire est court, et pratiquement silencieux. De temps en temps, ton regard, par habitude, dévie sur Garviel. Une fois arrivée, tu le laisses entrer en premier, tu choisis quelques fruits, une boisson sucrée et une espèce de gaufre, avant de finalement t’installer pour grignoter quelques fruits. Cette fois, tu reprends tes habitudes, tu retournes dans ton silence … parce que normalement, c’est comme ça que tu devrais toujours agir.
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Sam 6 Jan - 15:30
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Comme prévu, Valéria n'entends pas me laisser esquiver l'infirmerie. C'est fou, il y a encore quelques années, elle ne se serait jamais permise de me donner une directive. Et voilà que non seulement elle me contredit, mais en plus elle me donne un ordre. Elle en a fait du chemin depuis son arrivée, et ça ma plaît de la savoir évoluer. “Je te traînerais par l’oreille s’il le faut.” Et même un peu d'humour en prime. Je m'esclaffe un coup à cette remarque avant de lui assurer que j'écouterai ses conseils et irait voir le médecin juste après manger. On y retrouvera sûrement l'autre type d'ailleurs. C'est à ce moment là que je me rappelle que nous l'avons laissé sur place. Il a certes mérité sa correction, mais on aurait peut être du appeler quelqu'un. Bah, tant pis, quelqu'un d'autre la sûrement déjà trouvé. Nous sommes presque arrivés au mess lorsqu'elle répond à ma deuxième question. “Si.” Ah ? Mon intérêt est piqué au vif, il est étonnant qu'elle ait autre chose à faire que de me suivre, non que je m'en plaigne certes mais c'est inhabituel. “Je t’emmène voir un médecin.” Je me disais bien aussi. C'est donc tout sourire dehors que je lui répond. « Mais quelle tête de mule tu es parfois ! Souvent pardon … On va y aller c'est bon tu as gagné. » Nous arrivons alors au réfectoire et nous séparons pour choisir nos plats. Malgré les coups, mon appétit est bien aiguisé et je me sers donc largement en tartines, confitures, divers fruits, une tasse de chocolat chaud et deux œufs au plat en plus d'un bon verre ras bord de jus. Je retourne ensuite m'installer à côté de Val, tout en saluant des connaissance. Jahel profite que je fasse un signe de main pour me piquer une tartine et disparaît dans les couloirs du vaisseau. « Ma tartine ... » Je retourne donc en chercher, et en prend deux de plus pour le coup.

Je commence alors mon festin tout en observant du coin de l’œil le repas de ma camarde. Léger, très léger, trop léger. Pour moi. « C'est tout ce que tu prends ? Tu peux me piquer une ou deux tartines si tu veux. » Toujours la même chose, je sais pas comment elle peut tenir la matinée avec aussi peu de choses. Je grimace en avalant une première bouchée, finalement ça fait un peu mal. Avant que Valéria ne fasse une remarque là dessus, je prend la parole en premier, devant lui parler de quelques chose. « Je dois te dire quelque chose d'important. » Je ponctue la remarque de quelques gorgées et bouchée de mon repas avant de poursuivre. « J'ai reçu un message de mes parents. Ils veulent profiter de la prochaine escale prolongée de la flotte pour venir me voir. » Le message m'avait pas mal secoué, car je ne les avais pas revus physiquement depuis ma fugue. Nos relations sont restées tendues depuis ce jour là. Une partie de moi espère donc qu'ils viennent pour renouer les liens, mais je pense très bien savoir pourquoi ils comptent venir. Les Vector veulent s'assurer que leur seul héritier se comporte comme il faut, et certainement tenter de me convaincre de partir avec eux gérer l'entreprise familiale. Ça promet donc des conversations houleuses plus qu'autre chose. « Ta sœur devrait être là je pense. Et avec le soucis du Prométhée, la flotte va forcément faire une halte pour tout vérifier et faire des réparations durables. » Plus j'y pense, moins leur visite m'enchante. En plus s'ils remarquent les libertés que je laisse à Valéria, tout va encore empirer. Je soupire lourdement. « Ça va être joyeux je sens tiens. » Ton totalement ironique évidement. Je continue de manger mon petit déjeuner et salue Crowe au passage alors qu'elle sort à son tour du mess.
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Garviel Vector
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Sam 6 Jan - 21:40
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Ton regard dévie rapidement de ton plateau. Tu avales une gorgée de ton jus de fruits bien frais, au moment même où Jahel Jeager fait son apparition. Sortie de nul part, comme toujours, elle se permet de chiper une tartine sur le plateau de Garviel qu’il vient d’ailleurs de poser face au tiens. Tu fronces les sourcils, comme toujours, contrariée par les manières de cette femme. “Aucune éducation …” Tu siffles entre tes dents, un peu à la manière d’une vipère. Tu n’arrives pas vraiment à comprendre pourquoi cette exploratrice te sors autant par les yeux. Elle est plutôt appréciée, sur l’Alizé, d’après ce que tu as pu comprendre … D’ailleurs, ton protégé l’aime beaucoup, d’après ce que tu avais compris. Elle lui avait sauvé la vie, quoi. A sa façon. Il était quand même revenu bien amoché de cette aventure, et tu ne t’étais pas géné du tout pour souligner à la jeune femme qu’elle aurait clairement pu faire mieux. Peu importe que ce ne soit pas son boulot … En fait, il te semblait que Jahel faisait tout pour te rendre dingue, quand tu étais dans son champ de vision. Tout dans sa manière d’agir était révoltant. Tu avais tendance à tout prendre pour toi, en plus, ce qui t’agaçais davantage.

Tu soupires lourdement, alors que le pilote revient de son aller-retour avec deux nouvelles tartines. Tu examines un petit moment son plateau … puis le tiens. Le sien déborde, le tiens est plus que raisonnable. Tu manges peu le matin. Un peu de sucre, quelque chose de consistant et un peu de fruits te suffisent pour tenir jusqu’au déjeuner que tu prends d’ailleurs bien plus conséquent, en revanche. “Tu devrais dire à cette sauvage de songer à acquérir une éducation.” Et voilà, tu en revenais encore une fois à elle. Tout dans sa façon d’être et d’agir venait titiller tes nerfs décidément. Tu soupires … encore une fois, oui. Cette fois plus discrètement, masquant ton agacement en entamant ta gaufre. “C’est tout ce que tu prends ? Tu me piquer une tartine ou deux si tu veux.” Ouais bah, c’est pas comme si une tartine ou deux allait changer quoi que ce soit à son plateau, en vérité. Tu n’arrivais même pas à concevoir qu’un être humain normalement constitué puisse avaler tout ça en un seul repas. “Non merci.” Quoi que ce serait peut-être lui rendre service que de te servir, surtout avec le coup qu’il avait pris dans l’estomac trente minutes auparavant. D’ailleurs, tu remarques la légèrement grimace qui vient se peindre sur son visage à la minute même où il avale la toute première bouchée. Cela dit, il te laisse pas le temps de faire la moindre remarque. “Je dois te dire quelque chose d’important.” Tu plisses les yeux, reposant ton verre sur le plateau et posant tes deux mains sur la table, attendant qu’il te parle de cette chose si importante. Evidemment, il prend tout son temps. Avales un peu de jus de fruits, avant de manger quelques bouchées supplémentaires, tandis que tu trépignes. Tu n’aimes pas tellement ce genre de trucs … “J’ai reçu un message de mes parents. Ils veulent profiter de la prochaine escale prolongée de la flotte pour venir me voir.” Oh. Tu ne savais pas trop si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle, en vérité. Le truc, c’est que tu avais pris pas mal de libertés au cours des dernières années. Tu avais conscience de ne plus totalement être en phase avec les choses qui t’avais été enseignées. Tu repousses un peu ton plateau, songeant à ton père. Lui qui avait toujours été à cheval sur les règles, et le fameux protocole … Tu savais que s’il voyait ta façon d’agir à certains moments, il n'hésiterait pas une seconde à essayer de te remettre sur le droit chemin. Par la force, même, si c’était nécessaire. Et sans doute que ça le serait, avec toi. Heureusement, il n’était plus de ce monde. Les Vector en revanche …  ça n'augurait rien de spécialement bon. Pour toi, comme pour Garviel, d’ailleurs, qui n’avait pas revu ses parents depuis de nombreuses années et qui avait encore, d’après ce que tu en savais, une relation compliquée avec eux. “Ta sœur devrait être là je pense. Et avec le soucis du Prométhée, le flotte va forcément faire une halte pour tout vérifier et faire des réparations durables.” Ta sœur … De pire en pire. Tu la connaissais si peu. Le sang était tout ce que partageais avec elle, en réalité. Vos contacts avaient été très limités. Néanmoins, tu savais que les Vector avaient été assez bons pour la prendre sous leur aile. Un espèce de remerciement pour le dévouement de ton père, et sans doute le tiens. “Qu’est-ce que Miryia viendrait faire ici …” Pas vraiment une question. En fait, tu penses à voix haute. Tu ne sais même pas à quoi elle peut ressembler, maintenant. Ni même ce qu’elle fait de sa vie. Tu ne sais rien d’elle, et tu n’as jamais chercher à savoir d’ailleurs. Trop occupée avec Garviel, comme toujours. “Ça va être joyeux je sens tiens.” Évidemment, lui aussi était inquiet. Forcément que les choses allaient être tendues, c’était inévitables. Tu imaginais déjà que les Vector allait vouloir tenter de rapatrier leur fils unique sur Yschor. Il était leur seul héritier, après tout. Pour eux, sa place avait toujours été là bas. Bien pour ça qu’il avait fini par s’enfuir. Il n’était pas du genre à se laisser dicter sa conduite, ça tu le savais maintenant. “Tu sais pourquoi ils viennent ?” C’était bizarre tiens. Ça faisait des années que Garviel était sur l’Alizé. Huit ans que tu étais avec lui. Et en huit ans, c’était bien la première fois que le couple Vector faisait une chose pareille. “Ils sont jamais venu … Je veux dire …” Bon, clairement, tu n’avais aucun jugement à avoir. Ils étaient des employeurs. Toutefois, ça titillait ta curiosité, il fallait l’avouer.

Tu attrapes le reste de ton jus de fruits, pour finalement l’avaler d’une traite. Maintenant, tu étais … inquiète. Et si tu ne convenait plus ? Et si tes habitudes, et tes manières faisaient qu’ils décidaient finalement de se passer de tes services ? “Ils resteront longtemps ?”
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Dim 7 Jan - 10:56
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ft. Valéria
Comme je m'y attendais, la nouvelle semble perturber Valéria. Plus que je ne l'avais imaginé du moins. Certainement parce que sa sœur venait également. Je n'ai jamais rencontré la petit sœur de Val, non pas par manque d'envie, mais parce que les Skirata, père du moins, se refusait à l’amener. Trop de risques de nous perturber selon lui. Peut être faisait-il ça pour éviter à sa deuxième fille d'avoir à subir un tel entraînement, après tout, il avait déjà fait don de son aînée aux Vector. De ce que m'a raconté Valéria, ça n'avait pas si bien marché que ça si telle était son idée. “Qu’est-ce que Miryia viendrait faire ici …” Elle semble penser à voix haute, mais la question trouve écho en moi à l'occasion. Après tout, elle n'était pas sujette aux même restrictions que sa sœur et aurait pu venir n'importe quand pour la voir il me semble. A moins que je ne me trompe complètement, car le peu que je la connais, je le tiens de Valéria, qui elle même ne l'a que peu côtoyée. Je répond tout de même à la réflexion de ma pilote. « Elle profite peut être du voyage de mes parents pour venir te voir elle aussi. » Mais comme je l'ai déjà pensé plus tôt, je ne vois pas ce qui aurait vraiment pu l'en empêcher. Peut être un manque d'information ? Pourtant avec un lien de parenté on peut facile retrouver la trace de quelqu'un dans la FEA. Ce qui me laisse une autre hypothèse, que je vais taire. Miriya s'est peut être engagée dans la FEA et viens rejoindre son affectation. Vu que mes parents semblent l'avoir aidé, c'est pas impossible qu'ils jouent de leur relations pour qu'elle soit affectée au même endroit que sa sœur. Là où je les trouve vache, si c'est bien ce qu'il se passe, c'est que eux, ils viennent pour me ramener, et si j'accepte, Valéria me suivra. Et sa sœur se retrouvera seule.

“Tu sais pourquoi ils viennent ?” La question me sort de mes pensées. « Je suis presque certain qu'ils veulent me convaincre de quitter la FEA pour aller diriger le groupe familial avec eux. » C'est tellement évident, et tellement dans leur nature. Ça ne part pas d'un mauvais sentiment loin de là. Ils estiment que c'est comme ça qu'ils pourront m'offrir la plus belle vie que je puisse trouver. Malheureusement, mes parents sont un peu trop déconnectés de la vie de tout les jours d'une personne simple. “Ils sont jamais venu … Je veux dire …” Un point pour Val, mais je pense clairement comprendre leur jeu. « C'est assez simple je dirai. Ils considèrent que mon escapade dans la FEA est un caprice d'enfant, et maintenant ils décident qu'il est temps de grandir. » Mon ton s'est immédiatement durcit, oui c'est tout eux ça, se contenter de leur vision des choses, sans même savoir ce que moi j'ai envie de faire. « Ils sont gonflés, ils ne cherchent même pas à savoir ce que j'aime où n'aime pas, je dois faire selon leur bon vouloir. Et après ils vont s'étonner que je me sois barré tiens. » Toujours le même problème de déconnexion dû à leur vie royale et leur influence. Il leur est impensable que je ne puisse aspirer au même type de vie qu'eux. Sauf que cette guéguerre familiale touche d'autres personnes qui n'ont rien demandé non plus comme Valéria justement. « Et ça me fait chier que tu te retrouves mêlée à tout ça. » Oh elle va bien me dire que ça ne la dérange pas, qu'elle aime son travail. Mais elle a été élevée dans ce but depuis son enfance, et qui sait quels auraient étés ses rêves si on ne l'avait pas formaté ainsi. Peut être que je vois justement en Valéria une partie de la vie qui m'aurait attendu si j'étais resté. C'est sûrement pour ça que je tente autant de la sortir de son rôle.

“Ils resteront longtemps ?” Bonne question, mais ils ne m'ont pas donné de détails. Seulement un truc du genre : prépare toi on arrive pour te parler. Encore un truc qui leur ressemble bien tiens. Distiller les informations, comme ça tout le monde se fait un sang d'encre pour savoir ce qu'on peut bien leur vouloir. Ça évite de bien préparer sa défense. « Pas plus d'une journée je dirai, une après midi sûrement. Ils sont toujours pris par leurs affaires, je suis prêt à parier qu'ils me sortiront une phrase pour m'expliquer combien leur coûte leur voyage pour me voir. Après, ça peut être bien plus court, suivant la teneur de nos échanges... Ouais … ça risque d'être court … » C'est à ce moment là qu'une vague de tristesse me prend, je lâche mon repas et baisse les yeux en soupirant. J'aimerai tellement qu'ils viennent simplement pour renouer le contact, pour discuter de nos vies sans qu'ils ne veuillent influencer la mienne. Mes parents me manquent quoique j'en dise.  Mais ça ne se passera pas ainsi, je le sais bien. « Bon … j'ai plus faim, je vais à l'infirmerie. »
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Garviel Vector
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Dim 7 Jan - 16:13
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“Elle profite peut-être du voyage de mes parents pour venir te voir elle aussi.” Et à quelle occasion elle ferait ça, tiens ? Pendant que tu étais ici, il y avait sans doute eu tout un tas d’événements importants qu’elle aurait pu prendre comme prétexte pour simplement te voir, ou te rendre visite. La mort de votre père, par exemple. Pourtant, tu n’avais vu personne. Tu n’avais pas pu te permettre de rentrer … et en vérité, même si tu avais pu, tu savais que tu n’y serais pas allée. Ta sœur était loin d’être proche de toi. Vos échanges avaient été limités, par votre père d’ailleurs, pas de jeux entre sœurs, pas de balade, tout juste quelques mots échangés, plusieurs fois. Mais tu pouvais compter le nombre de ces rencontres sur les doigts de tes mains. En un peu moins de trente ans, c’était vraiment très peu. Le truc, c’est que tu n’avais jamais ressentie le besoin d’être proche de ta famille … En fait, depuis que tu étais ici, tu n’avais jamais ou presque penser à eux. Pas que tu n’avais pas de cœur, non. Plus qu’ils étaient finalement très similaires à de simples connaissances, et que tu avais été élevée de sorte que ta mère, ou ta sœur, soit bien moins importantes que ta mission, et Garviel finalement. Bref. Le fait que ta sœur accompagne les Vector était étrange .. Et au final, tu en viens à penser qu’elle ne vient peut-être même pas pour toi. Qui sais ? Tu ne sais même pas ce que fait Miryia dans la vie de tous les jours … Peut-être qu’elle travaillait pour les Vector, elle aussi. D’où le fait qu’elle les accompagnent.

“Je suis presque certain qu’ils veulent me convaincre de quitter la FEA pour aller diriger le groupe familial avec eux.” Effectivement, c’était plus que probable. Le départ de Garviel avait été … compliqué pour ses parents. Tu l’avais su par ton père. Un mélange de colère et d’inquiétude. Un peu de désespoir aussi, quand ils avaient commencé à se dire qu’il ne reviendrait probablement jamais. Eux qui n’avaient eu qu’un seul et unique fils, eux qui mettaient tout en oeuvre pour le protéger - tu en étais d’ailleurs la preuve vivante -, avaient cru tout perdre. Et puis, finalement, ils avaient retrouver sa trace, et sans doute pour éviter qu’il ne fuit à nouveau, ils s’étaient montrer compréhensifs. Lui avait permis de rester ici, en t’envoyant évidemment pour que tu gardes un oeil sur lui. Peut-être que c’était fini. Peut-être qu’ils avaient maintenant décider qu’il était temps que les choses reviennent à leur place. Ou ce qu’ils pensaient être leur place. “C’est assez simple je dirais, ils considèrent que mon escapade dans la FEA est un caprice d’enfant, et maintenant ils décident qu’il est temps de grandir.” Sensiblement ce à quoi tu pensais, justement, oui. Tu te doutais bien que la situation ne pourrait pas rester telle qu’elle indéfiniment. Après tout, il était bien connu sur Yschor que les Vector aspirait depuis longtemps à placer leur héritier au sommet de leur groupe, pour qu’un jour, il prenne le relais. “Ils sont gonflés, ils ne cherchent même pas à savoir ce que j’aime ou n’aime pas, je dois faire selon leur bon vouloir. Et après, ils vont s’étonner que je me sois barré, tiens.” Tu soupires. Tu n’avais jamais réellement pu comprendre pourquoi il avait un jour décider de fuir. D’un point de vue extérieur, il avait toujours eu tout ce qu’il désirait. Ses parents étaient riches, et influents. Mais au final, ce qu’ils avaient décider de ne pas lui laisser, était finalement ce que leur fils désirait le plus : sa liberté de mouvement. Maintenant que tu connaissais un peu mieux Garviel, il était évident qu’il n’était pas fait pour diriger une compagnie. Il n’était pas comme son père. Lui était un homme d’affaires. Garviel un homme d’action. La seule chose qui selon toi rapprochait les deux hommes était leur tempérament de leader. Mais encore une fois, là encore, il y avait bien des différences entre eux. “Et ça me fait chier que tu te retrouves mêlée à tout ça.” Tu hausses les épaules. Encore une fois, on t’avais élevée pour ça alors, non, ça ne te dérangeait pas plus que ça d’être au beau milieu de la tempête entre les Vector et leur fils. De plus, au final, même si les Vector étaient tes ...employeurs, ils t’avais placée là pour Garviel, et tu savais que si tu le devais, tu prendrais toujours le parti de ce dernier. Même face à ses propres parents. “C’est mon travail, peu importe.”

« Pas plus d'une journée je dirai, une après midi sûrement. Ils sont toujours pris par leurs affaires, je suis prêt à parier qu'ils me sortiront une phrase pour m'expliquer combien leur coûte leur voyage pour me voir. Après, ça peut être bien plus court, suivant la teneur de nos échanges... Ouais … ça risque d'être court … »
Tu remarques aussitôt le changement de ton. Et d’expression. C’est fou comme il peut passer d’un état à l’autre, quand il parle de ses parents. Chose qu’il fait très peu d’ailleurs. Exaspération. Colère. Déception. Tristesse. Ce dernier sentiment te fends le cœur, lorsque tu l'aperçois dans les yeux du pilote. Tu supposais qu’il était normal de vouloir plus que ça de sa famille. De vouloir être proche des siens. Tu n’as jamais ressenti ça mais … Il te semble que c’est pourtant comme ça que ce devrait être entre personnes partageant le même sang. “Bon … J’ai plus faim, je vais à l’infirmerie.” Mhm. Tu le laisses se lever. Tu ne termines pas non plus ton repas, d’ailleurs, tu te contentes de lui emboîter le pas, en silence. Honnêtement, tu aimerais trouver les mots, ou même les gestes pour faire passer plus rapidement cet état de tristesse mais … Tu n’as jamais été douée pour ça. On ne t’as pas appris ce genre de chose. Du coup, tu hésites. Derrière son dos, tu lèves la main, pour finalement la laisser retomber, avant de la relever et de taper délicatement ton épaule du bout des doigts. Signe de soutien, que tu avais déjà observer chez d’autres, et qui finalement chez toi était bien mal assuré. Tu te racles la gorge. “Tu devrais … penser à autre chose.” Après tout, il ne faisait qu’émettre des hypothèses. Il ne savait pas vraiment pourquoi ses parents venaient … Bon, en fait, il y avait de grandes chances pour qu’il ait totalement raison. Mais peu importe. “Tu verras le moment venu.”
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Dim 7 Jan - 22:59
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ft. Valéria
“C’est mon travail, peu importe.” Je m'y attendais à celle là. Seulement elle n'a jamais choisit ce travail c'est bien là ce qui me gêne. Et en plus, ça lui rapporte quoi ? Je n'ai aucune idée de comment fonctionne cette histoire de garde du corps. Est-ce qu'elle a un salaire ? Quels sont les avantages ? Parce si c'est juste suivre son employeur toute la journée et risquer sa peau pour le protéger pour rien d'autre que … que quoi ? Que le devoir ? Il est vrai que c'est suffisant pour beaucoup, mais pour moi, ce genre de choses doit fonctionner dans les deux sens. Hors je n'ai vraiment pas l'impression que ce soit le cas. Quoique si, la famille Skirata profite des faveurs de mes parents, éducation, influence etc … Mais ça ne me convainc pas. J'essaierai d'en savoir plus sur le fonctionnement de cette histoire quand il viendront.

Tandis que je sors du mess, avec mon air abattu, Valéria abandonne son repas elle aussi pour me suivre. Nul doute qu'elle a remarqué mon humeur très, changeante. Je me demande même pourquoi j'ai abordé le sujet là maintenant. Non, en fait que je le fasse maintenant ou dans dix jours, le résultat aurait été le même. Autant que ça passe un bon coup, comme ça ma journée sera merdique une bonne fois pour toute et demain ça ira mieux. Je sens alors une sorte de tape sur mon épaule. En me retournant, je suis surpris de voir Valéria l'air hésitante. Le geste en lui même me surprend, ce n'est pas du tout ce à quoi elle m'a habitué. “Tu devrais … penser à autre chose.” Pour le coup c'est ce que je fais, car son geste m'a quelque peu surpris, il me faut un instant pour me reprendre. “Tu verras le moment venu.” Marrant, c'est plutôt mon style à moi ça, de rassurer les gens, pas l'habitude d'être de ce côté là de la tristesse. Je profite cependant de la distraction que m'offre Valéria pour justement penser à autre chose. Ma main se pose sur la sienne et la serre, suivi d'un remerciement. « Merci. Je n'aurai jamais pensé dire ça lorsque tu es arrivée il y a huit ans, mais ta présence m'est devenu indispensable tu sais. » Fallait bien que ça sorte un jour, autant y aller franco maintenant quitte à faire l’ascenseur émotionnel. Je lâche sa main avant de reprendre le chemin de l'infirmerie. Mon pas se ralentit délibérément pour me trouver côte à côte avec Val, plutôt que de l'avoir derrière moi. « En fait, et tu vas peut être grincer des dents à cette affirmation, mais je ne te considère pas comme une simple garde du corps où même un de mes pilotes non. Tu es plus précieuse que ça. Comme de la famille je dirai, oui ça doit être ça. »

Nous arrivons à l'infirmerie, où je suis immédiatement pris en charge par un des médecins de garde. Bien entendu, Valéria reste proche. Oh les médecins avaient bien tentés de la garder à distance au début, mais ils s'étaient fait une raison. Il n'y a qu'en cas d'opération qu'elle est sommée de rester en dehors de la pièce. Fallait bien trouver un arrangement quoi. Un coup d'oeil sur le lit à côté me fait sourire. Voilà notre cher soldat. Notant mon sourire, on m'interroge, me demandant si je connais le soldat. Je fais mine de l'avoir déjà croisé, ce qui est vrai. Clin d’œil de conspirateur à Val avant de reprendre. « D'ailleurs tu sais, si tu souhaites aller rendre visite à des gens ou prendre du temps libre, tu as le droit de t'absenter. Faudrait pas que tu te sentes obligée de rester coincée avec ton leader un peu casse cou en permanence. » Pas la première fois que je lui propose, mais ça tombe toujours dans l'oreille d'une sourde. De mon côté, impossible de comprendre comment elle peut rester des années à me suivre comme mon ombre, je deviendrait fou. Une question me viens à l'esprit, évidente mais à laquelle je n'ai jamais vraiment pensé, du moins pas jusqu'à la formuler ouvertement. « Tu fais quoi d'ailleurs durant ton temps libre ? Je veux dire, tu as bien quelques passes temps ?  Est-ce OUAILLEUH ! » Le médecin viens d'appuyer un peu fort sur l'hématome se formant sur mon torse, m'arrachant un cri de douleur et de surprise. Loin de le déranger, il continue son diagnostique alors que je le fusille du regard. Puis mon attention retourne vers Val.
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Garviel Vector
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Lun 8 Jan - 19:03
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garviel & valéria

Oui alors bon, clairement, tu doutes que ta tentative de te montrer compréhensive et compatissante fonctionne réellement. Au moins, tu auras essayer. Pourtant, tu as quand même l’impression d’avoir provoqué quelque chose. Quelque chose que tu identifies très rapidement comme de la surprise. Pas étonnant, ce genre de geste ne te ressemble absolument pas. Ce n’est pas toi … Du moins, ce n’est pas la Valéria que Garviel, ou même le reste de ce vaisseau connais. Normalement, tu es plutôt du genre distante et relativement détachée. C’est bien la première fois que tu tentes un geste pareil envers quelqu’un, envers lui, en particulier. Tu soupires légèrement, gênée lorsqu’il se retourne pour te faire face. Et encore davantage lorsque sa main vient emprisonner la tienne. “Merci. Je n’aurais jamais pensé dire ça lorsque tu es arrivée il y a huit ans, mais ta présence m’est devenue indispensable, tu sais.” Owh. Voilà qui … étrange, et surprenant. Et déstabilisant, aussi. Il est vrai que ton arrivée n’avait pas été … simple. Tu étais en quelque sorte la représentante de ses parents, dans sa vie, ainsi, lorsque tu avais débarquée comme ça, du jour au lendemain pour l’avoir à l’oeil alors qu’il essayait vraisemblablement de vivre sa vie, il avait du prendre ça comme un espèce d’affront, et les premiers temps avaient été difficiles. Pourtant, il est vrai qu’au fil du temps, tu étais parvenue à te faire ta place, et lui t’avais acceptée. Quand à lui être .. indispensable, tu n’aurais sans doute pas été jusque là. En fait, tu te disais parfois qu’il n’avait pas réellement besoin de toi. Il vivait sa vie, tu gardais un oeil sur lui, c’était tout. Tu n’étais utile pour rien d’autre que la surveillance imposée par les Vector dont il n’avait d’ailleurs pas voulu pendant un temps.

Tu détournes le regard. “N’exagère pas…” Et il finit par lâcher ta main, qui retombe le long de ton corps tandis qu’il reprends son chemin, toi toujours derrière lui. Cela dit, il ralenti, jusqu’à finalement se retrouver à ta hauteur. “En fait, tu vas sans doute grincer des dents à cette affirmation, mais je te considère pas comme une simple garde du corps où même un de mes pilotes, non. Tu es plus précieuse que ça. Comme de la famille je dirais, ouais, ça doit être ça.”  Tu fixes les sol, tout en avançant. Tu évites de relever les yeux, juste pour ne pas croiser son regard. Pour toi, entendre ça est étrange. Tu es gênée. Précieuse … Tu n’aurais jamais imaginer qu’il tenait à ta personne autant que ça, en vérité. Il n’était pas censé, s’attacher à toi, pour tout avouer. C’était pas comme ça que ça fonctionnait. Tu ne sais même pas quoi répondre à ça … Huit ans que tu es là, à veiller sur lui, et évidemment toi aussi tu t’es attachée à lui. D’une manière tout à fait indéfinissable en fait. Tu ne saurais pas mettre les mots là dessus. Bien pour ça que tu restes concentrée sur le sol et silencieuse, jusqu’à l’infirmerie, où à peine entré, il est prit en charge par un médecin. Tu remarques aussitôt ton adversaire de la matinée, allongé dans un lit, il dort encore visiblement … Tant mieux. Tu n’avais pas envie qu’il se remette à jouer la provocation ici, ça pourrait vous attirer des ennuis. “D’ailleurs, tu sais, si tu souhaites aller rendre visite à des gens ou prendre du temps libre, tu as le droit de t’absenter. Faudrait pas que tu te sentes obligée de rester coincée avec ton leader un peu casse cou en permanence.” Tu soupires. Aller voir des gens ? Quels gens ? Tu ne connais personne ou presque, et surtout, tu n’as pas d’amis à bord de ce vaisseau, ou même de cette flotte. Et puis, tu n’as pas réellement de passe temps. En plus, prendre des petites libertés est une chose, mais laisser ton protégé seul pendant ne serait-ce qu’une heure en est une autre. Tu ne peux pas faire ça. Rester coincée avec lui, comme il le dit si bien, c’est ton travail. “Non merci.” Tu t’appuies contre un chariot lourd, plein d’équipement médical. “Il n’y a personne que je connaisse sur ce vaisseau. En plus. Tu es … le seul.” Et le seul avec lequel finalement tu appréciais passer du temps. “Tu fais quoi d’ailleurs durant ton temps libre ? Je veux dire, tu as bien quelques passe temps ? Est-ce --” Et sa phrase est interrompue par un cri de douleur qui te fait grimacer. Finalement, tu avais peut-être bien fais d’insister pour qu’il vienne se faire examiner. “Pas vraiment …” Tu continuais tes entraînements. Le soir, lorsque Garviel rejoignais son lit, surtout. Tu profitais surtout de la nuit. Quand il dormait, le temps dont tu disposais t'appartient entièrement. “Je lis.” C’était bien là le seul véritable passe temps normal que tu devais avoir. Tu passais chercher un bouquin, de temps à autre, et tu en lisais quelques chapitres avant de t’endormir le soir. Un peu de tout. Des histoires, des documentaires, tout t’intéressais, en fait. “Et puis je dessine parfois.” Ça, c’était la seule activité bien à toi, la seule que tu conservais de ton enfance. Un carnet, un crayon, et puis tu dessinais ce qui te passait par la tête. Pas des œuvres d’art. Juste … tes pensées, et tes souvenirs couchés sur un bout de papier, un soir ou deux par semaine.
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Lun 8 Jan - 19:57
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Malgré mon attention tournée vers Valéria, je continue de surveiller le va et viens du médecin. Parce que bon, il est pas très doux le monsieur comme on dit. Il reviens d'ailleurs avec un scanner portatif, et entreprend de le balayer sur la zone douloureuse. Allons bon, il pense donc que c'est cassé, j'espère bien que non sinon je suis cuit pour le pilotage pendant un moment. Sans compter que Valéria devra aller voler, et sans moi. On va frôler l'incident à cette allure, pour un excès de fierté en plus, dont je suis responsable. J'en retirerai un leçon au moins, même si ce n'est pourtant pas tant mon style de m'emporter comme ça. En vérité, j'ai plutôt l'impression de m'être énerver sur le fait que personne ne semble vraiment comprendre à quel point ce qu'elle fait est dur. “Pas vraiment …” Rien du tout ? Impossible, on a tous un petit passe temps quand même. Elle doit juger que c'est sans importance sûrement, du moins je l'espère. Non parce que si sa vie se résume à se lever, me suivre partout et veiller sur moi, puis se coucher … je me tirerai une balle rien que pour la sortir de cette vie c'est pas possible. Mon regard étonné se change tout de même en une expression de soulagement alors qu'elle développe un peu plus. “Je lis.” Bah c'est très bien ça ! Moi aussi je lis, j'adore ça même. C'est peut être elle qui m'a piqué celui que j'ai perdu depuis des semaines si ça se trouve tiens. “Et puis je dessine parfois.” Cette fois-ci je lui adresse un sourire, je ne m'attendais pas du tout à ça, encore une fois à cause de son attitude habituelle, on ne s’attend pas à de l'art. Après un moment de silence, je m'esclaffe. « C'est génial ! » Bon par contre là, je peux pas dire que je dessine aussi, sauf si des gribouillages digne d'un gosse de six ans peuvent être considéré comme tel. Et encore je suis sûr que des gosses de six ans sont meilleurs que moi.

« Tu lis quoi ? Si tu veux je peux te conseiller plusieurs livres, j'adore ça ! Tiens la prochaine fois qu'on ira sur le Nexus, on ira voir les nouveautés et je t'en offrirai un de ton choix. » Au moins ma bonne humeur est revenue aussi vite qu'elle était partie. Mais c'est comme ça quand on touche à un de mes passes temps favoris. J'ai dû dévorer tout les livres en prêt sur le vaisseau, et ma chambre possède des piles un peu partout sur le sol, faute de place sur les étagères. Sans compter que nous nous prêtons des livres avec d'autres membres d'équipage. « Oh et le dessin ! Je suis une vraie tikmosh en dessin moi, aucun talent. Qu'est-ce qui t'inspire ? Tu penses que tu pourrais me montrer ? Je suis super curieux pour le coup. » Soudain, mes yeux s’agrandissent d'un coup alors qu’apparaît l'image d'os brisés sur le projecteur du médecin. Je suis à deux doigts de repartir en déprime lorsque je constate qu'il s'agit d'un bras et divers autres os, mais pas de côtes. Donc c'est pas mes os ! Ouf, tout va bien. Fausse alerte. La bonne image arrive enfin, rien de cassé tant mieux. Le médecin reviens vers moi m'annoncer tout de même un léger déplacement qu'il s'empresse alors de corriger m'arrachant un nouveau cri, de surprise et de douleur. Il s'en va alors vers un autre patient en me recommandant de faire attention tout de même. « Sauvage ... » Faut croire que ce terme commence à me rentrer dans le crâne à force de l'entendre à tout bout de champ dès que Jahel point le bout de son nez. « Voilà, pas grand chose à déclarer je vais bien, on a une sortie avec l'escadron dans pas longtemps, allons nous préparer. Et explique moi donc tout tes passes temps sur le trajet. Car je ne suis pas prêt de te lâcher sur le sujet ah ça non ! » Je ris un coup tout en la prenant  par les épaules pour la pousser vers la sortie. Geste inutile mais qu'il m'arrive de faire régulièrement avec un peu tout le monde.
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Garviel Vector
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Mar 9 Jan - 22:38
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garviel & valéria

“C’est génial !” Sérieux … Il est beaucoup trop enthousiaste. C’est vrai, quoi, tu fai rien d’exceptionnel, après tout. Qui ne lis pas, sur ce vaisseau ? Se plonger dans un bouquin était l’un des seuls passe temps que tu avais trouvé pour t’évader un peu. Pas que tu n’aimais pas ta vie. Ou que tu aurais aimer en changer, non, mais tu étais de celles qui pensait qu’il était bon, parfois, de laisser son imagination fonctionner. Quoi qu’il en soit, pas de quoi fouetter un Sagyar. Fallait toujours qu’il s’emballe pour rien, de toute façon. “Tu lis quoi ? Si tu veux je peux te conseiller plusieurs livres, j’adore ça ! Tiens la prochaine fois qu’on ira sur le Nexus, on ira voir les nouveautés et je t’en offrirais un de ton choix.” Et il continuait. Ouais, il était bien parti pour te poser des question tout le reste de la journée, et même encore davantage, d’ailleurs, maintenant que tu lui avais parler un peu de toi. Bon, la bonne nouvelle c’est qu’il avait l’air d’avoir mis de côté la visite de ses parents, du moins pour l’instant. Son sourire était de retour. Son humeur aussi. Cela dit, une nouvelle fois, ses paroles provoquent une espèce de gène chez toi. Il avait le don pour te mettre mal à l’aise, décidément. C’était étrange pour toi, de l’entendre te parler comme si tu étais plus que son garde du corps finalement. “C’est vraiment pas la peine …” Accepter un cadeau ? Parce que oui, c’était bien de ça qu’il s’agissait. Un livre, en cadeau. Non, tu ne pouvais pas. Mais tu te doutais bien que toute façon, refuser ne servirait pas à grand chose. D’ailleurs, visiblement, il ne t’écoute même pas. “Oh et le dessin ! Je suis une vraie Tikmosh en dessin, moi, aucun talent. Qu’est-ce qui t’inspire ? Tu penses que tu pourrais me montrer ? Je suis super curieux pour le coup.” Mhm. Tes dessins … Qu’est-ce qui t’avais pris, déjà, de parler de ça ? Tu avais toujours garder ça pour toi seule, jusque là. Maintenant que tu en avais parler, non seulement, il souhaitait en savoir plus à ce sujet mais en plus, voilà qu’il demandait à voir tes gribouillages. Parce que oui, pour toi, c’était de ça qu’il s’agissait. Des trucs tracés à la va vite, sans véritable intérêt. Des esquisses de souvenirs. Et alors que le médecin examine le pilote, passe même un scanner sur l’hématome, te voilà confrontée à un petit dilemme. Partagée entre ta pudeur, ta timidité quand à ce qui t’es vraiment personnel, et le respect, l’obéissance que tu dois à celui qui pour certains est ton maître, en plus d’être ton protégé. “Ça dépend …” Tu commences à répondre, mais tu es très rapidement interrompue par le médecin, qui loin de se gêner de déranger une conversation, annonce un léger déplacement au niveau d’une côte. D’ailleurs, il n’attends pas une seconde de plus pour remettre ça en place, ce qui arrache un nouveau cri de douleur à ton protégé. Tu fronces les sourcils, devant son manque flagrant de délicatesse, avant qu’il ne se décide finalement à s’éloigner. “Sauvage …” Il ne croit pas si bien dire. D’ailleurs, dans sa bouche, ce terme te fais sourire. A croire qu’à force, tu aussi tu as tendance à déteindre un peu sur lui. “Voilà, pas grand chose à déclarer, je vais bien, on a une sortie avec l’escadron dans pas longtemps, allons nous préparer. Et explique moi donc tes passes temps sur le trajet. Car je ne suis pas prêt de te lâcher sur le sujet, ah ça non !” Tu l’aurais parié, tiens. C’est qu’il était têtu, quand il s’y mettait. Mais peu importe, tu pouvais bien lâcher quelques bribes d’infos à ton sujet, après tout. Même si tu n’étais pas encore certaine d’être capable de l’inviter à voir tes dessins, pour le moment … En fait, t’en savais trop rien. Toujours dans ton dilemme, quoi. “Y’a rien à en dire …” Mais ça visiblement, il s’en fou puisqu’il attrape tes épaules pour te pousser vers la sortie. Tu soupires légèrement, une fois dans le couloir, et alors qu’il se met en route tu lui emboîtes le pas. “Je lis un peu de tout, si c’est ce que tu veux savoir. Ce qui me tombe sous la main quoi...j’aime bien les romans. Mais pas les trucs à l’eau de rose, ça non, ça m’énerve.” C’est rare quand tu parles autant, tiens. A croire que le sujet de tes passes temps est finalement plus fertile que tu ne l’aurais imaginer. “Quand au dessin … J’ai commencé lorsque j’étais encore enfant. Mon père ne me laissait que peu de distraction, il fallait bien que j’en trouve une par moi-même.” Encore plus rare, tu parles de ton passé et de ton père. Ce n’est pas forcément une période que tu évoques, même si ce ne fut finalement pas une époque malheureuse pour toi, au contraire. “Je dessine ce que je trouve … beau. Pour ne pas oublier. Une planète, un arbre … un visage aussi, parfois.” Même si ces derniers étaient ce que tu faisais le moins. “Le dernier c’était un Sagyar, si tu veux absolument tout savoir.” Celui là, tu consentirais peut-être à lui montrer. Tu le trouvais réussi, et il n’était pas réellement personnel. Pas comme certains autre. Le souvenir du visage de ta jeune sœur. Les dunes de sable de ta planète. Un dessin de lui devait traîner dans le tas d’ailleurs .. Tu te souvenais parfaitement avoir hésité un long moment, avant de tenter de le reproduire. Tu le voyais tous les jours, ses traits étaient gravés dans ta mémoire. Ça avait été plutôt simple, au final. Mais tu l’avais bien planqué tout en dessous des autres dés que tu l’avais fini … juste au cas où.
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Mer 10 Jan - 17:22
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ft. Valéria
Ma bonne humeur retrouvée, j’écoute Valéria s’étendre sus ses passe-temps avec attention. Je note rapidement qu’elle s’étend beaucoup plus que d’accoutumée. Tout le monde est habitué à ses prises de paroles courtes, concises. Même moi qui suis en sa présence presque en permanence, l’entendre parler aussi longtemps est surprenant. Pourtant il ne s’agit que de quelques phrases moyennement longues, mais je sens tout de même qu’elle apporte donc un intérêt certain à ses lectures et dessins. Je me garde donc de l’interrompre, profitant de l’occasion pour en apprendre un maximum sur elle. “Je lis un peu de tout, si c’est ce que tu veux savoir. Ce qui me tombe sous la main quoi...j’aime bien les romans. Mais pas les trucs à l’eau de rose, ça non, ça m’énerve.” En même temps ça m’aurait étonné qu’elle aime ce genre d’histoire avec son tempérament. Surtout si en plus l’héroïne est une femme en détresse, alors qu’à sa place elle défoncerait tout ce qui se présente devant elle. J’ai d’ailleurs souvent l’impression que ce style d’histoire marche moins bien de nos jours. Moi-même je ne les affectionne pas, mes lectures sont généralement dans un style plus réaliste, et avec pas mal d’action. En particulier les récits se déroulant dans des époques anciennes, où personne n’allait dans l’espace. “Quand au dessin … J’ai commencé lorsque j’étais encore enfant. Mon père ne me laissait que peu de distraction, il fallait bien que j’en trouve une par moi-même.” C’est sûr que son père ne laissait pas beaucoup de place à autre chose que l’entrainement et le devoir envers ma famille. Toujours est-il que ses talents de dessinatrice m’interpellent, et j’ai de plus en plus envie d’en voir quelques-uns. Mais comme elle ne semble pas très enthousiaste de partager ça, je préfère éviter de me montrer trop envahissant, ne souhaitant pas qu’elle prenne ça comme un ordre. C’est son travail après tout, c’est à elle seule de décider si elle souhaite le partager et ne dois pas se sentir obligée de le faire. “Je dessine ce que je trouve … beau. Pour ne pas oublier. Une planète, un arbre … un visage aussi, parfois.” Voilà qui est encore plus intéressant, Valéria trouve des choses belles ? Des visages surtout ? Ah ! C’est une révélation ! Je m’engouffre évidement dans la brèche pour l’embêter un peu juste après qu’elle annonce avoir dessiné un sagyar dernièrement. « Des visages ? Je serais curieux de connaitre lesquels tiens, certains me font de la concurrence ? Tu m’as dessiné d’ailleurs ? Tu me trouve assez beau pour ça ? » Sachant très bien que je la prends au dépourvu et qu’elle va tenter comme elle le peut de sortir de cette situation inconfortable, je lui fais un grand sourire suivi d’un clin d’œil. « Je te taquine allez fais pas cette tête, t’as pas besoin de répondre. » Je suis forcé de me retenir de rire même si bizarrement, la réponse à ma question m’intéresse quand même vachement.

Nous tournons à gauche, bientôt arrivés à la salle de préparation pour nous changer avant d’aller au hangar à nos vaisseaux rejoindre l’escadron. Il nous reste encore un peu de temps que je continue à mettre à profit, surtout comme elle semble prête à se livrer un peu plus en détails que d’habitude. Je ne souhaite donc pas laisser passer cette chance. J’en profite donc tenter quelque chose, tout en me livrant à une petite révélation dont je n’avais parlé à personne. « Du coup … n’en parle à personne hein mais, je tente d’écrire un roman. Je me demande donc si tu accepterais de le lire et de m’apporter ta critique ? Il n’est pas terminé certes mais autant m’arrêter si c’est mauvais. Ensuite j’aimerai y apporter justement des illustrations. Si tu veux tu pourrais t’en occuper ? » je joue à donnant donnant quoi, elle accepte de me livrer quelques-uns de ses secrets, je lui fais part de quelques-uns des miens. Certes je me fais un peu avoir, mais connaissant l’animal j’aurais du mal à avoir plus. « Si tu es d’accord bien entendu ! Ne prend pas ça comme un ordre hein ! » Je préfère préciser au cas où quand même. Un petit rire sort de ma bouche alors que je reprends. « Ca relèvera peut être un peu le niveau d’écriture en plus. » Parce que oui, je ne suis pas écrivain, je suis parfaitement au courant que je suis loin d’avoir un style d’écriture aussi fluide et agréable que ce que je lis habituellement.
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Garviel Vector
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Jeu 11 Jan - 22:27
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garviel & valéria

Parfois, il te semblait que Garviel savait lire en toi comme dans un livre ouvert. Il avait ce don unique de deviner, parfois, tes pensées avant même que tu ne daignes les exprimer à voix haute. Et c’est encore le cas cette fois, lorsque tu ne fais qu’évoquer les visages que tu dessines, potentiellement, c’est une espèce de brèche que tu ouvres dans ton quotidien dans laquelle il s’empresse visiblement de se faufiler. “Des visages ?” Cette simple question des plus simples pourtant provoque en toi un espèce d'accès de panique, surtout lorsque tu repenses au fameux dessin. Celui que tu caches. “Je serais curieux de connaître lesquels tiens, certains me font de la concurrence ? Tu m’as dessiné, d’ailleurs ? Tu me trouves assez beau pour ça ?” Et voilà, tu te retrouvais dans de beaux draps maintenant. A vrai dire, tu étais en train de te demander si tu devais avouer, ou si ces questions nécessitaient un tout petit mensonge de ta part. Evidemment, connaissant Garviel, si tu lui disais la vérité, il allait sans nul doute te demander pour le voir … Et ça, c’était impensable. Non, tu aurais bien trop honte. Tu n’étais pas assez talentueuse à ton goût pour ça. “Je te taquine aller fais pas cette tête, t’as pas besoin de répondre.” Tu pourrais presque laisser échapper un immense soupire de soulagement, là maintenant. Mais par discrétion, tu te retiens, bien évidemment. Toutefois, tu en profites pour te murer dans ton silence. Tu ne révèles rien de rien de tes dessins, ou des visages qui y figurent, et ce pour éviter de te sentir obligée de répondre à la suite.
Le silence retombe, un tout petit moment … Vous continuez votre marche, pour atteindre l’endroit où vous avez pour habitude de vous préparer, avant chacune de vos missions. L’espace d’un instant, tu te dis qu’enfin Garviel a laisser tomber le sujet de tes passes-temps … mais évidemment, tu te trompes, puisque rapidement, il revient à la charge. “Du coup … n’en parle à personne hein, mais je tente d’écrire un roman.” Tiens donc, ça alors, c’est plutôt surprenant. Si tu te doutais qu’il appréciait la lecture en voyant les livres parsemant sa cabine, jamais tu n’aurais pu te douter qu’en plus de la lecture, il s’intéressait à l’écriture. “Je me demande donc si tu accepterais de le lire et de m’apporter ta critique ? Il n’est pas terminé certes mais autant m’arrêter si c’est mauvais. Ensuite, j’aimerais y apporter quelques illustrations. Si tu veux, tu pourrais t’en occuper ?” Oh. Voilà qui fais beaucoup de choses à la fois. Tu te sentais encore plus gênée, maintenant. Si toi, tu te refusais à montrer tes dessins, lui visiblement souhaitais partager ce sur quoi il était en train de travailler actuellement et ce, avant même que ce ne soit terminé pour avoir … ton avis ? “Je ne suis pas certaine d’être … “ Objective ? C’était une partie du soucis. Et si tu n’aimais pas ? Aurais-tu le courage de le lui dire ? Tu n’en savais rien. Par respect, sans doute que oui, mais évidemment, tu aurais affreusement peur de le blesser. “Qualifiée pour ça.” La seconde partie du soucis résidait dans le fait que tu ne lisais que pour le plaisir. Qui étais-tu finalement, pour juger de la qualité d’un bouquin sur la base de tes seuls goûts personnels ? “Quand aux illustrations … je sais pas trop.” Encore une fois, tu ne prétendais pas avoir de véritable talents. Il n’avait pas vu tes “œuvres”. “Je ne sais pas si j’ai … le niveau. Je veux dire. Je dessine dans mon coin, ce n’est pas forcément des œuvres d’art, tu comprends ? C’est juste du gribouillage …” Tu te dénigres un peu, tu as parfaitement conscience. En réalité, tes dessins étaient plutôt réussis, en réalité. Ressemblants, aussi. En clair, ce n’était pas du tout l’espèce de catastrophe que tu semblais décrire. “Si tu es d’accord bien entendu ! Ne le prends pas pour un ordre hein !” Non, en fait, pour une fois, ce n’est pas comme ça que tu avais pris cette … demande. Tu finis par t’asseoir sur un banc, dans la pièce, prenant un petit temps pour la réflexion. “Je veux bien … lire ton roman. Mais en échange, je te montrerais quelques dessins, et tu jugeras toi-même si c’est suffisant pour … ton travail. D’accord ?”
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Ven 12 Jan - 17:26
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ft. Valéria
“Je ne suis pas certaine d’être … “ La phrase reste en suspens. J’espère ne pas trop la chambouler, elle peut vite paniquer dès qu’il s’agit de moi, en ce qui concerne la vie privé je veux dire. Parce que oui, elle a beau penser que je ne vois rien dans son manège, mais depuis le temps je suis largement capable de voir quand elle est sur ses gardes, cherche une échappatoire et est prise de court cherchant la bonne réponse à apporter. Mais pour ne pas empirer les choses, je lui laisse généralement croire que je ne vois rien. En même temps, ça peut être effrayant de savoir qu’une autre personne est capable de connaitre nos pensées d’un regard. Du coup, sa phrase en suspens, je comprends parfaitement ce qu’elle n’ pas voulu dire. Elle a peur de ne pas être objective. Si elle sera capable de me dire si elle trouve mes écrits mauvais. Mais Valéria sait que je préfère l’honnêteté et je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle penchera forcément vers son véritable ressenti, tout en ménageant ses mots. “Qualifiée pour ça.” Joli rattrapage. Un sourire se dessine sur le coin de mes lèvres. De mon point de vue, tout le monde est qualifié, tout le monde est capable de dire si une histoire l’a diverti. « Tu l’es. Je ne cherche pas vraiment à avoir un avis d’un pro, mais avant tout, à savoir si l’histoire te parle, si elle stimule ton imagination. Si elle te divertie donc. » Je pense voir une lueur de compréhension dans son regard alors que je commence à retirer le haut pour pouvoir enfiler ma combinaison. “Quand aux illustrations … je sais pas trop.” J’ai vraiment touché un point sensible avec cette histoire de dessin on dirait. Ça semble être plus qu’un passe-temps en réalité, presque … une sorte de passion, ou du moins quelque chose auquel elle tient beaucoup. “Je ne sais pas si j’ai … le niveau. Je veux dire. Je dessine dans mon coin, ce n’est pas forcément des œuvres d’art, tu comprends ? C’est juste du gribouillage …” Je comprends surtout qu’elle essaie de rabaisser ses talents pour s’en sortir, où qu’elle n’a pas confiance en elle. Du coup ça me donne encore plus envie de les voir, pour lui dire qu’ils sont très bien. Bon, si ça se trouve c’est vraiment moche, mais je n’y crois pas trop. Je lève donc un œil lui faisant parfaitement comprendre que je ne suis pas dupe. « Moi je suis sûr d’une chose, c’est que tu te dénigres beaucoup. Je serais prêt à parier un mois de salaire que tes dessins sont très bien. » Certains diraient que je bluff, mais pas du tout, parce que bon, au final le salaire ne nous sert pas beaucoup tant qu’on est nourrit et logé sur la flotte. Tout le monde économise, et certains s’en vont dès qu’ils estiment avoir assez. Mais ceux comme moi qui ne souhaitent pas arrêter, et bien une petite fortune stagne à la banque.

“Je veux bien … lire ton roman. Mais en échange, je te montrerais quelques dessins, et tu jugeras toi-même si c’est suffisant pour … ton travail. D’accord ?” Je me retourne, combinaison entièrement mise. Un sourire illumine mon visage, voilà ! Elle me fait vraiment plaisir ! Il est vraiment temps que nous partagions plus de choses que mon ombre et quelques mots … et un réveil pénible le matin. Et je n’ai toujours pas oublié cette histoire de cadeau, et plus j’y pense, plus je me dirige vers un présent plus personnel. A savoir un livre de ma collection. Je n’ai pas le temps de lui répondre immédiatement, alors qu’Arkan fait son entrée dans la pièce pour s’équiper lui aussi, me saluant au passage. « Salut chef ! Valéria ! Alors qui c’est qui dessine ici ? » Ah il a entendu des bribes de conversations. Je vois Valéria pâlir un peu assise sur son banc, alors je me vois obligé de prendre pour moi. « Salut Ark’ ! Non on parlait plutôt de mon absence de talent pour le dessin. Elle a trouvé un de mes croquis, sa grimace en a dit suffisamment je crois. » De toute façon ce n’est pas vraiment un mensonge, je suis mauvais en dessin point. « Ah ! Mais du coup, vous êtes doué en quelque chose ou pas ? » Ce bon vieux Arkan, qui n’hésite pas à m’envoyer quelques piques, qui me font rire. « Bien sûr, en pilotage, tu sais bien que t’es qu’un bleu à côté de moi mon grand ! Pense à la dernière mission Damoclès, qui est-ce qui t’as sorti du merdier ? » Un autre rire me répond. Nos talents se valent certainement en réalité. Je profite tout de même du moment pour sortir de la pièce, direction le hangar. Je fais encore une fois en sorte d’être à côté de Valéria, et non devant. « C’est bon pour moi ! Même si je t’aurai fait confiance les yeux fermés pour les dessins, ma curiosité me pousse à espérer en voir quelques-uns ! » Parce que oui faut pas déconner, confiance ou pas je veux les voir ! Surtout les visages … ouais, ce serait marrant de tomber sur des visages connus. « On voit ça en rentrant alors ! Après une nouvelle séance d’entraînement ? »
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Garviel Vector
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