Le change-face (Swann et Charlie)

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Ven 29 Déc - 17:45
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner




Au sein de la FEA, 70% du job de l'Unité Tallart consiste à soutenir l'escouade Jeager lors de ses explorations. Et dans ces 70%, il y a 95% de mon job qui consiste à garder un oeil sur Jahel et ses hommes qui ont tout sauf de la discipline. Et les 30% restants... et bien ce sont les patrouilles à bord du bâtiment. La plupart du temps, je suis en Binôme avec Hermès, l'arme à la ceinture. Lui dit s'ennuyer à mourrir dans ces moments là, et c'est vrai, si on vie dans le monde de bisounours dans lequel se berce la majorité de l'équipage. Presque personne ne manque à la règle sur le vaisseau, pas de vol, pas de crimes, peut-être bien un peu de produits illicites de temps à autres mais presque tout le monde a reçu une formation militaire de base avant d'intégrer la flotte, à savoir, assis-couché-aboie, comme les gentils toutous qu'ils veulent qu'on soit.
Du coup on flâne, l'arme à la hanche, et la plupart du temps, on est hélés par d'autres unités et on discute en jetant un oeil aux alentours. Oui, ça c'est le tout beau tout propre. Pendant qu'Hermès tourne, je réfléchis, encore et toujours aux noms des dossiers que j'avais volés à l'adminsitration militaire Rahirienne avant mon départ de leur armée il y a quelques années. Pour la plupart, ils étaient hors service maintenant, démasqués par l'ARA et condamnés pour crime de guerre, ou mis hors circuits par mes soins sous couverts d'accidents bêtes.

Mais depuis ces sept années à me faire oublier de leurs services, ils avaient du infiltrer tellement d'autre taupes. Hermès moquait mon air suspicieux à chaque fois qu'on patrouillait, et pourtant j'essayais de rester neutre mais je ne pouvais pas m'empêcher d'examiner chacune des personnes qui croisait notre route et que je ne connaissais pas. Parfois je lançais un contrôle d'identité sans raison apparente, je faisant croire à mon binôme que c'était pour ne pas que les gens se reposent sur leurs lauriers.
Aujourd'hui, on tourne dans les zones commerciales, enfin une tournée qui me plait, toutes ces filles réunies en un seul et même endroit!” Il était comme ça Hermès, un homme qui attirait les minois et qui savait en profiter. “N'oublies pas pourquoi on y va, on profitera pour prendre la température auprès des gérants”. Je lui fit les gros yeux avant qu'il ne songe à me répondre que lui prendrait bien la température auprès des gérantes. “Ma parole, t'es un vrai agent de liaison!” Je stoppais net. Agent de liaison. Mais quel débile! Depuis quatre ans, je me battais avec mes petits dossiers, à les analyser encore et encore jusqu'à les connaître par coeur, et voilà huit mois que je traquais le change-face sans succès... pourquoi je n'y avais pas pensé?! “Ca va mec?”
Je ne m'étais pas aperçus que je l'avais largué, complètement immobile. “Hmm oui. Dis moi, en parlant d'agent de liaison, tu sais s'il y en a beaucoup sur l'Alizé?”. Il leva les yeux en l'air. “T'es dur à suivre. Et bien à ma connaissance, il y en a une. Ma parole je l'ai déjà croisé au ref, j'ai cru que mon coeur sortait de ma poitrine. J'avais l'amour au bord des yeux..; “ “Oui oui, cool, hmmm... tu sais où ils traînent en général?”. Il m'adressa un sourire moqueur : “Aux bureaux je pense, pourquoi, tu veux tenter ta chance?” Tu ne crois pas si bien dire... “Allez en route pour le shopping”.

(…)

Il est seize heures, j'ai terminé ma tournée, je rentre me changer. Mais comment doit on s'habiller au fait, quand on est en civil et qu'on va voir un supérieur hiérarchique, une femme qui plus est? Je choisis le passe partout, la tenue de base que l'on reçoit en cadeau à notre arrivée, un T-shirt cintré bleu avec le cigle FEA et un pantalon noir. Je range mon arme de poing dans son coffre-fort caché non loin de la tête de lit, tourne la clef et la met en pendentif, sous le t-shirt. Règle numéro 1. Je me dirige vers le petit bureau qui m'es attribué, tire la petite clef coincée sous le bois et prélève du tiroir le dossier du Change-Face.  Je n'ai gardé que les infos et retiré toute la mise en page de l'administration Rahirienne. Je consulte ma montre, seize heure et trente minutes, ma parole, je deviens une vraie bimbo, trente minute pour se déséquiper, se doucher et se changer, j'en connais qui vont en faire toute une histoire s'ils l'apprennent.
Je sors et part en quête des bureaux, sans vraiment savoir où me diriger dans ce dédale de fonctionnaires et de hauts gradés.
Je dois demander mon chemin au moins trois fois et on me regarde de haut. “Vous êtes perdu jeune homme?” me toise un officier des renseignements. “Pas plus que vous visiblement”. Je repars en quête de la porte que l'on m'a indiquée “Dixon. S.” Voici donc derrière cette porte la femme qui a accès aux dossiers de tout l'équipage. Ce ne sera pas une partie facile et je vais devoir mentir comme jamais. Heureusement,  ou malheureusement, je suis devenu doué à ce jeu là... Je toque et souffle un bon coup histoire de faire retomber la pression. Mettez moi devant dix créatures ayant l'intention de me déchirer pour me manger, je saurais encore mieux réagir que là, devant cette porte comme un écolier qui aurait fait une bêtise en attente d'être reçu par le proviseur. J'aurais bien aimé ça d'ailleurs, comme punition, sur Terre Rouge.. Je frissonne rien que de repenser à mon postérieur exhibé devant les travailleurs, devenant plus rouge à chaque coup de fouet, toujours plus nombreux à chaque anée qui passait.
Pas de réponses.. Peut-être n'était elle pas là, ou alors, et c'est encore plus probable, je m'étais carrément trompé de porte. J'allais repartir quand j'entendis la permission d'entrer.


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Sam 30 Déc - 1:04
le change face
swann & charlie

Tu avais des journées bien remplies. Tu ne pouvais pas le nier. D’ailleurs, tu appréciais avoir du travail, tu étais là pour ça. L’ennui était néfaste pour toi, sans doute pour ça que tu bossais même durant ton temps libre. Tu passais pour une machine d’ailleurs, auprès de beaucoup de tes collègues. On t’avais déjà conseillé de te reposer, de prendre un peu de bon temps, de participer à une activité pour te couper un peu de ton boulot … mais évidemment, tu n’écoutais jamais. Surtout depuis l’explosion des moteurs du Prométhée. Ca devait être la peur que tu avais ressentie au moment où tu avais reçu l’information, celle d’avoir perdu ton père, qui en ce moment te donnais quasiment des ailes. D’ailleurs, tu dormais peu. Tu passais énormément de temps, enfermée dans ton bureau à fouiner des dossiers, persuadée que quelque part, au milieu de cette flotte, de ce vaisseau, se trouvaient des personnes qui n’y avait pas leur place. Des traîtres. Des espions. Tu étais suspicieuse en temps normal, tu le savais, mais depuis l’incident, c’était encore pire. Tu posais un regard totalement différent sur toutes les personnes que tu croisais. Bien sûr, tu n’avais pas changée, tu continuais de t’intéresser à tout le monde, de discuter et de poser des questions, mais tu avais l’impression d’avoir maintenant un véritable but à atteindre.

Depuis que l’Alizé s’était séparé du reste de la flotte, avec l’Endurance et l’Hypérion, tu avais évidemment bien moins de travail en tant qu’agent de liaison. Les communications entre les trois vaisseaux étaient fluides, mais vu que tout était pour le moment relativement calme, une ou deux par jours seulement arrivaient jusqu’à toi. De simples contrôles, histoire de garder un contact. Du coup, tu avais énormément de temps à tuer, et évidemment, c’était du temps que tu passais dans ton petit bureau. C’était d’ailleurs ton endroit préféré. La pièce était petite, certes, mais largement suffisante. C’était ton espace de travail à toi, tu pouvais te permettre d’y laisser quelques objets personnels. La photo de famille qui trônait sur ton bureau, était d’ailleurs un bel exemple. Toi, un peu plus jeune, entourée de tes deux parents. Tu n’avais qu’eux, maintenant. Ils étaient ta seule et unique famille. Ils te manquaient un peu d’ailleurs, c’était un des aspects négatifs de ton travail, et de ton affectation ici. Tu n’avais pas revu ta mère depuis ton départ, et les nouvelles que tu avais de ton père n’étaient jamais bien précises. Tu t’étais simplement mise en tête que pas de nouvelles, bonnes nouvelles et que si le Prométhée continuait d’avancer, c’est que tout allait bien … cette dernière affirmation n’étant plus valable actuellement. Parfois, tu étais frappée d’un peu nostalgie, mais finalement ça passait plutôt vite quand tu te remémorer tous les efforts, et sacrifices que tu avais fais pour arriver jusqu’ici. Il était inutile d’éprouver ne serait-ce qu’un peu de tristesse. C’était ce que tu voulais. Tu étais là où tu devais être, tu en étais certaine.

Tu avales une longue gorgée de ta boisson chaude sucrée, avant de reposer le gobelet sur ton bureau à côté d’une bouteille d’eau vide, et d’un autre gobelet, vide aussi. Tu mangeais ici, généralement, il était rare que tu restes au réfectoire pour manger à table, tu avais l’impression de perdre ton temps. Du coup, souvent, tu embarquais ton plateau dans ton bureau pour continuer de bosser en mangeant. Et la moitié du temps, ça se voyait à cause de ce que tu oubliais de jeter. Un soupire, et puis tu repousses les documents que tu as sous les yeux, frottant un peu ces derniers, avant de jeter un œil à l’horloge. Il est pratiquement dix-sept heures, quand on frappe à la porte de ton bureau. Te rendant compte du bazar qui règne ici, tu finis par tout balancer dans une poubelle que tu fiches dans un coin, avant de te servir d’une serviette en papier pour essuyer un peu le bureau. Maintenant, tout te parait en ordre. Tu te réinstalles donc sur ton siège, fermant tes dossiers. “Entrez.” En fait, il est rare que l’on vienne te chercher jusqu’ici. Normalement, tu sais à peu près quand on a besoin de toi, et tu t’arranges pour être disponible. On ne vient à toi, à ton bureau que lorsque c’est urgent, aussi … tu t’étonnes de voir que l’homme qui entre dans ta pièce t’es inconnu. Et que ce n’est clairement pas un officier. Tu plisses les yeux, alors que la porte se referme derrière lui, puis, tu te lèves, te penchant légèrement en avant, un sourire aux lèvres pour lui tendre ta main. “On ne se connait pas, je crois. Je suis Swann Dixon, Agent de Liaison sur ce vaisseau.” Et tu te rends compte que cette présentation est un peu bête, et inutile. Déjà parce que ton nom est écrit sur la porte de ce bureau, ensuite parce que s’il est ici … c’est qu’il sait qui tu es. “Que puis-je faire pour vous ?”
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Sam 30 Déc - 12:33
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner




J'ouvre la porte qui donne sur une pièce fonctionnelle, bien rangée ou figurent en reines des piles de dossiers. Une femme est assise derrière un bureau situé en face d l'entrée. Hermès n'avait pas mentit en la décrivant. Je laisse cette pensée glisser, je ne suis pas venu pour ça. Elle se présente, Swann. Il sonne bien, je le tourne et retourne dans ma tête, sachant pourtant parfaitement que je ne lui donnerais que du “Mme Dixon”, ou “agent Dixon”.
J'essaye de me donner une contenance, je suis sur son territoire, je n'ai pas l'habitude de me retrouver ainsi perdu dans une pièce, droit comme un I, c'est moi qui suis venu là voir, et pourtant on dirait que j'attends qu'elle prenne le contrôle de la rencontre. Elle brise finalement la glace en se penchant et en me tendant la main. J'incline le buste et la salue, Le premier contact est toujours important ,surtout après ce que je m'apprète à lui demander, aussi, je prend garde à lui retourner une poignée neutre, d'une personne en mission à une autre. “Charlie Turner, groupe d'intervention rapprochée, Unité Tallart, Madame”.

Je la laisse se rassoir, en profitant pour effectuer un léger examen la salle. Le bureau est ordonné mais la multitude de documents trahi une tâche immense, la jeune femme doit probablement être la personne qui connait le mieux l'équipage de ce vaisseau, et surtout qui est affecté à quel poste. En dehors de celà, il y a un cadre photo qui me tourne le dos, un poste de travail et c'est tout.
“Que puis-je faire pour vous ?”

“Je ferais au plus court, lors de l'une de nos patrouilles, nous avons eut à faire à un individu récalcitrant, nous n'avons pu effectuer son contrôle d'identité car ses papiers ne correspondaient pas. J'entends par là que son aspect ressemblait à celui de sa carte, mais ce n'était pas lui. Nous n'avions pas assez d'éléments pour l'interpeller mais mon chef m'a demandé de venir vous trouver afin d'éclaircir son cas”.


Oui, ça semblait plausible, je ne voyais comment l'amener sur la piste du change-face autrement. Je ne connaissais que son véritable nom, encore que ce pouvait être aussi un faux que les autorités Rahiriennes possédaient. Moz Ecker. Ils l'appelaient le change-face, car ceux de son espèce possédaient la capacité de modeler leur visage. Ils peuvent se lever homme, se faire passer pour femme, ou même Alien humanoïde à leur guise. Le seul défaut, c'est que le changement est minutieux et leur prend du temps. Je pariais donc qu'Ecker, quel que soit le nom sous lequel il s'était engagé à la FEA, avait choisit un poste qui n'attirait pas l'attention, mécanicien ou agent technique, qui lui donnait accès à toutes les zones, et surtout, assez de temps libre pour analyser le comportement des officiers et prendre leur place. Il devait tout planifier avec minutie, jusqu'au planning de chaque personne dont il prend les traits. Donc quelqu'un qui possédait un espace personnel, et pas un dortoir. Mes conclusions s'arrêtaient là, je ne pouvais pas avancer plus loin sans faux pas de la part de l'espion.
Mais l'agent Dixon possédait les meileures cartes pour enquêter.

“Nous nous sommes permis, auprès des ressources humaines, de sortir le dossier de la personne concernée, et qui correspond probablement au plus près à sa véritable identité”.

Je lui tendis le papier que j'avais soigneusement placé dans ma poche. J'abattais le seul indice tangible que je possédais. Cela m'importais peu, je connaissais chaque ligne de cette feuille par coeur et pouvait probablement dessiner le visage du change-face les yeux fermés. Mais aucun soldat ne le verrais sous ses vrais traits. Tandis qu'un membre du personnel... il pouvait se laisser piéger.
Voilà, pour le meilleur ou pour le pire, je venais d'enchaîner l'agent Dixon à un secret dont elle n'avait même pas idée de l'étendu. Et quoi qu'il advienne, je devrais désormais garder un oeil sur elle, nous marchions sur des oeufs, et pour une fois depuis quatre ans, je n'étais plus seul à craindre de les casser.


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Jeu 4 Jan - 12:44
le change face
swann & charlie

Un soldat. Tu le devines aussitôt, ne serait-ce que dans sa façon de se tenir, ou d’agir. L’habitude et l’expérience font que tu es capable de discerner les différences notables entre chaque catégories de personnes se trouvant sur ce vaisseau. Les militaires sont les plus faciles à repérer. Ensuite, il suffit de faire la différence - souvent évidente - entre les officiers, et les soldats. “Charlie Turner, groupe d’intervention rapprochée, unité Tallart, madame.” Unité Tallart. Lieutenant Eobard Tallart. Les grandes lignes te reviennent aussitôt en tête, tu as bonne mémoire, et heureusement. Tu aimes savoir à qui tu as à faire. D’ailleurs, les dossiers de l’unité Tallart sont passés sous tes yeux très récemment. Celui de ce soldat, y compris.

Tu te réinstalles sur ta chaise. Les mains posées sur ton bureau, le dos droit, sa visite à elle seule suffit à attiser ta curiosité. On ne vient jamais te voir pour rien. Et normalement, tu n’as à faire qu’aux officiers. Un soldat qui à besoin de toi ? C’est rare. Très rare. En fait, ça ne t’es encore jamais arrivé. “Je ferais au plus court alors.” Tu hoches la tête et s’en suit un discours que tu écoutes avec grande attention. Il évoque une patrouille durant laquelle ils avaient eu à faire a un type qui leur aurait posé des soucis, notamment au moment de son contrôle d’identité. C’est à ce moment que son histoire commence à t’intriguer davantage, en réalité. Lorsqu’il évoque des documents d’identité qui ne correspondaient pas, la suite est d’ailleurs un peu flou, au point que tu plisses les yeux en écoutant ce passage. “Mon chef m’a demandé de venir vous trouver afin d’éclaircir son cas.” Une nouvelle fois, tu hoches la tête. C’est intriguant en effet. D’ailleurs, maintenant, il te tends une feuille un peu froissée. “Nous nous sommes permis, auprès des ressources humaines, de sortir le dossier de la personne concernée, et qui correspond probablement au plus près de sa véritable identité.” Tu attrapes tes lunettes sur le côté du bureau, près du cadre. Pas vraiment des lunettes de vue, en fait, plus un moyen de ménager tes yeux lorsque tu travailles ici, dans ton bureau et que tu lis énormément de dossier. Tu parcours ensuite la feuille du regard, en silence, relisant certaines choses plusieurs fois. Il y a bien un nom mais finalement c’est bien la seule chose qui pourrait le moment te parait totalement “intéressante”. Tu reposes alors la feuille à plat sur le bureau, posant une main dessus, avant d’ôter tes lunettes et de relever les yeux vers le soldat.

“Ce que vous essayez de me dire, soldat …” Tu prends le temps de regarder de nouveau cette feuille, de repenser à ses paroles. “C’est qu’il y a probablement sur ce vaisseau un homme, dont les documents d’identité seraient … faux ?” En fait, cette histoire te paraissait énorme. Trop énorme pour être vraie, pour le moment. Tu avais devant toi une partie des informations concernant cette personne … et tu repenses alors à cette histoire de documents ne correspondant pas. Comment est-ce qu’il avait présenté ça déjà ? Il ressemblait, mais ça n’était pas lui. Étrange. De plus en plus étrange. D’ailleurs, il y a bien ici une copie partielle des documents d’identité. La photo, surtout. “Expliquez moi une chose …” Tu fais glisser la feuille de papier dans la direction du soldat. “Cette photo … serait fausse ?” En fait, pour le moment, tu avais l’impression désagréable de manquer d’informations. Il y avait une photo, dans ce dossier. Et avec ça, en temps normal, trouver quelqu’un sur un vaisseau était relativement simple. Ne serait-ce que pour l’interroger. Là … il y avait visiblement quelque chose qu’il avait oublié de mentionner. “Et puis ce dossier est … vide.” Ça tenais sur une feuille. Les dossiers du personnel faisaient plusieurs pages, normalement. Dossier médical, tests d’aptitude, parcours professionnels, rapports, lettre de recommandation. Certains étaient plus volumineux que d’autres mais ça, c’était improbable. “Comment se fait-il qu’il n’y ai rien d’autre, je …” Tu laisses échapper un léger soupire. Bon. Il y a un soucis. Certes. Mais pour le résoudre, il va falloir qu’il s’explique un peu mieux. Du coup, tu lui désignes une chaise en face de toi. “Essayez vous, Monsieur Turner. J’ai besoin que vous m’en disiez davantage si vous voulez que je vous aide.”
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Jeu 4 Jan - 13:56
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Je me tais pendant qu'elle examine le papier. Je pouvais presque sentir mon corps essayer de m'emplir de sueur pour crier “tiens regarde, il te baratine!” J'affecte l'indifférence du soldat en mission pour qui il s'agit d'une affaire de routine. Un simple soldat qui obéit à un ordre et qui n'a pas la moindre idée de ce qu'il fait là. Elle est trop silencieuse devant cette feuille, ça n'augure rien de bon pour moi. Mais peu importe, tout ce que je dois faire, c'est la lancer sur sa piste, en évitant de me faire griller ce serait parfait.
“Ce que vous essayez de me dire, soldat … C’est qu’il y a probablement sur ce vaisseau un homme, dont les documents d’identité seraient … faux ?” Bien sur que oui, je ne suis pas venu avec une petite présomption de culpabilité déranger un agent de liaison. Ce serait tellement plus facile de tout lui dire. Mais ça impliquerait évoquer mon passé chez les Rahiriens. Même si c'était pour la bonne cause, je ne doute pas qu'elle me ferait arrêter sur le champ. “Pas tout à fait madame. Ce que nous pensons, c'est que l'homme a bel bien des papiers en règles, mais lorsqu'il nous les a présenté, ils ne correspondaient pas à son aspect physique.”

“Cette photo … serait fausse ?” Une parade, une parade vite. “Probablement, a moins qu'il ne s'agisse de l'aspect véritable de l'individu”

Je la sentais s'impatienter devant le manque d'informations que je lui fournissais. Pourquoi me regarde-t-elle avec autant d'intensité, souhaite-t-elle m'extirper la vérité? Et si c'était un de ces mutants qui possède la capacité de sécrétion d'endorphines pour persuader son interlocuteur de dire ce qu'il veut?.. Non, du calme, elle ne sait rien.

“Asseyez vous, Monsieur Turner. J’ai besoin que vous m’en disiez davantage si vous voulez que je vous aide.” Je prends place sans broncher, tel ce même petit soldat en mission dans le siège qui s'avère être plutôt confortable.

“J'ai peur de ne pouvoir vous éclairer plus sur le sujet madame. Nous n'avons que des suppositions, la plus probable pour nous est que l'homme a la capacité de modifier son aspect. Cela expliquerait qu'il possède une identité valable sur ce vaisseau mais qu'il n'y ressemble pas au moment de notre contrôle.”.
Je vois que l'info tourne à vitesse supersonique dans ses pensées. Je ne peux de toute façon pas en dévoiler plus, je ne sais rien sur lui, sinon, je l'aurais déjà tué... Mais la seule clef qui lui manque pour comprendre est que ce dossier qu'elle regarde encore, vient des autorités Rahiriennes. Cette clé qui signifierait ma condamnation. Peut être que l'arrestation de Moz Ecker, quelle que soit son identité sur ce vaisseau, valait la peine qu'elle sache tout... Je rejette cette idée en repensant à la Rouge. Personne d'autre que moi ici ne se souciait du sort de l'étoile et de ses travailleurs. Ma seule arme, c'était la FEA. J'ose croiser le regard de l'agent qui ne me lache pas. Comment faisait-elle pour me mettre autant de pression avec un si petit gabari? Arrête de la regarder idiot, ça ne se fait pas. Et pourtant, je n'arrive pas à la lacher des yeux. Papa disait toujours, que les gens honnêtes, ça regardait dans les yeux. Le soucis c'est qu'ici, le seul menteur, c'était moi.
Je fit mine de m'intéresser à son bureau comme quelqu'un qui commencerait à s'ennuyer du côté administratif de la tâche qu'on lui a confié. Elle avait toujours la main sur la photo de Moz, une jolie main d'ailleurs, tout comme son bras, son épaule, ses... Stop, retourne à la photo. Ecker, c'est lui ma cible.

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Sam 6 Jan - 22:57
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“Pas tout à fait madame. Ce que nous pensons, c'est que l'homme a bel bien des papiers en règles, mais lorsqu'il nous les a présenté, ils ne correspondaient pas à son aspect physique.” Génial. Tu ne comprends toujours pas, et ce n’est pas que tu es bête … c’est juste que tout ça te parait atrocement flou. Inexplicable. Du coup, ça t’intéresses encore plus. A tel point que cet entretien, prends finalement et rapidement des airs d'interrogatoire, et ce dès le moment où tu demandes à ce soldat de prendre place en face de toi.

Peu à peu, pourtant, les choses semblent devenir plus claires. Surtout quand il aborde une “véritable apparence”, lorsque tu lui parles de cette photo, figurant au dossier. Tu laisses échapper un petit soupire, en fixant le document, bien à plat sur ton bureau entre toi, et ce soldat qui finalement, n’a pas l’air d’en savoir plus qu’il ne te le dis. “J'ai peur de ne pouvoir vous éclairer plus sur le sujet madame. Nous n'avons que des suppositions, la plus probable pour nous est que l'homme a la capacité de modifier son aspect. Cela expliquerait qu'il possède une identité valable sur ce vaisseau mais qu'il n'y ressemble pas au moment de notre contrôle.” Tiens donc. Voilà qui explique tout, finalement. Un homme capable de changer son apparence à volonté … Pratique. Et dangereux. Finalement, ça voulait dire que non seulement ce type avait la possibilité de se faire passer pour n’importe qui, mais qu’en plus, il pouvait facilement échapper à toute personne susceptible de le poursuivre pour le coincer, ou même lui poser de simples questions. Pour toi, maintenant, c’était facile. Il n’y avait pas trente six raisons pour une personne de se cacher en utilisant une telle capacité … C’était forcément louche. “Je doute que l’Alliance autorise ce genre de chose …” En fait, ce n’était pas un doute. Tu savais que ce genre de capacité était strictement encadrée normalement, et l’utilisation du changement d’apparence à bord d’un vaisseau était normalement interdite sauf autorisation d’un Officier accrédité. Autrement dit, dans tous les cas ce Moz Ecker était en infraction au sein de la flotte. En plus, il n’avait visiblement pas envie qu’on le retrouve … c’est qu’il y avait anguille sous roche.

Tu t’affaisses un peu sur ton siège, en soupirant légèrement. Tu n’en as pas l’air comme ça, mais en vérité, ton cerveau fonctionne à plein régime. Les types louches en ce moment, c’est pile ce sur quoi tu essaies de mettre la main histoire de calmer un peu tes idées de complots et d’espionnage au sein de cette flotte. Depuis l’incident du Prométhée, tu ne pensais qu’à ça de toute façon … et voilà que ce soldat débarquait, avec son histoire très bizarre et ce gars qui change de tête pratiquement à volonté. “Vous avez des raisons particulière de … poursuivre cet homme ?” C’est que, ce n’était pas courant. D’après lui, ce n’était qu’un contrôle d’identité à la base, et voilà qu’il venait jusqu’à toi, avec ce papier pour que tu l’aides, visiblement, à mettre la main sur ce gars. Normalement, aucun soldat ne se souciait de ce genre de soucis plutôt mineur. Quoi que finalement … Peu importe. En fait, tu en étais déjà à te demander comment il allait être possible de lui mettre la main dessus maintenant qu’il arborait une autre tête. “Il va falloir consulter son dossier complet.” Encore une fois, il te paraissait impensable que ce soit l’intégralité du dossier qu figurait sur cette simple feuille de papier.

Tu te redresses alors, remettant tes lunettes avant de mettre bien droite, devant l’ordinateur de ton bureau. Tous les dossiers du personnel étaient informatisés, évidemment, et heureusement. Tu tapes rapidement ton identifiant, ainsi que ton mot de passe, puis tu accèdes aux dossiers concernant l’Alizé. Ces derniers n’étant classé que par grades et métiers, tu optes par la recherche rapide par nom, et tu entres donc Ecker … évidemment, un dossier ressort aussitôt. Tu reprends le papier entre tes mains, pour comparer … Les photos ne sont pas les même. C’est bien le même type. La même apparence mais … La photo est différente. Celle sur le document n’est pas celle qui figure dans le dossier de la FEA auquel tu as accès. Cela dit, tu ne dis à ce sujet. C’est le bon dossier. D’ailleurs, comme prévu, celui qui se trouve sur l’écran est un peu plus complet. “C’est un agent d’entretien. Vous le saviez ?” Tu ne quittes pas ton écran des yeux, continuant de chercher des informations qui pourraient être utiles. “Normalement il est affecté aux quartiers, ainsi qu’aux couloirs … Mais ça peut avoir changer, les agents d’entretien s’organisent entre eux pour les zones qu’ils nettoient.” Tu le savais, parce que tu prenais le temps de discuter avec pas mal de monde sur ce vaisseau. C’était utile, la preuve.

Tu finis par reposer les yeux sur le soldat, puis, tu tournes l’écran dans sa direction pour lui montrer le dossier. Normalement, tu n’es pas censé faire ça mais … tant pis. “Il est affecté à une équipe .. Peut-être qu’il serait utile de leur parler.” Tu doutais que ça serve à quelque chose, mais il fallait bien commencer quelque part, non ?
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Lun 8 Jan - 17:29
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“Vous avez des raisons particulière de … poursuivre cet homme ?” Oh que oui, j’en avais. Des mois de recherches infructueuses, à gratter le moindre indice sans succès. Probablement des dizaines de rapports transmis aux Rahiriens depuis qu’il était affecté ici si ce n’est plus. Je ne projetais pas pour lui une traduction en cours martiale mais bien un interrogatoire long et douloureux si j’en avais l’occasion suivi d’une mort, rapide probablement. L’accident bête. « Non, la Tallart, à bord officie plus comme une force dissuasion, son cas nous a simplement paru étrange et nous ne possédons pas les accréditations nécessaires pour mener une enquête ».
Lorsqu’elle acquiesce, j’ai l’impression qu’elle ne m’écoute déjà plus que d’une oreille, concentrée sur l’écran qui lui fait face à la recherche du dossier de notre suspect. Je profite de son attention détournée pour effectuer un examen plus complet de la pièce et de son occupante. Les dossiers entassés sur le côté avec plusieurs feuilles froissées révèlent un rangement à la hâte. Elle semble débordée et je me sens presque coupable de lui faire perdre du temps là dessus. Les tâches qu’elle accomplit sont peut-être encore plus importantes pour la FEA que ma chasse à l’homme. J’ai toujours admiré les gens qui arrivaient à s’ordonner dans de tels désordres.
Ses yeux parcourent son écran avec intensité pendant qu’elle enregistre dans sa mémoire tout ce qu’elle peut du dossier. Je m’étais visiblement adressé à la bonne personne. J’aurais pu tomber sur le balais-dans-le-fondement qui m’avait adressé la parole dans le couloir. La jeune femme devait avoir une trentaine d’année, probablement moins. Elle possédait les fossettes de ces personnes qui communiquent leur sourire aux autres, bien que jusqu’à maintenant, je n’avais pas eut l’occasion de le voir. Elle était fine, et plutôt petite mais elle dégageait une telle autorité qu’Eobard lui même ce serait exécuté sans broncher si elle lui avait donné un ordre. La façon dont elle se penchait en avant pour m’encourager à cracher le morceau montrait l’intérêt qu’elle portait à son travail. Et elle était belle, de cette beauté sans prétention, naturelle et désintéressée qui la rendait encore plus désirable à tout homme ayant un brin de jugeote.

“C’est un agent d’entretien. Vous le saviez ?” Je doit faire un effort sur moi-même pour ne pas me montrer trop intéressé. Je l’aurais parié, Moz avait choisit un poste qui n’attirait pas l’attention. Et qui irait pleuré un agent d’entretien qui se fait discret ? Je ne réponds pas, sa question semblait plus rhétorique. D’ailleurs elle enchaîne « “Normalement il est affecté aux quartiers, ainsi qu’aux couloirs … Mais ça peut avoir changer, les agents d’entretien s’organisent entre eux pour les zones qu’ils nettoient.” ». Voilà qui me compliquait la tâche, j’allais devoir aller questionner les autres agents sur mon temps libre sans risquer que l’un deux en parle à Ecker.
L’agent Dixon tourne alors son écran vers moi. Je me penche un peu et lit. Il est affecté aux quartiers, effectivement, et pas n’importe lesquels, les quartiers des officiers et sous-officiers, là où il a le plus de chance de tomber sur des documents importants, des billets d’ordres qui traînent. Pour un change face, rien de mieux pour se faire passer pour l’un d’entre eux, accès à a garde robe, aux petites photos souvenirs histoire de donner le change dans une conversation imprévue. Il est recensé en tant qu’humain. Recruté depuis trois ans. Je tique. Son affectation coïncide de quelques mois après ma propre arrivée à la FEA. Je fais un signe de tête à la jeune femme pour la remercier et lui signifier que j’ai terminé.

“Il est affecté à une équipe .. Peut-être qu’il serait utile de leur parler.” M’autorisait-elle par là à approfondir le sujet ? Cela ressemblait plus à un encouragement officieux qu’à une véritable requête de la part d’un supérieur hiérarchique. Et ça m’inquiétait. En tant qu’agent de liaison, elle aurait pu fournir l’ordre que mon escouade soit affectée à la poursuite de notre contrôle auprès de Moz Ecker. J’avais l’impression qu’elle souhaitait elle même en apprendre plus et il n’y avait rien de mieux pour se mettre en danger. Je devais toujours être affecté d’être missionné par Eobard.

« Bien Madame, je transmettrais ces précautions à mon capitaine. » Curieusement, je n’étais plus pressé de partir. En tant normal, j’aurais écourté la conversation pour foncer faire parler les agents d’entretien de l’équipe de l’espion, et là, je me sentis presque contraint d’ajouter « Je vous remercie de votre aide, je ne vais pas vous faire perdre plus de temps ». Je ne pouvais partir avant qu’elle ne me signifie la fin de notre entretien, aussi j’attendis, croisant une fois de plus ce regard duquel je n’étais pas pressé de me défaire.

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Mer 10 Jan - 14:54
le change face
swann & charlie

« Non, la Tallart, à bord officie plus comme une force dissuasion, son cas nous a simplement paru étrange et nous ne possédons pas les accréditations nécessaires pour mener une enquête » Tu hoches la tête, et pourtant, cette simple explication est loin de te convenir. Sa présence même dans ce bureau éveille soupçons et curiosité chez toi. Un point c’est tout. Toutefois, discrétion oblige, tu ne dis rien de plus à ce sujet. Non, en vérité, tu te contentes d'enregistrer dans un coin de ta tête toutes les anomalies que tu notes au sujet de cette “affaire”, de la photo différente, aux dires du soldats, en passant bien évidemment par toutes les choses étranges qui parcourent tout ça. Cela dit ; tu ne vas pas te concentrer sur Turner, du moins, pas pour le moment. Non, cette histoire d’homme qui change de visage est beaucoup plus attrayante pour le moment.

Tu gardes un oeil fixé sur l’homme, tandis que tu lui exposes le dossier de l’homme qu’il semble pourchasser. Tu essaies, sans grand succès, de déceler quelque chose comme … peu importe, un excès d'intérêt, ou même un semblant de colère, de haine, voir même le contraire de tout ça, d’ailleurs. Evidemment, il reste très professionnel. Comme toi, son regard se contente de parcourir l’écran, de s’attarder à certains endroits que tu ne peux malheureusement pas identifier de là où tu te trouves. Il reste très silencieux, en revanche. Comme concentré, pour enregistrer le maximum d’informations. C’est sans doute ce qui te pousse à commencer à parler d’enquête. Forcément, normalement, ce genre de chose n’est ni dans ses attributions, ni dans les siennes. C’est l’ARA qui devrait se charger d’enquêter, d’ailleurs, il est de ton devoir de transmettre tout ça à Grims et ce, dans les plus brefs délais, seulement … Quelque chose te pousses à ne rien en faire. La même chose sans doute qui te fait parfois penser que ta place aurait pu largement être dans l’Agence de Renseignement. “Bien Madame, je transmettrais ces précautions à mon Capitaine.” Tu hoches la tête, en appuyant ton dos un peu plus contre le dossier de ton siège. “Je vous remercie de votre aide, je ne vais pas vous faire perdre plus de temps.” Tu fronces légèrement les sourcils. Pour toi, ce genre de demande, ou même de travail était loin d’être du temps perdu, et encore une fois, depuis l’incident du Prométhée, tu étais curieuse de démasquer - s’ils existaient - les possibles espions qui se baladaient sur les vaisseaux de cette flotte. D’ailleurs, maintenant que tu y repenses, tu n’as pas vraiment l’intention de laisser tomber ça non plus. En fait, ta colère et ta curiosité te poussent déjà à quitter ton bureau pour avoir quelques discussions avec l’équipe de ce Moz Ecker … Le truc, c’est que tu te connais bien, et tu sais que tu peux devenir très insistante. Ta curiosité est un défaut, autant qu’une qualité, et malheureusement pour toi, si tu es douée pour t’intéresser aux gens, tu n’es clairement pas douée pour les interroger efficacement et discrètement. De plus, tu n’es peut-être pas assez imposante, pour réussir à obtenir des réponses. Même si tu pouvais facilement déceler le mensonge, il te manquait une carrure et pas mal de centimètre pour prétendre réussir à l’obtenir quand même … Et tout ça, tu l’avais justement devant toi. “Restez assis.” Tu lances ces mots, avant qu’il ne songe à se lever, pour quitter ton bureau. Puis, tu te penches de nouveau en avant, pour parler plus bas, comme si quelqu’un d’autre que lui était susceptible de t’entendre. “Peut-être que nous devrions … Aller chercher plus d’informations.” Bon, c’était clairement étrange, une telle proposition de ta part, mais … Tu ne pouvais pas t’en empêcher, c’était comme ça. Il fallait que tu saches, que tu en saches toujours plus. “Je veux dire, ce que vous avez là, c’est maigre. Peut-être que si nous allions poser quelques questions … On aurait alors de réelles informations à fournir, que ce soit au Lieutenant Tallart, ou à l’Officier Grims d’ailleurs.” Tu te recules légèrement. Tu brassais pas mal d’air pour le convaincre, tu en avais conscience. Tu créais des raisons de le pousser à jouer les détectives en quelques sortes, sans que ce ne soit vraiment dans ses attributions d’ailleurs. Cela dit, il te manquait encore quelques prétextes. “Je discute souvent avec les membres du personnel de ce vaisseau. J’ai quelques … connaissances, donc … Vous pourriez m’accompagner.” Ou plutôt tu pourrais l’accompagner, toi. Peu importe, en réalité, ça revenait au même. “Qu’est-ce que vous en dîtes, soldat ?”
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Jeu 11 Jan - 18:43
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner




“Restez assis.”  Mon corps agit avant ma pensée. Les intructions ont la vie dure.. Quand ils disaient qu'in vivait soldat, qu'on mangeait soldat et qu'on crèverait soldat, ils croyaient pas si bien dire. Il faut dire qu'en tant que supérieure si elle m'avai demandé de me lever et faire la roue, je l'aurais fait. Elle se penche alors vers moi et baisse le ton: “Peut-être que nous devrions … Aller chercher plus d’informations.” Pourquoi baissait-elle la voix? J'étais persuadé n'avoir vu aucun micro, il n'y avait pas d'ouverture donnant sur un autre bureau type secrétariat, ou du moins aucune que j'avais repérée. J'avais comprit ce qu'elle me demandait, au ton avec lequel elle me l'avait demandé. Avec une voix neutre, restant droite, la même phrase aurait pu vouloir dire dans le sens “nous” dans le sens “la FEA”, ou bien même “l'ARA” ou encore même “la Tallart”. Mais pas là, elle voulait dire nous, elle et moi. Si ce n'était pas dans mes attributions, je doutais aussi que ça soit dans les siennes. Pourquoi semblait-elle y porter un intérêt presque aussi important que le mien?
Elle ajoute, “Je veux dire, ce que vous avez là, c’est maigre. Peut-être que si nous allions poser quelques questions … On aurait alors de réelles informations à fournir, que ce soit au Lieutenant Tallart, ou à l’Officier Grims d’ailleurs.” Oui c'était maigre. Et je ne comptais absolument rien dire à Eobard qui ne savait même pas que j'étais présent ici en ce moment. S'il y a bien une personne que je ne souhaitais pas décevoir par mes mensonges par ailleurs, c'était bien lui. Mais tout de même, l'indécision avait du apparaître sur mon visage, il y avait quelque chose dans sa proposition qui montrait qu'elle souhaitait clairement découvrir les choses par elle-même. Soit elle était de ses personnes qui font un zèle hors norme au travail, soit elle avait elle aussi un intérêt personnel dans cette affaire. Peu importe, ce que je voulais, c'était Moz, si elle était à ce point impliquée, je progresserais beaucoup plus vite.
“Je discute souvent avec les membres du personnel de ce vaisseau. J’ai quelques … connaissances, donc … Vous pourriez m’accompagner.” L'accompagner elle? L'homme était infiltré ici depuis trois ans, il ne laisserait pas un agent de liaison compromettre sa couverture. Si les choses tournaient mal, je doutais qu'elle fasse le poids face un change-face entrainé par les Rahiriens. Je l'aurais bien fait seul mais elle n'avait pas tort, elle connaissait beaucoup plus de monde à bord que Charlie le “fout moi la paix”. J'aurais besoin d'elle si je voulais interroger les autres agents sans casser quelques nez, mais pas à n'importe quelle condition, l'arrestation de Moz ne valait pas la vie de l'agent Swann.
“Oui madame, mais à deux conditions. “ Je vis à son air qu'elle n'avait pas l'habitude qu'on lui pose des ultimatums, mais qu'importe, c'était ça ou rien. “La première, vous prendrez les devant face à son équipe et parlerez, ils ne me connaissent pas et je risque plus de les effrayer à moins que vous ne m'autorisiez à faire usage de la force sur eux. La deuxième, vous m'obéirez au moindre signe d'hostilité. Pas de concessions, pas de “oui mais””. Je plantais mon regard dans le sien pour lui faire comprendre à quel point le côté sécurité était primordial et que je serais inflexible sur ce point, quitte à me faire congédier sur le champ. Moz était dzngereux, chez les Rahiriens, on ne se faisait pas prendre vivant et quand on se faisait griller, on emportait le plus de monde possible avec soit. Dans une boite de conserve géante sans moyen de fuir, si Ecker se sentait en danger sans que je puisse le maîtriser, il ferait le maximum de dégâts possibles.
“Si mes conditions vous vont madame, je vous retrouve demain matin , à 4 heures. Nous auront plus de chance de tomber sur l'équipe au complet juste avant qu'ils ne démarrent leurs tâches.” Un simple soldat comme moi n'était pas censé connaître une information comme celle-ci, mais peu importe, avec un peu de chance, elle ne ferait même pas attention. J'avais été un peu dur avec elle et je m'en voulais, elle était si... je n'en sais rien en fait, elle exercait sur moi un intérêt que je n'arrivais pas à décrire. Je me radoucis un peu, essayant de la mettre plus en confiance, si nous devions travailler ensemble,
autant que ce soit dans les meilleures conditions possibles.

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Ven 12 Jan - 16:05
le change face
swann & charlie

Il semble perplexe, l’espace d’un instant. Tu peux lire le doute dans ses traits, ainsi que dans ses expressions. Il n’est pas certain de ton plan … et qui pourrait l’en blâmer ? Surement pas toi. Le fait est que tu essaies de l’entraîner dans quelque chose qui serait loin d’être approuvé par tes supérieurs. Cela dit, tu sais que tu as été plus convaincante. Du moins, tu l’espères, parce que te connaissant, en cas de refus de sa part, tu y serais allée quand même. Ton père désapprouverait fortement. “Oui madame, mais à deux conditions.” Tu adoptes subitement une mine sérieuse. Des conditions, rien que ça. Fallait dire qu’en vérité, pour tout avouer, tu n’avais absolument pas conscience du danger. Pour toi, c’était un espèce de contrôle de routine … Tu étais sur l’Alizé, et malgré tous les soupçons que tu pouvais avoir, tu n’estimais pas courir le moindre danger sur ce vaisseau. “La première, vous prendrez les devants face à son équipe et parlerez, ils ne me connaissent pas et je risque plus de les effrayer, à moins que vous ne m'autorisiez à faire usage de la force sur eux.” Usage de la force … Non, en fait, tu ne pensais pas que ce serait nécessaire. Quelques questions, c’était tout ce dont il s’agissait pour toi. Cela dit, tu hoches la tête pour signifier ton accord. Tu poseras les questions, ça ne te poses aucun soucis, bien au contraire. En plus, tu es persuadée d’être bien plus diplomate que ce soldat. “La deuxième, vous m’obéirez au moins signe d’hostilité. Pas de concessions, pas de “oui mais”.” Tu fronces légèrement les sourcils à cette seconde “condition”. Il te fixe, comme s’il attendait que tu abdiques tout simplement, il te lance un regard un peu sévère … celui d’un soldat qui à coeur qu’on lui obéisse, dans ce cas bien particulier. Cela dit, si la première partie de ce contrat oral de convient, tu as un peu plus de mal avec sa façon d’énoncer la seconde. Du coup, tu soupires légèrement. “Je parlerez, si vous voulez. Et je ne pense pas que vous aurez besoin … d’en venir aux mains.” Ce n’était qu’une équipe d’agent d’entretien après tout, non ? Et puis, ce n’était pas le type qu’il recherchait … en fait, tu avais même du mal à saisir la raison de son inquiétude. “Quand à vous obéir … Disons que j’écouterais avec attention vos recommandations, et que je suivrais correctement vos instructions.” C’était une façon délicate et polie, de dire que tu n’avais aucun ordre à recevoir d’un simple soldat. Tu avais tout de même ta petite fierté, et tu avouais qu’il était très agréable d’être hiérarchiquement la supérieure de quelques soldats et autres pilotes, ou explorateurs sur ce vaisseau, tout ça, sans avoir véritablement le moindre grade. “Si mes conditions vous vont madame, je vous retrouve demain matin, à quatre heures. Nous aurons plus de chances de tomber sur l’équipe au complet avant qu’ils ne démarrent leurs tâches.” L’idée n’était pas mauvaise en effet … Bien que l’idée de te lever avant quatre heures le matin, n’était clairement pas dans tes habitudes et allaient sans doute bouleverser ton petit équilibre. Tu faisais partie des civils, ici. Du coup, tu avais des horaires fixes. Du matin, jusqu’au milieu de l'après-midi. Du coup, tu te levais toujours pratiquement à la même heure, a dix minutes de plus ou de moins.

Il semble se radoucir un peu. Peut-être pour te mettre en confiance … “Devant la salle de repos.” Tu te racles un peu la gorge. “Pas ici. Si je pointe le bout de mon nez à quatre heures dans ces bureaux … mes collègues vont trouver ça étrange.” Pas que tu ais peur qu’on te soupçonne de quoi que ce soit, mais, disons que tu souhaitais éviter les ragots de couloirs concernant ton espèce de … rendez-vous, au milieu de la nuit - parce que oui, quatre heures pour beaucoup, c’était encore la nuit - avec un soldat. De même que tu voulais éviter qu’on ne vienne te questionner, que ce soit sur tes occupations, ou ton état mental. “Je vous retrouverais donc … devant la salle de repos.” Ça voulait dire que tu acceptais ses conditions, oui. Avec la petite correction que tu leurs avaient apporté, cela dit, évidemment.

Tu finis par te lever, et par quitter ta chaise. Tu fais le tour de ton bureau, tendant finalement la main vers le soldat, une fois de nouveau à sa hauteur. “A demain matin, alors ?” Tout ça t’as ouvert l’appétit, tu dois avouer. Du coup, tu ressens le besoin maintenant de quitter ton bureau, pour aller grignoter un petit quelque chose ...
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Sam 13 Jan - 20:36
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner




Ma première condition lui convient, je n'en attendais pas moins, elle semblait particulièrement douée pour poser les questions et peu encline en tant qu'agent de liaison à voir un soldat maltraiter du personnel. Elle ne semblait pas vraiment prendre la mesure du danger concernant Moz, il avait peut-être eut le temps de se monter une véritable petite équipe de saboteurs. Je pensais plutôt qu'il se la jouait agent dormant, uniquement là pour dérober des secrets et se faire le plus discret possible, mais on était à l'abri de rien. Ma deuxième condition en revanche la fait tiquer. “Quand à vous obéir … Disons que j’écouterais avec attention vos recommandations, et que je suivrais correctement vos instructions.” Mouais. Je n'obtiendrais pas mieux. Elle s'est enfermée directement, c'était prévisible, pour elle je n'étais qu'un troufion comme un autre, alors qu'elle avait l'habitude de donner des ordres à des officiers bien plus hauts gradés que moi. Peu importe, Moz n'obéirais pas lui, la vie se joue parfois à quelques dixièmes de secondes lorsque quelqu'un veut vous tuer, et je ne pouvais pas me payer le luxe de la voir douter de moi dans un moment pareil. J'acquiesce, conscient qu'elle est bien futée qu'elle n'y paraît et ne jouera pas sa vie par fierté si on devait en venir à de telles extrémités.

Bien, il ne restait plus qu'a convenir de notre rendez-vous demain matin. Son bureau n'était pas loin des quartiers qui concernaient l'équipe d'Ecker. On gagnerait du temps. “Devant la salle de repos. Pas ici. Si je pointe le bout de mon nez à quatre heures dans ces bureaux … mes collègues vont trouver ça étrange.” Je fronce les sourcils, elle avait l'air d'être le genre de personne à être dans son bureau H-24, je doutais fort que sa présence soulève des questions. Et puis... J'ouvre grand les yeux quand je comprends enfin à quoi elle fait allusion. Je pique un fard et essaye de toussoter pour reprendre une contenance. « Je... Je... » Nul, voilà que je me met à bégayer. « Bien sur, la salle de repos sera très bien ». Deux rendez-vous en deux jours, si quelqu'un nous voyait, il ne mettrait en effet pas longtemps à infester le vaisseau de rumeurs désagréables, sans compter Hermès, qui m'emmerderait jusqu'à la fin de ma vie. Elle se lève de son bureau et je fait de même un peu trop précipitamment, encore embarrassé. Elle me tend la main et je baisse les yeux pour la regarder. Après notre poignée, j'effectue le salut en vigueur, paume ouverte sur le torse. Je me retourne pour ouvrir la porte et la regarde une dernière fois avant de partir. Une fois sortit, je presse le pas, décidément mal à l'aise entouré du gratin. Je croise les mêmes regards intrigués, certains toujours aussi dédaigneux mais je n'en ai rien à faire, demain si tout se passe bien, Moz sera démasqué et je pourrais passer à un autre nom de ma liste.

(…)

3h20, ma montre sonne et je me lève. Je ne dormais déjà que d'un œil depuis une demi-heure, trop pressé d'avancer, et presque autant de revoir l'agent Dixon. Sans un bruit, je m'habille de la même tenue passe partout que la veille mais prend cette fois-ci mon arme de service que je retire de son coffre-fort et glisse au creux des reins, sous mon t-shirt. Je sors et emprunte les couloirs qui mènent à la salle de repos. C'est un endroit que j'évite habituellement, tout le monde semble tellement pressé d'y engager des discussions creuses pour tuer le temps. Comme si il y avait sur ce bâtiment du temps à perdre. « Les gens ça cause du beau temps pour oublier ce qui les tracasse, Nate ». Papa avait bien raison là dessus. J'arrive un peu en avance, heureusement, il n'y a personne, mais je n'ai pas le temps de me perdre dans mes pensées que j'entends déjà les pas de l'agent de liaison dans mon dos. Je me retourne et adresse le salut à Swann. Elle est ravissante, même tombée du lit, visiblement, mes calculs étaient mauvais, elle n'a pas l'habitude d'être éveillée aussi tôt et j'essaye de retenir le petit sourire qui me vient. Je ne sais vraiment quoi lui dire. C'est parti ? On y va ? Pas stressée ? C'est probablement tout ça à la fois. Je me contente donc de lui demander « Prête ? »


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Ven 19 Jan - 15:40
le change face
swann & charlie

Visiblement, tu as réussi à le déstabiliser complètement, avec ta condition. C’est surprenant. Tout d’abord parce que généralement, l’attitude des soldats face à ce genre de sujet et toute autre, mais aussi et surtout, parce que comme toi, il devrait savoir que ce genre de rumeurs, parfois totalement infondées - souvent, en fait - était monnaie courante à bord. Surtout avec le personnel, dont tu faisais partie. C’était presque une jeu pour certains, de propager ces histoires. Ca partait d’un petit truc aperçu au détour d’un couloir, à une heure inhabituelle, et ça finissait en histoire abracadabrante. Tu trouvais ça plutôt marrant, généralement, c’était une distraction comme une autre, après tout. Pour autant, si tu aimais bien être mise au courant de ces petites histoires … tu n’avais aucune envie que l’une d’entre elle circule sur ton dos. Elles avaient vite. Elle ne restaient pas à bord du vaisseau en plus, non. Elles allaient s’étaler sur le Nexus, puis immanquablement sur les autres vaisseaux de la flotte. Manquerait plus qu’un truc pareil arrive aux oreilles de ton paternel, tiens. Il y avait peu de chances, mais tout de même ; mieux valait éviter.

Il bégaie, ce qui t’arrache un très léger sourire. Léger, oui. C’est que tu ne voudrais pas donner l’impression de te moquer. Enfin, il finit par accepter ton lieu de rendez-vous. La salle de repos, c’était beaucoup moins voyant. C’était comme un carrefour pour beaucoup de monde. Ceux qui se levaient tôt avait tendance à s’y rendre. Même en dehors des repas, il y avait de quoi manger. Pratique. Il finit par se lever, puis après un salut, finit par te tourner le dos pour sortir de ton bureau. La porte se referme, et tu évacues tout ça par un long et très lourd soupire. Tu finis par jeter un oeil à l’heure, puis au lieu de te rasseoir, tu décides finalement d’attraper ta carte d’accés, et quelques affaires, avant de sortir de ton bureau que tu prends évidemment soin de verrouiller derrière toi.
Tu prends soin de te coucher tôt … Malheureusement, tout cette histoire d’agent d’entretien qui change d’apparence est un peu trop prenante. Tu fais tourner les maigres informations que tu as plusieurs fois en boucle dans ta tête. Tu ne peux pas t’en empêcher, ça reste malgré toutes tes tentatives de penser à quelque chose de plus apaisant. Résultat ; il est déjà très tard lorsque tu parviens enfin à fermer les yeux et que le sommeil se décide à t’emporter. Le réveil vient agresser tes oreilles quelques heures plus tard seulement, et tu peines à ouvrir les yeux pour voir “3:30” s’afficher. Tu a du retard. Tu devais te lever à trois heures, histoire d’être plus ou moins fraîche et bien réveillée … Raté. Sortir de ton lit s’avère être un vrai calvaire, tenir debout encore plus, et marcher droit … n’en parlons pas. Tu manques évidemment cruellement de sommeil, mais hors de question de faire faux bond au soldat qui t’attends. C’est donc d’un pas lent, et loin d’être décidé que tu te diriges vers le fameux lieu de rendez vous. Forcément, il est déjà là. Beaucoup plus réveillé que toi, c’est une évidence. “Bonjour …” Tu retiens un bâillement, par politesse. Tant pis, tu seras fatiguée aujourd’hui, de toute façon, tu trouveras bien un moment dans la journée pour faire une sieste dans ton bureau. Pas comme si tu avais une montagne de travail interminable, non plus. “Prête ?” Honnêtement, pas vraiment. Tu préfères largement être en forme, quand il s’agit de bosser, mais là, tu n’as pas le choix. “Allons y.”

Vous prenez donc la direction des quartiers concernés, autrement dit, ceux des officiers. A cette heure, c’est calme et silencieux. Tout le monde dort encore, surtout les Officiers dont le travail et bien moins prenant que les soldats, ou les explorateurs par exemple. Des yeux, alors que vous parcourez les couloirs, tu cherches l’équipe d’agent d’entretien qui devrait être là au complet, encore. C’est au détour d’un couloir qu’ils apparaissent subitement, en grande discussion avant d’aller travailler. Ta présence, ainsi que celle du soldat semble les surprendre, mais c’est tout à fait normal, ils ont pour habitude d’être seuls pour faire leur travail. Un sourire s’imprime aussitôt sur ton visage, malgré ta fatigue. Tu te fais douce, comme habituellement lorsque tu prends le temps de. t’intéresser aux autres. Tu as toujours penser qu’un visage amical et un gentil sourire étaient de bonnes bases pour entamer une discussion et obtenir des informations de quelqu’un. “Messieurs, Madame, bonjour.” Tu fais un pas de plus, t’approchant pour te placer au sein du groupe. Tu reconnais un ou deux d’entre eux. La seule femme de l’équipe t’ai familière, tu lui as déjà parler, ainsi c’est à elle que tu t’adresses en premier lieu. “Je suis l’Agent de Liaison Swann, vous vous souvenez de moi ?” Peu importe, en réalité. L’important est qu’elle sache que tu te souviens d’elle, parce qu’à vos niveaux respectifs, tu sais que ce sera flatteur pour elle. “J’aurais besoin de votre aide.” Tu choisis tes mots avec précaution. Non, tu ne viens pas poser des questions, sous forme d’un interrogatoire et non, tu n’es pas là pour soutirer des informations. Tu demandes de l’aide. Encore une fois, c’est flatteur pour ces gens auxquels peu de gens sur le vaisseau accorde du crédit. “J’ai besoin de parler à l’un de vos amis, ou collègue.” Tu ne le cherches pas, et tu ne veux pas le trouver, ni lui mettre la main dessus, non. Trop équivoque. Tu veux simplement avoir une discussion, et évidemment, tu n’évoques pas l’éventuel sujet de cette discussion. Pas de nom de famille. Juste le prénom. Plus familier. “Savez-vous où il travaille aujourd’hui ?” Tu ne le cherches pas encore une fois. Et tu ne laisses pas penser une seconde qu’il a disparu, qu’il se cache, et qu’il n’est pas localisable. Non. Il travaille. Tu ne sais pas où, tu aimerais savoir pour lui parler. Point.
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Sam 20 Jan - 21:24
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Le corridors que l'on empreinte sont vides. Parfait, je comptais là-dessus. Je ne souhaite pas attirer l'attention aussi, tout le long du trajet je reste silencieux. A vrai dire, l'agent Dixon aussi, je me demande si c'est parce que je suis de mauvaise compagnie ou due aux petits yeux qu'elle a, signe qu'elle a du mal à émerger. L'équipe d'entretien ne met pas longtemps à apparaître, et lorsqu'ils nous voient, on peut lire la surprise dans le petit groupe formé de plusieurs hommes et d'une femme. Si Swann semble les mettre à l'aise, ce n'est pas mon cas. Je m'efforce de paraître le plus neutre possible, laissant le soin à ma guide de s'occuper de l'entretien. Et elle s'en tire vraiment bien.
Pour moi, ces gens font presque partie du décor, je les aient déjà probablement aperçus à bord, mais jamais je n'aurais pu me rappeler ne serait-ce que l'un de leur visage, ils m'étaient aussi indifférents que ces connards de l'escouade Leigthon. L'agent de liaison elle semblait presque les connaître par leur nom, et elle se comportait avec eux comme si elle avait déjà partagé leur table. Son intervention avait complètement effacé les regards anxieux du début. Je ne l'aurais pas complimenté gratuitement, mais j'avoue qu'elle m'impressionnait par son accessibilité. Les gens avec autant de responsabilités finissent souvent par se prendre pour ce qu'ils ne sont pas. J'aurais pu ne pas être là, c'était pareil, ils la regardaient tous. Elle avait l'art d'attirer l'attention il faut dire, d'ailleurs d'où j'étais, deux pas derrière elle, il fallait être un garçon bien élevé pour ne pas être tenté de baisser les yeux...

« Il est dans la blanchisserie madame, il s'occupe des uniformes aujourd'hui madame ». C'est la femme qui a répondu, les autres acquiescent et nous souhaitent bonne journée. La encore, alors qu'on a obtenu l'info dont on avait besoin elle prend le temps de les remercier, d'adresser un mot à chacun alors que j'ai déjà le dos tourné, reléguant l'équipe au même rôle qu'elle avait toujours tenu, loin dans mon esprit. Il n'y avait pas de petits métier, j'avais moi même effectué les plus bas d'entre eux dès mes huit ans, mais les agents n'avaient simplement aucun intérêt dans ma mission, jusqu'à aujourd'hui. Je n'étais jamais allé à la blanchisserie, je fis donc à nouveau confiance à ma supérieure pour ouvrir la voie. Plus on approchait, plus la tension montait. Elle au contraire ne semblait pas du tout tendue, juste... excitée et déterminée. On allait droit devant le danger, comme quand on nous dit « ne touche pas à ça », et qu'on imagine déjà dans notre tête les mille façon d'utiliser le truc en question, et elle n'en semblait pas consciente. Il faut dire que je lui avait caché la moitié des informations concernant Moz.

Arrivés devant la blanchisserie, je lui presse l'épaule pour lui faire comprendre que je prends la suite des événements en main. Je ne dis toujours rien, Ecker ne doit pas avoir le temps de réagir si c'est bien lui derrière cette porte. Je sens son étonnement, elle pensait qu'elle allait à nouveau prendre la parole, comme convenu, histoire de démêler le vrai du faux avec notre homme. Mais le vrai, je le connaissais déjà, je ne lui laisse d'ailleurs pas le choix et passe devant, ouvrant la porte. Après ça, elle allait me passer un savon, ou me tuer. J'espérais presque qu'elle choisisse la deuxième option, se faire engueuler par cette fille là, ça devait être horrible.
Notre cible est bien là, et lorsque le battant s'ouvre sur moi, l'homme sursaute, faisant tomber au sol le veston qu'il tenait dans la main. Toute ma stratégie consiste à ne pas lui en laisser placer une afin qu'il s'énerve et perde le contrôle.
« 3 ans. Je n'imagine pas à quel point ça doit être long pour toi. » Je m'accoude à l'une des machines et continue. « Hmm, moi à ta place, j'aurais déjà changé de job, je sais pas moi, j'aurais ciblé un officier en particulier, un plutôt beau gosse d'ailleurs, ensuite je l'aurais tué et puis j'aurais prit sa place. A moi les privilèges, les filles et toujours sur le pied de guerre ! Mais bon, ça t'aurais obligé à changer de visage tous les jours... Ça fait comment d'ailleurs ? » Je me prend les joues et tire dessus, continuant à parler « Echque cha pique ? » Je me lâche les joues. « Mouais, en même temps vu ta tronche, je crois que j'aurais supporté de changer de visage tous les jours... regarde moi ce nez Ecker, tu m'étonnes que les Rahiriens t'aient envoyé aussi loin, ma parole, un machin comme toi, j'aimerais pas le côtoyer tous les jours ». Je sens que je fais mouche, il était vraiment doué, même en mentionnant les rahiriens il n'avait pas trahi la moindre réaction. Mais quand il s'agissait de pousser les gens dans leurs retranchements, je me débrouillait plutôt bien. Je sentais l'agent Dixon presque au même niveau que moi. N'avance pas plus et ne dis rien surtout... Je me redresse, une partie de mes plans consistaient qu'après trois années, à cette heure-ci, il n'aurait pas senti le coup venir et ne s'était ni préparé, ni armé. Même le meilleur des espions finissait par s'émousser avec le temps. « Tiens d'ailleurs, je me suis toujours posé la question... Comment ils te payent, vu que t'es ici H-24 ? T'as pas l'impression de te faire exploiter ? Il y a une bonne mutuelle qui vient de sortir, FEAM, je te le conseille. », mon ton avait changé, j'avais abandonné le railleur en cours de route pour opter pour le calme froid, en m'approchant de lui, pas à pas. Encore un mètre, et il n'aurait pas le temps de s'approcher de quoi que ce soit, j'avais déjà repéré plusieurs armes potentiels, les fers brûlants, les tuyaux de projection de vapeurs et même les lasers de découpe destinés à la retouche des vêtements. Tout se déroulait comme prévu.

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Sam 20 Jan - 22:31
le change face
swann & charlie

Il ne te faut pas bien longtemps pour obtenir les réponses que tu cherches. En vérité, tu t’attendais presque à ce que ce soit plus compliqué, à ce que ces gens ne sache pas de quoi ou même de qui tu parlais, voir à ce qu’aucun d’entre eux ne veuille dire quoi que ce soit. Peu importe que tu ne donnes pas l’impression de vouloir du mal, peu importe tes sourires, ou les raisons de ta visite, tu sais que parfois, les gens qui se considèrent en bas de l’échelle sont entre eux très solidaires. Pourtant, quelques questions et quelques précisions accompagnées d’un peu de politesse bien dosée suffisent à obtenir ce que tu désires. Comme tu l’avais imaginé au moment de t’adresser à elle, c’est la femme qui réponds. Les autres ne font que confirmer ses dires de quelques hochements de tête. Moz serait en ce moment même à la blanchisserie en train de s’occuper des uniformes des officiers. Evidemment, maintenant que tu as obtenu ce que tu cherchais, tu continues sur ta lancée. Elle te souhaite bonne journée, et tu en fais de même, ajoutant même quelques petits mots encourageant pour le travail qui les attends. Dans ton travail, tu as vite compris qu’il valait mieux avoir les gens de ton côté. Ainsi, tu t’assures de pouvoir revenir vers ces gens un jour, au cas où, et ce sans problème majeur.

Tu ne montres aucune précipitation, encore une fois par soucis de n'éveiller aucun soupçon, ni même aucun questionnement chez ces personnes. Tu attends que le groupe se soit assez éloigné pour te retourner vers le soldat, qui lui en revanche a déjà depuis longtemps détourner son attention des agents d’entretien. Il attends. Evidemment, il ne doit pas savoir où se trouve la fameuse blanchisserie. Seul le personnel qui s’en sert le sais. Ainsi que les personnes prenant le temps de s’y intéresser un peu, comme toi. Du coup, encore une fois, tu le dépasses pour marcher devant lui et le guider. En réalité, ce n’est pas bien loin d’ici. Celle des Officiers est juste à côté et il ne te faut pas plus de deux minutes pour le conduire jusqu’à la porte. A ce moment là … il change radicalement d’attitude. Lorsque la plaque “BLANCHISSERIE II” apparaît dans son champs de vision, sa main se pose sur ton épaule, te faisant ralentir, et finalement t’arrêter. Tu fronces les sourcils. Il ne dit pas un mot. Ne t’explique rien, et pourtant, il te passe devant comme pour prendre la suite. Tu as du mal à saisir son manège, tu l’avoues. Tu es plus diplomate, et si l’un de vous est doué pour les questions … c’est toi. D’ailleurs, il était convenu que tu parles, et qu’il soit plus là en tant que garde, au cas où. Tu n’envisageais toujours aucune forme de violence là dedans. Cela dit, curieuse, tu ne dis rien dans un premier temps et tu le laisses avancer, puis entrer dans la petite pièce dont l’odeur ambiante vient subitement agressé tes narines tant elle est forte. Un homme est bien présent, en train de travailler. Mais avant même que tu n’ai le temps de dire quoi que ce soit en vue de confirmer ou pas son identité, voilà que Turner prends subitement la parole. “3 ans. Je n’imagine pas à quel point ça doit être long pour toi.” Ton regard aussitôt abandonne l’agent d’entretien pour se fixer sur le soldat. Trois ans … Mais enfin, de quoi parlait-il, enfin ? « Hmm, moi à ta place, j'aurais déjà changé de job, je sais pas moi, j'aurais ciblé un officier en particulier, un plutôt beau gosse d'ailleurs, ensuite je l'aurais tué et puis j'aurais prit sa place. A moi les privilèges, les filles et toujours sur le pied de guerre ! Mais bon, ça t'aurais obligé à changer de visage tous les jours... Ça fait comment d'ailleurs ? » S’en suit alors une scène étrange. Comme si le soldat tentait en quelque sorte de provoquer cet homme qui pour le moment, visiblement, ne semblait soit pas comprendre, soit réussir à garder son calme. Tu ne comprends toujours pas, et plus les minutes passent, plus cette espèce de comédie qui se joue devant toi avance … plus tu sens tes nerfs se tendre sous ta peau. Ça t’énerve. « Mouais, en même temps vu ta tronche, je crois que j'aurais supporté de changer de visage tous les jours... regarde moi ce nez Ecker, tu m'étonnes que les Rahiriens t'aient envoyé aussi loin, ma parole, un machin comme toi, j'aimerais pas le côtoyer tous les jours » Les Rahiriens. Ça c’était nouveau, et surprenant. Cependant, peu à peu, tu assemblais les petites pièces de ce puzzle les unes avec les autres et honnêtement, ce qui en ressortait était loin de te plaire. Visiblement, le soldat en savait bien plus qu’il ne l’avait laissé entendre. Mieux, il avait semer des bribes d’informations, en prenant bien soin de garder tout le reste pour lui. En clair, il avait posé devant ton nez assez d’infos pour te faire mordre à l'appât, afin de se servir de toi, de tes compétences, ou de tes ressources - voir les trois - pour arriver à ses fins.

Maintenant, il était en train de parler de paiement. De salaire. Donc, si tu comprenais bien tout, maintenant, ce type n’était pas seulement un fraudeur non … C’était carrément un espion, infiltré au sein de la FEA. De ce que tu redoutais, en somme. Il le savait. Evidemment qu’il le savait. Il suffisait de l’écouter parler pour le comprendre … Tu finis par faire un pas en avant. Tu en oublies totalement ce Moz, finalement trop en colère à l’idée d’avoir dupée. “J’espère que vous avez une bonne explication en réserve.” Et elle avait intérêt à être clair, et cohérente. “Vous le saviez, et vous vous êtes servi de moi pour …” Non. Swann, non. Pas maintenant. Pas ici. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Tu soupires donc. Posant une main sur ton front, avant de te tourner vers l’homme, acculé au fond de la pièce, pile au moment où ce dernier attrape un fer à repasser pour littéralement te sauter dessus. Tu ne sais pas vraiment à quoi tu dois ton salut, toujours est-il que tu as le réflexe de mettre tes bras devant toi pour te protéger, et de te reculer, jusqu’à buter contre le soldat derrière toi. Tu sens le fer chaud près de ta peau, mais il ne te touche heureusement pas. Toutefois, ce n’est pas fini, puisque déjà, il revient à la charge.
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Mar 23 Jan - 15:37
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner




A deux doigts. C'était à deux doigts de réussir. Ecker était perdu, il le savait, je le savais... mais l'agent Dixon l'ignorait, et c'était de ma faute. Elle me dépasse pour se planter devant moi, en me regardant droit dans les yeux “J’espère que vous avez une bonne explication en réserve. Vous le saviez, et vous vous êtes servi de moi pour …” Je n'ai pas le temps de plaider ma cause que le faux technicien de surface attrape un des fers à repasse qui traînait, l'actionne et se jette sur la jeune femme. Heureusement, elle a du voir le danger sur mon expression et recule jusqu'à me rentrer dedans, J'attrape le bras de Moz au vol et dans le même geste, précipite l'agent de liaison dans mon dos. Les espions de sa catégorie sont de très bons combattants et bons tireurs. La plupart de temps ils sont mortels car ils ne payent pas de mine, un visage passe partout, une carrure chétive et au moment où ils s'en prennent à vous, il est trop tard, le courant d'air est déjà passé. Je prend garde au fer, mais surtout au surin, les changes-face payés par l'empire en sont toujours équipés.
Je le contourne, et retourne le fer contre lui, augmentant la pression pour que la plaque inférieure le brûle au bras et l'oblige à lâcher sa prise sur l'anse. C'est ce moment qu'il choisit pour sortir le surin, j'avais prévu le coup, qu'il tente de me planter le bras pour que je le lâche. C'était sans compter sa lâcheté, il projette sa lame en direction de l'officier et je n'ai que le temps de crier "A terre!". J'attrape son second bras pour l'immobiliser, mais il parvient à se dégager et le fer se plaque contre mes côtes. La douleur est forte mais le t-shirt à prit la majorité des dégâts. La priorité c'est de l'empêcher de s'en prendre à elle. Je le frappe au poignet ce qui le fait lâcher son arme de fortune, j'enchaîne avec deux coups rapides dans le thorax pour le faire vaciller. Il chancelle et je profite de sa faille pour lui asséner un coup droit de la jambe dans le genou. L'articulation casse net, il pousse un cri, un seul en fléchissant. Je me glisse dans son dos et lui bloque la nuque avec une clé efficace qui l'empêche de mordre et réduit son champ d'action à bouger les mains. De plus la pression lui bloque la tête en arrière et le contraint à chercher son souffle.
Je profite de maîtriser la situation pour regarder l'agent Dixon, je n'arrive pas à voir si le surin l'a touché. "Tout va bien, Madame?". Je m'en veux de l'avoir fait venir. Elle a raison, je me suis servi d'elle, et maintenant, j'en paye les pots cassés. Sa vie vaut autant que celle d'une Main Sale. Pour le moment, ce n'est pas la priorité de m'excuser. Malgré le côté officieux, je risque aussi de perdre ma place. Pourtant tout ce que je veux actuellement, c'est savoir si elle m'autorise à augmenter la pression jusqu'à ce que la nuque cède. Je la regarde, attendant sa décision. Ses yeux, la dernier souffle de cet homme est entièrement dépendant de ce regard pour lequel je n'hésiterais pas une seconde à raffermir ma prise.

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Mer 7 Fév - 20:54
le change face
swann & charlie

Tu n’aurais peut-être pas du. Tu t’en rends compte, maintenant. Tu aurais du attendre d’en avoir fini avec ce Moz pour exprimer le fond de ta pensée au soldat, et pourtant, tu n’avais pas pu te retenir. Comme blessée, touchée d’avoir été utilisée comme un vulgaire instrument. Toujours est-il que l’homme profite de la confusion que tu causes pour te sauter dessus. Heureusement pour toi, tu anticipes par miracle tandis que Turner réagit. Son bras te pousse en arrière, il t’éloigne d’Acker tandis que celui-ci engage finalement le combat, se montrant sous un jour totalement différent. Lui qui t’avais paru si calme, presque innocent dans un premier temps avait maintenant l’air de ce qu’il était réellement ; un danger. Un espèce de combat s’engage entre les deux hommes, un combat que tu lâches des yeux un petit moment pour regarder ton bras touché par le fer. Ça brûle. La douleur est vive, et tu attrapes un linge blanc qui traîne pour le poser dessus, en attendant, reportant ton attention sur Turner et Acker. “A terre !” Tu as tout juste le temps de te baisser, puis de te redresser. Tu évites une lame et tu plaques ta main contre ta bouche lorsque l’espion parvient finalement à toucher Turner avec son fer. Tu entends l’espace d’un instant le crissement du tissu qui brûle, et sans doute de la peau en dessous. Tu souffles, tandis que les coups s’enchaînent rapidement. Bien vite, le soldat prends l’avantage sur son ennemi et tu grimaces lorsque ce dernier se mets à hurler de douleur.

Bientôt, l’homme est maîtrisé. Turner le tient fermement et tu oses un pas en avant, prudente et méfiante. C’est qu’il avait l’air d’avoir de la suite dans les idées, mine de rien ce type bizarre. “Tout va bien, Madame ?” Tu adresses un regard sombre au soldat. C’était bien le moment de s’en inquiéter, maintenant qu’il t’avais mise en danger sans même prendre la peine de te parler de quoi que ce soit. “Je vais très bien.” Cela dit, tu maintiens toujours le linge blanc sur ta brûlure. Ce n’est pas bien grave, mais ça pique. Un passage à l'infirmerie suffirait à faire passer la douleur, pourtant.

Un soupire s’échappe de ta bouche. Tu risquais ta place, sur ce coup. Et lui aussi. Bien que pour le moment, la colère te fasses dire que tu n’en avais rien à faire en ce qui le concernait, tu ne pouvais cependant pas t’empêcher de te dire qu’il avait fait ça pour la bonne cause. Tu te mets alors à triturer ton cerveau à la vitesse de la lumière, cherchant une solution ; la bonne solution. Normalement, tu aurais du demander à Turner de le faire se lever, de l’attacher, de le mettre aux arrêts et de le sortir de là pour aller le livrer à l’ARA. Mais là … Tu craignais ce qu’il aurait pu dire. Raconter à tes supérieurs. Tu n’avais aucun droit de prendre les choses en mains, surtout pas dans une affaire de cette envergure. Bien entendu, tu aurais pu aussi plaider ta cause en disant simplement la vérité, autrement dit que Turner avait menti pour obtenir de l’aide de ta part. Mais honnêtement ce n’était pas ton style de vendre les autres pour sauver ta peau. Encore un soupire. L’espace d’un instant, tu songes à demander au soldat de tuer cet homme. Et tu puis, finalement, tu attrapes un fer à repasser froid pour venir en coller un coup à l’espion. Tu le mets KO. “Bien.” Parfait, oui. Restait plus qu’à savoir ce vous alliez faire de ce gars là, maintenant. “J’espère que vous avez un plan de génie pour vous débarrasser de ça.” Tu finis par balancer le linge sur une table à repasser, laissant ton bras respirer. “Si vous pensez que vous pouvez amener ce type à l’ARA tranquillement, les mains dans les poches, laissez moi vous dire que vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude, Monsieur le Soldat !” Grims était redoutable en plus, il aurait tôt fait de ne faire qu’une bouchée de toi. “Et puis, si vous pensiez à simplement lui briser la nuque, laissez moi vous rappeler la disparition d’un homme au milieu de l’espace ne passe pas inaperçue !” Maintenant, tu avais largement élever la voix. Tu devenais même hystérique, pratiquement. “Il y aura une enquête, et malgré leur sympathie apparente, laissez moi vous dire que face à Grims, les petits gens de ce matin n’hésiteront pas une seconde, j’ai bien dis UNE oui, pour nous balancer, vous et moi !”
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Lun 12 Fév - 14:06
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner




L'agent est en colère, elle me jette à peine un regard lorsque qu'elle me répond sèchement qu'elle va bien. Elle tient sur son bras une sorte de petite serviette blanche. Ça à l'air superficiel, pourtant je suis actuellement bien placé pour savoir que les brûlures font un mal de chien. C'est une dure à cuir. Non, ça ne va pas, à son air, elle est essaye de comprendre le pourquoi du comment, et aussi à faire face au choix que je lui impose, la mort de l'homme contre notre vie à nous. Elle se retourne, je sers un peu plus ma prise, encore un peu et je pourrais peut-être l'étouffer. Une mort qui pourrait presque passer pour naturelle... Dixon se retourne à ce moment là, et armée d'un fer assène un grand coup sur la tempe d'Ecker. Çà, ça passera jamais pour un accident naturel.

“J’espère que vous avez un plan de génie pour vous débarrasser de ça. Si vous pensez que vous pouvez amener ce type à l’ARA tranquillement, les mains dans les poches, laissez moi vous dire que vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude, Monsieur le Soldat !” Il n'avait jamais été question de l'ARA pour moi. Ou alors en dernier recours. Non, l'interroger moi même, et l'entraîner dans une misérable chute d'escalier, là oui. Seulement maintenant, un officier était au courant de bien trop de choses. Elle ne me laisserait jamais faire de cette manière. Elle est vraiment énervée, je crois que je préférais encore quand je me dépatouillais tout seul.

“Il y aura une enquête, et malgré leur sympathie apparente, laissez moi vous dire que face à Grims, les petits gens de ce matin n’hésiteront pas une seconde, j’ai bien dis UNE oui, pour nous balancer, vous et moi !” Elle s'est inconsciemment rapprochée de moi pendant sa tirade, le doigt pointé sur mon torse, le ton se haussant à mesure qu'elle énumérait les problèmes dans lesquels je nous avait fourré. Grims. C'est vrai que c'était pas Jo le Rigolo. C'était l'une des rares personnes que j'évitais de croiser, le flair de ce type pour dénicher les menteurs était légendaire.
Je me gratte la tête, le yeux fixés sur l'homme inanimé. Une grosse marque commence à rougir sa tempe et le fer y est imprimé. Trop imprimé même. Je me baisse, et commence à palper le visage de Moz. C'est aussi une bonne excuse pour ne pas affronter le regard brûlant de reproche de ma compagne. C'est comme de toucher de la pâte à modeler. Ce ma filerai presque un haut le coeur. Je teste un peu sa résistance et modifie une de ses pommette par mégarde. "Regardez"
. Sans être un artiste, avec la photo du dossier comme modèle, on devrait pouvoir parvenir à quelque chose de concluant. Alors qu'elle se penche pour vérifier elle même la constitution du change-face, mon regard se porte sur son bandage de fortune. Je me lève pendant son examen du corps. En blanchisserie, il y avait toujours des flacons de gras, les accidents au fer et à la vapeur étant récurrents. Je fouille les armoires et y trouve les baumes et même des bandes. Je reviens vers l'agent. "Votre bras?" J'ai la paume de main ouverte et ne lui laisse pas vraiment le choix de refuser, lui prenant la main et effectuant un légère torsion pour faire tomber le chiffon et dévoiler la plaie. La peau est rougie, c'est pas beau. J'ouvre le pot et prend la graisse que j'étale avec douceur, évitant au maximum le contact de mes doigts pour ne pas frotter sur les tissus endommagés. J'applique ensuite le bandage par dessus le tout. Les bandes s'agrippent, naturellement étudiées pour éviter l'usage de scotch. "Voilà".
Je me relève pour ranger le tout, et surtout pour inspecter discrètement ma propre blessure. Il devait bien y avoir d'autres t-shirts FEA dans le coin. Je retire le mien que je benne directement dans la corbeille.

"J'ai une solution, je sais que je vous ai menti, c'était nécessaire. Me faire confiance après ça, je me doute que c'est trop vous demander mais mon échappatoire implique un de mes amis. Je sais comment faire perdre la mémoire à l'espion. Si vous acceptez de me laissez faire, tout ce que vous devez faire, c'est laisser une note anonyme à l'ARA qui donne la localisation de la chambre de Moz. Je le laisserais la bas avec son vrai visage. Ils devraient être assez intelligents pour comprendre qu'un plus un font deux."

La solution c'était Hermès, et son traitement contre sa maladie neuronale. La drogue qu'il utilisait lui avait infligé des pertes de mémoires les premières semaines où il avait commencé à s'en servir. J'en ferais ingurgiter à Moz, il se réveillerait avec un gros mal de crâne, un trou noir, et les agents de Grims à son chevet. "Vous devez y aller, s'ils attrapent quelqu'un, il n'y aura que moi, et je vous promet que s'ils m'attrapent, je serais muet comme une tombe. Si tout se passe bien, retrouvez moi demain au réfectoire à midi, je vous dirait ce que vous voulez savoir".

Il n'y avait pas vraiment le choix, c'était la plus sûre pour nous deux, mais elle avait parfaitement le droit de m'envoyer balader. Je jette un oeil à ma propre blessure, il serait peut-être temps que je me soigne aussi.

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Lun 19 Fév - 19:32
le change face
swann & charlie

On se calme, Swann. On se calme. Non, tu ne pouvais pas continuer à t’emporter comme ça. Pas possible. Tu venais de te mettre en danger à cause de ça, moins de cinq minutes auparavant, et tu en payais le prix par la douleur de cette brûlure qui s’étalait maintenant sur ton avant bras. Tu soupires. Tu souffles même un grand coup, pour tenter d’évacuer la rage, la déception, la colère et la peur qui se sont emparés de toi depuis que tu as compris l’histoire, du moins en partie. Regarde toi. Tu es tellement sur les nerfs que tu viens d’assomer ce type sans ciller. Bon, tu n’as aucune pitié pour lui, même maintenant qu’il est étalé au sol avec un fer à repasser imprimé sur le coin de la face … Mais tout de même. C’était loin de te ressembler. Maintenant, tu te sentais vraiment en danger. Tu te voyais déjà te faire arrêter par l’AVA à peine sortie de la blanchisserie. Alors oui, tu hurlais. Parce que mine de rien, tu avais batailler pour l’avoir ta place et tu y tenais. Hors de question qu’un crétin te la fasses enlever.

Face à toi, le soldat semble à tout prix éviter ton regard. En fait, il fixe désespérément l’homme allongé sur le sol, tout en se grattant l’arrière du crâne, comme s’il était déjà en pleine réflexion pour faire ce que tu venais de lui demander de faire à l’instant, autrement dit ; vous sortir de ce merdier. Au bout d’un moment, il s’agenouille et se met à toucher l’endroit, sur le crâne du bonhomme où tu as frapper et on voit très bien la marque de ton arme de fortune. Tu plisses les yeux, tandis qu’il y met finalement plus d’assurance et ta bouche forme un “O” quand tu remarques que le visage et la peau se déforment facilement sous les doigts du soldat. “Regardez.” A ton tour, tu t’agenouilles pour observer, tandis que déjà l’homme se redresse pour aller fouiller derrière toi. Tu grimaces devant la blessure de l’homme qui en fait, à déjà presque disparue. “Votre bras ?” Tu relèves aussitôt les yeux. Turner est armé de crèmes et de bandages et il te tends la main, attendant sans doute que tu lui offres ton bras brûlé. Tu soupires. Evidemment, tu n’as aucune envie de le laisser s’occuper de ça. Tu es rancunière, et tu as la colère tenace. Cela dit, ça pique. Et il ne te laisse pas tellement le choix, alors tu te redresses et vient placer ton bras entre ses doigts. Tu détournes le regard, quand il applique un baume gras sur ta brûlure, avant d’y appliquer une bande, et tu reprends aussitôt ton bras. Même si on t’avais appris la politesse, tu n’étais clairement pas en état d’être gentille pour le moment. D’ailleurs, tu vas directement t’appuyer sur un chariot, sans un mot, en fixant toujours l’homme par terre tandis que le soldat, que tu vois du coin de l’oeil se change rapidement avant de revenir vers toi. “J’ai un solution.” Tiens donc. Tu étais pressée de l’entendre ! “Je sais que je vous ai menti, c’était nécessaire.” Bin voyons. Ce genre d’excuse, c’était un peu trop prévisible à ton goût, sérieusement. “Me faire confiance après ça, je me doute que c’est trop vous demander mais mon échappatoire implique un de mes amis.” Tu laisses échapper un petit rire nerveux. Trop lui demander ! C’était peu dire. Et voilà en plus qu’il voulait impliquer quelqu’un d’autre. Il ne faisait visiblement pas bon être son ami, à celui là. “Je sais comment faire pour faire perdre la mémoire à l’espion.” Bon d’accord, ça c’était plutôt intéressant. “Si vous acceptez de me laisser faire, tout ce que vous devez faire, c’est laisser une note anonyme à l’ARA qui donne la localisation de la chambre de Moz. Je le laisserais là-bas avec son vrai visage. Ils devraient être assez intelligents pour comprendre qu’un plus un font deux.” Mouais. C’était un peu bancal comme plan. Surtout qu’il omettait pas mal de détail. Style la façon dont il allait s’y prendre pour la mémoire de ce fameux espion. Cela dit, même si tu sais qu’il y aura sans nul doute possible une enquête pour savoir qui à déposer ce mot, et qui a mis ce type dans cet état … Tu savais aussi que c’était peut-être la solution la moins risquée. Au moins, ça laissait des chances de s’en sortir, quoi. Tu laisses de nouveau échapper un soupire. “Vous devez y aller, s’ils attrapent quelqu’un, il n’y aura que moi, et je vous promet que s’ils m’attrapent, je serais muet comme une tombe.” Tu l’admets, une part de toi te hurles qu’il n’a qu'à se débrouiller et que s’il se fait prendre, c’est tant pis pour lui. Cela dit, c’est la part de toi qui est encore en colère, l’autre te répètes depuis le départ que ça n’est pas très juste … Après tout, il essayait bien de coincer un espion. Un traître. C’est que ce soldat ne pouvait pas être vraiment mauvais. “Si tout se passe bien, retrouvez moi demain au réfectoire à midi, je vous dirais ce que vous voulez savoir.” Bon, tu ne pouvais qu’avouer que la perspective de tout savoir était très alléchante. Tu te redresses donc, finalement, rabaissant ta manche de chemisier pour cacher en partie ta blessure. “D’accord.” De toute façon, avais-tu vraiment le choix, Swann ? Pas vraiment. Quoi que tu faisais, tu étais cuite. “Je vais repasser par mon bureau, rapidement, ensuite je déposerais votre mot … Il est encore tôt, peu de chance que je croise quelqu’un.” Cela dit, il allait quand même falloir te dépêcher. Certains arrivaient plus tôt que d’autres … “Tâchez quand même de ne pas vous faire prendre … Je veux mes réponses.” Tu jettes un dernier regard à Moz, avant d’ouvrir doucement la porte, de vérifier qu’il n’y a personne et de sortir, pour prendre immédiatement la direction de ton bureau.
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Mer 21 Fév - 13:07
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Swann Dixon et Charlie Turner









Elle accepte mon plan. Je lâche un petit soupir de soulagement, régler cette affaire tout seul, ça aurait été compliqué, à moins d’impliquer Eobard, et là, ça aurait été carrément du suicide. Il aurait trouvé un truc à faire, ça oui, mais pas avant m’avoir botté les fesses. Elle atteint la porte et se retourne :  “Tâchez quand même de ne pas vous faire prendre … Je veux mes réponses.” Je hoche la tête et ose un sourire. « Vous non plus, je n’aimerais pas raconter la fin de l’histoire à Grims »
Elle ferme la porte et j’attrape mon téléphone. Il va gueuler, à cette heure-ci. Je commence à désespérer de recevoir une réponse quand la voix d’Hermès, enfin, le reliquat de la voix d’Hermès en plein réveil, sors du mini haut-parleur. « T’as intérêt à avoir une bonne raison … ». « Et ben… » Je baisse les yeux sur Moz, toujours inconscient. « Apporte tes pilules, à la lingerie B3 » Je l’entends râler avant qu’il ne raccroche. Je me baisse et met la main sur la poitrine de l’espion. Sa respiration est lente et stable, il n’est pas prêt de se réveiller. Un souci en moins. Une fois Hermès arrivé, il faudra pouvoir transporter le corps sans éveiller les soupçons. J’avise la pièce, les grands draps, les boites de chaussures, les chariots. Ça pourrait le faire. Je m’attèle à la tâche, hissant le transfuge sur l’engin à roulette, calant les boites au-dessus de sa tête et en dessous de ses pieds. Recroquevillé ainsi, le drap, recouvrant le tout, le résultat est assez informe pour qu’on ne devine pas qu’il s’agisse d’un homme. Quelqu’un toque à la porte. J’ouvre, rassuré par le fait que personne ne toque jamais avant d’entrer dans une blanchisserie, surtout à cette heure-ci.
Mon binôme entre et me serre le bras. Il avise le charriot. « C’est un mec ? ». Je vais être bon pour changer mon camouflage. « Moins t’en sais, mieux tu te portes » Il se marre et s’approche charriot, soulevant le drap. « T’es chiant, tu le sais-ça ? ». « Tu viens de me lever du lit, je veux au moins savoir pourquoi. Non mais c’est quoi cette tête ? Il a été bercé trop près du mur ton bonhomme. » C’était insultant, considérant mes talents de  modélisation faciale récemment acquis. Je tends la main et il me verse un cachet. « T’as moins d’une heure avant de perdre connaissance, quoi que tu fasses de, lui, fait vite, après tu ne te rappelleras de rien. ». « C’est pour lui, pas pour moi ». Il plisse les yeux en regardant l’espion toujours avachi. « Je t’assure que si tu ne m’avais pas sauvé la mise avec Jeode, je t’aurais laissé te débrouiller » . « Jeode vaut huit coups comme ça. Maintenant rentre, tous les deux absents du dortoir ça va paraitre encore plus louche. » Il baille me salue et s’en va. Bien, le plus dur restait à faire. Je prends la pilule, et la cale sous la langue, la salive ferait le reste. Je fouille ses poches pour mettre la main sur son passe. Je sors et fait comme si de rien n’était. Sa chambre est proche, je ne croise personne. Je rentre et balance le corps sur le lit. Je reprends le chemin inverse m’assurant n’avoir rien laissé derrière moi et une fois arrivé à la blanchisserie remet tout à sa place. Il était plus que temps de prendre une douche et de se laver de tout ce stress.


:
 


Il est midi passé. Je suis un peu en retard. Je n’arrive jamais à la bourre, un principe marqué sur ma chair depuis que je suis petit. Mais j’ai eu beau y penser toute la nuit, je n’ai aucune idée de ce que je vais lui dire. Tout ? Une partie ? Un mensonge, encore ? Elle méritait mieux que ça. Je me sers sans vraiment faire attention à ce qu’il y a dans mon assiette, je n’ai aucune envie d’avaler quoi que ce soit. Elle est à une des tables proche de l’un des hublots. Je m’approche, et pose mon plateau. J’essaye de deviner à son air si elle a rencontré des soucis pour sa partie du plan. Je doute qu’elle serait en face de moi le cas échéant mais qui sait ? Elle est vraiment belle. Le genre de détail dont il serait intelligent de ne pas tenir compte actuellement vu le regard qu’elle pose sur moi. « Bonjour. » Bon techniquement on s’était déjà vu aujourd’hui. « Vous n’avez pas rencontré de problème ? De mon côté tout est en ordre ». Je jette un coup d’œil discret autour de moi, tout le monde semble absorbé, qui par une conversation, qui par son plat.
Je sais que ce n’est pas ce qui l’intéresse. Elle sait également que si je suis en face d’elle, c’est que j’ai réussi. Je prends un bout de pain pour me donner une contenance et décide enfin d’affronter son regard. « Si tu mens, ne regarde pas la personne dans les yeux, Nate, c’est pire que de l’insulter » Il en avait eu de bonnes papa, et pourtant il avait toujours raison. S’il fallait livrer ce que je cachais à tout le monde depuis des années, autant le faire à fond. « Je suis désolé » Ce n’est pas non plus ce qu’elle attendait, je m’étais déjà excusé. C’était important, pourtant. Je n’avais jamais voulu blesser qui que ce soit à part Ecker. Je n’avais pas voulu la blesser, elle.
Je prends une grande inspiration et me lance. Je ne parle pas de Terre Rouge. C’était mon jardin, un jardin aride où tout ce qui poussait c’était des caillou et du sang, mais c’était à Nathan Ackerman, un petit garçon mort sur Terre Rouge en même temps que son père.
« Je ne suis pas tombé sur Ecker au détour d’un contrôle de routine. La Tallart n’y est pour rien. Je le cible depuis mon arrivée sur vaisseau… J’ai fait mes classes au sein du corps des troupes terrestres de l’Empire. Mon instruction a duré cinq ans. J’ai monté les échelons afin d’acquérir au plus vite un accès à leurs dossiers. C’est de ces dossiers que je tenais mes informations sur Moz. Dès que j’ai réussi à les voler, je me suis évanoui dans la nature, le temps de trouver le meilleur moyen de les utiliser. Il y a quatre ans, la FEA m’a recruté. J’avais déjà traqué plusieurs d’entre eux à l’extérieur. J’ai continué mais je me suis vite rendu compte qu’après autant d’années, mes infos devenaient obsolètes. C’est à ce moment-là que je me suis tourné vers vous. »
Je lui laisse un temps, afin qu’elle digère le fait d’avoir en face d’elle un pur produit du centre de formation rahirien. Je ne sais pas pourquoi ça m’importe autant, mais je n’ai envie de la décevoir.
« Rahiria m’a tout prit. Mes parents, mes amis. D’où je viens, tout ce que l’on fait depuis notre naissance, c’est de travailler pour eux. Travailler jusqu’à en mourir. Je compte bien leur rendre l’appareil. Et les problèmes sur le Prométhée ne font qu’accélérer les choses. Je suis persuadé que l’Alizé et l’Hypérion vont droit au-devant des mêmes ennuis. »
Je me cale au dossier, lâchant du regard la jeune femme. Je respire un grand coup. Tout ça ne rend pas les choses plus faciles, mais j’ai l’impression d’avoir relâché un poids. Comme si j’avais donné la seconde hanse d’un sac trop lourd à porter à quelqu’un d’autre. Je prends un verre d’eau et regarde à nouveau l’officier, prêt à faire face aux conséquences de mes mensonges.

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Jeu 1 Mar - 11:27
le change face
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“Vous non plus, je n’aimerais pas raconter la fin de l’histoire à Grims.” … Tu soupires, en sortant de la blanchisserie, tentant de reprendre un peu tes esprits. L’heure n’était pas encore à la panique, et encore moins au repos, même si maintenant que le calme revenait peu à peu, cette dernière semblait vouloir de nouveau se faire sentir. Tu sers la poignée de porte dans ta main, un petit moment, avant de finalement la lâcher, puis t’éloigner, sans hâte pour ne pas attirer les regard, ou même l’attention. C’est le plus tranquillement possible que tu rejoins ton bureau, et tu ne croises personne, non. Absolument personne, et ce pour ton plus grand soulagement. Tu fouilles ta poche, attrapant la carte d'accès qui ouvre ton bureau, avant de t’y faufiler. Là, seulement, tu t’autorises enfin à te poser quelques minutes. Tu te laisses tomber dans ton fauteuil de bureau pour t’y détendre quelques minutes, fermant même les yeux un court instant. La journée avait mal, très mal commencée et malheureusement pour toi, elle était loin d’être terminée encore. Tu jettes un oeil à l’heure … et puis tu soupires. Les bureaux de l’ARA devaient déjà commencer à se remplir, hors de question de s’y aventurer maintenant pour déposer la fameuse note, tu te ferais prendre à tous les coups. Tu prends la décision de laisser passer la matinée, et d’y aller relativement tard, à l’approche du déjeuner lorsque tous les employés, ou presque auraient délaisser leur travail pour aller se remplir la panse. En attendant, tu te redresses pour allumer le moniteur sur ton bureau, et tu effaces proprement tes données de navigation. Cela dit, en faisant ça, et en repassant sur le dossier de Moz, tu as finalement l’idée d’aller fureter sur un autre dossier : celui de Charlie Turner.

Tu y passes environ une heure, si ce n’est plus. Tu le parcours en long, en large, en travers et tu n’y trouves absolument rien de louche. C’est un bon soldat, apprécié de son supérieur et du reste de l’équipe dont il fait partie. Rien, absolument rien de suspect ne transparaît ici. Aucun indice qui pourrait t’amener à comprendre pourquoi un soldat de la FEA, à priori lambda, se mettrait à faire la chasse à l’espion en solo. C’est en soupirant une nouvelle fois, que tu finis par abandonner le dossier, procédant à un nouveau nettoyage de ton poste de travail, avant de finalement quitter ton bureau. Tu prends le temps de te calmer. De prendre une longue douche, et de manger un bon petit déjeuner. Tu passes le reste de la matinée à essayer d’oublier, en travaillant normalement, et l’heure du déjeuner approchant tu écris la fameuse petite note, prenant soin de déformer au possible ton écriture avant de la déposer non loin du bureau de Grims, sur le poste de travail de l’un de ses agents, et puis, tu te prends la direction de la salle de repos, pour ton rendez-vous.

Tu es en avance au réfectoire. Tu arrives bien avant midi, et tu prends tout ton temps pour sélectionner ton repas avant de t’installer à une table, un peu en retrait, près d’un hublot. Tu sais que Turner va te rejoindre. Tu évites donc de t’exposer aux oreilles de tous en t’installant au beau milieu de la salle de repos. Tu as le temps de manger ton entrée, en prenant bien tout ton temps, et même d’entamer ton assiette avant que Turner n’apparaisse et ne s’installe face à toi. Forcément, tu ne peux pas retenir le regard assassin que lui lance. Après tout, il était ta source principale de stresse depuis deux jours maintenant. “Bonjour.” Tu prends le temps de boire un peu d’eau. “▬ Bonjour.” Il enchaîne aussitôt, tout en prenant place. “Vous n’avez pas rencontré de problèmes ? De mon côté tout est en ordre.” Tu retiens ton soupire de soulagement. Il avait réussi. Tu avais réussi. Normalement, pas de problèmes à l’horizon. Normalement. “▬ Aucun problème.” Tu n’entres pas dans les détails, de peur de trop parler, d’être entendue, de paraître suspecte aux oreilles de quelqu’un.

En face de toi, le soldat entame doucement son repas. Tu l’observes du coin de l’oeil, tandis qu’il attrape du pain avant de relever les yeux vers toi. “Je suis désolé.” Tu lui accordes enfin un regard. Un vrai regard. Il était désolé ? D’accord, tu voulais bien le croire. Mais tu avais aussi besoin de plus. Tu voulais la vérité, et tu voulais des explications à tout, surtout que même en fouillant de ton côté, tu n’avais rien, absolument rien trouver. “Je ne suis pas tombé sur Ecker au détour d’un contrôle de routine…” Bon, l’histoire était du baratin à cent pour cent, alors. Du début, à la fin. Toutefois, tu ne dis rien pour le moment et tu le laisses plutôt continuer son histoire. Il enchaîne avec le fait que la Tallart n’a rien à voir là dedans, qu’il cible Moz depuis bien longtemps et enchaîne avec quelques bribes de son passé. Tu l’écoutes attentivement, oubliant même de manger. Enfin, il arrive à la raison de sa prise de contact avec toi. Et tu ne dis toujours rien. Le silence retombe un instant, avant qu’il ne reprenne la parole de lui-même. La suite de son discours est bien plus personnelle. Une quête de vengeance, mais une quête que tu comprends, du moins, en partie, ce qui apaise un peu ta colère. Il semble avoir terminer, maintenant. “▬ Vous auriez dû me dire la vérité dès le départ.” En fait, tu étais persuadée que même en sachant tout ça, tu l’aurais sans doute aidé aussi. Tu en étais certaine, tu te connaissais après tout. “▬ Ça nous aurait éviter pas mal de problèmes.” Y compris ta crise de nerfs. Et ta colère. Et le sentiment cuisant d’avoir été trahie et abusée, aussi. M’enfin, tu imaginais bien que ça n’était pas simple d’avouer ce genre de chose à une inconnue, et qu’il était sans doute plus simple de mentir. En fait, tu essayais tant bien que mal de te mettre à sa place. Peut-être que tu aurais menti aussi … “▬ Je ne suis plus en colère, si vous voulez tout savoir. J’ai eu le temps de me calmer.” Tu attrapes ta fourchette, pour attraper un morceau de viande. “▬ Mais ça ne veut pas dire que j’ai déjà tout oublié.” Tu portes ta nourriture à ta bouche, pour la mâchonner un moment en regardant autour de toi. “▬ Vous comptez faire quoi maintenant, exactement ?”
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Jeu 8 Mar - 12:01
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner









La balle n'était plus dans mon camp. Il y avait toujours la sécurité de son implication dans l'affaire Ecker, qui devrait l'encourager à garder le silence, mais si elle me considérait plus dangereux qu'eux, ou peut-être même me prenait-elle aussi pour un traître qui en avait balancé un autre pour avoir la paix, elle pouvait me livrer à l'ARA. Et je serais impuissant, je ne la dénoncerais pas, elle était trop importante pour que j'emporte un agent de liaison dans ma chute. Je pourrais fuir, avant qu'elle ne donne l'alerte, peut-être... J'étais vidé. Content d'avoir lâché un peu de leste, mais vidé.

“▬ Vous auriez dû me dire la vérité dès le départ.” Maintenant, oui, il était plus facile de se livrer. "Sans vouloir vous offenser, je ne savais pas à qui j'avais à faire. Le travail que l'on effectue avec la Tallart est important, mais celui que j'exerce de mon côté l'est tout autant. C'était un risque que je ne pouvais pas prendre." Non, clairement pas. La place du change-face l'avait depuis quatre ans mis au sein de bien trop de données importantes pour que tout capote par honnêteté. Sans compter que tenir ce secret aussi longtemps le rendait inaccessible, comme une partie intime de soi qu'on ne veut pas que les autres voient, une partie honteuse et privée.Ceci étant dit, effectivement, cela nous aurait évité pas mal de déboires,
dont sa blessure, à laquelle je jette un coup d'oeil furtif, et la mienne, que je sens toujours picoter sur mon abdomen.

“▬ Je ne suis plus en colère, si vous voulez tout savoir. J’ai eu le temps de me calmer.” Elle avait le droit de l'être pourtant, encore, même si j'avais espéré que de me jeter dans le vide lui donnerait les clés nécessaires pour comprendre le rôle qu'elle avait joué dans toute cette histoire. "Je vous en remercie...". Je préfère répondre à la phrase suivante par un petit sourire. Il serait en effet difficile d'oublier cette histoire. Je continue à manger, et laisse mon regard dériver dans la salle. Quelques personnes lancent le petit regard de fouine désintéressée qui signifie "non je ne commère pas, mais quand même, j'aimerais bien savoir" et chuchotent, rien qui ne sorte de l'ordinaire.

“▬ Vous comptez faire quoi maintenant, exactement ?”. On en venait aux choses sérieuses. Je me redresse et pose ma fourchette. "Tout dépends de vous." Oui. Désormais elle savait. Certes pas tout, mais plus que ce que je n'aurais déjà du lui dire et suffisamment pour m'aider si elle souhaitait continuer... Ou pour tout arrêter, si elle jugeait que mes actions devaient se stopper maintenant. Mais il y avait quelque chose en elle. Une envie d'aller plus loin que j'avais déjà ressentie quand elle avait tenu à m'accompagner pour Moz. Une envie que je ne m'expliquais pas encore mais que je comptais bien comprendre.
"On a eut des difficultés aujourd'hui, à cause de moi, je vous l'accorde. Mais j'ai besoin de vous pour continuer. Vous avez accès à des informations que je ne possède pas et inversement. Vous n'avez pas froid aux yeux et vous me plaisez." Enfin, oui, mais non. Si bien sûr, mais je veux pas lui dire. Et oui, mais pas que comme ça."Je veux dire... vous travaillez bien". Il fallait vite rentrer dans le vif du sujet. "Ecoutez, il y a un homme, que j'avais chassé un temps et dont j'avais perdu la trace sans comprendre pourquoi. Mais lorsque le Prométhée a eut des ennuis, il a refait surface récemment. Je pense qu'il a été affecté la-bas, et pour une raison ou pour une autre, il est mêlé à ce qu'il s'est passé là-bas. Ce qui expliquerait son retour parmi nous. Je compte m'occuper de lui." Autant qu'elle le sache maintenant, je n'arrêterais pas. Quitte à ce que tout finisse mal. Si elle s'engageait, c'était désormais en connaissance de cause. Elle pouvait retourner à la sécurité, et pourtant je voulais qu'elle partage ce danger avec moi. C'était égoïste. C'était un besoin. Une envie. "Et j'aimerais que ce soit avec vous. Qu'en dites-vous?"
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Jeu 8 Mar - 14:57
le change face
swann & charlie

Ta colère a beau avoir été mise de côté, tu te poses encore beaucoup de questions. De plus, tu ne te sens pas pour autant en sécurité, maintenant que le soucis de la matinée semble être réglé. Pour terminer, maintenant que tu as entendu une partie de l’histoire de ce soldat, ainsi que ses explications, il ne fait aucun doute pour toi qu’il va sans doute continuer ses agissements au nez et à la barbe de l’ARA … au risque de finir par se faire pincer. Bien sûr, ça ne devrait pas t’intéresser. Tu estimais avoir eu assez d’émotions fortes pour la journée. Tu avais eu peur, tu ne pouvais pas le nier. Tu étais loin d’être une femme d’action, tu n’étais pas soldat, et tu n’étais pas spécialement taillée ou entraînée pour le terrain, même si tu ne manquait certainement pas de courage et de détermination. Pour autant, une part de toi avait tout de même apprécier cette petite chasse au traître, et cette mésaventure avait au moins eu pour effet de te défouler un peu, toi qui ne cessait depuis des jours maintenant de te poser des questions par rapport au Prométhée. “Tout dépend de vous.” Allons bon. Il comptait donc continuer de te mettre dans ses petits affaires douteuses ? Les picotements sur ton bras, étaient là pour te rappeler que continuer sur cette lancée, avec ce soldat que tu ne connaissais même pas n’était pas spécialement une bonne idée. Pourtant, tu ne prends pas la fuite. En fait, tu restes assise face à lui et tu es surprise de constater que tu l’écoutes même toujours très attentivement.

“On a eu des difficultés aujourd’hui, à cause de moi, je vous l’accorde.” Tu hoches la tête bas en haut, arrachant un petit morceau de ton pain que tu portes à ta bouche. “Mais j’ai besoin de vous pour continuer. Vous avez accès à des informations que je ne possède pas et inversement. Vous n’avez pas froid aux yeux, et vous me plaisez.” Tu relèves à ce moment là vivement la tête. Tu lui plaisais, rien que ça. Un sourire vient prendre naissance au coin de tes lèvres, lorsque tu remarques que ces paroles lui ont vraisemblablement échappées. “Je veux dire … vous travaillez bien.” Tu acquiesces. Forcément, ce qu’il était en train de te raconter était loin d’être faux. Non seulement, tu avais effectivement accès à certaines infos, lui à d’autres. Mais en plus de ça, tu devais bien admettre que vous formiez à vous deux une équipe plutôt efficace. Il avait la force, la carrure, et les moyens de se défendre, et de te défendre. Quand à toi, tu avais une certaine douceur, l’art de la parlote, et de la patience. En clair, vous étiez finalement relativement complémentaires. Mais forcément, ça ne faisait pas tout.

“Ecoutez, il y a un homme, que j’avais chassé un temps et dont j’avais perdu la trace sans comprendre pourquoi.” Bon. Tu aurais du t’en douter, à peine Acker hors du paysage, Turner semblait déjà avoir une nouvelle cible. “Mais lorsque le Prométhée a eut des ennuis, il a refait surface récemment.” Le Prométhée. Le nom de ce vaisseau à peine prononcé, le soldat à réussi à capter toute ton attention. “Je pense qu’il a été affecté là-bas et pour une raison ou pour une autre, il est mêlé à ce qu’il s’est passé là bas. Ce qui expliquerait son retour parmi nous. Je compte m’occuper de lui.” Ainsi, voilà qu’il s’avérait que tes soupçons étaient fondés à propos du Prométhée, et de traîtres qui pourraient y être installés. Tu soupires, toi qui avais résolu il y a une heure de ça de couper tout contact avec ce soldat pour ta propre sécurité … il était parvenu à retourner la situation en à peine quelques phrases. “Et j’aimerais que ce soit avec vous. Qu’en dites vous ?” Tu ne pouvais pas laisser passer l’occasion de découvrir ce qui pouvait bien se tramer sur le vaisseau de ton père. Et surtout, tu ne pouvais pas laisser passer ta chance de punir ceux qui avait pu manquer de tuer ton papa. Tu soupires donc, lourdement, repoussant ton plateau contre celui du soldat. “▬ Je ne veux plus de mensonges.” Tu voulais tout savoir, même ce qui pouvait être déplaisant. “▬ Et je ne veux pas non plus que vous vous amusiez à me laisser sur la touche quand ça vous arrange.” Tu lui lances un regard interrogateur, histoire de savoir s’il a bien saisi tes conditions. “▬ C’est mon père qui commande le Prométhée, et si des hommes sont responsables des incidents qui ont lieu à bord de ce vaisseau, je vous aiderais à leur botter les fesses hors de cette flotte.” Tu as baissé d’un ton. Tu as déjà surpris quelques regards dans votre direction, des regards connus, parfois. Tes collègues. Les rumeurs doivent déjà être en marche … malheureusement tu n’y peux plus grand chose et surtout : ce n’est clairement pas le plus important. “▬ Je vous obtiendrais toutes les infos que vous voudrez. Dans la mesure du possible.” En clair, tu ferais ton possible pour lui être utile.
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Mar 13 Mar - 15:35
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“▬ Je ne veux plus de mensonges.”
Assurément. Le pire étant passé, je ne me risquerais plus à la mettre en danger par manque d'informations. Je hoche la tête en signe d'accord, espérant toutefois qu'elle ne songe pas à poser des questions trop poussées sur mon passé. Mentir non, ne rien dire si cela devait toucher papa ou Terre Rouge, oui. Du moins pas encore. Je me sentais proche d'elle, ce qui était plutôt bon signe étant donné que je l'avais rencontré il y a à peine trente-six heures. Ce n'était pas un piège pour me soutirer le plus d'infos possible et me faire jeter en cellule, j'étais certain que sa détermination allait au-delà de moi et que quelque part, si elle avait été un moyen pour moi de venir à bout d'Ecker, j'étais un moyen pour elle d'aller de venir à bout de quelque chose.

“▬ C’est mon père qui commande le Prométhée, et si des hommes sont responsables des incidents qui ont lieu à bord de ce vaisseau, je vous aiderais à leur botter les fesses hors de cette flotte.” Tiens, première nouvelle. Il me semblait bien que le nom de Dixon m'étais familier, mais de là à ce que Dixon senior commande le Prométhée... les pièces s'assemblent petit à petit. Si le paternel à failli y passer, elle devait chercher une opportunité de mettre au clair ce qui c'était passé depuis un moment. C'était pour moi le coup le plus osé des espions depuis la disparition de la première flotte. Et autant d'audace ne présageait que de plus gros ennuis pour la suite.
Je repousse mon assiette désormais vide et attrape un fruit. Mis à part le caractère mortellement sérieux de notre conversation, j'étais content, pour une fois, de manger à part de l'escouade. Avoir un semblant de vie sociale avec une personne extérieure à mon travail. Une personne qui n'avait aucune idée de qui était Nate, ce petit gamin qui voulait devenir pirate de l'air, mais tout de même, je brûlais d'impatience à l'idée qu'un jour peut-être, il pourrait à nouveau faire surface, et qui sait, cela grâce à elle.

"Pari tenu." Je ne donnais pas cher de leur peau, avec son aide. " Je crois que je vais finir par demander à Grimms de nous rémunérer. Quand on en aura terminé avec eux, ils n'auront plus de job." Je lui souris, espérant dérider un peu l'atmosphère avec cette blague nulle. Je termine mon fruit et regarde mon plateau désormais vide. Ce n'étais pas une bonne idée de prolonger le repas. Après tout, nous n'étions pas assurés à cent pour cent qu'aucun agent de l'Ara ne remonterait jusqu'à nous aujourd'hui. Je me lève, et adresse le salut militaire. Il y avait toujours les petites hyènes en mode desperate spacewives aux alentours, aussi, garder une mise en forme officielle ne pouvait pas faire de mal.
Avant de partir toutefois, je m'approche d'elle ,suffisamment bas pour qu'elle soit la seule à m'entendre. "Je te remercie Swann". Cela faisait un drôle d'effet d'utiliser son prénom. Il lui allait bien, mais j'avais l'impression de commettre une faute protocolaire et d'entrer quelque part dans un terrain inhabituel.
Oui merci. Il fallait du courage pour se lancer sciemment dans ce genre de chasse, encore plus lorsque l'on n'est pas soldat. Merci aussi de me faire confiance, moi l'inconnu qui avait risqué sa vie et qui désormais la tenait à nouveau entre ses mains.
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