conspiration. (charlie)

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Mer 21 Mar - 22:43



conspiration

swann & charlie

tout pouvoir est une conspiration permanente.
Il se pose des questions. Des tas de questions … Tu le sais. Il est surpris. Il faut dire que c’est bien la première fois que tu te permets de faire parvenir ce genre de message à ton père. Trois ans que tu as rejoint la flotte, et il avait toujours catégoriquement refusé que tu travailles avec lui. A l’origine, tu rêvais de rejoindre le Prométhée. C’était le seul et unique vaisseau que tu visais, simplement parce que tu te disais que c’était là qu’était ta place. D’ailleurs, étant donné que tes parents - ton père surtout - avaient toujours tout fait pour t’empêcher de quitter ta planète pour monter à bord de l’un des vaisseaux de cette flotte, tu avais logiquement pensé que peut-être, si ton père pouvais t’avoir à l’oeil, il accepterait que tu viennes travailler pour la FEA. Et pourtant, surprise, il avait catégoriquement refusé que tu montes à bord de son vaisseau à lui. Conflit d'intérêt, pas l’envie de devoir donner des ordres à sa fille, ni le désir d’entendre des ragots à propos de toi … en clair, il préférait te savoir ailleurs, dirigée par un autre pour pouvoir travailler plus sereinement de son côté. C’était spécial, mais c’était un point de vue qui se tenait, pour toi, et tu n’avais d’ailleurs émis aucune objection à ça. Tu avais accepter l’Alizé sans broncher, et finalement, maintenant que tu y étais, tu savais que ce n’était pas plus mal. En trois ans, tu n’avais jamais ressenti le besoin d’aller chercher l’aide de ton père. Tu avais su prouver que tu étais indépendante, et que tu savais te débrouiller seule. Seulement … Il fallait un début à tout, et après cette discussion avec Turner, au sujet du Prométhée, après tes propres doutes, et surtout, après cet incident à bord du vaisseau dirigé par ton père, tu avais ressenti le besoin d’avoir un contact avec ton cher papa. Autant pour te rassurer, que pour questionner, bien évidemment.

C’est donc comme ça que tu en étais arrivée là, assise dans la salle de ce petit restaurant, sur le Nexus de nouveau accessible depuis que la flotte avait rejoint le port d’attache. C’est toi qui lui avait fait parvenir une invitation à te retrouver ici, et il était venu … à ta grande surprise. Ce n’était pas simple de le voir. Déjà parce qu’il n’était pas sur le même vaisseau que toi au quotidien, mais aussi et surtout parce qu’être le Commandant de l’un des vaisseaux de cette flotte était une tâche prenante. Ton père n’avait que peu de temps libre, mais malgré tout, tu étais plutôt heureuse de le voir là, assis en face de toi, en forme. Et surtout : en vie, et sain et sauf. “Je ne m’attendais pas à te voir, Swanny.” Ce surnom, il n’y avait que ton père pour encore oser l’utiliser. Cela dit, il te fait sourire. “▬ J’avais besoin de savoir que tout allait bien pour toi, après … les soucis, avec le Prométhée.” Ton sourire disparaît, lorsque tu évoques cette panne, cette explosion, ou peu importe ce qui avait pu se passer sur ce vaisseau. Maintenant que tu sais que pas mal de traîtres à l’Alliance se baladent librement sur les vaisseaux de cette flotte, tu avoues que parler de tout ça à tendance à te mettre passablement en colère. Pour autant, tu t’efforces de ne rien montrer de tout ça à ton père. Tu avais besoin de lui dissimuler des choses, oui. Sa place ne lui autorisait pas à tolérer les actions auxquelles tu pouvais prendre part, en ce moment. Tu savais que si tu venais à lui parler de ça, il s’en mêlerait, et te presserais de te mettre en relation avec l’ARA, ce dont tu ne voulais surtout pas. Et puis, tu pensais aussi à Charlie … Même si ce soldat t’avais mise en danger dans un premier temps, le fait que tu n’ais eu aucun problème avec Grims depuis l’épisode du type qui changeait de visage signifiait que Turner avait bien fait son travail.

Entamant ton assiette, tu relèves le regard, jaugeant ton père du regard. “▬ Alors, tu sais ce qui a bien pu provoquer cette … C’était une explosion, d’après ce qui se raconte, non ?” En fait, tu avais entendu parler d’une fusillade qui aurait eu lieu dans la salle des machines, mais ce n’était que des bruits de couloirs que tu écoutais, sans forcément y accorder plus de crédit que nécessaire. Ton père était le mieux placé pour savoir ça, tout autant que l’ARA … mais de ces derniers, tu n’aurais jamais rien obtenu, alors tu avais simplement voulu jouer ta carte familiale assez vite dans la partie. Cela dit, ton père étant quelqu’un de droit, il garde le silence un court instant, avant de mettre immédiatement les choses au clair. “Tu sais bien que je n’ai pas le droit de communiquer la moindre information à ce sujet, c’est une enquête de l’ARA.” Tu souffles du nez, signe de ton mécontement, autant que ta compréhension. Au final, rien que le fait que l’ARA soit mêlée à tout ça, et si active sur cette affaire était un indicateur flagrant que des choses pas nettes se passaient à bord du Prométhée. Mais au final, à la fin de ce repas, certes agréable en compagnie de ton père, tu n’étais clairement pas plus avancée, et tu étais rentrée déçue sur l’Alizé.

Ce n’est que trois jours après cette entrevue avec ton géniteur, que tu avais songer à aller trouver Turner. Cela faisait des jours, et des jours que tu travaillais seule, dans ton coin. Que tu fouinais, autant que tu le pouvais, et partout où tu en avais la possibilité. Quelques noms étaient ressortis de tes recherches, mais à l’évidence, rien de probant, et rien qui ne concernait le Prométhée, du moins en apparence. Pour autant, tu n’avais pas pris le temps de voir Charlie Turner en personne pour ça. Tu lui avais transmis quelques informations, en utilisant des petits stratagèmes comme les petits mots, dissimulés dans ses poches quand il avait le dos tourné … souvent, il s’agissait de noms que tu lui laissais, histoire qu’il fasse lui-même le lien avec ses propres informations, ou qu’il fasse ses propres vérifications. Mais là. Il allait tout de même que tu songes à le rencontrer, et c’est dans cet optique que tu avais quitter ton bureau en début d'après-midi, après avoir pris soin de vérifier que l’escouade de Tallart n’était pas en mission. Tu avais fouiller quelques pièces importantes du vaisseau, espérant l’y trouver … sans succès, et ce n’est qu’en retournant à ton bureau que tu l’avais aperçu, à l’autre bout du couloir que tu empruntais. Tu avais attendu un instant, et puis ne parvenant pas à savoir s’il était bel et bien seul, ou non, tu avais finalement pris ton courage et ton culot à deux mains pour presser le pas et le rejoindre, te mettant à sa hauteur. “▬ Soldat Turner.” Tu avais adopté ton ton stricte. Celui que tu réservais aux gens que tu ne connaissais pas du tout. “▬ Auriez-vous … un peu de votre précieux temps à m’accorder ? Ce ne sera pas bien long.”
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Mar 27 Mar - 21:23
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Swann Dixon et Charlie Turner






Depuis la petite fête organisée pour mon anniversaire par Lindsay, les choses étaient redevenues plus... normales? Non peut-être pas, mais plus apaisées. La jeune et impulsive Ashlynn s'intégrait doucement mais surement. Mis à part sa fâcheuse tendance à m'appeler Henry (Henry ça pourrait être le nom de mon grand père), je commençais à l'apprécier. Elle n'effacerait pas le souvenir de Talia bien sûr, seulement, la douleur s'estompait, elle rejoignait celles, omniprésentes mais étouffées , que j'avais appris à enfouir le long des années.
Vivre dans le souvenir, ce n'était plus vivre, mais le rejoindre petit à petit et s'effacer, et il existait encore quelque part dans la galaxie des dizaines de Terre Rouge. Et la mienne, subissant l'esclavagisme aux yeux de tous sans que personne ne dise rien, le bénéfice surpassant de loin la dignité humaine.

Sur le petit bout de table de chevet, allongé dans un peu de terreau, Elvis dormait, le ventre à l'air avec la bouche entrouverte. Pour un peu, si c'était physiologiquement possible pour lui, il ronflerait. Le Hana Ko semblait vivre plutôt bien à bord de l'Alizée, il mangeait très peu, se contentait d'eau et le peu de terreau que je lui avait trouvé l'occupait des heures, lui servant tantôt de château de sable, tantôt de planche de calcul, comptant les grains un par un, ou alors de projectiles, cette dernière utilité semblant être devenue sa préférée. Je passe la main au dessus du petit corps endormi pour vérifier qu'il n'a pas froid. Aujourd'hui nous étions en repos, et je voulais mettre ce temps à profit pour lui trouver de quoi s'occuper, voir se créer une petite maison. Ou trouver des bouts de bois dans une boite de métal?
Les explorateurs ramenaient souvent du bric à brac dans leur barda après une expédition. Jahel pourrait surement m'aider, ou m'aiguiller auprès d'un de ses membres d'escouade. Je pars donc à la recherche de la petite brune vaquant dans les couloirs. Les corridors, chacun ressemblant encore plus au précédant que le précédant vous faisait vagabonder, aussi bien de corps que d'esprit. Et depuis quelque temps, quand mes pensées se perdaient, elles finissaient toutes par se retrouver autour d'une même personne, l'agent Dixon.
Le visage de l'officier me revenait en tête de plus en plus souvent. Ses regard destructeur lorsqu'elle était en colère, son air pensif quand elle réfléchissait, et son sourire, que j'avais pu apercevoir lorsqu'elle parlait à l'équipe de Moz. Lorsqu'elle apparut à côté de moi, je mit deux secondes avant de comprendre qu'il s'agissait réellement de Swann, marchant dans ce même couloir.

"Madame" Je répond, avec une inclinaison du buste. Elle marchait sans m'accorder réellement d'attention. S'il elle n'avait pas prononcé mon nom, j'aurais même douté qu'elle était venue pour moi. Je ne peux m'empêcher de lui sourire, bien qu'elle ne semble pas du tout dans les mêmes dispositions que moi. Si elle était là pourtant, c'est qu'elle avait du nouveau. “▬ Auriez-vous … un peu de votre précieux temps à m’accorder ? Ce ne sera pas bien long.”
Je décidais de répondre sur le même ton qu'elle. Si elle souhaitait parler d'officier à soldat, alors je serais le soldat. "A vos ordres, Madame". A dire vrai, mis à part le dortoir d'ou je venais et qui n'était pas très loin et où je savais que personne ne reviendrait avant au moins une heure, je ne savais pas où aller pour parler sans écoute. Je guidais donc la jeune femme jusqu'à notre porte. J'eu une hésitation, me demandant si j'avais pensé à ranger mes affaires. Et ouvris.

Quand j'ouvris la porte, Elvis bondit sur ses pattes et jeta un regard curieux à Swann. Il me regarda ensuite avec un air complice que je fit mine d'ignorer. Manquait plus qu'il me grille. Je referme la porte derrière l'agent et lui avance une chaise. Je m’assoit sur mon lit, près de la petite créature.

"Je suis désolé, l'endroit ne fait pas très officiel mais au moins nous pouvons parler. Aucun soldat n'utilise ses permissions à comater dans les dortoirs. En journée il n'y a personne. Et lui ne sait pas parler" Je désignais Elvis du doigt. Beaucoup de créatures de son type, douées de raisons et passe-partout étaient souvent utilisées pour de l'espionnage. Même si en général, c'était plus les femmes qui les utilisaient pour suivre leurs maris volages.
Je n'avais pas vu Swann Dixon depuis des semaines, et quelles que soient les circonstances, avoir un contact avec la jeune femme autre que par billets interposés me plaisait.

"Heuu , je n'ai rien à vous proposer , Hermès a des petites bouteilles d'eau si vous voulez, il ne se rend jamais compte quand je lui en prend une."

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Mar 27 Mar - 23:23



conspiration

swann & charlie

tout pouvoir est une conspiration permanente.
Fort heureusement, il semble que Charlie était seul. Lorsque tu apparais dans son champ de vision, et que tu t’adresses à lui, il se redresse aussitôt pour se tenir le plus droit possible, à la manière des soldats qui font face à un supérieur hiérarchique. “Madame.” Cette appellation sonne bizarrement, pour le coup, mais vu ta façon de t’adresser à lui, tu comprends le ton qu’il se met à employer avec toi, même s’il te gène, au final. Normalement, tu appréciais assez le fait d’être respectée par les soldats, même les plus imposants. Ta position dans la chaîne de commandement de ce vaisseau te valais d’avoir les même marque de respect que les hauts gradés … c’était plutôt plaisant. Mais ça ne l’était plus quand c’était Charlie qui agissait de cette manière. Et pourtant, tu étais loin de vraiment le connaître. “A vos ordres, Madame.” Tu grimaces légèrement, et tu résistes même à l’envie de le corriger ; ce n’est pas un ordre. S’il n’avait pas le temps, ou simplement pas l’envie, il aurait pu refuser de s’entretenir avec toi, et tu ne lui en aurais sans doute pas tenu rigueur. Pour autant, tu restes silencieuse tandis que le soldat te guide jusqu’à une porte … celle d’un dortoir. Pourquoi pas, après tout ? Ce n’était pas tellement le genre d’endroit dans lequel tu avais l’habitude d’aller discuter, mais au moins, personne ne viendrait vous y déranger, du moins tu l’espérais.

Le soldat t’ouvres la porte, te laissant pénétrer dans la pièce en premier avant de t’y suivre et de soigneusement refermer derrière lui. Tu lui lances un regard, tandis qu’il t’offre une chaise pour que tu t’y installes, tandis qu’il va s’asseoir sur ce qui semble être son lit. Toi, tu prends le temps d’observer l’endroit. La pièce n’était pas bien grande, mais les dortoirs des vaisseaux étaient visiblement bien optimisés. Assez pour contenir douze places. Douze lits. Et donc, douze personnes. Toi, tu ne partageais pas ton dortoir, tu avais la chance d’avoir ton espace à toi, tout comme tu possédais ton bureau, et tu savais que c’était un vrai privilège. “Je suis désolé, l’endroit ne fait pas très officiel mais au moins nous pouvons parler. Aucun soldat n’utilise ses permissions à comater dans les dortoirs.” Tu hausses les épaules, pour finalement offrir un sourire poli au soldat. En vérité, tu te fichais bien de l’endroit, qu’il fasse officiel, ou pas. “En journée, il n’y a personne. Et lui ne sait pas parler.” Du doigt, Charlie désigne alors quelque chose … une petite chose que tu n’identifies pas. En fait, il te faut te pencher, et observer ce qu’il te montre d’un peu plus près pour comprendre qu’il s’agit d’un tout petit être vivant, occupée à dormir dans un tas de terreau. Tu refuses alors poliment la bouteille d’eau qu’il te propose, en agitant négativement la tête, ne quittant toujours pas la petite créature étrange. “▬ Qu’est-ce que c’est ?” Toi et les créatures de cette galaxie, ça faisait quelque chose comme cinquante. Tu avais quelques connaissances, mais sans plus. Le désavantage sans doute de ne jamais aller sur le terrain … mais peu importe. Au bout d’un moment, tu finis tout de même par te redresser sur ta chaise, tu n’étais pas venue ici pour observer cette petite chose mais pour des choses bien plus importantes. “▬ Ne vous en faites pas, de toute façon ce que j’ai à vous dire n’as rien d’officiel … évidemment.” En fait, c’était même mieux. Tu préférais ce genre d’endroit à ton bureau, trop exposé. Si tu t’étais mise à recevoir Charlie trop souvent là-bas, tu étais certaine qu’on se serait mis à te poser des questions, et tu voulais éviter ça à tout prix. Tu préférais encore les rumeurs de bonne femme … c’était moins dangereux. “▬ J’ai rendu visite à mon père, cette semaine. J’ai bien essayé de le questionner, mais évidemment, il est resté muet comme une tombe.” Ce qui forcément, était loin de t’arranger. Tu t’étais attendue à au moins avoir quelques informations de la part de ton géniteur, mais ce dernier était trop loyal, trop dévoué, et trop obéissant. L’ARA lui avait ordonné de tout garder pour lui, et c’est ce qu’il faisait maintenant. Il n’avait rien lâcher, même pas quelques petites miettes. “▬ En réalité, j’ai bien peur de ne pas avoir avancer beaucoup plus. J’ai bien quelques noms qui ressortent, parfois, mais je vous en ai déjà communiquer pas mal.” Communiquer était en fait un bien grand mot. Tu avais user de techniques un peu vieillottes pour faire passer tes messages, craignant que si tu te mettais à aller donner de vive voix tes informations au soldat, quelqu’un finisse par repérer tes allers et venues. Oui, tu étais méfiante, et surtout, tu étais prudente. “▬ Vous avez bien reçu mes … messages ? Les noms que je vous ai donnés ont donnés quelque chose ?” En clair, tu voulais avancer. Tu n’avais pas grand chose de ton côté, mais tu avais estimer - peut-être à tort qui sait ? - qu’il était temps que tu t’entretiennes véritablement avec le soldat. Au moins histoire de faire le point.
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Ven 30 Mar - 19:16
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Swann Dixon et Charlie Turner








“▬ Qu’est-ce que c’est ?” Occupé à regarder l'agent Dixon dont l'attention est captée ailleurs, je manque de répondre "qu'est ce que c'est quoi?". Je suis son regard, posé sur Elvis. La petite bête est retournée à sa sieste. Un bienheureux, le rayon de la lampe de chevet l'éclairant et lui assurant chaleur et lumière. Cette semaine, il avait commencé à faire pousser une toute petite tige sur le haut de la tête. "Je l'ai trouvé lors de la précédente mission...". Ça ne me plaisait pas de parler de cette expédition, encore maintenant. "Ou plutôt, c'est lui qui m'a trouvé. C'est un Hana Ko, une sorte de vie végétale et organique. Il est réputé chez les Rahiriens pour être le parfait compagnon de maison et de jardin." Parler de la vie sous l'Empire, cela non plus ne me ressemblait pas. Étant donné que Swann était la seule personne vivante à bord connaissant un peu cette partie de mon histoire, et finalement, les années passées à l'Empire, en comparaison de ma jeunesse, n'avaient pas été les pires. J'aurais vraiment voulu partager tous ces souvenirs avec elle, lui livrer toutes ces parties de moi, même celles auxquelles je m'étais moi même bloqué l'accès. Je ne tenais pas de journal, ne parlait à personne de tout ce que j'avais vu, les morts qu'un enfant avait vues, assistées, provoquées. J'étais prêt désormais.

“▬ Ne vous en faites pas, de toute façon ce que j’ai à vous dire n’a rien d’officiel … évidemment.” Alors le ton pressé et froid de tout à l'heure, totalement disparu maintenant ne l'avait été que pour préserver les apparences. Je me détends totalement et passe le doigt sur Elvis, lui frottant la tête.
“▬ J’ai rendu visite à mon père, cette semaine." Je reporte toute mon attention sur Swann. Enfin, les choses allaient bouger. Cela expliquait aussi en partie le fait que la jeune femme ne m'avait pas donné de nouvelles récemment. Bien, Dixon Senior devait en savoir beaucoup plus que l'ARA lui-même. "J’ai bien essayé de le questionner, mais évidemment, il est resté muet comme une tombe.” Ah. Que le paternel soit un homme de devoir étant donné sa position, ce n'était pas tombé du ciel, mais j'aurais quand même parié sur le lien parental et la détermination de sa fille pour qu'il nous donne au moins une piste, même minime.

J'essaye de lui cacher ma déception, je sais qu'elle a fait ce qu'elle a pu, j'ai déjà eut sa détermination sous les yeux, si son père n'a rien dit, c'est que ce qu'il cache est énorme. Soit il ne voulait pas mêler sa fille à cela, soit le haut du gratin de la FEA avait intérêt à garder tout ça enfoui bien profondément. Manque de bol, je ne comptais pas y laisser dormir bien à son aise en attendant que l'ARA se casserait les dents. Je creuserais à m'en casser les doigts, et les yeux de ma compagne en révélaient tout autant de son côté.
Je ne m'étais pas beaucoup attardé sur elle depuis qu'elle m'avait abordé dans le couloir. Son attitude alors m'avait plutôt encouragée à me tenir droit, regard fixe. Désormais qu'elle se tenait sur la chaise, concentrée et dans un dialogue corporel beaucoup plus ouvert, je pouvais distinguer plus de choses. Son odeur tout d'abord, que la proximité rendait perceptible. Ce n'était pas le genre de femme à en faire des tonnes sur le sujet, la discrétion avec laquelle elle s’apprêtait rendait chacune des touches de sa féminité encore plus attrayante à chercher.
Ses mains, délicates et entretenues. Un léger coup d'oeil aux miennes me fit peur. Mais woh, c'était quoi ces trucs immenses à côté de la légèreté des siennes. Imaginer cinq secondes sa paume se poser sur moi me fit frissonner. Ça allait devenir gênant.

“▬ Vous avez bien reçu mes … messages ? Les noms que je vous ai donnés ont donné quelque chose ?”
Les messages. Oui, une piste effectivement, tangible celle-là et prometteuse. Rien n'était encore fait, mais maintenant que Swann était à nouveau dans la partie, on progresserait vite.

"-Oui, j'ai failli passer à côté, mais j'ai avancé dessus. Je suis allé voir Garviel Vector, le leader de la Cobalt. Il me connait, j'ai confiance en lui. Du moins suffisamment pour le savoir du bon côté de la ligne. Farnis a quitté l'escadron sur un conflit avec ses pairs. Il s'est rendu coupable de non assistance, deux de ses coéquipiers y sont morts. L'un deux, d'après Garviel, souhaitait s'entretenir avec le leader de l'époque de quelque chose d'important juste avant sa mort.
La bonne nouvelle, c'est que le Farnis en question est présent sur l'Alizée en ce moment même. La mauvaise, c'est que pour qu'il ai été couvert sur une telle bavure, sans même une enquête aboutie, il a quelqu'un derrière lui de beaucoup plus haut placé, et de bien plus dangereux. Trop de personnes ont fermé les yeux sur l'incident.
Garviel et moi allons débusquer Farnis, mais j'ai besoin de toi pour trouver la personne qui le maintient à bord."
.
Avec l'agent Dixon, peu importe le grade de la personne, sur l'Alizé, elle était intouchable. Le problème pourtant restait le même. Elle allait s'attirer les foudres de personnes puissantes. Plus encore que Moz Ecker. Personne ne plaisantait sur la mort de soldats ici. Les deux cobalts n'avaient pourtant pas eut le droit à la justice, il y avait donc des intérêts puissants protégés. Par qui? Pourquoi? On le trouverait, et quels qu'ils soient, je serais derrière Swann.

A dire vrai, depuis mon entretien avec Garviel et Valéria, tout ceci prenait une ampleur qui me dépassait. Je n'étais Pas Eobard, j'étais un soldat, et je commençais à prendre des risques qui m'emmènerait loin de mes attributions. Je n'étais pas dupe, à un moment ou à un autre, je tomberais pour ça. Grimms était intelligent, le chef aussi. Ils finiraient par comprendre ce qu'il se passe. Si j'obtenais assez d'éléments d'ici là, il n'y aurait plus qu'à laisser le dossier grand ouvert, couvrir Swann et partir. La prochaine étape serait simple, retour à Terre Rouge avec une équipe et faire le maximum de bruit.
Oui mon temps était compté ici. Mais il l'était avec elle, et ce que j'avais prit pour une fatalité il y a une semaine en voyant Garviel devenait simplement une évidence. Les Rahiriens se souviendraient de moi, et si l'agent Dixon se souvenait de moi elle aussi, alors tout irait bien.



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Lun 2 Avr - 18:05



conspiration

swann & charlie

tout pouvoir est une conspiration permanente.
De nouveau, ton regard dévie vers la toute petite créature … Il dort. Il a l’air si paisible. Lui au moins ne se laissait pas atteindre par les soucis des humains. Pas de conflit, ni même de guerre. Pas d’espionnage. Pas de tentative de meurtre, ni de sabotage. Rien. Rien que lui, son petit tas de terreau, et la douce chaleur de la lumière au dessus de lui, brillant comme un soleil. Son propre petit soleil. Mais tu ne regrettais pas tes choix, n’est-ce pas Swann ? C’est vrai que tu n’étais pas réellement taillée pour poursuivre les criminels … en fait, tu ne t’étais jamais poser la question et tu n’avais jamais songer à faire une telle chose un jour. Tu étais le genre de fille qui même si elle avait besoin d’un peu d’aventure, de bouger, de voir autre chose que sa planète d’origine, avait tout de même cruellement besoin d’une certaine stabilité. On aurait pu penser qu’une flotte qui se déplaçait sans arrêt n’était donc pas faite pour toi du tout et pourtant, tu te sentais bien sur l’Alizé. En fait, parfois, tu avais l’impression d’oublier que tu te trouvais sur un vaisseau gigantesque au beau milieu de l’espace.

Lorsque tu évoques le peu d’informations que tu as en ta possession actuellement, tu remarques bien la déception du soldat. En fait, ça se lit clairement dans son regard, même si visiblement, il ne souhaite rien te reprocher. Il pourrait, pourtant. Tu dois avouer être profondément déçue de toi-même. Tu aurais penser pouvoir faire plus, et en faisant venir ton père sur le Nexus, tu pensais vraiment réussir à lui soutirer quelques informations … ou au moins quelques bribes. Mais rien. Le vide, le néant total. Ton cher papa s’était contenté de s’enfermer dans les banalités, de prendre de tes nouvelles, de te poser des questions à ton sujet, mais pas à un moment malgré tes tentatives il n’avait fait l’erreur de se laisser embarquer sur les sujets du Prométhée, de l’incident, ou des rumeurs qui circulaient à ce sujet.

“Oui, j’ai failli passer à côté, mais j’ai avancer dessus.” Passer à côté … Oui, c’était le risque avec tes petites combines. Le dernier message avait carrément été fichu sur un morceau de papier, plié bien trop de fois avant d’être glissé dans la poche d’un vêtement. Tu avais même eu de la chance qu’il soit trouvé, en vérité. “Je suis allé voir Garviel Vector, le leader de la Cobalt. Il me connaît, j’ai confiance en lui. Du moins suffisamment pour le savoir du bon côté de la ligne.” Tu hoches la tête … mais tout de même, tu ne demeures pas certaine que mêler toujours plus de personnes à tous soit une bonne idée. Surtout si ces gens étaient de bons éléments pour la FEA. C’était mettre tout ce beau monde en danger. Non ? Tu écoutes alors le soldat évoquer ce Farnis. C’est vrai que son nom était revenu de trop nombreuses fois sous tes yeux durant tes recherches, assez du moins pour attirer ton attention et lancer Turner sur sa piste. Tu n’étais bien sûr pas certaine que cet homme soit mêlé à quoi que ce soit, mais c’était une possibilité et tu n’étais clairement pas décidée à laisser passer ça, au cas ou. D’ailleurs, en écoutant ce que Charlie a appris, tu te rends compte qu’effectivement … ce type à réellement quelque chose de louche. “La bonne nouvelle c’est que le Farnis en question est présent sur l’Alizé. La mauvaise, c’est que pour qu’il ait été couvert sur une telle bavure, sans même une enquête aboutie, il a quelqu’un derrière lui de beaucoup plus haut placé, et bien plus dangereux.” A ce moment, tu ne peux t’empêcher de te crisper un peu sur ta chaise, puis à te mettre à jouer avec tes doigts comme pour apaiser la nervosité qui venait de te prendre d’assaut. S’occuper d’un petit agent d’entretien et le livrer à l’ARA ni vu, ni connu, c’était une chose. S’attaquer à quelqu’un de plus haut placé … c’en était une autre. Surtout si comme semblait le sous entendre Charlie, la personne en question était un Officier. Dangereux … C’était le mot. Les Officiers avaient de l’influence, généralement. Du soutien, aussi. Et si effectivement, cette personne avait des gens comme Farnis à sa botte, ça rendait les choses encore plus tendues. “Trop de personnes ont fermés les yeux sur l’incident. Garviel et moi allons débusquer Farnis, mais j’ai besoin de toi pour trouver la personne qui les maintient à bord.” A ce moment, tu ne peux pas t’empêcher de soupirer. Tu n’avais au aucun mal à fouiller et à balancer le menu fretin mais là … étrangement, tu ne pouvais pas t’empêcher d’avoir un peu peur, surtout après ce que tu venais d’entendre. Si quelqu’un apprenait que tu fouilles, mieux, que tu fouilles sur un officier. En fait … Le danger était que cet officier en question finisse par s’apercevoir de tes recherches à son sujet. Il aurait alors sans doute très rapidement les moyens de te faire … disparaître, tout simplement. Et pas toi uniquement, sans doute.

N’y tenant plus, tu finis par te lever et faire quelques pas, tournant en rond dans la pièce. Le pire, c’est que tu savais déjà de quel côté il te fallait chercher pour trouver des informations à ce sujet. La question c’était plutôt : est-ce que tu avais l’envie, et le courage de le faire ? “▬ Je vois ... “ Tu finis par revenir vers le soldat, sauf que cette fois au lieu de retourner sur ta chaise, tu viens t’asseoir à côté de lui, sur son lit. “▬ Ecoutez … Ecoute. Charlie. Je peux t’appeler par ton prénom, hein ?” Mais tu n’attends même pas de réponse. Tu continues de parler. “▬ Avant, est-ce que tu es certain que c’est une bonne idée d’entraîner d’autres personnes là dedans ?” Le pire, c’était qu’en fait, tu étais mitigée à ce sujet. Tu ne voulais pas que tout se finisse mal pour tous ces gens qui auraient eu le malheur de se mêler de tout ça, comme toi. Mais en même temps tout ça te paraissait tellement conséquent … tellement gros, que tu en venais à te dire que tu étais trop petite pour ça, et Charlie aussi, d’ailleurs. “▬ Je peux vérifier. Je suppose qu’un Officier a dû interférer pour lui dans cette affaire … il suffit de savoir qui.” Et en réalité, c’était plutôt facile à vérifier. “▬ J’ai son dossier dans un coin de mon bureau, mais j’ai pas le souvenir d’y avoir vu l’information. Il faudrait que je vérifie dans la base de donnée du vaisseau. Farnis a été changé d’escadron après tout ça, quelqu’un a forcément signer des documents pour tout ça … Si tu veux, on peut aller vérifier.”
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Dim 8 Avr - 16:35
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Swann Dixon et Charlie Turner







Swann est agitée, si bien qu'elle se lève de sa chaise après un soupir. Oui, c'était énorme, ce que je lui demandais. Je me dis des fois que je ferais mieux d'aller voir Grimms directement, qu'il envoie tous ses petits oiseaux fouiner et s'ils se font déplumer, ma foi, ce serait toujours moins grave, ils avaient signé pour ça. Pourtant, le fait qu'un cas aussi gros se présente à nous prouvait déjà le niveau de leur incompétence. Agir dans les clous, c'était bien, et pourtant, c'est précisément ce qui les empêchaient d'aller au bout. Après des années, la plupart des agents de l'Ara étaient officieusement connus de plusieurs membres de l'équipage. C'était nous, qui agissions pour notre compte, dans l'ombre, qui avions le plus de chance de surprendre tous ceux qui n'étaient pas à leur place.
"Personne ne le fera pour nous Swann" J'avais parlé tout bas, presque plus pour moi-même que pour elle. C'était la vérité, nous avions chacun des intérêts dans cette chasse, des injustices, une soif de vérité, peu importe, nous avions également des choses à protéger, des personnes à venger. Depuis qu'elle m'avait rejoint dans cette chasse à l'homme, elle était devenue comme un soutien, un couvert dont je n'avais pas bénéficié depuis des années. Cela faisait toute la différence, je me sentais suffisamment reboosté pour vider jusqu'à la dernière graine avariée du panier. Pour l'agent de liaison, les choses étaient différentes, elle avait fait le grand plongeon dans un monde régit par la trahison, le mensonge, et très souvent, la mort.

La jeune femme revient et s’assoit directement à côté de moi, sur le matelas. Je comprenais son besoin de proximité, beaucoup de vétérans auraient fait dans leur caleçon pour moins que ça. D'ailleurs, la sentir si près, dans ce cadre, sur mon propre lit avait un effet à la fois déroutant et ... intéressant.
“▬ Ecoutez … Ecoute. Charlie. Je peux t’appeler par ton prénom, hein ?” Cela faisait vraiment étrange; étrange et familier. Et en effet, nous partagions tous les deux un secret suffisamment lourd pour nous conduire directement à la case prison, ou cercueil. Il y avait de quoi se considérer plus proche de ce genre de personne que d'un propre membre de sa famille. Tout ceci sans compter l'attraction qu'elle provoquait chez moi. Le vouvoiement marquait cette barrière professionnelle, et s'en débarrasser entérinait ce que nous savions déjà, nous ne nous étions embarqué dans rien d'officiel, ni dans rien d'avisé. “▬ Avant, est-ce que tu es certain que c’est une bonne idée d’entraîner d’autres personnes là dedans ?” Je ne suis absolument certain de rien. Il y avait tellement de paramètres, tellement de personnes déjà impliquées sans même le savoir. Leur ouvrir les yeux ou les lancer dans ce problème, notre problème... en avait-on le droit, le devoir? Probablement un peu des deux. "Une bonne idée, peut-être pas. Une nécessité, oui, c'est certain. Il faut simplement bien choisir, et fragmenter les informations. Personne ne doit avoir l'intégralité de ce que l'on fait dans la tête." C'était la façon la plus sûre de protéger tout le monde. Impliquer d'autres personnes, ça signifiait aussi perdre cette intimité avec Swann mais avoir plus de chance d'aller au bout en vie.

“▬ Je peux vérifier. Je suppose qu’un Officier a dû interférer pour lui dans cette affaire … il suffit de savoir qui.” Si un officier s'était mouillé, je n'étais pas sûr qu'il ai laissé beaucoup de traces derrière lui. Le moindre faux-pas pourtant serait suffisant pour que l'agent de liaison le trouve. “▬ J’ai son dossier dans un coin de mon bureau, mais j’ai pas le souvenir d’y avoir vu l’information. Il faudrait que je vérifie dans la base de donnée du vaisseau. Farnis a été changé d’escadron après tout ça, quelqu’un a forcément signer des documents pour tout ça … Si tu veux, on peut aller vérifier.” C'était maigre, elle le savait, et moi aussi. Suffisant tout de même, complété avec ce que je trouverais avec Garviel, remonter les indices ne devrait pas être sorcier.

"Oui, nous pouvons commencer par là." Alors que nous nous apprêtons à partir, je la retiens par le bras "Swann, tu sais qu'il n'y aura plus de retour possible si nous franchissons cette porte" Je pense qu'elle avait déjà fait son choix. Je fais glisser mon bras le long du sien pour lui attraper la main et plonge mon regard dans le sien. Je pouvais ressentir sa détresse, probablement parce que je l'éprouvais un petit peu. Je n'avais pas peur de mourir, juste que cela n'arrive avant que je ne fasse changer les choses. Je m'étais précisément engagé pour cela, conscient de signer sans être sûr qu'il y est un quelconque après. Ce n'étais pas le cas de la jeune femme. La FEA pour la plupart, c'était l'accomplissement d'un rêve. Ce rêve devait plutôt ressembler à un cauchemars pour elle actuellement. "Je ne te laisserais pas tomber".

Dans le couloir, j'adopte de nouveau l'attitude précédente envers elle, distant, de soldat à officier. Je n'aimais pas que les gens nous voient trop longtemps ensemble, alors j'affectais la plus grande neutralité jusqu'à l'arrivée dans son bureau. N'importe qui, du commis de cuisine aux officiers d'êtat major pouvait devenir une balance avec la motivation adéquate. Ignorer Swann comme si elle n'était que du personnel parmi tant d'autres, une femme comme l'on en croise une vingtaine, c'était dur. Je connaissais le chemin jusqu'à son bureau, mais je me tenais légèrement en retrait, comme si je n'étais pas au courant et suivait un ordre, la hiérarchie jusqu'au placement de notre procession. Jusque là, l'ignorance m'avait fait subir une longue attente, Moz Ecker avait été le point de départ d'une traque qui n'aurait peut-être pas de fin. Traquer était un domaine où j’excellais.
Au détour d'un embranchement qui marquait le croisement entre les bureaux de DRH et de Gestion des Ressources, un homme apparu et je sentis mon pouls accélérer. C'était Valdor Grimms. Grand Manitou de l'Ara, l'homme au détecteur de mensonges intégré par je ne sais quel procédé obscure dans son esprit. Je sais qu'il provoquait cet effet sur tout le monde mais je ne pouvais m'empêcher de penser que s'il posait les yeux sur nous, il saurait. Sa réputation était surement sur-faite, ceci-dit, je fis un effort pour ne pas regarder dans sa direction, le regard toujours droit, voir niais de celui qui suit un ordre sans se poser de question.

"Agent Dixon, c'est un plaisir de vous voir"

Il devait exister dans la Galaxie des millions d'endroits et de moments préférables à celui-ci. Mais pas aujourd'hui, aujourd'hui il n'y aurait pas d'acquaponey pour nous sauver la mise. Discrètement, placé à moitié derrière elle de sorte que mon geste ne serait pas vu, je plaçais ma main dans le creux du dos de Swann, brièvement. C'était à elle de jouer et elle aurait besoin de tout le soutien possible. Prépare tes plus beaux mensonges mon grand, il va falloir improviser.
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Lun 9 Avr - 18:26



conspiration

swann & charlie

tout pouvoir est une conspiration permanente.
Tu n’avais rien, rien de rien. La preuve, il allait probablement encore que tu ailles fouiner, et pour ça, il fallait que tu retournes à ton bureau. Étrangement, tu n’avais aucunement envie d’y retourner seule … C’est pour ça que tu avais proposer au soldat de t’y accompagner. Pourtant, tu connaissais les risques d’une telle manœuvre, tu avais fais exprès d’adopter une attitude très distante envers lui dans les couloirs, devant le reste du monde tu préférais faire comme si cet homme n’était rien, rien d’autre qu’un soldat lambda. “Oui, nous pouvons commencer par là.” Tu hoches la tête. C’était un début comme un autre après tout … fallait bien commencer quelque part. En clair, tu étais vraiment en train d’essayer de te rassurer par tous les moyens possibles. Tu souffles, et puis tu te lèves pour sortir d’ici, retourner à ton bureau. Tu imagines que Charlie est sur tes talons lorsqu’il vient subitement attraper ton bras, te forçant à te retourner et à lui faire face. “Swann tu sais qu’il n’y aura plus de retour possible si nous franchissons cette porte.” En fait, ça rendait les choses encore plus effrayantes, dit comme ça. Mais tu le savais, n’est-ce pas ? De toute façon, tu estimais qu’il n’y avait plus eu de retour possible dès la minute où tu avais eu le fin mot de l’histoire, après l’épisode Moz Acker, au réfectoire, quand tu avais dis oui à tout ça, en toute connaissance de cause. Pourtant, tu ne dis rien. Sa main glisse le long de ton bras, provoquant chez toi un étrange frisson que tu peines à dissimuler, en particulier au moment où sa main vient prendre la tienne. Lorsque tu relèves la tête, son regard vient se fondre dans le tiens … moment particulièrement … intense, tout autant qu’un peu perturbant pour toi. “Je ne te laisserais pas tomber.” Instinctivement, tes doigts se referment sur les siens, tu serres très légèrement, comme si tu t’y accrochais en quelques sortes. “▬ ... Je sais oui.” Bizarrement, même si tu le connaissais assez peu, tu ne pouvais pas t’empêcher d’avoir toute confiance en Charlie. Tu avais l’impression de pouvoir t’y fier, de pouvoir t’appuyer sur lui, au besoin. Tu savais qu’il était disposé à te protéger, même s’il n’avait jamais rien dit à ce sujet.

C’est finalement toi qui retires ta main de la sienne, pour finalement ouvrir cette porte et sortir de ce dortoir en prenant bien soin de regarder avant si personne ne traîne dans le couloir. Tu te faufiles rapidement, suivie du soldat et vous reprenez tous les deux cette attitude lointaine, professionnelle. Tu passes devant, et il te semble que Charlie s’acharne à avancer à l’écart, derrière toi, comme si tu n’étais personne de particulier et qu’il ne faisait qu’à obéir à un ordre, presque à contre coeur, d’ailleurs. En réalité, la situation te mets grandement mal à l’aise … c’était nécessaire, tu le savais, mais tu supportais de moins en moins bien de jouer ce jeu très faux avec le soldat. Tu l’appréciais, beaucoup même, tu ne pouvais pas te le cacher, tu le connaissais aussi, pas autant que tu l’aurais voulu, certes, mais tout de même. Charlie, ce n’est plus monsieur tout le monde et bien évidemment, maintenant, il ressortait du lot, quoi que tu fasses. Et quoi qu’on en dise. Heureusement, les bureaux approchent, et tu n’as qu’une hâte ; entrer dans le tiens et verrouiller la porte pour avoir la paix et être à l’abri des regards. Malheureusement pour toi, il semble que les ennuis aient décidés de vous tomber dessus plus vite que prévu, bien plus vite même, puisqu’à un croisement, le dernier avant d’atteindre le couloir dans lequel se trouve ton bureau, voilà que tu tombes nez à nez avec la dernière personne au monde que tu as envie de croiser en ce moment : Valdor Grimms. Charlie toujours derrière toi, tu fais mine de marcher droit, arborant une expression neutre et espérant qu’il ne fasse que passer … mais non. Sa voix résonne dans le couloir presque vide. “Agent Dixon, c’est un plaisir de vous voir.” Tu t’arrêtes alors, subitement, et tu sens ton cœur accélérer, taper très fort dans ta poitrine sous l’effet de la peur. Tu redoutais cet homme, qui au sein de l’Alizé était bien connu pour avoir une espèce de don pour flairer les menteurs et les hauteurs de trahison. Il savait quand on lui mentait … du moins, c’était ce que racontait les rumeurs à son sujet. Tu ne le connaissais que très peu, tu l’avais croisé plusieurs fois, et vous aviez échanger quelques mots en quelques rares occasions, et toujours dans le cadre de vos boulots respectifs. Alors évidemment, le fait qu’il t’aborde au beau milieu d’un couloir te donne matière à avoir vraiment peur de ce qu’il pourrait te vouloir, ou pire, de ce qu’il pourrait bien déduire de ton attitude. Tu fais tout pour te construire un sourire de façade, un sourire qui ressemblerait à s’y méprendre à celui que tu abordes lorsque tout va bien. Tu espères réellement faire illusion, lorsque tu te tournes vers lui. “▬ Agent Grimms.” Tu le salues, tout en simplicité, et c’est à ce moment que tu sens la main de Charlie dans le creux de ton dos. Il essayait de te rassurer, tu le savais. Et aussi de te faire comprendre que face à un homme comme Grimms, et dans cette situation, lui ne pouvait pas faire grand chose. C’était ta partie du travail, ça. La parlote. “▬ Plaisir partagé. Voilà bien longtemps que je ne vous avez pas vu.” Mensonge. En fait, depuis un moment, tu gardais un œil sur l’ARA, tu tendais l’oreille, par-ci, par-là, histoire de voir si personne ne laissait quelque chose filtrer par inadvertance, en vain. De son côté, Grimms paraissait être plutôt occupé ces derniers temps. “J’ai effectivement beaucoup de travail, oui.” Son sourire est étrange, à ce moment. Comme à double sens, mais tu choisis de ne pas relever, ni d’entrer dans son jeu. “▬ Pensez à vous ménager, le stresse n’est bon pour personne.” Sourire compatissant, cette fois, avant que tu ne fasses mine de te retourner pour continuer ton chemin, et mettre fin à cet échange de banalités. “On m’a dit que vous étiez passée au bureau, récemment … vous avez été bien renseignée ?” Tu te tends immédiatement … La seule fois où tu étais passée, c’était à l’heure du déjeuner, le jour de cette affaire avec Acker, pour déposer la note. Visiblement, tu avais été vue. Grimms savait tout. “▬ Oh, oui. J’étais à la recherche d’une amie pour déjeuner, mais elle était déjà partie, il me semble … rien d’important, rassurez vous.” Son regard passe alors sur Charlie, il l’observe un instant … et puis décide finalement de s’arrêter là, visiblement. “Fort bien. Passez une journée, mes amitiés à votre père.” … Tiens. Ça aussi, il savait, pour ton père, et le restaurant, cette semaine. Tu pouvais le deviner. Pourtant, encore une fois, tu te contentes de sourire, et puis de continuer ton chemin. Tu as l’impression de te presser un peu, dans le couloir suivant, mais tu arrives rapidement à ton bureau que tu déverrouilles grâce à un code avant de t’y engouffrer et de laisser entrer le soldat. Tu prends soin ensuite de bien refermer la porte, de la verrouiller, et enfin, tu te permets de souffler. “▬ Bon sang cet homme est une véritable terreur … J’ai l’impression qu’il est toujours au courant de tout.” Tu fais quelques pas, pour finalement venir fouiller dans un tiroir, dans lequel tu soulèves pas mal de choses avant de tomber sur le dossier de Farnis que tu poses sur le bureau, pour Charlie. “▬ C’est une copie … tu peux le prendre si tu as besoin.”
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Mer 18 Avr - 13:43
Le change-face
Swann Dixon et Charlie Turner






Dans cette lutte qui ne m'appartient pas, je ne suis qu'un spectateur impuissant. Je pense Swann capable de retourner n'importe qui à son avantage, avec son sourire enjôleur, ses yeux dans lesquels vous pouvez jeter toute votre confiance et vous êtes sûr de la retrouver, aussi loin s'est elle ancrée... N'importe qui mis à part ce foutu Valdor Grimms. Le peu de doutes concernant l'étendu de ses informations est bien vite balayé alors que le dirigeant de l'Ara tourne bien vite la conversation sur l'excursion de Swann dans les bureaux de l'Agence afin d'y déposer le lieu où trouver le change-face.
Je sens une légère angoisse que je dissimule sans trop de mal, le regard toujours fixé droit devant, la posture raide. L'homme entérine le sujet en mentionnant Dixon Sénior. Jusqu'à quel point suspectait-il quelque chose? Tout ceci n'était-il qu'une suite fâcheuse de coïncidence dans une conversation tout à fait banale entre deux membres du personnel? En tout cas, la jeune femme ne se laisse pas démonter et enchaîne avec des réponses simples, polies et intéressées. Quiconque passant dans le couloir à ce moment n'aurait rien compris à l'ampleur de l'échange qui se déroulait sous mes yeux et aux conséquences qu'il pouvait avoir sur la suite de nos vies.

Finalement, L'homme met fin aux civilités et me regarde alors qu'il nous dépasse. C'était un putain de mur. Il aurait aussi bien pu me passer au scanner médical en faisant croire qu'il photocopiait un bulletin de paie, ç'aurait été pareil. Il ne m'adresse cependant pas la parole et passe son chemin. La suite de notre progression est rythmée par une cadence plus rapide, imposée par une Swann pressée de rejoindre le refuge de son bureau. A dire vrai, cette rencontre m'avait également donné envie de me mettre à l'abri des regards le plus rapidement possible. Lorsque la porte se ferme derrière moi, je lâche un petit soupir alors que l'agent de liaison rumine “▬ Bon sang cet homme est une véritable terreur … J’ai l’impression qu’il est toujours au courant de tout.”
"Je suis à près persuadé que ce n'est pas qu'une impression. Ce n'était probablement qu'un hasard tout à l'heure, mais il faudra que nous évitions de le croiser à deux trop souvent." Redoubler de vigilance, encore et toujours, et comprendre que rien n'est acquis. Tout semblait fait pour nous rappeler à quel point le moindre faux pas pouvait se révéler impardonnable. Je reste planté là, le dos un peu moins droit que tout à l'heure et lorsque Swann revient vers moi, c'est armée du dossier de Farnis. Deleagant Farnis. J'ouvre la première page et reste bloqué sur la photo d’identité. "Cet homme". Je l'avais déjà vu. Où? Je l'avais interpellé. Mais pourquoi? Soudain, son visage me revient nettement. "J'ai interrompu un différent entre lui et une femme près des dortoirs féminins. Il était énervé, violent même. La femme est partie avant que je n'ai pu la retenir." Je maudissais ma mémoire. Je n'avais pas pensé à me rappeler de la femme. Elle était brune, ou rousse? C'était juste après avoir accueillit Lindsay au sein de l'escouade. Le sujet de leur dispute également, ce n'était pas clair, même si à ce moment là j'avais mit ça sur le compte d'une scène de ménage.

Même si ce détail semblait crucial, surtout dans le fait de se souvenir qui pouvait être cette femme, nous étions venus ici dans un but précis. Je consulte le dossier, espérant que ce qu'il contient, plus la base de donnée que possède Swann sur son ordinateur nous donneront le nom de l'officier ayant officialisé le transfert de Farnis dans un autre escadron.
Je relève les yeux de mon papier. Je n'avais pas prêté attention à l'agent de liaison depuis notre arrivée ici, obnubilé par ce que j'avais entre les mains mais l'exercice dans le couloir n'avait pas du être une partie de plaisir. Je referme le cas Farnis que je garde dans la main gauche et dépose sur un petit coin dégagé de son bureau. C'était un exploit de trouver un endroit vierge au milieu de tous ces papiers. "Tout va bien?" . La menace de se faire attraper s'était personnifiée sous les traits de l'Agent Grimms. Tout devenait concret, concret et effrayant. Je pose une main sur son épaule et lui presse légèrement le bras. Avec les garçons c'était facile, un bon gros câlin, une accolade voir une bonne blague et on parlait plus. Avec Swann, je ne savais pas où poser les limites physiques de notre relation. La Trinité de la Rouge m'en était témoin, ce n'était pas l'envie qui manquait, mais je n'avais pas le droit de parasiter notre travail par mes désirs. Si?

"Gamin, personne ne se bougera pour t'offrir ce que tu veux. C'est même l'inverse. Tout le monde va agir pour que tu n'ai précisément pas ce que tu veux. Alors prends ce que tu peux, et ne le rend qu'en ayant échoué à le défendre."

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