Jeu 3 Mai - 2:47
La meute
Ft Escouade Tallart



   Assise dans une des pièces vides du vaisseau qui me servait principalement de repère quand j'avais besoin de réfléchir, je regardais le paysage défiler à travers le grand hublot. Inspirant profondément, je lâchais par la suite un grand soupir de frustration. Née, adoptée, puis kidnappée. Le passé semblait sans cesse vouloir remonter à la surface ces derniers temps, et plus j'étais confronté à mon enfance, plus cela devenait insensé et incompréhensible. Klayne Libux, les dernières révélations venaient de lui. J'avais mis longtemps avant d'accepter que ce qu'il avançait été vrai. Il était mon demi-frère. Pourtant, je n'arrivais toujours pas à lui faire confiance, et surtout j'étais encore plus perdue aujourd'hui qu'avant son arrivée. J'avais cru pouvoir vivre sans tout ça, sans passée, sans enfance, sans origine. Mais cela m'étais à présent impossible, je ne pourrais dormir convenablement sans avoir répondu à ces questions qui m'envahissaient l'esprit. D'où est ce que je viens véritablement ? Pourquoi les Libux sont morts ? Pourquoi ai je étais adoptée ? Et kidnappée par la suite ? Le seul point de départ que j'avais, c'était ce maudit tatouage qui semblait avoir du sens pour beaucoup mais pas pour moi.
J'avais au moins besoin de répondre à ma première question, et pour ça je devrais mener mon enquête en dehors de l'Alizé. D'un pas décidé, je suis partie ce soir là demander des congés à Eobard.

   Une semaine plus tard, je me retrouvais sur DETOSA planète fourmillante en bordure de l'espace allié, là où j'avais le plus de chance de trouver les informations que je cherchais. Les trois premiers jours, je m'étais contentée de me balader dans les rues, écoutant les rumeurs, cherchant l'endroit le plus apte à me révéler la signification de ce qui était gravée dans ma peau. Me rappelant la première fois où des personnes avaient vu mon tatouage, ils avaient poussé des cris ou c'étaient cachés frissonnant de peur, je ne voulais pas que cela se reproduise. Le soir venu, tandis que je buvais un rhum accoudée au bar, un homme s'approcha de moi et me glissa à l'oreille qu'il avait les informations que je souhaitais. Curieuse, bien que sur mes gardes, j'acceptais de le suivre jusqu'à sa table.  

   Toujours encapuchonné, il me dit à voix basse : « montrez le moi ». Je me tournais et lui montrais ce qu'il voulait voir. Je pus lire dans ses yeux de la peur, et en même temps de la fascination. « Tu n'as pas été élevée par eux n'est ce pas ? Pourtant, c'est bien leur sang qui coule dans tes veines, cette animalité, je peux la ressentir.
- je vous en pries, dites moi, j'ai besoin de savoir d'où je viens ».
Alors que j'étais suspendu à ses lèvres le cœur battant, la porte du bar vola en éclat.

  Le temps que je réagisse, le vieux avait disparu et des hommes se ruèrent dans ma direction.  Mon instinct reprenant le dessus, je me mis à courir, renversant tout ce que je pouvais sur mon passage pour échapper à mes ravisseurs, cependant ils avaient la connaissance du terrain,  j'avais beaucoup de mal à les distancer. Ils semblaient être une dizaine et ils réussirent à me bloquer dans une impasse quelques mètres plus loin. Dans l'incapacité de me défendre face à eux, je me retrouvais rapidement bâillonnée et les yeux bandés. Une fois mes poings liés, ils m'avaient enfermés dans je ne sais quoi qui s'était rapidement mis en mouvement.

«  - C'est un traitresse ! T'as bien vu c'est une Tallart ! Comment l'une des nôtres à pu rejoindre ces monstres, elle ne doit pas repartir d'ici en vie !
- Et perdre encore l'un de nos membres ? C'est hors de question.
- On pourrait se servir d'elle ?
- Nous devons en parler au conseil, on ne peut pas prendre de décisions seuls
- Le conseil n'existe pas pour ces chiens boiteux. »

   Les cris dans la pièce voisine m'avait faite reprendre connaissance. N'ayant plus que les liens au niveau des poignets, je pouvais étudier la salle dans laquelle je me trouvais. Une chambre, petite, entièrement en bois, dont la seule fenêtre avait été condamnée. Me rappelant des événements au bar, je compris assez rapidement qu'il fallait que je m'échappe. Alors que j'examinais toutes les possibilités, la porte s'ouvrit, mes muscles se raidirent et mon pouls s’accéléra.

   Pourtant la femme qui se tenait devant moi avait tout d'un être tendre et amical. Elle s'approcha de moi, en veillant cependant à rester à une certaine distance. « J'étais sûre que c'était toi, ça ne pouvait être que toi. J’espérais tellement que ce ne serait pourtant pas le cas.. »  Je la regardais intriguée. « Malia, tu dois avoir beaucoup de questions, mais tu dois t'enfuir, leur colère grandit de jour en jour et les aveuglent, tu dois prévenir la Tallart. Ils sont tous en dangers. Repose toi, quand je repasserai à la nuit tombée, je t'aiderais à t'échapper ».  Elle déposa de l'eau et un maigre repas devant moi avant de refermer la porte derrière elle.

   Ensuite tout c'était enchainé très vite. J'avais dû m'enfuir discrètement, et courir, vite, très vite. Malgré toutes les précautions prises et ma détermination, certains d'entre eux étaient parvenus à me blesser me ralentissant considérablement. J'avais été touché par balle au bras droit et à la hanche gauche, je perdais beaucoup de sang. J'avais pourtant tenu bon, prenant la direction que la femme m'avais indiquée pour pouvoir contacter au plus vite par radio un des relais de la FEA. J'y étais arrivée bien amochée, et j'avais perdu plusieurs fois connaissance durant le trajet qui m'amenais jusqu'à leur base. Evidemment Eobard avait été alerté, et une fois à bord de l'Alizé, j'avais été immédiatement amenée à l'infirmerie.

   Tandis que j'effectuais les contrôles nécessaires, j'aperçu une visage amical : Charlie, il semblait terriblement inquiet. C'était la première fois depuis que j'étais à la Tallart que j'étais partie seule, et je revenais dans un état pareil... Si un des notre revenait dans le même état, j'aurais aussi été très inquiète. Je lui souris malgré ma fatigue, espérant lui faire comprendre que ça allait.  Une fois que l'infirmière en eu fini, le soldat vint à ma rencontre
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Mer 9 Mai - 9:57
* LA MEUTE *
Charlie Turner et la Tallart






Une permission. Je ne me rappelle pas la raison qu'elle avait évoqué auprès du chef pour pouvoir partir. A vrai dire, lorsqu'il s'agissait de la vie personnelle de chacun, aucun des membres de cette unité ne se montrait très expansif. Hermès n'allait pas crier sur les toits qu'il allait réapprovisionner son stock de médicaments illégaux, Arthur, n'évoquerait pas son besoin d'aller retourner à sa guérilla personnelle, de même que je ne mentionnerais pas, le jour de mon départ, que je retournerais sur Terre Rouge libérer sa population. Comment, ça d'ailleurs, je n'étais pas persuadé d'en obtenir les moyens suffisants avant d'avoir l'atteint l'âge de la retraite...

Cette fois-ci, au moins, la rouquine était revenue. En vie, oui, mais tout juste d'après le rapport rapide qu'en avaient fait les docs. Multiples blessures par balle, nervosité et fatigue extrême. Les signes évidents, même pour des débutants, d'une chasse à l'homme dont elle avait été la cible. Ce n'était pas le genre de femme à se saouler dans un bar, tricher aux jeux et s'attirer les foudres de gangsters. Si Hermès était revenu dans cet état là, par exemple, c'est exactement la première chose à laquelle j'aurais pensé, idem pour Clay. Non, Lindsay était partie en quête de quelque chose et je mettrais, ma tête... non peut-être pas, au moins ma main, à couper que cela avait quelque chose à voir avec les rendez-vous de plus en fréquents avec le jeune énergumène avec lequel elle jouait depuis quelque temps et qui ne la lâchait plus. Ou alors avec le tatouage qu'elle avait tenté de dissimulé et que j'avais reconnu comme étant celui des loups de Kelshi.
J'avais du mal à la voir comme une menteuse, qui se serait fait embaucher au sein de la Tallart pour mieux nous saboter de l'intérieur. Cependant, un passé comme celui-ci, considérant le rôle que l'Unité avait joué dans l'élimination du principal groupe de résistance des Loups sur Kelshi IV... Tout ceci ne présageait rien de bon.

A l'arrivée à l'infirmerie, je vois Arthur, qui attend, le dos contre le mur. Je ne sais pas pourquoi il n'entre pas. Eobard avait été plutôt évasif, lorsqu'il avait annoncé le retour de Lindsay par la case rafistolage, et pourtant, tout le monde avait compris que ça n'allait pas. En passant le seuil, quelques plaintes se font entendre dans le fond de la salle. Certains soldats sont ici depuis plusieurs semaines, suite à la perte d'un membre, d'une infection contractée lors d'une exploration, ou de blessures importantes causées par des créatures sauvages. La plupart du temps, ces blessés graves sont déposés lors de pauses dans des spatioports et transférés dans des centre-médicaux militaires à base fixe. Lorsque la flotte restait en vol pourtant, on était bien obligé de les garder quelque part. Ce quelque part, c'était ici, cette pièce pleine de lits qui sent un mélange désagréable de tout un tas de substance et où on entend les râles de douleurs de ses voisins H-24.

L'experte en explosive me sourit. Un sourire un peu forcé, beaucoup moins convaincant que d'habitude. Je m'assois sur la chaise prévu à cet effet, c'est à dire une chaise bien inconfortable, pour ne pas avoir de visiteurs trop souvent qui gênent le travail des infirmières.
"Il faudra que tu me donnes l'adresse de ton club de vacances". Je l'avais peut-être dit un petit trop froidement. Elle s'était mise en danger, elle le savait, sans en avoir parlé à personne. Elle avait comprit ma réaction le jour de la fête qu'ils avaient prévu pour mon anniversaire, et j'étais persuadé qu'elle en viendrait là, après avoir comprit à quoi correspondait ce symbole. En vérité, je comptais effectivement qu'elle me donne le lieu de sa visite. A moins qu'elle n'ai déjà communiqué l'information à Eobard,auquel cas, il faudrait que je lui demande.

"Qui t'as fait ça? Et pourquoi?" Je devais savoir si les auteurs de son agression avaient des motifs suffisamment forts pour venir terminer le travail ici. Le principal pour le moment, était d'assurer sa convalescence. Il serait toujours temps, ensuite, d'enrayer le problème à la racine. Une fois sorti d"ici, la prochaine étape serait d'aller voir le jeune jouer histoire de le secouer un peu et voir ce qu'il tombe du prunier.

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Sam 12 Mai - 16:01
La Meute
FT Escouade Tallart
L’œil attentif d'Eobard Semble transpercer chacune des nouvelles recrues qu'il doit entraîner aujourd'hui. Aucun d'entre eux ne semble en mener très large, et tous sont déjà à bout de souffle. Depuis qu'il a accepté de rejoindre les rang de l'élite, le lieutenant doit régulièrement prendre en charge les entraînements des soldats du vaisseau, en particulier des nouveaux. En plus de sa propre escouade. D'ailleurs, en règle générale, il faisait en sorte de combiner les deux, mélangeant ses hommes avec les recrues, donnant ainsi plus de responsabilité à ses soldats, et en donnant une réel aperçu de ce que les bleus doivent atteindre. Seulement aujourd'hui, aucun membre de son escouade n'est présent, période de perm. Eobard doit bien admettre qu'il se fait d'ailleurs un peu chier devant tout ces bleus qui savent à peine tenir une arme. EN vérité, le plus désolant, c'est que l'Alliance les ait jugés aptes à rejoindre la flotte. Tout le monde pointe le problème de formation initiale du doigt, mais rien ne change vraiment. Au fond, le vieux soldat sait très bien quel est le soucis, la grande majorité des vétérans et bons instructeurs sont tous à bord d'une des deux flottes de la FEA. Du coup ils doivent bien faire avec ce qu'ils ont sous la main, mais rien ne les empêche de recruter parmi les anciens soldats issus de la flotte, mais sans doute sont-ils trop chers. Ce n'est pas comme si l'Alliance se souciait vraiment de sa branche militaire de toute façon. C'est pour ça que les troupes d'élite dispersés dans tout les vaisseaux sont très demandés afin de remettre à niveau les nouveaux arrivants, histoire de pas avoir à les renvoyer dans un sac mortuaire à peine quelques semaines plus tard.

C'est donc durant l'une de ces sessions qu'Eobard a été mis au courant. Son communicateur, intégré au casque, a retenti, lui annonçant le retour d'un de ses soldats, en piteux état. Il est vrai qu'il n'a jamais été très regardant quand aux activités de son escouade durant les périodes de permissions. En revanche, revenir dans un état grave implique forcément qu'il va devoir s'en mêler de manière personnelle par la suite. Heureusement, d'après le retour qui lui est fait, la vie de la jeune Lindsay n'est pas en danger. Après avoir envoyé un message au reste de l'escouade afin de les avertir et leur demander de le rejoindre auprès d'elle d'ici une heure, il reprend l’entraînement. Bien qu'il soit en train de bouillir intérieurement, il ne peut pas laisser ses pauvres types seuls comme ça, il finira d'abord son boulot avant d'aller tirer quelques vers du nez de sa soldate. Inutile de dire que les pauvres bougres en ont encore plus bavé qu'à l'accoutumée. Sans prendre le temps de retirer son armure de combat, ni de ranger son arme, sans prendre le temps de rien en réalité, Eobard se rend directement au hangar de l'Alizé, direction l’hôpital du Nexus. Réussissant à faire jouer quelques contacts, il n'a pas à attendre la prochaine navette et il lui faut donc moins de vingt minutes pour se rendre auprès de Lindsay. Il n'est cependant pas le premier arrivé, une bonne partie de l'escouade semble avoir mis de côté un peu de leur temps libre pour venir la voir. Charlie entre autre est déjà au chevet de la jeune femme. L'arrivée de leur lieutenant fait taire toutes les voix, sans doute que le fait de le voir arriver entièrement équipé n'aide pas. Il s'empare du livret médical posé à côté du lit afin de prendre connaissance des blessures. Satisfait de ne rien y voir de grave, il la dévisage sévèrement. « Aucun de mes soldats n'a le droit de se blesser de cette manière alors qu'il est en permission. Explique moi tout, sans épargner le moindre détail. Et c'est un ordre soldat. Les autres, votre perm prend sans doute fin dès maintenant. »

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Mar 15 Mai - 15:11
La Meute
ft la Tallart



"Il faudra que tu me donnes l'adresse de ton club de vacances". C'était pire que ce que je pensais, il n'avait vraiment pas apprécié que je mette en danger sans prévenir qui que ce soit. Surtout lui, qui se doutait sûrement du sujet de mon escapade. Faut dire qu'il avait déjà dû encaisser une perte il n'y a pas si longtemps que ça, et j'avais bien failli être la deuxième à y passer. Il ne pouvait être qu'en colère. Un sentiment de culpabilité commença à surgir en moi lorsqu'il enchaîna sur d'autres questions.

"Qui t'as fait ça? Et pourquoi?" 
Reprenant mes esprits, je relevais ma tête, et le regardant droit dans les yeux, je débitais tout ce qui c'était passé, me permettant du même coup de remettre tout le fil de l'histoire au clair dans mon esprit. Mon enquête, le kidnapping, les mises en gardes de la femme, ma fuite. Ils en avaient clairement après la Tallart, mais pourquoi, je n'en savais foutu rien. Je lui donnais l'adresse du bar dans lequel on m'avait accosté et la description des alentours du lieu dans lequel j'avais été retenue, espérant que les informations lui suffiraient.

Ne pouvant pas rester plus longtemps dans cet environnement ambiant, je m'excusais auprès de Charlie : «  J'en ai pour quelques minutes, je reviens. Et, hmm, encore désolée. De t'avoir inquiété ». J'empruntais la sortie et arrivait à mon plus grand soulagement dans un grand couloir vide. Enfin, presque vide. Je pris une grande bouffée d'air que j'expulsais dans un grand soupir. C'est alors je me rendis compte de la présence d'Arthur, accoudé au mur de l'entrée, les yeux dans le vague comme perdu dans ses pensées. Encore un qui avait des raisons de m'en vouloir, je ne savais vraiment pas quoi lui dire, mais je semblais ne pas être la seule. Il ouvrit la bouche, avant de la refermer aussitôt. Ne voulant pas faire durer le malaise plus longtemps, je suivis mon instinct et le serra contre moi, ma tête contre son torse. Et alors que je m'attendais à une réponse taquine, il me rendit mon étreinte.
Nous avions beau être des soldats, côtoyer la mort au quotidien, et même la donner à pas mal de personnes, nous restions humains, avec nos attaches et nos craintes. Perdre l'un des notre était toujours quelque chose de tragique, alors quand le pire était évité de justesse, c'était bien souvent la peur, et la tristesse des souvenirs de tout ceux que nous avions perdus qui se rappelait à nous. Pourtant, nous étions tous des guerriers, sachant pertinemment bien que peu d'entre nous mourraient de vieillesse. Mais tant que nous étions vivant, nous ferions tout ce qui nous est possible, pour garder en vie chaque membre de cette escouade.

C'est en entendant des bruits de pas dans le couloir que je réalisais que tout la cavalerie risquait de débarquer avec ce qui venait de se produire. Mais si je n'étais pas mécontente de croiser certains visages amicaux, je savais que je n'allais pas couper aux remontrances du chef.
« Ils arrivent n'est ce pas? » Une grimace moitié amusé moitié peiné me répondit.
Tentant de me ressaisir je laissais Arthur et choisis de retourner dans l'infirmerie.
« A tout à l'heure, enfin si je survis à ça... » Tandis que je passais l'entrée, Arthur m'attrapa le poignet : «  Lindsay, quoi qu'il te dise, ne te laisse pas faire. » la détermination que je lus dans son regard fut contagieuse, et c'est d'un pas décidé que je retournais auprès de Charlie.

Durant les premières minutes, ce fut les soldats de l'escouade qui se ramenèrent, Hermès en premier avec une blague foireuse, mais amicale, Clay par la suite, qui m'offrit une de ses bières qu'il gardait en réserve, et les autres, qui arrivèrent quasiment en même temps, seuls les éclaireurs n'était pas encore arrivés lorsqu'Eobard entra dans la pièce en tenue de combat.

« Aucun de mes soldats n'a le droit de se blesser de cette manière alors qu'il est en permission. Explique moi tout, sans épargner le moindre détail. Et c'est un ordre soldat. Les autres, votre perm prend sans doute fin dès maintenant. »

Evidemment ses premières paroles furent des reproches.  Sa remarque eut le don de me mettre dans une colère noire, et c'est avec une voix dure que je ne reconnue pas que je lui lançais : « Vous croyez être le seul à être légitime pour vous énerver ? Figurez vous que si je rentre dans cet état, c'est principalement à cause de vous. Les gars qui s'en sont pris à moi en avait après la Tallart, et vu le genre de types, vous avez dû faire quelque chose de vraiment sale pour les mettre en pétard. Alors venez pas me remonter les bretelles pour deux balles que je ne me serais jamais prise si la Tallart n'avait rien à se reprocher. Pour les détails demandez à Charlie, je lui ai déjà tout raconté puisqu'il était là bien avant vous. Maintenant foutez moi la paix, j'ai eu ma dose pour aujourd'hui, je n'ai certainement pas besoin de vos pseudo remontrances ».
Cette dernière phrase avait été balancée alors que je tentais de me barrer de la pièce, je voulais m'éloigner le plus possible de tout ça.  


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"Vous ne pouvez défaire ce que vous avez déjà fait, mais vous pouvez y faire face."

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Hier à 12:07
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Charlie Turner et la Tallart






La scène parait surréaliste, alors qu'Eobard vient s'enquérir de la permission de Lindsay. La virulence de sa réponse me fait ouvrir la bouche, de quoi gober une mouche si l'atmosphère n'était pas aussi aseptisé. Cela démontre aussi l'état de fatigue nerveuse extrême de la jeune femme. Jouer la proie n'avait pas du être marrant. Après avoir échappé aux nazgors, aux créatures volantes, c'était le tour des loups. Je met mon bras sur le sien au moment où, excédé, la jeune femme essaye de se lever. Elle n'était ni en état de désobéir à un ordre direct sans en subir les conséquences, ni en état de se lever tout court sans surveillance. Je n'y met pas de force, comptant sur un peu de douceur pour apaiser les tensions et en revenir au principal, comment réagir face à la menace imminente des assassins de Kelshi.
Je sais que je ne peux pas faire plus sans me mettre moi-même en dehors des clous avec le chef. Aussi, j'attends que la tempête éclate, bien qu'Eobard soit plutôt homme à régler ses problèmes en face à face sans public. Je prends finalement la parole alors que le silence s’appesantit pour entrer dans le vif du sujet, ayant suffisamment d'informations pour permettre au leader de préparer un plan.

"Lindsay a été traquée par les loups de Kelshi. De quel satellite je ne sais pas, probablement une branche dérivée de Kelshi IV, ou de la maison mère. Pour préparer un coup pareil, ils doivent travailler à leur vengeance depuis deux ans." Je me tourne vers l'experte en explosif pour lui dévoiler ce que tous ceux de la Tallart ayant participé à l'expédition contre les loups savent. "Il y a deux ans, la FEA a été missionnée alors qu'elle se ravitaillait non loin de Kelshi.  Un groupe dissident au régime qu'on appelle les loups est en guérilla urbaine depuis une dizaine d'année. Les autorités la bas sont dépassées aussi, ils ont souhaité frappé fort et profiter de notre halte. Tous les bastions des loups sur les huit satellites de Kelshi ont été attaqués. Tous sans succès, sauf un, le satellite IV. La Tallart était chargée de les anéantir. Et c'est ce que nous avons fait. Un ordre direct, une mission bien faite." Ça n'excusait en rien ce que nous avions fait, nous étions soldats, nous avions reçu des ordres. Point.
Malheureusement, ce n'était que la partie la plus sympa de ce que je devais révéler maintenant. L'enjeu de la vie de nos coéquipiers passait avant ce que je savais et qui protégeait Lindsay. Je tire doucement sur son bras que je tiens toujours pour que la jeune femme se hausse et permette de dévoiler son tatouage. Je sens qu'elle comprend ma requête muette et je relève doucement le pan de son haut, dans le dos, n'en dévoilant pas plus que nécessaire. La peau est pigmentée d'encre dévoilant la tête d'un loup. D'autres motifs l'accompagnent, suffisant pour que les personnes présents dans la pièce comprennent son origine. Et comprennent surtout la situation.

Non seulement la jeune femme était membre de la Tallart, soumise au désir de vengeance comme les autres et donc en danger, mais elle était également l'une des leurs, probablement tiraillée par l'extermination des siens (bien qu'elle m’aie assurée ne se souvenir de rien parmi eux) et son appartenance à notre unité. Cela avait de quoi retourner la tête même aux plus loyaux. Quand je croise son regard, je ne sens rien de tout cela, juste de la confusion dans toutes ces informations nouvelles. Je me relève pour jauger de la réaction de chacun. Être menacés de morts, cela faisait partie du jeu, mais c'était souvent dans le feu de l'action. Personne ne nous en voulait personnellement au point de vouloir nous éliminer. Une vendetta se préparait, tout comme notre défense. Je jette un regard interrogateur à Eobard.

Nous avions du pain sur la planche. Le tout serait de savoir si ce serait sur la nôtre ou la leur.

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